L'Histoire du Browning Superposé Calibre 16 : Un Héritage d'Innovation et d'Excellence

L'histoire du fusil de chasse superposé est intimement liée à l'évolution technologique des armes à feu et à l'ingéniosité de John Moses Browning. Des défis techniques initiaux à son adoption massive par les chasseurs et les tireurs sportifs, le fusil superposé a su s'imposer comme une arme de choix, alliant performance, fiabilité et esthétisme.

Les Origines du Fusil Superposé : Une Révolution Technique

Le développement du fusil de chasse superposé a été rendu possible grâce à l'apparition des fusils sans chiens (hammerless) dans les années 1920-1930. Auparavant, la présence de chiens extérieurs constituait un obstacle majeur à la conception d'armes superposées. Initialement utilisé pour le tir au pigeon et le tir sportif, il a rapidement conquis les chasseurs pour sa bande de tir rapide et son champ de vision dégagé. Le fusil de chasse superposé, également appelé fusil à canons basculants, est idéal pour les tirs en mouvement et les cibles à courte distance (jusqu'à 50 mètres).

Browning : Un Nom Synonyme d'Innovation et de Qualité

Créée en 1897, Browning est une des plus grandes références en matière d’armes à feu. Après avoir vendu des dizaines de millions de fusils et de carabines de chasse ou de tir, Browning poursuit de jours en jours le développement technologique de ses armes. Elles subissent des tests extrêmes pour s’assurer de leur robustesse et de leur efficacité. Tirs de milliers de cartouches, utilisation dans les pires conditions climatiques (de -30°C à +50°C) ou encore les fameux « Torture tests » (surpression, obstruction, chutes…), les tests sont nombreux et très exigeants. Aucun défaut n’est toléré par la marque au cerf. Ce niveau d’exigence est particulièrement apprécié des plus grands tireurs sportifs et des chasseurs aguerris du monde entier.

Browning, c’est l’histoire d’un génie qui a bouleversé le monde des armes durant la Révolution Industrielle. C’est l’histoire d’une alliance improbable entre un inventeur américain et une société belge. C’est l’histoire d’une entreprise wallonne qui a su allier son expertise locale à celle d’un inventeur venu des Etats-Unis.

Les Racines de l'Alliance Browning-FN Herstal

Pour comprendre l’histoire commune qui lie Browning à la Belgique, il faut se replonger au 19ème siècle. À l’époque, la Wallonie devient la deuxième puissance industrielle mondiale. Liège et sa région sont en plein essor. Le royaume de Belgique est encore un jeune Etat. Sa nouvelle armée doit se doter de 150000 fusils. Elle se tourne donc naturellement vers la région liégeoise, à la pointe dans l’industrie mécanique et l’armurerie.

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De l’autre côté de l’Atlantique, une autre puissance industrielle, l’Amérique, est en plein essor. C’est l’époque de la conquête de l’Ouest, symbolisée par la figure mythique de Buffalo Bill. Son arme fétiche est une carabine Winchester, dont le modèle a été conçu par un jeune inventeur du nom de John Moses Browning. Ce dernier, autodidacte, se fait un nom, jusqu’au jour où un des employés de la firme Winchester vient le voir puis rapporte cette carabine à son patron, Mr Bennett.

John Moses Browning a grandi à Ogden dans l’Utah, région où s’est réfugiée sa famille qui a fui les persécutions religieuses contre les mormons. Enfant, il se distingue déjà par son génie et son inventivité. En effet, très vite il comprend que l’école n’est pas faîte pour lui. Il préfère au contraire passer son temps dans l’atelier d’armurerie de son père, où il montre un grand intérêt pour les armes. À l’époque, Winchester est l’un des quatre principaux producteurs d’armes aux Etats-Unis, et la société fait l’acquisition d’une vingtaine de brevets auprès du jeune Browning.

Au même moment, en Europe, FN Herstal (la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre) cherche des produits et de l’inspiration pour se développer. C’est dans ce contexte que le Conseil d’Administration de la Fabrique décide d’envoyer son directeur commercial aux Etats-Unis afin d’étudier leurs nouvelles techniques et méthodes de production, notamment en matière de bicyclettes. Entre les deux hommes, le courant passe bien. Le Directeur FN détaille à Browning tout le savoir-faire liégeois en matière de fabrication d’armes. De son côté, Browning présente à son hôte le prototype de son premier pistolet semi-automatique. Le commercial belge est fasciné par l’inventivité et le génie de l’américain, et il s’engage à présenter cette arme jamais vue jusqu’alors à sa direction. Quelques mois plus tard, John Browning et la FN signent un contrat de production pour ce pistolet.

En Europe, cette nouvelle arme est un succès. D’ailleurs, l’armée belge est la première à se l’approprier et à passer du revolver au pistolet automatique de Browning. Qui plus est très efficace, fiable et pas cher à produire. Néanmoins, pour John Browning, pas question de faire une pause après une telle réussite. Sa fibre d’inventeur l’amène à concevoir de nouveaux modèles. En 1899, il achève un fusil de chasse semi-automatique.

L'Invention de l'Auto 5 : Un Tournant Décisif

En présentant son arme à son premier partenaire Winchester, il s’attend naturellement à un accueil positif. Mais Monsieur Bennett fait comprendre à l’inventeur qu’il a besoin d’un délai de réflexion à ce sujet, qui durera au final deux ans. John Moses Browning se sent donc quelque peu méprisé, vexé, humilié par cette attente interminable. Son choix est fait de ne plus travailler avec Winchester. Il prend alors contact avec Remington, le plus ancien fabricant d’armes des Etats-Unis. Un rendez-vous est pris en janvier 1902 avec le PDG, mais ce dernier meurt d’une crise cardiaque.

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Il se rend donc pour la première fois de sa vie en Europe et présente à la FN Herstal ce nouveau modèle, le futur Auto 5. L’accueil est bien plus enthousiaste que la première tentative effectuée chez Winchester.

Le lancement commercial de l’Auto 5 est une réussite : 50000 exemplaires commandés par Browning pour le marché américain s’écoulent en moins d’un an. De plus, et afin d’asseoir leur collaboration, l’inventeur offre à la FN le droit d’utiliser son nom comme marque déposée. Browning devient donc un acteur qui compte sur le continent européen. Son fusil semi-automatique se taille une véritable réputation. Lorsqu’elle entre enfin en guerre en 1917, l’Amérique peut compter sur l’inventivité de Browning.

L'Héritage de John Moses Browning : Le B25, un Chef-d'œuvre

Les années d’après guerre sont difficiles pour la FN. Les politiques protectionnistes et l’instabilité monétaire fragilisent ses exportations. Heureusement, John Browning a gardé toute sa créativité. Dans son atelier, il prépare son ultime invention avec son fils Val Allen : le B25, un fusil à canons superposés. Une révolution quand on sait qu’à l’époque, les armes de chasse sur le sol européen sont des fusils juxtaposés.

Son fils, Val Allen, prend la succession de l’entreprise familiale. Ingénieur de formation, il a la tache de vérifier la dernière invention de son père, le B25. Sa conception est complexe et il faut attendre 1930 pour que l’arme soit totalement opérationnelle. Ce modèle propulse FN Herstal vers le segment haut de gamme. De 1930 à 1980, 500000 exemplaires sont produits.

À l’image de John Moses Browning, les armes produites par la Fabrique Nationale sont fiables et solides, mais le savoir-faire liégeois en matière d’armurerie ne s’arrête pas là. Depuis le 16ème siècle, les artisans marient le bon et le beau dans l’une des plus authentique tradition artisanale de la région : la gravure sur arme. En 1926, un atelier de gravure avec moins de 10 artisans est ouvert dans les locaux de FN Herstal. Dans les années 1970, ils sont plus de 180 à transformer des armes civiles en bijoux artistiques.

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L'Évolution des Armes Browning au XXe Siècle

1940 marque le début du second conflit mondial. La Belgique est envahie par l’ennemi nazi. À Herstal, l’histoire se répète.

Pendant la seconde moitié du 20ème siècle, l’Europe s’urbanise, les villes s’agrandissent et les espaces ruraux perdent du terrain. Conséquence, les chasseurs vont s’attaquer à des proies différentes. En effet, petit à petit les populations de petit gibier diminuent, et à l’inverse celles de grands gibiers augmentent. La battue est le mode de chasse sur grand gibier le plus répandu en Europe. Bruce Warren Browning, petit fils de l’inventeur, tente donc de répondre à cette tendance. Sa plus grande invention reste la carabine BAR (Browning Automatical Rifle), arme à la fois robuste et puissante qui allie la facilité d’utilisation, la légèreté, la précision et l’automaticité.

En 1960, la Belgique est touchée par un mouvement de grève sans précédent. Les manifestations paralysent complètement l’économie wallonne. Depuis les Etats-Unis, la famille Browning observe ses évènements avec préocupation, ce qui conduit Vall Allen à prendre la décision de ne plus avoir la Fabrique Nationale comme seul producteur.

À Herstal, la Fabrique Nationale voit son avenir clairement menacé. Si la famille Browning décide de ne plus travailler avec la FN, c’est tout le marché américain de la chasse qui lui ferme ses portes. Au niveau mondial, cela représente 6 clients sur 10. Mais à la fin des années 1970, une opportunité inattendue va se présenter au groupe wallon : l’entreprise familiale Browning se trouve en difficultés financières. La mise en vente est inévitable, et en 1977, la FN se porte candidate au rachat.

Aujourd’hui, la Fabrique Nationale commande, produit et distribue elle même ses armes. Elle a le contrôle total sur Browning. Dans les années 1980, une deuxième opportunité se présente sur le marché américain. Il s’agit de Winchester, cette marque mythique qui a accompagné l’histoire des Etats-Unis. Ses modèles emblématiques deviennent en effet trop chers par rapport à la concurrence, et FN Herstal rachète la division armes de la compagnie, au bord de la faillite.

L'Innovation Continue : Un Défi Constant

Depuis les débuts, l’inventivité du fondateur Browning est la force de l’entreprise. Alors comment innover sans trahir l’héritage du génie ? En 2003, le groupe tente l’expérience et lance le CYNERGY, une arme qui ne s’inspire d’aucun modèle créé précédemment. Le nouveau fusil à canons superposés et au look décoiffant est l’antithèse du mythique B25. Mais cet épisode ne décourage pas le groupe liégeois dans sa stratégie d’innovation.

Plus de 100 ans après sa création, l’entreprise Browning ne manifeste aucun signe de fatigue. Elle a su gagner le cœur des chasseurs. D’ailleurs, pour la plupart d’entre-eux, posséder un Browning c’est posséder le top de l’arme de haut niveau. John Browning avait une longueur d’avance sur ses contemporains.

Le Calibre 16 : Un Choix Controversé, un Retour en Grâce

Le calibre 16, même aux temps où il dominait outrageusement le marché, a toujours été discuté. D'autres lui préféraient résolument la puissance du 12. D'autres encore ne juraient que par le raffinement du 20. Le calibre 16 est aujourd'hui regardé par ses détracteurs comme un hybride sans identité entre le massif et énergique 12, et l'élégant mais moins performant 20. Il associe en revanche aux yeux de ses adeptes une efficience presque égale à celle du 12 avec un plaisir d'usage tout proche de celui généré par le 20.

Le "Sweet Sixteen" : Un Symbole de Nostalgie et de Performance

En calibre 16, il fait rebondir sa légende dans un créneau particulier qui a abouti au « sweet sixteen », tellement prisé des puristes qu’il a été relancé et modernisé en 2012. Quand l’Auto 5 en seize passa de l’alésage 2 9/16 (chambre 65mm), à 23/4 (70mm) il prit en 1937 l’appellation « Sweet Sixteen », mais qui n’apparut gravée sur le boitier qu’en 1948.

Caractéristiques et Performances du Browning A5 Sweet 16

La firme le commercialise au prix, formidablement attractif au regard du prestige de la signature qu'il porte, de 1 390 euros environ. Elle nous a confié un Sweet 16 avec canon de 71 cm et deux magnifiques embouts amovibles de 72 mm de long à "serrages" demi-choke et trois-quarts choke; sachant que le modèle existe aussi avec tube de 66 cm. La première surprise réside dans la ligne fluide, légère et dynamique du fusil; dont il semble impossible d'imaginer d'emblée qu'il ne s'agit pas d'un 20. Sentiment que confirme son poids de seulement 2,720 kg, et que renforce encore sa prise en main, sa maniabilité et sa vitesse de montée à l'épaule exceptionnelles.

Cette "rapidité sur le gibier" compense intégralement, et peut-être même au-delà, la moindre charge des munitions calibre 16 par rapport à celles en 12. Comme sur l'A5 calibre 12, la détente ravit par sa franchise, et la percussion par sa rapidité et sa vigueur, rares pour un "automatique". Cette sensation est attribuable essentiellement au long (33 mm) cône de raccordement de la chambre à l'âme du canon et au sabot en matière synthétique souple qui équipe la crosse. La sûreté enfin, confiée à un classique poussoir transversal positionné à l'arrière du pontet, s'acquitte impeccablement de sa mission.

Browning A5 Classic Woodcock : Une Variante Spécialisée pour la Bécasse

Ce modèle 2021 du fusil semi-automatique A5 Classic Woodcock de Browning est bien sûr chambré en calibre 16. Cette nouvelle mouture du fusil semi-automatique A5 est très légère, 2,65 kg seulement ! Un régal pour les chasseurs qui marchent beaucoup ou comme le nom du modèle l'indique, traque la bécasse dans les sous-bois !

La crosse et le devant sont confectionnés en noyer de grade 1 recouvert d'un vernis satiné. Le boitier de culasse en aluminium est traité noir. Il reprend bien sûr l'allure du mythique fusil Auto 5 qui a participé à la renommée de la marque. Le canon est bronzé et il est équipé d'un guidon en fibre optique afin d'assurer une bonne visibilité dans toutes les conditions de luminosité.

Caractéristiques Techniques du Browning A5 Classic Woodcock

CaractéristiqueDétail
Calibre16/70
Type d'ArmeSemi-automatique
MarqueBROWNING
ModèleA5 Classic Woodcock
Longueur(s) canon(s) existante(s)66 cm, 71 cm
Type de canonLisse
Choke(s) interchangeable(s)Oui
Chokes fournis5 (1/4, 1/2, 3/4)
Finition canonBronzé
Système d'éjection / Sytème de fonctionnementInertie
Organe de viséeBande ventilée / guidon fibre optique
Fixation optiqueBande ventilée de 6 mm
Matière et finition boîtierAluminium (noir) avec gravures
Système de détenteMono détente
Type de crosse et devantPistolet
Longueur crosse37 cm
Matière et finition crosse et devantBois vernis satiné grade 1
Capacité de l'arme3 coups (2 + 1)
Poids approximatif de l'arme2,600 kgs
Eprouvé bille d'acierOui
Autres accessoires fournisMalette ABS / chokes / clé de choke / cales de conformité
Type d'utilisationChasse plaine, chasse bois, chasse migrateur (grand gibier en battue)
Arme de catégorieC

Systèmes à Inertie vs. Systèmes à Emprunt de Gaz : Deux Philosophies

Sur les fusils semi-automatiques modernes, deux technologies s’opposent. On retrouve d’un côté les armes utilisant les gaz générés par la combustion de la poudre pour fonctionner : à emprunt de gaz, et d’un autre les fusils dont seul le recul met en fonctionnement le mécanisme : à inertie. John Moses Browning est l’inventeur du premier fusil semi-automatique destiné à la chasse. Le fameux Browning Auto 5 est arrivé sur le marché au cours de l’année 1903. Depuis, ce sont pas moins de 4 000 000 d’unités qui se sont écoulés à travers le monde entier. Il s’agit également du premier fusil utilisant l’inertie.

Fonctionnement des Systèmes

Lorsque l’amorce est percutée, la poudre s’embrase et expulse bourre et plombs, cette action crée une énergie dans le boîtier de culasse qui va compresser le ressort de celle-ci, libérant la tête rotative. La culasse se déplace ensuite vers l’arrière compressant un second ressort logé dans la crosse. La cartouche tirée est expulsée et une nouvelle monte du magasin. Enfin, les ressorts se détendent, refermant la culasse et faisant tourner sa tête, le percuteur est réarmé, l’arme prête à faire feu.

Les fusils à emprunt de gaz sont nettement plus complexes. A l’inverse des fusils à inertie, dont la culasse est totalement libre de mouvement, celle des armes à emprunt de gaz est reliée à un piston. Ce piston prend place autour du tube magasin, s’en servant comme guide. Lorsque la cartouche est percutée, la poudre s’enflamme. Cette combustion provoque une accumulation de gaz dans la chambre du fusil. Ces gaz sont alors transférés vers le piston, l’excédent est expulsé. Le piston effectue un mouvement vers l’arrière, entrainant la culasse. La douille est éjectée, une nouvelle monte dans la chambre, les ressorts se détendent pour réarmer le mécanisme.

Avantages et Inconvénients

Inertie

  • Avantages: Mécanique plus simple, plus légers, faciles à démonter et nettoyer, entretien moins approfondi.
  • Inconvénients : Recul supérieur, moins tolérants aux petites charges, n'apprécient pas les excédents de poids.

Emprunt de Gaz

  • Avantages: "Tout avalent", le mécanisme s'adapte et fonctionne sans rechigner, besoin de nettement plus d'attention.
  • Inconvénients : Plus d'attention, les pièces mécaniques étant reliées les unes aux autres, elles ont un besoin vital d’une fluidité parfaite.

Le B25 : Un Chef-d'œuvre de Précision et d'Artisanat

C'est en 1925 qu'est né le B25, premier fusil superposé qui représente le point culminant de la carrière du génial inventeur. Certaines marques Anglaises proposaient déjà des armes superposées mais à des prix prohibitifs et John pensait que la nouvelle loi fédérale de 1913 aux États Unis visant à limiter les fusils de plus de 3 cartouches pouvait nuire aux ventes de son désormais célèbre Browning Auto 5.

John Moses Browning avait compris que les utilisateurs de fusils de chasse et les adeptes du tir sportif préféraient un plan de visée réparti sur un seul axe. Il travailla dès 1923 à la conception de son arme car John le visionnaire pense qu'un modèle produit en masse à un coût raisonnable devrait trouver un large marché dans son pays mais aussi à l'international. En 1926 il présente son projet à la FN Herstal qui produira l'arme mais son décès dans la même année ne lui permettra pas de voir son œuvre s'accomplir. Son fils Val Allen Browning terminera la phase de conception et supervisera la production. Il succède à son père à la tête de la société familiale.

Le fusil superposé Browning B25 est un fusil à batterie avec un axe avant transversal pour servir de charnière et assurer le pivotement du canon. Un large verrou plat se glisse dans les crochets du canon afin d'assurer une fermeture sans faille. Au cours de sa confection,le B25 supporte 2310 opérations de contrôle destinées à garantir la qualité et la précision de ses pièces. Son assemblage nécessite un minimum de 155 interventions manuelles vouées à assurer un ajustage irréprochable, ajustage qui surclasse les machines-outils les plus élaborées.

La particularité du Browning B25 outre sa bascule haute est son bois de devant qui n'est pas crocheté au canon mais qui est solidaire de celui ci et coulisse vers l'avant afin de démonter l'arme. Certaines histoires racontent que c'est parce que John avait perdu le devant d'un de ces fusils qu'il a conçu une longuesse pour son B25 solidaire des canons.

Quatre modèles de B25 sont lancés en 1931 et en calibre 12 : le Standard, le Pigeon, le Diana et le Midas. La version calibre 16 sera produite dès 1936. Ils sont tous à double détente en attendant la version mono détente plébiscitée par les Américains sur laquelle travaillait John Moses Browning avant sa mort. C'est son fils qui termine la mise au point pour la monter de série en 1939.

La production est interrompue en 1940 pendant la deuxième guerre mondiale et ne reprendra que quand l'usine de la FN Herstal sera reconstruite après les bombardements en 1948 date à laquelle est présenté la version en calibre 20.

Dans les années 1970, afin de diminuer les coûts de fabrication et faire face à la concurrence des fusils superposés Italien, Browning transfère la production dans son usine Miroku au Japon d'une version industrielle qui donne alors naissance à des modèles plus économiques comme le B125, le B325, le B425, le B525 et de nos jours le B725 à la bascule plus basse. Il est à noté qu'il n'y a pas eu de B625 car l'arme conçue à la place c'est appelée le Browning Cynergy mais n'a pas eu le succès de ses prédécesseurs.

Aujourd’hui, le BROWNING B25 reste, presque un siècle après sa mise au point, le meilleur superposé à mécanisme Anson du marché. En comparant ce qui est comparable en termes de mécanisme (ce qui exclut tous les "platines"), il est de loin le plus endurant, le plus fiable et celui qui a la meilleure longévité de tous les "Anson". Si l' on ajoute à cela une formidable canonnerie, une finition de niveau artisanale, et une incroyable variété de gravures possibles, on comprend l' engouement dont il fait l' objet de la part de tous les amateurs de belles armes !

L'Avenir du Browning Superposé Calibre 16 : Entre Tradition et Modernité

L'histoire du Browning superposé calibre 16 est un témoignage de l'ingéniosité, de la persévérance et de la passion qui animent le monde des armes à feu. Des défis techniques initiaux à son statut actuel d'arme emblématique, le fusil superposé a su évoluer et s'adapter aux besoins des chasseurs et des tireurs sportifs. Fort de son héritage et de son engagement envers l'innovation, Browning continue d'écrire l'histoire du fusil superposé, en proposant des armes toujours plus performantes, fiables et esthétiques.

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