L'histoire et le fonctionnement de la carabine scolaire "La Nationale"

En France, les carabines dites scolaires suscitent souvent des interrogations quant à leur classification. Bien qu'elle ne fasse pas partie de l'armement de l'armée française, la carabine scolaire est devenue une arme réglementaire en août 1894. Plus de 80 armureries ont fabriqué ce type d'armes en 6 mm et 22 LR, et leur classification varie de la catégorie C1°§c) à la catégorie D§e). Les carabines Lebel scolaire et la carabine Buffalo (brevet Blachon) sont classées en catégorie D§e).

Différencier les armes d'épaule d'avant et après 1900

Pour les collectionneurs, il est essentiel de savoir différencier les armes d'épaule d'avant et après 1900. Les carabines scolaires, en particulier, présentent des caractéristiques spécifiques qui permettent de les identifier et de les classer correctement.

Les carabines "La Française" ou "La Préférée"

Un type particulier de carabines, appelées "La Française" ou "La Préférée", se distingue par la date de 1921 gravée sur leur crosse. Ces modèles témoignent de la continuité de la production de carabines scolaires après la Première Guerre mondiale.

Le fusil Gras scolaire mle 1874

Le fusil Gras scolaire modèle 1874 de tir réduit a existé en plusieurs calibres, dont le 11 mm Gras de cadet, ainsi que les calibres 6 et 5,5 mm. Cette arme, conçue pour l'entraînement au tir, est une réplique miniature du fusil Gras réglementaire.

L'histoire des bataillons scolaires et la carabine Lebel scolaire

La carabine Lebel scolaire est intimement liée à l'histoire des bataillons scolaires en France, une institution née dans le contexte de la défaite de 1870 et du désir de revanche nationale.

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Contexte et émergence des bataillons scolaires

La défaite de 1870 fut perçue comme une humiliation nationale, suscitant un fort désir de revanche. Napoléon III et le Second Empire furent critiqués pour leur manque de préparation militaire. La loi de 1872 instaura un service militaire obligatoire, mais des dispenses étaient accordées aux soutiens de famille et aux membres du clergé. Afin de réduire la durée du service militaire sans affaiblir l'armée, l'idée d'une formation préalable à l'école gagna du terrain.

Le ministre de la Guerre, le général Farre, souligna en 1881 la nécessité d'un "dressage préliminaire spécial acquis à l'école" pour compenser un service militaire plus court. Il insista sur l'importance de développer "l'instruction militaire civique" et d'inculquer aux enfants les devoirs et l'honneur du soldat.

Malgré les réticences administratives, des initiatives privées se multiplièrent, notamment avec l'apparition de bataillons scolaires. Des divergences politiques apparurent entre monarchistes, bonapartistes et républicains. Pour les républicains, la nationalisation des masses était un outil patriotique et d'unification, mais aussi un moyen de diffuser l'idéologie de la bourgeoisie républicaine.

Un tournant se produisit à partir de 1879 avec la victoire des républicains aux élections et l'arrivée de Jules Grévy à la présidence de la République. Développer la préparation militaire devint une priorité. Paul Bert affirma : "Nous voulons pour l'école des fusils… oui, le fusil, le petit fusil que l'enfant apprendra à manier dès l'école… Lors de la première commission de l'éducation militaire, Paul Bert développa ses projets, soulignant la nécessité de préparer "des citoyens dévoués, jusqu'au sacrifice suprême, dans les luttes où peuvent être engagés les intérêts de la patrie, sa liberté et sa gloire." La Ligue française de l'enseignement, lors de son congrès de 1881, s'engagea également dans la cause de l'éducation civique et militaire.

Création, organisation et fonctionnement des bataillons scolaires

La loi du 28 mars 1882 inscrivit la gymnastique et les exercices militaires au programme des écoles primaires publiques de garçons. L'existence légale des bataillons scolaires fut reconnue par un décret du 6 juillet 1882. Tout établissement public d'instruction primaire ou secondaire pouvait, sous le nom de bataillon scolaire, rassembler ses élèves pour les exercices militaires.

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Les bataillons scolaires ne pouvaient être armés que de fusils conformes à un modèle adopté par le Ministre de la Guerre, présentant les caractéristiques suivantes :

  • N'être pas trop lourds pour l'âge des enfants.
  • Comporter tout le mécanisme du fusil de guerre actuel.
  • N'être pas susceptibles de faire feu, même à courte portée.

Ces fusils devaient être déposés à l'école. Pour les exercices de tir à la cible, les élèves âgés de 14 ans au moins étaient conduits au stand ou au champ de tir et entraînés avec le fusil scolaire spécial. Un arrêté du 27 juillet 1882 précisa que les exercices de bataillon ne pouvaient avoir lieu que le jeudi et le dimanche, et le temps à y consacrer était déterminé par l'instructeur militaire en accord avec le directeur de l'école.

L'idée de faire de l'école un centre de préparation militaire, où les élèves apprendraient le devoir, la discipline, le maniement des armes et le tir, était perçue comme une des clés du redressement national et un moyen de préparer la revanche. L'instructeur, désigné par l'autorité militaire, pouvait être l'instituteur, souvent un sous-officier ou officier de réserve. Paul Bert leur dira : "Nous devons faire, par une éducation commencée à l'école par vous, continuée au régiment avec vous, de tout enfant un citoyen, de tout citoyen, un soldat."

Le bataillon était organisé militairement, avec port de l'uniforme, du béret marin, apprentissage et utilisation du fusil. Exemple d'équipement : Fusil scolaire factice, modèle 1874 dit fusil Gras, longueur du canon 71,5 cm, longueur totale 113 cm. Baïonnette et son fourreau, réduction à la taille du fusil, lame avec pointe arrondie, longueur de la lame 42 cm, longueur totale 51 cm.

Bien que factices, les fusils devaient être conformes à un modèle défini par le ministre de la guerre et comporter tout le mécanisme du fusil de guerre sans pouvoir faire feu.

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La Ligue des Patriotes

La Ligue des Patriotes, fondée le 18 mai 1882 par Paul Déroulède, Armand Goupil et Henri Martin, avait pour objectifs initiaux de mobiliser la jeunesse autour de la Patrie et d'encourager la création de sociétés de gymnastique et de tir. Paul Déroulède les qualifiait "d'assurance contre l'invasion". La Ligue propageait ses idées par le biais de sa publication, "Le Drapeau", se définissant comme ayant pour but "la propagande et le développement de l'éducation patriotique et militaire."

Déclin des bataillons scolaires

L’autorité militaire, très jalouse de ses prérogatives, n’a jamais été, malgré son implication, très favorable à l’institution des jeunes bataillons. Elle s’inquiète de la cassure qu’il y a entre le moment où les enfants quittent l’école et leur accession au service militaire. Les instructeurs sont souvent incompétents et les défilés laissent à désirer. Les milieux catholiques considèrent que l’activité des bataillons scolaires n’a pas d’autre but que de retenir les enfants le dimanche et de rendre difficile leur instruction religieuse. Ils n’acceptent pas la dégradation de leur influence dans la jeunesse.

Les frais de fonctionnement à la charge des communes pausent souvent un problème de financement. Les instituteurs sont de plus en plus réticents, ils s’interrogent sur l’opportunité de cet enseignement. La ferveur du patriotisme scolaire s'essouffle. On ne veut plus de cette parodie d'armée, où les enfants costumés s'exhibent dans les grandes célébrations publiques, ridiculisant ainsi l'armée. La crise du boulangisme accompagne le déclin des bataillons scolaires. Le nationalisme de Paul Déroulède n’a plus la cote.

Blondel, dans son rapport au conseil municipal de Paris au nom de la commission d’éducation militaire, exprime parfaitement la situation : « C’est une institution à la fois puérile et dangereuse que les bataillons scolaires.

Évolution vers le tir scolaire

Par arrêté du 27 juillet 1893, le ministre R. Poincaré décida d'ajouter au programme des exercices militaires, pour les élèves âgés de plus de 10 ans, le tir à 10 mètres à la carabine Flobert. Le tir scolaire se pratiquait avec des armes de type "Flobert", fusil système Gras, modèle 1874, et à l'aide du fusil en calibre de 11mm avec une cartouche spéciale.

Le ministère de l'Instruction publique mit en place une commission chargée de l'enseignement du tir dans les écoles, qui ouvrit un concours pour la fabrication d'une arme d'instruction. Deux modèles furent retenus, conformes au fusil d'infanterie modèle 1886, plus connu sous le nom de fusil Lebel en 8mm : la carabine "La Française" calibre 6mm, et le fusil à canon mince présenté par la Société nationale de tir des communes de France.

En 1895, une Instruction officielle relative aux exercices du tir à la carabine Flobert dans les écoles communales constitua un véritable traité du tir scolaire, servant de guide aux instituteurs pour l'installation des stands, le choix des armes et les règles à observer dans la pratique du tir. Le tir était placé sous la direction exclusive de l’instituteur.

Depuis la mise en vigueur de la loi du 21 mars 1905 sur le recrutement de l’armée, la question de l’organisation pratique de l’enseignement du tir revêt un caractère d’urgence. Les instituteurs sont invités d’une façon pressante à donner cette instruction dans leur école ; il leur est demandé, s’ils n’ont déjà une organisation fonctionnant à leur satisfaction, de procéder à la création de petites sociétés scolaires de tir et d’y ajouter une section post-scolaire destinée à assurer la continuation des exercices dans les sociétés jusqu’au service militaire et même après.

Voici ce Ferdinand Buisson écrit dans le Manuel général de l’Instruction primaire en 1905 à destination des instituteurs : L’Ecole primaire, tout au moins, n’a ni à enseigner, ni à prêcher un mode précis de revanche à main armée. Elle enseignera, elle inspirera l’obligation absolue pour le jeune Français d’accepter les sacrifices que lui commandera son pays, fut-ce celui de sa vie…

La carabine scolaire "La Française"

En août 1894, la carabine "La Française", présentée par l’Union des Sociétés de Tir de France, fut adoptée comme arme réglementaire pour le tir scolaire, bien que ne faisant pas partie de l'armement militaire. Elle était conçue comme un profil réduit du fusil Lebel modèle 1886, sans baïonnette ni système à répétition.

Caractéristiques et modèles de carabines scolaires

Il existe un type de carabines appelées soit La Française ou La Préférée. Leur particularité est qu’elles ont la date de 1921 sur la crosse. Fusil Gras scolaire mle 1874 de tir réduit.

Les carabines scolaires étaient souvent des copies miniatures assez conformes d’armes réglementaires, d’autres s’en éloignant plus ou moins. Celles en forme de fusil Berthier sont plus rares que celles en formes de Lebel. Il en existe « mousqueton ».

La précision de ces petites « scolaires » est souvent surprenante, voire bluffante. Principalement chambrées en 6mm Flobert ou en 22 court, rares sont celles que l’on peut nourrir au 22 Long Rifle, le calibre Roi moderne.

Chaque catalogue avait la sienne, de Verney-Carron à Manufrance, en passant par les aciéries du Nord. Souvent fabriquées aussi par une foule d’artisans travaillant pour eux-mêmes et plusieurs distributeurs. S’y retrouver dans toutes les appellations commerciales dithyrambiques ou patriotiques, et parfois sans même inscriptions du fabricant, peut s’avérer ardu. Près d’une centaine différentes ont été répertoriées.

Le mécanisme de ces carabines, très simple, avec extracteur en demie-lune, est quelques fois amélioré par la présence d’une gouttière télescopique qui permet d’y déposer la cartouche sans avoir à l’introduire directement dans la chambre.

Utilisation et intérêt pédagogique

Le tir, école de rigueur, de responsabilité, de maitrise de soi, du souffle, du geste et avant tout de la pensée, est un excellent exercice pour la jeunesse. Et, pour tout dire, constitue une activité proche de la méditation pour l’adulte hautement stressé par la vie moderne.

Le recours à de petites armes d’enfants aux allures de grandes faisait rêver les petits et les poussaient au sérieux nécessaire aux actions responsables et d’amélioration continuelle et patiente de soi-même.

La Préférée: un modèle particulier

La petite plaque métallique mentionnant « La préférée - Adoptée par les sociétés de tir - Précision garantie » et souvent perdue est bien là car il en restait une toute neuve d’époque dans les boites de pièces détachées de Maitre Flingus !

Particularité de cette arme, elle est bien chambrée en 22LR - les cartouches modernes y rentrent sans difficulté - et pas en 6mm bosquette/22 court comme 95% de cette production de scolaire.

En somme, une petite arme fantastique, historique, dans un calibre peu courant pour ce modèle. La qualité qui s’en dégage est frappante. A la portée de tous, elle est l’arme idéale pour se lancer dans l’aventure de la collection d’armes réglementaires ou la compléter avec des variantes pour enfants.

Classement et législation

En août 1894 la « scolaire » devient une arme réglementaire bien que ne faisant pas partie de l’armement de l’armée française. Plus de 80 armureries fabriqueront des armes de ce type en 6 mm et 22 LR et leur classement varie de la catégorie C1°§c) à la catégorie catégorie D§e).

Les fusils GRAS scolaires

Il existait deux types principaux de fusils scolaires destinés à préparer nos têtes blondes pour la revanche de 1870.

Le premier est un fusil de tir réduit copiant le Gras. Il ne reçoit jamais de baïonnette, n'en possède jamais le tenon. Ces fusils étaient stockés dans les locaux de la gendarmerie locale avec leurs munitions. Quand l'instituteur ou l'instructeur souhaitait faire une séance de tir au niveau de l'école, il percevait le tout. La cartouche est du 11 mm Gras de tir réduit, balle de plomb sphérique et charge réduite.

Le second est un fusil de maniement destiné uniquement à l'ordre serré, aux exercices de visée et au maniement d'armes. Selon les moyens de la commune il est entièrement en bois, en bois et fonte, ou est un Gras modèle réduit de belle facture. C'est le cas de ce beau petit fusil Andreux à paris: Canon en tôle épaisse, culasse fonctionnelle mais vide sans aucun mécanisme de percussion: Marquage du fabricant: Ce qui est très intéressant c'est le marquage de la commune: Levier, un gros village des environs de Pontarlier qui comptait environ 1300 habitants en 1880. Ils avaient visiblement au moins 18 fusils scolaires: Un autre fusil de cette école vient de sortir, il y en avait donc au moins 20: La baïonnette également est très belle:

Autres modèles de fusils Gras scolaires

  • Un autre, d'une facture plus simple. Crosse et canon en bois, culasse et boitier en fonte: Le boitier et la "culasse" sont bruts de fonte. Seul le levier d'armement peut pivoter, il ne peut même pas reculer. Fabrication Huart Bender à Argenteuil. Seul un numéro d'ordre y est frappé, laissant supposer une trentaine de fusil dans cette école.
  • Le plus simple possible, et aussi le moins coûteux: Il est entièrement en bois et fine tôle. Culasse monobloc en bois, levier de même, boitier consistant en 2 bandes de tôle. L'enfant pouvait néanmoins le faire fonctionner comme un vrai. Un fabricant célèbre: Combier à Valence. Détail intéressant: il est marqué de l'école de Pissenavache, un tout petit hameau d'une cinquantaine d'habitants, toujours aux environs de Levier et de Pontarlier. Il semble y avoir un numéro d'ordre à la suite, mais illisible.
  • Copie parfaite et réduite du Gras 1874. Son seul marquage à part quelques numéros de série, fabriqué à Tulle en 1881. Comme tous les fusils de tir réduit, il n'a pas de tenon de baïonnette, mais une belle baguette.

Les bataillons scolaires et l’évolution du Tir - 1880 - 1914

Après la guerre de 1870, l’esprit revanchard se développe rapidement pour aboutir, en 1882, a la création de la ‘Ligue des patriotes’ dont les fondateurs furent Paul Dérouléde, Henri Martin et Armand Goupil et qui rassemblera de nombreuses personnalités du monde artistique, intellectuel et industriel.

  • 1880 13 Juillet - Le Ministre de la Guerre indique qu’il y aurait intérêt a mettre entre les mains des élèves des écoles des fusils de petites tailles destinés a l’apprentissage du tir. Ces fusils devront avoir la taille réduite des armes en service dans l’armée (fusil d’Infanterie Mel 1874)
  • 1881 24 Août - Des commandes sont passées avec les manufactures nationales d’état et l’industrie civile pour la fabrication des fusils destinés au tir dans les écoles (fusils de cadet) ‘’ 18 Septembre - Discours de Paul Déroulede pour l’encouragement de l’instruction militaire dans les écoles ‘‘L’enfant est le citoyen de l’avenir et dans tout citoyen il doit y avoir un soldat toujours prêt’’.
    1. Loi du 28 mars : Article 1 : La gymnastique et les exercices militaires doivent être au nombre des matières de l’enseignement des écoles primaires publiques de garçons. ‘’ 28 Mai - Création d’une instruction militaire obligatoire par le ministre de l’instruction publique, Jules Ferry, créateur de l’école publique, laïque et obligatoire ‘’ 6 Juillet - Décret suivi de l’Arrêté du même jourCréation des Bataillons Scolaires par le ministre Jules Ferry Ces bataillons sont destinés à apprendre aux élèves le maniement des armes et à se familiariser avec celles-ci.Deux types d’armes sont alors en service- Les fusils destinés a l’instruction et a la manipulation.Article 9 : portant sur trois conditions pour le fusil d’instruction- ne pas être trop lourd- comporter le mécanisme du fusil de guerre actuel (Mel 1874)- être inapte au tir- Les fusils dessinés au tir.Les fusils scolaires destinés au tir, à raison de trois par école, seront à tir réduit avec la munition du Modèle 1874 - La cartouche Mel 1874 est raccourcie de 1cm - Balle sphérique en plomb de 8,7 gr. - Charge de poudre de 0,74 gr. - amorce et couvre-amorce.Article 10 : portant sur les exercices de tir a la cible, 14 ans est l’age minimum.
  • 1884 - 25 Avril - Le ministre demande que les fusils d’instruction soient munis de baïonnette a la condition que la lame soit en acier ou autre matière et avec le bout arrondi.Etat des Bataillons scolaires depuis leur création : 39 en1882 - 65 en 1883 - 102 en 1885 :- 123 en 1886- 146 en 1887 - 131 en 1888 - 128 en 1889 - 129 en 1890 - 80 en 1891.La chute des Bataillons scolaires coïncide avec la dissolution de la Ligue des Patriotes, la poursuite de ses dirigeants et la fuite du Général Boulanger le 1er Avril 1889.Le général Jeanningros, porté en héros militaire de l’époque, est nommé Inspecteur Général des Bataillons Scolaires le 10 avril 1883. Il sera mis fin a ses fonctions, pour faute de crédits, le 31 décembre 1891.
  • 1891 - Création et organisation des Championnats de Tir des écoles supérieures nationales, autorisées par le Ministre de l’ Instruction publique, le 24 mai.
  • 1892 - Idem pour les lycées et collèges.
  • 1893 - 27 Juillet - Le ministre de l’instruction publique rend obligatoire aux élèves de 10 ans et plus, l’instruction du tir a 10 mètres à la carabine Flaubert.
  • 1894- Les bataillons scolaires disparaissent mais le tir est maintenu au sein des écoles avec le concours de Sociétés de Tir, supervisés par des militaires. (1870 :37 sociétés de tir - 1883 : 262 sociétés -1914 : 2800 sociétés), Une commission ministérielle est chargée d’ouvrir un concours pour la fabrication d’une carabine tirant la cartouches 6mm a double culot bosquette du nom de son inventeur.Le rapport est approuvé par Georges Leyques, ministre de l’Instruction Publique et des Beaux Art en août.Août 1894 - Adoption de la carabine réglementaire ‘ La Française’ présentée par la l’Union des Sociétés de Tir de France, conçue par l’armurier Pidault.‘’La Française’’ est donc, bien que ne faisant pas partie de l’armement militaire, une arme Réglementaire.C’est le profil réduit du fusil en service, le Mel. 1886 Lebel sans baïonnette ni système a répétition.L’instruction du tir dans les écoles, supervisée par un militaire agrée par l’armée perdurera jusqu’en 1914.
  • 1895 - L’ Union Sportive des Tirs de France crée le championnat de tir des écoles primaires.
  • 1896 - Le tir devient sportif avec le développement des techniques pour la compétition. Il devient une discipline olympique avec la naissance des Jeux Olympiques sous l’impulsion du baron De Coubertin.Ce n’est plus une discipline purement militaire avec la recherche technique pour la compétition.La cartouche 6mm bosquette sera remplacée en 1984 par l’air comprimé pour le tir d’entraînement et la compétition (Loi 84-610 du 16 Juillet - Article 2 ).

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