L'histoire de Nantes est marquée par divers événements, allant des actes de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale aux manifestations sociales contemporaines. Parmi ces événements, l'exécution des 50 Otages par les Nazis reste un symbole fort de la ville. Parallèlement, des faits divers liés à la détention d'armes illégales mettent en lumière les enjeux de la sécurité et du contrôle des armements. Cet article explore ces différents aspects, en s'appuyant sur des faits historiques et des événements récents.
Les 50 Otages: Un Acte de Représailles
Le 22 octobre 1941, un événement tragique a marqué l'histoire de Nantes : l'exécution de prisonniers, désignés sous le nom des « 50 Otages ». En réalité, ils étaient 48. Cet acte de représailles a été perpétré par les Nazis en réponse à l'assassinat du Feldkommandant Hotz, un officier allemand gradé, survenu quelques jours plus tôt rue du Roi Albert, entre la préfecture et la cathédrale de Nantes.
Commémoration et Mémoire
Chaque année, une cérémonie du souvenir est organisée au monument des 50 Otages, situé place du Pont-Morand. Cette commémoration est suivie d'un hommage au stand de tir du Terrain du Bêle, puis d'un dépôt de gerbes au cimetière de la Chauvinière. Une veillée est également organisée pour honorer la mémoire des victimes.
Contexte Historique
Les personnes exécutées étaient des prisonniers communistes, des militants syndicalistes, des anciens combattants et des résistants. Leur exécution visait à réprimer toute forme de résistance à l'occupation allemande. Il est important de souligner que des exécutions similaires ont eu lieu dans d'autres villes, notamment à Châteaubriant, où vingt-sept otages ont été exécutés, et à Paris, où cinq personnes ont subi le même sort. Parmi les victimes, Guy Môquet, un jeune homme de 17 ans, est devenu un symbole de la résistance et du sacrifice.
L'Armement à Nantes à travers l'Histoire
L'histoire de Nantes et de la Bretagne est également marquée par la question de l'armement des populations, tant pour la défense du territoire que pour le maintien de l'ordre.
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Mobilisation et Armement en Bretagne
Dans les situations défensives, les Bretons étaient capables de se mobiliser en masse pour s’opposer aux descentes ennemies avec une certaine efficacité. Le peuple, bourgeois ou paysans, était concerné. Guillaume du Chastel-Kersimon, simple capitaine du ban, avait réuni en quelques heures 8 000 à 9 000 hommes lors de la descente des Anglo-Flamands. Leur nombre suggère la présence de paysans armés de bâtons ferrés et de leurs outils quotidiens, faux, faucilles et fléaux. La mobilisation, limitée à une petite ville côtière et à son arrière-pays, pouvait se révéler rapide et efficace. Les opérations étaient alors prises en main par le sénéchal de la ville, à la tête d’environ trois cents arquebusiers de la ville et faubourgs et d’hommes armés de piques et hallebardes.
Armement des Populations Rurales
Les lettres de rémission des années 1530-1550 montrent que le peuple possédait des armes : arbalètes, hallebardes, pertuisanes, autant que « fourches de fer » et « bastons ferrés aux deux bouts ». Des gens du commun se promenaient même avec une épée. L’enquête menée après l’attaque contre Le Conquet et sa région en 1558 révèle que les habitants des paroisses côtières sinistrées n’étaient pas démunis d’armement plus moderne du type « bouches à feu ». Ils déclarent avoir perdu « l’artillerie et les munitions qu’ils avoient à terre, tant pour la garde de leurs costes, que pour équiper leurs navires, de manière que les habitans ont bien perdu 300 pièces de fer et de fonte, comme arquebuses à croc, mousquets, passe-volants et fauconneaux ».
Contrôle des Armes
Afin que le pays ne fût dégarni d’arbalètes, « ceux qui en avoint ou qui en voudroint avoir pour leur défense et celle du pays les pourroint tenir, avoir et bailler en garde au plus prochain chasteau de leurs maisons ». Après l’ordonnance de Charles VIII n’autorisant le port d’armes qu’aux « nobles, militaires, officiers et habitants vivant près du littoral », celle de François Ier en 1532 interdit à toute personne, de quelque état ou qualité, « de faire assemblée et ports d’armes, ni porter ne faire porter par eux, ni par leurs gens et serviteurs, harnois, haquebutes, ni autres bastons que leurs espées et poignards », sous peine de « confiscation de corps et de biens » et d’être « punis corporellement comme séditieux ». En 1532 encore, la milice bourgeoise nantaise n’était armée que d’épées et de piques.
Armement et Bonnes Villes
Certains notables bourgeois autorisés pouvaient aussi détenir des bouches à feu portatives du type arquebuse ou même couleuvrine. Cette gestion domestique des armes à feu par les bonnes villes de l’intérieur rend problématique le secours qu’elles étaient susceptibles d’apporter en matière d’armement aux places côtières attaquées.
Un Militaire Nantais Jugé pour Détention d'Armes
Plus récemment, un fait divers survenu à Nantes met en lumière les enjeux liés à la détention illégale d'armes. Un chasseur alpin de 24 ans a été jugé pour acquisition, importation et détention d'armes et de munitions à son domicile. Ce jeune militaire de carrière, décrit comme un « tireur de précision » et « sauveteur au combat de premier niveau », a surpris par son comportement illégal.
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Acquisition d'Armes et Munitions
En 2020, alors âgé de 21-22 ans, il n’attend pas tous les tampons indispensables à son carnet pour acquérir des armes et leurs munitions. Il met, sur le compte de son impatience, une « immaturité », explique-t-il, simplement. Le Nantais va jusqu’à s’aventurer sur le Darknet pour acquérir un Glock 17 de calibre 9 mm. Les douanes américaines détectent le colis à l’aéroport de New York. Les douaniers français alertés interceptent le colis, à Orly, et ôtent une partie du Glock, avant de laisser s’opérer la livraison sous leur surveillance.
Perquisition et Découverte
La caserne dans laquelle est basé le jeune militaire engagé, en Isère, et son domicile sont perquisitionnés. Dans sa chambre, à Nantes, un fusil semi-automatique AR-15 est posé sur le bureau, avec son kit de montage et un carton de divers éléments à assembler. Classées en munitions militaires de catégorie A, six grenades à plâtre normalement utilisées en entraînement sont rangées dans la table de chevet.
Conséquences Judiciaires
La procureure a requis dix-huit mois de prison avec sursis et une interdiction de détenir des armes pendant deux ans.
Manifestations et Sécurité à Nantes
Les manifestations sont une pratique citoyenne courante à Nantes, mais elles peuvent également poser des problèmes de sécurité et de maintien de l'ordre.
La Manifestation du 29 Janvier 2009
La manifestation du 29 janvier 2009 à Nantes est un exemple de mobilisation importante. Les ouvriers de la raffinerie de sucre « Beghin Say » ont pris position en tête de manifestation. La responsable de la CGT a souligné l'affluence « énorme ». Sur place, deux mondes s’affrontaient : l’intersyndicale très organisée s’opposait à des groupuscules de manifestants dont l’organisation était plus anarchique. Le tracé du parcours était calé en fonction de l’affluence des personnes pour éviter que le serpent ne se morde la queue.
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Ambiance et Tensions
L’ambiance, bien que très revendicative, restait « bon enfant ». Avant même que le défilé ne démarre, le carré de tête était difficile à identifier. Des artistes avaient réussi à leur voler la vedette. Le cortège a quitté le Cours des 50 otages pour s’engouffrer dans des ruelles très étroites, amplifiant les facteurs d’ambiance. Le délégué CGT craignait les débordements des jeunes. Les responsables reconnaissaient qu’il était très difficile de contenir les flux faute d’effectifs.
Incidents et Coordination
Des manifestants se sont emportés et se sont disputés au sujet de l’entêtement des jeunes de la CNT qui restaient devant la banderole du carré de tête. Pour remédier à ce problème de coordination, la CGT souhaitait prendre des mesures « plus fermes » lors des prochains événements. La topographie des lieux changeait radicalement, la place Graslin étant un espace aéré. L’aménagement de la place Graslin a permis à la CGT de doubler les jeunes et de se (re)placer en tête de cortège.
Passage Devant l'Armurerie
Au passage de la manifestation devant l’armurerie qui se trouve au croisement du cours des 50 otages et de la rue du marais, un employé s’est empressé de baisser le rideau de fer. La présence des forces de l’ordre était ici très visible. L’Hôtel-Dieu annonçait la fin de manifestation.
Enjeux et Défis
La manifestation est une des pratiques citoyennes les plus courantes pour des motifs très variés. La ville en est affectée sérieusement puisque ce sont les voies de circulation qui sont occupées. Le climat de ces manifestations peut changer du tout au tout selon les événements en cours de défilé. L’attention des forces de l’ordre comme celle des organisateurs est à son maximum.
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