Mardi 1er septembre, la ville de Marseille a été le théâtre d'une attaque au couteau et à la matraque qui a fait cinq blessés. L'agresseur, un Tunisien en situation régulière, a été abattu par la police. Cet article revient sur les événements qui se sont déroulés et fait le point sur l'enquête en cours.
Déroulement de l'attaque
L'attaque a débuté vers 14h45 dans un hôtel du quartier de Belsunce, où l'assaillant avait précédemment résidé avant d'être expulsé pour non-paiement de loyer. Selon le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, l'individu est monté au premier étage et a agressé son ancien colocataire avec un couteau, le blessant au flanc. Il s'en est ensuite pris au réceptionniste et au fils du gérant, les poignardant respectivement et les blessant au dos alors qu'il s'enfuyait dans la rue. Le réceptionniste et le fils du gérant ont été hospitalisés en état d'urgence relative, mais leurs jours ne sont pas considérés comme étant en danger.
L'agresseur a ensuite poursuivi son "périple criminel" en se rendant dans un snack situé non loin de l'hôtel. Là, il a tenté de poignarder le gérant et potentiellement d'autres personnes présentes, avant d'être mis en fuite par des clients. Arrivé au niveau du cours Belsunce, il a attaqué des passants "à l'aveugle, gratuitement", blessant deux personnes au visage avec sa matraque.
Intervention et neutralisation de l'assaillant
Des policiers patrouillant dans le secteur sont intervenus et ont sommé l'agresseur de jeter ses armes. Face à son refus d'obtempérer, les policiers ont fait usage de leurs armes, incluant un pistolet à impulsion électrique et des armes à feu, pour le neutraliser. Malgré les tentatives de réanimation menées par le Samu et les sapeurs-pompiers, l'agresseur a succombé à ses blessures. Son décès a été constaté à 15h26.
Enquêtes ouvertes
Le procureur de la République de Marseille a ouvert deux enquêtes, confiées à la police judiciaire. La première porte sur des chefs de "tentative d'homicide volontaire", tandis que la seconde concerne une "tentative d'homicide volontaire sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Selon les premiers éléments de l'enquête, l'individu se serait précipité vers les policiers plutôt que de rendre ses armes. L'IGPN, la police des polices, a également été saisie d'une enquête pour "homicide volontaire" suite aux coups de feu tirés par les policiers pour neutraliser l'agresseur.
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Mobile de l'attaque et contexte
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, s'est rendu à Marseille dans la soirée et a déclaré que "le motif de radicalisation islamiste semblait écarté". Il a évoqué un mobile "d'ordre privé", lié à un loyer impayé depuis plusieurs jours. Le procureur devra déterminer ce dernier point.
Des investigations sont en cours concernant d'éventuelles menaces proférées par l'assaillant. Interrogé sur le "Allah Akbar" qu'il aurait prononcé, selon des témoins, le procureur n'a ni infirmé ni confirmé, indiquant que des vérifications étaient en cours. Plusieurs témoins sont entendus pour déterminer si l'individu a effectivement prononcé ces mots.
Il est important de noter que l'auteur de cette attaque était connu de la justice et de la police pour des faits mineurs de violences. Il était également soupçonné dans une affaire de provocation à la haine et avait attiré l'attention du Renseignement territorial pour "son comportement instable et potentiellement violent". Selon certaines informations, il souffrait également de problèmes psychologiques.
Réactions et conséquences
Cette attaque a semé la panique dans la cité phocéenne. Le ministre de l'Intérieur a tenu à "saluer le courage des policiers" ayant "arrêté le meurtrier dans sa course effrénée". Les enquêtes se poursuivent pour déterminer les motivations exactes de l'agresseur et faire la lumière sur les circonstances de cette tragédie.
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