La chasse est une discipline qui exige à la fois patience, concentration et une connaissance technique approfondie. Pour maximiser vos chances de succès à chaque sortie, la maîtrise des techniques de ciblage est essentielle. Cet article explore en détail les différentes méthodes de ciblage du fusil de chasse, en abordant les aspects théoriques et pratiques pour vous aider à améliorer votre précision et votre efficacité sur le terrain.
Les Fondamentaux du Tir au Fusil de Chasse
Un tir réussi repose sur une base solide, à commencer par un positionnement adéquat. Il est crucial de se placer de manière favorable par rapport au gibier, tout en veillant à ce que le corps soit correctement aligné avec le regard et l'arme. La position debout offre une vue dégagée et une grande liberté de mouvement, mais exige un bon équilibre et une stabilité pour une visée précise.
L'art de l'épaulement est également fondamental. Le fusil doit être fermement appuyé contre l'épaule pour réduire le recul et améliorer la précision. La montée du fusil doit être rapide et fluide, permettant de garder la cible en vue tout au long du mouvement. Le fusil doit devenir un véritable prolongement du chasseur, une arme avec laquelle il ne se bat pas. "Ne te bats pas avec ton fusil !" disait Michel Riboulet, premier champion du monde français de Parcours de Chasse.
Il est important de se rappeler qu'au tir, comme en conduite automobile, les yeux guident la direction.
Choix du Fusil et du Calibre
Il n'existe pas de fusil universel adapté à toutes les formes de chasse. Le choix de l'arme doit être adapté au type de gibier ciblé. Un calibre approprié est nécessaire pour abattre l'animal efficacement, en assurant une pénétration suffisante et un abattage propre.
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Les Différents Calibres
- Calibre 12 : Le plus répandu, polyvalent pour le petit et le gros gibier.
- Calibre 20 : De plus en plus populaire grâce à son recul plus faible et sa légèreté.
- Calibre 16 : Un compromis entre puissance et recul, offrant une alternative intéressante.
- Calibre 28 : Principalement utilisé pour la chasse au petit gibier au chien d'arrêt, à courte portée.
Comparaison des Calibres 12 et 20
| Caractéristique | Calibre 12 | Calibre 20 |
|---|---|---|
| Puissance | Élevée, adapté au petit et gros gibier | Moins élevée |
| Recul | Plus prononcé | Plus doux |
| Maniabilité | Moins maniable | Plus maniable |
Le choix entre le calibre 12 et le calibre 20 dépend des préférences personnelles du chasseur, de ses besoins spécifiques et des conditions environnementales.
Calibres pour le Gros Gibier
- Calibre 30-06 : Reconnu comme l'un des calibres les plus polyvalents pour le gros gibier.
- Calibre 7mm Remington Magnum : Adapté à diverses situations de chasse, en battue, à l'approche ou à l'affût.
Choisir le Calibre en Fonction du Gibier
- Petit gibier : Calibres 20 ou 28
- Gros gibier : Calibres 30-06, 7RM ou 12
- Gibier migrateur : Calibre 12 avec cartouches adaptées
- Tir sportif : Large éventail de calibres
Techniques de Tir et Ciblage
La Méthode HBS
Certaines techniques, comme la méthode HBS, peuvent transformer l'approche du chasseur. Cette méthode met l'accent sur l'observation du comportement du gibier et l'adaptation continue de la posture du tireur. L'intégration de cette approche systématique permet de développer une intuition plus fine sur le terrain.
Préparation Mentale
La chasse ne repose pas uniquement sur des compétences techniques, mais aussi sur une préparation mentale solide. Un tireur confiant est un tireur précis. L'attente silencieuse avant l'apparition d'une proie fait partie intégrante de l'expérience.
Positionnement du Corps
Pour ne pas être bloqué dans vos mouvements, il est important de bien se positionner par rapport à la battue et au vol du gibier. Un chasseur, comme un joueur de tennis, doit avoir un bon jeu de jambes. Le tir de petit gibier est presque toujours un tir sur une cible en mouvement. Le chasseur doit être capable d'avoir un mouvement libre et sans contrainte sur un grand arc de cercle, sans être déséquilibré.
L'Épaulement
Un mauvais épaulé, même avec un bon swing, entraînera un mauvais tir. Un bon chasseur avec une arme A peut devenir un mauvais chasseur avec une arme B, malgré une bonne technique. Un bon épaulé ne peut être obtenu qu'avec une arme "à sa couche", c'est-à-dire avec une crosse à la bonne longueur et à la bonne hauteur. Si votre œil ne "tombe" pas correctement sur votre mire, il faudra certainement le remettre à votre couche.
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Lorsque vous épaulez, la crosse doit d'abord être collée à votre joue avant d'être tirée vers votre épaule. Une erreur fréquente consiste à baisser la joue sur la crosse, au lieu de monter la crosse à la joue. La partie supérieure de votre crosse doit être alignée avec le haut de votre épaule. Il est important de bien coller la crosse à votre joue, le cou tendu vers l'avant, pour que votre œil directeur soit correctement aligné avec la mire. Ne pas coller votre joue sur votre crosse peut entraîner un hématome.
Le tir de petit gibier n'étant pas un tir de précision, mais un tir de mouvement et d'instinct, il est primordial d'avoir toujours le même épaulé.
Le Swing
Le tir de petit gibier est un tir de mouvement, et non de précision, d'où le terme "swing". Trois paramètres sont à prendre en compte :
- Parallélisme : Le mouvement du fusil doit se confondre avec celui du gibier. Commencez votre geste bien derrière l'oiseau et rejoignez immédiatement sa trajectoire.
- Vitesse : Le mouvement doit être constant (comme un swing de golfeur), sans à-coups, mais plus rapide que celle du gibier.
- Avance : En fonction de la distance, de la direction, de la vitesse du gibier et de la balistique de la cartouche, il faudra tirer plus ou moins devant la cible.
La Conformité du Fusil
"Le canon tire, mais la crosse tue" : cet adage souligne l'importance de la configuration de la crosse, trait d'union entre l'arme et son utilisateur. L'armurier effectue ce que l'on appelle "la mise à conformation". L'objectif est d'avoir une arme que l'on oublie au moment de désigner la cible.
La Crosse
La plupart des fusils superposés modernes sont équipés d'une crosse pistolet. Elle permet de bien caler la main et offre une position verticale plus anatomique du poignet. Vérifiez que le volume et la courbure de votre poignée placent idéalement le centre de la première phalange de l'index sur la queue de détente. Un engagement incorrect de l'index peut entraîner un "coup de doigt".
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Longueur de la Crosse
La longueur de la crosse se mesure depuis la première détente (ou la monodétente) jusqu'au milieu de la plaque de couche. Pour éviter de "se battre" avec son fusil au moment de l'épauler, évitez les crosses trop longues. Crosse en joue, il est souhaitable de ménager un espace d'environ deux doigts entre le pouce et le nez. Un épaulé parfait place la crosse exactement au creux de l'épaule.
Pitch et Tombée
La longueur principale de la crosse est complétée par sa longueur au talon et au bec de crosse. Ces deux valeurs indiquent le "pitch" ou la "tombée", c'est-à-dire l'inclinaison verticale de la plaque de couche, généralement comprise entre 85° et 90°, par rapport à la ligne de visée. Le pitch permet à la plaque de bien épouser la cavité de l'épaule.
Pente de Crosse
La pente de crosse est l'angle formé verticalement entre le prolongement de la ligne de visée et le sommet du busc. Deux valeurs essentielles la désignent : la pente de crosse au talon et la pente à la zone d'appui sur le sommet du busc. Un défaut courant est le manque de pente au talon, où la crosse dépasse exagérément en hauteur le creux de l'épaule en position épaulée. La pente au sommet du busc détermine la hauteur du tir : plus l'œil est situé haut au-dessus de la bande du canon, plus le coup porte haut.
Il est essentiel de connaître la façon dont votre fusil tire. La hauteur du tir peut être modifiée en ajustant la hauteur de l'œil par rapport à la bande de visée.
Avantage
L'avantage est l'angle horizontal de la crosse par rapport à la ligne de visée. En théorie, il dirige le tir latéralement. Pour un droitier, pas assez d'avantage fait tirer à gauche, trop d'avantage à droite. L'avantage au sommet du busc devrait avant tout placer la plaque de couche au creux de l'épaule. Il est toujours obligatoire de donner de l'avantage au bec de crosse pour éviter le vrillage ou le dévers des canons. Vous pouvez vérifier ce phénomène dans un miroir en observant l'inclinaison des canons autour de la bande de visée.
Alignement de l'Œil et de la Bande de Visée
Un excellent moyen de vérifier le bon alignement de l'œil avec la bande de visée, si elle est dépourvue d'un guidon intermédiaire, consiste à scotcher une fine bande en papier découpée sur la bande. On peut aussi la coincer entre le tonnerre et la culasse du fusil après l'avoir refermé.
Au tir au fusil de chasse, l'œil, en regard du tonnerre, fait office de hausse. La position de la pupille, en hauteur et latéralement, détermine la direction du tir.
Une fois votre fusil épaulé et en joue, vous pouvez mesurer la hauteur de bande visible en scotchant des pièces de 1 euro (épaisseur 2 mm) au tonnerre du fusil. Si deux pièces masquent la bande, on dit que le tireur "prend 4 mm de bande".
Dans le cas d'une arme dont la convergence du canon est réglée "point visé, point touché" à 35 mètres, voir 4 mm de bande équivaut à rehausser le tir de 18,66 centimètres. Un guidon volumineux aura tendance à abaisser la hauteur du tir (et inversement).
Une formule permet de calculer précisément l'écart en cible, en hauteur comme latéralement, selon la position de la pupille au tonnerre du fusil : multiplier la hauteur qui sépare la pupille de l'œil au tonnerre par la distance de la cible, divisée par la longueur du canon.
Conseils Supplémentaires
- Ne pas quitter des yeux sa cible : Le focus est essentiel. Il n'est pas possible d'atteindre une cible que l'on ne fixe pas. Le regard se porte naturellement sur le canon.
- Lâcher : La pression exercée sur la queue de détente s'effectue dans l'axe de l'arme, avec l'index parallèle au pontet.
- Souffle : Le souffle au moment du lâcher est important. Retenir son souffle permet d'éviter tout mouvement parasite. Prenez une grande inspiration, expirez sans précipitation, puis bloquez votre respiration une fois les poumons vidés de leur air.
Erreurs Courantes et Comment les Corriger
- Tenir l'arme trop fermement : Risque de ressentir un recul.
- Ne pas garder son cœur engagé : Risque de ressentir un recul.
- Déclenchement de la gâchette : Risque de déclencher l'arme prématurément et de manquer votre cible.
Le Coefficient Balistique (CB)
Selon le Dr Boris Karpov, du laboratoire de recherche de l'armée américaine, 1944, le coefficient balistique (BC ou G) est couramment utilisé aujourd'hui. Il représente non seulement les caractéristiques de la forme et du poids de la balle, mais aussi la résistance réelle de l'air à une vitesse déterminée. Les modèles de calcul actuels se basent sur des projectiles standardisés, de G1 à G8. L'idée est de ne pas refaire des calculs complexes pour chaque nouveau projectile, mais de se "raccorder" à un projectile standardisé.
La principale force qui s'applique sur le projectile en vol (hors vent et gravité) est la traînée, pour laquelle on a besoin d'un coefficient de traînée à incidence nulle (CD0). Chaque projectile de 1 à 8 a une courbe de coefficient de traînée en fonction du nombre de Mach qui lui est propre. Grâce au coefficient balistique, on peut se fitter à une courbe existante. L'industrie est encore fortement orientée G1 (pour des questions d'accessibilité et financières), mais dans le tir longue distance, on se rapproche beaucoup plus du projectile G7, plus allongé et avec un rétreint conique à l'arrière.
Le coefficient balistique est la performance d'une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire, sa résistance aux vents latéraux et sa résistance dans l'air. Le CB dépend de la masse, du diamètre, de la forme (sécante, tangente, hybride) et de la longueur de l'ogive. La vitesse joue un rôle important : si l'ogive maintient bien sa vitesse initiale, elle ira plus loin car elle décélérera moins vite. Pour cela, le profil avant doit être de forme sécante au lieu de tangente, et le profil arrière de forme conique (BT ou Boatail). Ainsi, sa résistance engendrée par la traînée sera minime.
La trajectoire est influencée par la loi de la gravitation. Les effets de la gravité et des vents sont directement proportionnels au temps d'exposition de l'ogive à ceux-ci. En Europe, le coefficient est de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 sera moins efficace qu'un coefficient de 0,550. Plus le coefficient balistique est élevé, plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue.
Le G7 est rarement publié par les fabricants de munitions et est utilisé le plus souvent par les fabricants d'ogives de qualité comme Berger VLD, Lapua Scenar et Scenar-L, Sierra SMK, Hornady ELD Match et quelques autres. Le G1 s'applique à une ogive "flat base" d'une longueur de 2x le calibre, avec un bout rond comme les ogives pour armes de poing.
Balistique Interne et Externe
Balistique Interne
Lorsque la détente est pressée et que l'amorce éclate, la flamme intense créée par le mélange d'amorçage remplit l'intérieur de la douille et allume la charge de poudre. La pression montante générée par la poudre en combustion pousse sur la paroi de l'étui, la déformant jusqu'à ce qu'elle s'applique au maximum contre la paroi de la chambre. Les gaz, ne pouvant plus se dilater davantage à l'intérieur de l'étui, empruntent la seule sortie possible et poussent le projectile dans le canon.
Si le projectile est lourd et maintenu solidement, ou si la pression des rayures sur le projectile est grande, le confinement de la poudre est accentué et la combustion procède plus rapidement. Le projectile entre ensuite dans le canon et s'imprime de la rayure exprimée par une fraction 1/x (x étant la distance en pouces parcourue pour 1 rotation), ce qui va donner à l'ogive une rotation sur elle-même tout au long de sa progression dans le canon (effet gyroscopique). C'est ce sens de rotation qui va donner la stabilité à l'ogive sur son parcours jusqu'à la cible.
La formule de Miller permet de déterminer un coefficient de stabilité en tenant compte de la longueur, du poids, du diamètre et de la vitesse de rotation de l'ogive, donnée par le pas de rayure. Plus le canon est long, plus la poudre a de temps de se consumer entièrement dans un milieu clos, ce qui donne plus de pression pour pousser le projectile et donc plus de vitesse à la bouche. Il y a des limites dans la longueur du canon, car il faut veiller à ce que la pression qui pousse derrière le projectile soit toujours supérieure à la pression qui se trouve devant le projectile.
Balistique Externe
Le projectile, ayant quitté la zone de turbulences propre à la balistique intermédiaire, entre dans le domaine de la balistique extérieure. Durant toute la phase de son vol, le projectile est soumis principalement à deux forces : la force de gravité, qui le fait chuter vers le centre de la Terre, et la force de traînée, due à l'air dans lequel il se déplace, qui le ralentit.
À sa sortie du canon, le projectile rencontre l'air ambiant à grande vitesse, subissant un choc appelé "percussion initiale" et "onde de choc", qui tente de le déstabiliser.
- Plus l'air rencontré par le projectile est froid, plus l'air est dense et plus vite le projectile est freiné.
- Plus l'air rencontré par le projectile est chaud, moins l'air est dense et moins le projectile est freiné, résultant en une portée plus longue.
Le projectile est freiné par l'air dans lequel il se propage. De par sa forme, un projectile classique a son centre de gravité derrière le centre de pression, contrairement à un projectile flèche. Pour le stabiliser dynamiquement sur sa trajectoire, il faut lui imposer une vitesse de rotation autour de son axe longitudinal, réalisée au moyen des rayures dans le tube.
Au contact de l'air, le projectile dévie de sa trajectoire dans le sens de sa rotation (par exemple, une ogive de .308 Winchester peut dériver de 31 cm sur une distance de 1.000 mètres par rapport à son axe de visée initial). Si votre canon a une rayure à droite, le projectile déviera vers la droite, et inversement.
La précession est le changement graduel d'orientation de l'axe de rotation d'un objet sous l'action de l'environnement. La nutation est un petit mouvement périodique qu'effectue l'axe de rotation d'un corps animé d'un mouvement de type gyroscopique, autour de la position moyenne de cet axe.
Un projectile capable de conserver la stabilité tout au long de son vol ira plus loin et sera plus précis. Il faut savoir qu'une vitesse de rotation gyroscopique peu élevée dans la zone transsonique augmentera la précession et la nutation, rendant l'ogive plus sensible aux perturbations climatique.
Optimisation du Tir Longue Distance
Pour le tir longue distance, il est crucial de :
- Choisir un projectile avec un bon coefficient balistique (CB) exprimé en G7 de préférence ou en G1.
- Choisir des étuis de qualité ayant une bonne densité de matière.
- Veiller à former un lot de munitions identique en tout point : même marque d'étui, même marque et modèle de projectile, même marque et modèle d'amorce, même marque et type de poudre.
La charge idéale est celle qui permet de tirer le meilleur parti d'une arme donnée, en tenant compte de la valeur de la chambre et de l'état d'usure du canon. Son équilibre et sa précision découlent d'un choix raisonné des composants utilisés. Le rechargement permet de disposer d'une large plage de vitesses initiales et d'un vaste choix de composants, permettant de régler la cartouche pour obtenir une excellente précision. Cela peut passer par le choix d'une poudre différente, d'une longueur hors tout de la cartouche adaptée à la configuration de la chambre et du canon, ou par des changements de type d'amorce.
La valeur d'enfoncement de la balle influe de façon non négligeable sur la précision intrinsèque d'un couple arme-munition. Les charges idéales ne peuvent pas être prédites et doivent être trouvées individuellement.
Lors des essais de tir, gardez toujours le même point à viser et ne cherchez pas à corriger votre tir. La charge idéale se trouve là où le groupement est le plus serré. En étant méthodique et méticuleux, il est possible d'avoir des écarts de vitesse de l'ordre de 2 à 3 m/s entre la plus lente et la plus rapide des cartouches.
Ciblage Pratique : Conseils et Méthodes
Pour cibler un fusil et une cartouche, et pouvoir tirer des conclusions sur la densité des gerbes et les performances des munitions, la méthode classique consiste à :
- Compter les plombs dans la cartouche.
- Effectuer un tir à 35m (de vrais mètres) dans une cible en papier de grande surface (au moins 120 cm de côté).
- Tracer un cercle de 76cm de diamètre et compter les impacts à l'intérieur de ce cercle.
- Multiplier le nombre d'impacts dans le cercle par 100 et diviser par le nombre de plombs dans la cartouche pour obtenir un groupement de x%.
Il est important d'adapter la distance de ciblage en fonction du type de chasse. Par exemple, il est inutile de cibler à 35m une cartouche destinée à la bécasse au bois.
Alignement de la Bande et Visée
Si vous visez avec la bande, il est important de comprendre comment votre fusil est réglé. Certains fusils ont une bande "fuyante", c'est-à-dire qu'elle n'est pas parallèle au canon. Cela peut faire tirer le fusil trop haut. La vitesse de la cartouche peut également affecter le point d'impact.
Pour déterminer où votre fusil tire, effectuez un ciblage sur une grande nappe en papier. Visez un point noir au centre de la feuille à 35 mètres et observez la dispersion de la gerbe. Cela vous permettra de savoir où viser exactement.
Influence de l'Environnement et de la Balistique
La vitesse initiale d'une balle est un facteur fondamental qui détermine sa trajectoire. Il est donc nécessaire de connaître la vitesse de la balle pour savoir où viser et comment ajuster son tir. La meilleure évaluation de la vitesse est obtenue en effectuant des mesures minutieuses avec les munitions destinées à l'arme, de préférence à la température habituelle d'utilisation de ces munitions.
Il existe deux types de facteurs qui déterminent la vitesse de la balle : aléatoires et systématiques. Les facteurs aléatoires entraînent une variation de la vitesse initiale et affectent le mouvement propre du projectile de manière imprévisible. Le tireur réduira cette variation en choisissant des munitions qui auront démontré leur régularité et leur groupement au cours de mesures rigoureuses de vitesse.
Le coefficient balistique d'une balle est la mesure de sa capacité à se déplacer dans l'air avec une résistance minimale. Cette résistance, appelée traînée aérodynamique, réduit la vitesse de la balle et augmente son temps de vol. Un temps de vol plus long augmente la chute verticale de la balle et la rend plus susceptible au débattement au vent.
L'effet de Coriolis, conséquence de la rotation de la terre, est négligeable sauf dans le cas de tirs d'artillerie à longue portée.
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