Les armureries en France possèdent une riche histoire qui remonte à plusieurs siècles. Initialement, les armuriers étaient des artisans spécialisés dans la fabrication d'armures pour les chevaliers et les soldats. Au fil du temps, leur rôle a évolué pour inclure la fabrication et la réparation d'armes à feu, ainsi que la vente d'équipements de chasse et de tir sportif. Aujourd'hui, l'armurerie est un métier qui allie tradition et modernité, nécessitant une expertise technique pointue et une passion pour le bel ouvrage.
L'Armurerie au Moyen Âge : Organisation Corporative et Rôle Social
Au Moyen Âge, les armuriers formaient une communauté importante du Paris médiéval, dont la relative prospérité était assurée par la présence de la cour royale et des nobles. Leur organisation puisait ses sources dans les statuts de métier, dont les premiers figurent dans le célèbre Livre des métiers d’Étienne Boileau, remplacé ensuite par les livres de couleur et de bannière du Châtelet de Paris.
Ces statuts, destinés à réglementer l’organisation et la pratique professionnelles, laissent deviner un métier caractérisé par une tripartition hiérarchique entre maîtres, valets et apprentis, la présence de gardes et jurés représentant la communauté, l’existence d’une confrérie, réceptacle de la piété collective des armuriers, et le respect de règles encadrant la production de pièces d’armure. Les armuriers parisiens appartenaient à la catégorie des métiers que l’on appelle parfois jurés et dont l’organisation est définie par des règles écrites, les statuts. Sept textes nous sont parvenus pour la fin du Moyen Âge (un premier non daté, peut-être octroyé dans le second tiers du XIIIe siècle ; les autres datant de 1296, 1312, 1364, 1407, 1415 et 1467), transmis à la fois par le Livre des métiers, compilation ordonnée des premiers statuts des métiers parisiens, et par les registres connus sous le nom de livres de couleur et registres de bannières.
Issu de l’action législative et réformatrice du prévôt de Paris Étienne Boileau sous le règne de saint Louis, le Livre des métiers contient vraisemblablement les premiers statuts des communautés de métier parisiennes et paraît servir ensuite d’outil de travail en matière de police et de réglementation des métiers. Vers la seconde moitié du XIVe siècle toutefois, les livres de couleur semblent prendre le relais. Ces livres sont des registres établis auprès du procureur du roi au Châtelet qui, à partir du XIVe siècle précisément, devient le premier juge conservateur des métiers de Paris. Il existait même des individus désignés comme platiers (fabricants de plates), ganteliers (fabricants de gantelets) et brigandiniers (fabricants de brigandines, un vêtement de guerre essentiellement composé de cuir renforcé de métal). Les statuts semblent refléter cette diversité des professions puisqu’on trouve des statuts octroyés aussi bien aux uns qu’aux autres.
Hiérarchie et Formation
Le jeune armurier débutait en apprentissage selon des modalités peu définies. Si les premiers statuts des haubergiers, probablement octroyés par Étienne Boileau, indiquent que chaque maître peut avoir autant d’apprentis qu’il le souhaite, les statuts des armuriers de 1296 et de 1312 restent muets sur cette question. À l’issue de sa formation, deux options s’offraient à l’apprenti : rester un simple ouvrier ou tenter sa chance pour obtenir la maîtrise.
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En suivant la première voie, l’apprenti endossait alors la qualité de « valet » ou de compagnon, c’est-à-dire d’ouvrier salarié, employé par un maître. Les statuts renseignent assez peu sur les valets, au sujet desquels de rares dispositions sont énoncées.
Assurément, d’après les statuts, la condition de maître est plus enviable que celle de valet, dans la mesure où elle procure plus de liberté, et suppose aussi, a priori, de disposer de ressources suffisantes pour en assurer l’exploitation. Dans les statuts de 1296, il semble que la maîtrise ne soit pas subordonnée à la compétence et que son obtention dépende du seul acquittement d’un droit d’entrée dans le métier de 12 sols parisis. Absent des statuts du XIVe siècle, le droit d’entrée est de nouveau mentionné dans les statuts de 1407 et de 1415, à la hausse puisqu’il passe de 12 à 60 sols.
Malgré cette évolution, il est sans doute assez vite apparu que le seul droit d’entrée n’était pas suffisamment discriminant pour juguler l’arrivée de nouveaux maîtres. S’est donc progressivement imposée l’idée d’un examen de compétences connu sous le nom de chef-d’œuvre, consistant en la fabrication d’une pièce type soumise au jugement des gardes du métier. La première mention officielle de ce chef-d’œuvre apparaît dans les statuts de 1364, où il est dit que l’aspirant à la maîtrise doit réaliser une « piece d’œuvre de sa main ». Plus que celle de maître, la véritable position privilégiée au sein de la communauté était celle de juré et garde du métier. À Paris, la plupart des métiers possèdent un droit de juridiction sur eux-mêmes, assuré par des « jurez » qui sont soit élus par les autres membres du métier, soit nommés par le prévôt de Paris, à charge pour eux de veiller aux intérêts de la communauté et de faire respecter les statuts. On trouve mention des jurés dans la plupart des statuts des armuriers, même si rien n’est dit sur les conditions à remplir pour être éligible à la fonction. En revanche, les statuts de plus en plus détaillés au fil du temps font apparaître assez clairement une évolution du champ de compétences des jurés, qui passent de simples gardiens des statuts à inspecteurs des marchandises produites et importées.
Confrérie et Piété Collective
La structure du métier d’armurier se complétait d’une confrérie professionnelle qui n’a malheureusement pas donné lieu à une production écrite abondante : seuls les statuts de 1407 et de 1415 font référence à une confrérie Saint Georges « aux armeuriers ». Son emplacement et son fonctionnement restent à ce jour dans l’ombre. Alfred Franklin, dans son Dictionnaire historique, affirme sans citer ses sources que les armuriers érigent leur confrérie en 1516 dans l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie et qu’il existait même, dans la chapelle qui leur était consacrée, une statue représentant saint Georges en pied, grandeur nature.
Pour le Moyen Âge, une autre hypothèse est probablement à envisager, puisque des fragments de comptes du duc de Bourgogne font état, en 1413, d’« une feste des armuriers en l’eglise du Sepulcre a Paris le jour de monseigneur saint George ». C’est en janvier 1326 que Louis de Bourbon fait don d’un terrain sis rue Saint-Denis, en face du cimetière des Saints-Innocents, au croisement avec la rue Aubry-le-Boucher, à la confrérie du Saint-Sépulcre pour y construire une église et y entretenir la dévotion des Croisés. La vocation « militaire » de l’église du Saint-Sépulcre, achevée en 1327, est manifeste car dédiée avant tout au soutien des soldats et des croisés de Terre sainte.
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Il reste difficile de dater précisément la naissance de cette confrérie et son implantation éventuelle dans l’église du Saint-Sépulcre. Elle apparaît au plus tôt, dans les sources, dans les statuts des haubergiers de 1407, évoqués plus haut. Elle est ensuite mentionnée dans les comptes des ducs de Bourgogne en 1413 et l’est de nouveau dans les statuts des heaumiers de 1415. Par la suite, nous n’en trouvons plus mention nulle part et il semble bien qu’elle réapparaisse en 1516, mais dans l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Notons par ailleurs qu’en 1399 Charles VI fonde en l’église du Saint-Sépulcre une chapelle Saint-Georges.
Réglementation et Contrôle de la Production
Tout comme d’autres métiers parisiens, les armuriers se devaient d’abord de respecter des règles générales relatives au temps de travail et à la fiscalité. La question de la taxe due par les armuriers sur la vente de leurs pièces est mieux connue. Deux régimes d’imposition semblent coexister : d’une part, l’impôt perçu par le roi sur les ventes réalisées, dont semblent exemptés les haubergiers et, d’autre part, la redevance perçue au titre de son droit de juridiction par le grand Écuyer. Au-delà de l’encadrement général du temps de travail et de la fiscalité professionnelle, des contraintes spécifiques pesaient sur la production armurière parisienne. Si les méthodes de fabrication des différentes pièces d’armures sont plus que lapidairement décrites, deux procédés particuliers ont tout de même retenu l’attention des statuts. Il s’agit d’abord de l’opération de poinçonnage, consistant à imprimer dans le métal un signe, une sorte de signature personnelle à chaque artisan, permettant de certifier l’origine d’une pièce et, théoriquement, de déjouer les problèmes de contrefaçon. Ce sont les statuts de 1415 qui, pour la première fois, imposent à chaque armurier la possession de ce poinçon, désigné sous le nom de « seing ».
En plus de l’apposition du poinçon, une formalité de taille s’imposait aux armuriers, celle de soumettre leur produit fini à un test de solidité appelé épreuve. Tout comme les pièces d’artillerie, notamment à poudre, les armures étaient en effet soumises à un contrôle qualité rigoureux, tant les conséquences pouvaient être dramatiques en cas de déficience. À l’origine, on déchargeait sur l’armure des carreaux d’arbalètes puis les essais à arme blanche furent progressivement remplacés par des décharges d’armes à feu. La pratique de l’épreuve n’apparaît qu’à partir des statuts de 1467 qui imposent aux armuriers de concevoir « ouvrage bon, marchant, loyal et raisonnable, c’est assavoir lesd. armeuriers et brigandiniers harnoys blanc et brigandines d’espreuve d’arbaleste a tillolles ou demie espreuve, a tout le moins, d’arbaleste a ticq ou dart ».
La norme se faisait également l’écho de contraintes techniques liées aux matériaux employés, même si les textes demeurent pour le moins laconiques. Il s’agissait surtout de se montrer rigoureux sur la qualité des textiles, cuirs et métaux nécessaires à la confection des doublures et des pièces d’armure elles-mêmes. Il n’est ainsi pas rare de trouver mentionnées la longueur que doivent avoir les pièces de tissu et l’épaisseur des doublures réalisées ; de même, on insistait sur l’emploi de « bonnes et souffisantes estoffes » et de tissus neufs dont l’aune devait avoir coûté un prix défini.
Infractions et Sanctions
Chacun des statuts s’attachait à dénoncer fermement toute infraction, sans pour autant les caractériser de façon détaillée, et à édicter des peines en conséquence. Il convient de lire en creux les dispositions énoncées par les statuts de 1296 comme autant de cas d’infractions potentielles ; un avertissement final et général menaçant de sanction « quiconques mesprendra en aucun des articles desusdiz ». À partir du XIVe siècle, les statuts sont plus détaillés, de même que les délits et les peines s’y rapportant sont mieux définis, chaque disposition se concluant par l’annonce de la sanction prévue.
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La première infraction réellement qualifiée est ainsi celle de malfaçon en 1312 ; au fil du temps s’y ajoutent les délits caractérisés de tromperie sur la marchandise, de soustraction à l’inspection des jurés, d’absence de poinçon, et surtout de contrefaçon. Si les statuts tendent à s’allonger, et avec eux la liste des entorses à la loi, seuls deux types de sanctions, d’ailleurs aisément associables dans le dispositif répressif, sont prévus par les textes : l’amende et la saisie pouvant entraîner une destruction des marchandises.
Absence des Femmes et Rôle Post-Mortem
Les statuts restent muets sur bien des points. Les femmes sont totalement absentes des statuts des armuriers, alors que certaines d’entre elles sont amenées à jouer un rôle dans le métier après la mort de leur mari. Comme l’affirme Diane Frappier-Bigras, « le veuvage s’avère un des moyens les plus efficaces » aux femmes pour entrer sur la scène professionnelle, puisqu’elles peuvent reprendre les rênes de l’atelier.
On retrouve ainsi Agnès, veuve du haubergier du roi Jehan des Portes, qui s’associe avec un second armurier, Gilet le Clerc, dans un marché passé en 1384 avec le maître de l’arsenal rouennais du Clos des Galées, portant sur 500 harnois de corps et 300 harnois de jambes. Il y a également Ysabel, veuve de l’armurier du roi Ymbert le Damoisel, qui en 1388 donne quittance au trésor royal après la perception de sommes importantes reçues pour plusieurs séries de pièces exécutées par son mari en 1385. Une troisième veuve, Marguerite, femme du haubergier du roi Philippe de Carville, apparaît dans plusieurs comptes du duc de Bourgogne et du duc de Berry après l…
Étienne Cornu : Un Artisan d'Exception à Pont-à-Mousson
Installé depuis 1998 à Pont-à-Mousson, Etienne Cornu s'est spécialisé dans la transformation des armes de chasse. Ses créations se distinguent par des volutes Ecole de Nancy qui tranchent avec les gravures traditionnelles des armes de chasse. Etienne Cornu a en effet invité Paul Chapuis, que l'on considère comme le créateur du renouveau du fusil "Express" en France. Avec lui, son fils Pierre Chapuis, meilleur ouvrier de France en gravure et patron des établissements Pierre Artisan… une pointure dans le milieu de l'armurerie. Et troisième homme de la visite mussipontaine : Jean-Charles Savin et ses deux titres : meilleur ouvrier de France en équipe et meilleur de France en basculage.
Un Savoir-Faire Reconnue
La blouse bleue du laborieux, en cette période d’entre deux fêtes, Étienne Cornu est affairé à l’atelier sur une arme de tir. Le matin, c’est un client d’Alsace qui l’avait sollicité pour régler une arme. Tandis que quelques jours plus tôt, un client écossais, résidant au Portugal, ne voulait faire réviser son arme que par le Mussipontain. Etienne Cornu ne s’en étonne même plus. « C’est une histoire de bouche-à-oreille », résume Pascale, son épouse. Une « femme de l’ombre » affectée aux tâches ingrates de l’administration, et qui pourtant assure un poste clé, dans cette entreprise que le couple a montée de toutes pièces, il y a bientôt 19 ans. Seuls contre vents et marées, ils construisent pas à pas « leur aventure ».
Et ce ne fut pas une évidence, pour Etienne, qui autrefois rêvait de devenir mécanicien moto. Lui, qui avait grandi dans l’entreprise familiale créée en 1946 à Nancy par son père Edmond Cornu. « Mais entre la rigueur de la mécanique moto, et celle des armes, il y a un lien », estime Pascale. Alors, Etienne se tournera vers la Belgique et sa célèbre école de Liège ; Un apprentissage, chez les meilleurs armuriers du genre, et le voilà à prendre sa destinée en main.
L'Évolution de l'Atelier d'Étienne Cornu
Installé durant neuf ans rue Gambetta, il rapatrie son entreprise dans le sous-sol de son pavillon du Pré Latour. Sans vitrine, mais avec une petite porte où il faut sonner pour entrer, le voilà très vite à l’étroit. Le garage où il abrite ses motos disparaît, un nouveau local se construit dans le jardin, et deux employés font leur entrée. Grégory, un passionné de chasse et Thomas qui se spécialise dans le Tir sportif.
Etienne Cornu, lui, aime toujours à relever les défis mécaniques. Bichonner les armes anciennes comme son fusil des années 1902 à 1927. Mais surtout, les armes de ses clients. Le Mussipontain est reconnu pour choyer des armes haut de gamme. Et il n’aurait pas son pareil pour le montage des lunettes à crochets. Loin des regards, dans son atelier où fleurent bon l’huile et les copeaux de métaux, l’armurier cultive la grande tradition de l’armurerie. Une école de rigueur et de précision, plébiscitée par les chasseurs ou les adeptes du tir. Des « fétichistes » qui ne confient pas leur arme à tout le monde. Vu sous cet angle, quelques kilomètres en train, ou en avion, n’auraient rien de surprenant, pour qui veut faire bichonner son « objet de loisirs » par un maître du genre.
Les Armureries en France Aujourd'hui
Aujourd’hui, il existe environ 15 000 armureries en France. Elles se trouvent dans toutes les régions du pays et peuvent être grandes ou petites, indépendantes ou liées à des chaînes nationales.
Comment Trouver un Bon Armurier ?
Si vous cherchez à trouver un bon armurier, il est important de bien faire vos recherches. Vous pouvez demander des recommandations à des amis ou à des membres de votre famille qui utilisent des armes à feu à Saint-Etienne, ou consulter des forums en ligne dédiés à ce sujet. Il est également possible de rechercher des avis en ligne sur les armureries à Saint-Etienne. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles il peut être avantageux d’aller chez un armurier à Saint-Etienne. Tout d’abord, les armuriers sont des experts en matière d’armes à feu et peuvent vous aider à choisir le bon équipement pour vos besoins. Enfin, les armuriers peuvent également offrir des services tels que des réparations et des personnalisations, ce qui peut être très utile pour les propriétaires d’armes de chasse.
Les Défis du Métier d'Armurier
Avec le temps, le métier a donc changé. Alain a essuyé des balles perdues, presque mortelles pour son activité : « Le Luxembourg et ses taxes avantageuses, la concurrence d’internet : on n’a pas été épargné. » Peu d’armuriers ont survécu à ces blessures de guerre commerciale. Alain Leroy n’a toutefois pas pu céder son royaume à deux candidats sérieux. La faute à une réglementation pointilleuse : « Depuis 2012, il faut être titulaire d’un certificat de qualification professionnelle émanant de la préfecture. Seuls un armurier en exercice ou un vendeur en armurerie, exerçant depuis au moins trois ans, peuvent l’obtenir. » De quoi dissuader ses potentiels acquéreurs.
Depuis une vingtaine d’années, le nombre de chasseurs a chuté de 50 %. Ce qui ne manque pas d’infléchir lourdement la vente de fusils et carabines. La faute à l’exode rural, selon l’artisan du 21 rue des Quatre-Églises. À la disparition des petits exploitants agricoles, dont le mode de vie était encore en symbiose avec la nature, la forêt et la chasse. Et puis les armes ont mauvaise presse depuis un bon moment maintenant. Du coup, les gens renâclent à venir en ville avec un fusil dans le fourreau pour le faire réparer. C’est injuste d’ailleurs. Comme je dis toujours : l’arme n’est jamais qu’un objet. Si je pose un marteau sur la table, ça ne pose pas de problème, elle ne va pas bouger. S’il y a quelqu’un à diaboliser, c’est celui qui s’en empare pour me taper sur la tête plutôt que d’enfoncer un clou.
L'Art de l'Armurerie : Plus Qu'un Simple Commerce
On aurait tort en effet de réduire l’armurier à un simple marchand de canons. C’est avant tout en homme de l’art qu’a œuvré Edmond. Sur la base d’une simple boîte de culasse et d’un mécanisme de détente, il forge une arme intégrale. Jusqu’aux derniers réglages sur mesure qui tiennent compte de la carrure d’épaule de son futur propriétaire, de la longueur de ses bras, de son cou et même de l’écartement de ses yeux. « De la même manière qu’on peut fabriquer artisanalement une voiture sur la base d’un simple châssis. » Cet art, une pièce en témoigne encore sous vitrine, une carabine à verrou type Mauser totalement retravaillée, à canon octogonal, crosse en noyer 5 étoiles avec des formes dites « à la française », prise arrondie et galbée.
Le Stand de Tir de Bar-le-Duc et l'Union Nationale des Sociétés de Tir de France
Le stand de tir de Bar-le-Duc, comme beaucoup d'autres en France, a joué un rôle crucial dans le développement du tir sportif et le rassemblement des sociétés de tir. Pour comprendre son importance, il est essentiel de se replonger dans le contexte de l'Union Nationale des Sociétés de Tir de France à la fin du 19e siècle.
L'Union Nationale des Sociétés de Tir de France, dont l'organe officiel était "Le Tir National", jouait un rôle central dans la promotion et l'organisation du tir sportif en France. En 1893, l'Union comptait 288 sociétés affiliées et trois fédérations régionales : celles du Nord, du Centre et de la région de Paris. Parmi ces sociétés, on trouvait celle de Bar-le-Duc, présidée par M. le Dr. Bryon.
L'Union organisait des championnats nationaux et encourageait la participation des tireurs en égalisant les chances de succès et en réduisant les coûts de participation. Ces championnats étaient considérés comme une manifestation commune à toutes les sociétés du territoire et un moyen de susciter l'intérêt des pouvoirs publics pour l'institution du tir.
Les sociétés de tir locales, comme celle de Bar-le-Duc, étaient les piliers de l'Union. Elles permettaient aux tireurs de se rencontrer, de s'entraîner et de participer à des compétitions.
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