Eddy Tir, un nom qui résonne avec les réalités complexes de la criminalité marseillaise. Jeune délinquant des quartiers nord de Marseille, son parcours est marqué par des actes de violence, des condamnations judiciaires et une personnalité complexe. Cet article explore la vie d'Eddy Tir, de son ascension dans le milieu criminel à son procès pour meurtre, en s'appuyant sur des sources médiatiques et des témoignages.
Jeunesse et ascension dans le milieu criminel
Eddy Tir est originaire des quartiers nord de Marseille, une zone connue pour ses problèmes de criminalité et de trafic de stupéfiants. Dès son jeune âge, il est associé aux réseaux de délinquance qui sévissent dans la région. Aux yeux de la police judiciaire marseillaise, Eddy Tir incarne ces jeunes caïds de cité vite poussés sur le terreau des trafics de stupéfiants. Son nom est associé à l’un des deux grands contentieux entre clans marseillais qui, sur fond de guerre de territoires, aurait causé près de vingt-cinq règlements de comptes depuis 2010.
À 20 ans, Eddy Tir a l’aplomb d’un « beau voyou » face à des policiers qui viennent de le placer en garde à vue pour la mort, dix jours plus tôt, de Kamel, 17 ans, abattu le 22 décembre 2011 d’une rafale de kalachnikov à la cité La Castellane. A la question des policiers : « Que faites-vous de vos journées ? », Eddy Tir répond : « Je dors ! » A celle « Que faites-vous de vos nuits ? », il lâche : « Je flambe ! Je joue dans les bars à des jeux d’argent. » La question suivante coule de source. « Quels sont vos revenus ? » : « L’héritage de mon grand-père Saïd Tir ».
Condamnation pour meurtre
Le tournant décisif dans la vie d'Eddy Tir survient en 2011, lorsqu'il est impliqué dans le meurtre d'un adolescent de 17 ans. Un règlement de compte sanglant faisant comme victime l’un des anciens amis de ce Marseillais, seulement âgé de 20 ans. Il est condamné le 1er décembre 2016 par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour ce crime. Lors de son procès, il nie farouchement l'accusation.
Vendredi 25 novembre, presque cinq ans plus tard, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône où il est jugé pour cet assassinat qu’il nie farouchement, le jeune homme ne fanfaronne plus. Il se présente posé, poli, calme. Il a perdu vingt kilos en détention, lui que ses belles-sœurs surnommaient « Gros cul », passant de 107 à 80 kg grâce à « un bon régime à base de soucis », dit-il. Il s’est laissé pousser un petit bouc qui ne parvient pas à effacer les traits de l’adolescence. A 25 ans, la cour d’assises, c’est déjà la cour des grands, quand sa mère en parle toujours comme d’un « minot » qu’elle a toujours vu surdoué, « avec son QI à 133 ».
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Incidents en prison
Même derrière les barreaux, Eddy Tir continue de faire parler de lui. Le 24 avril 2016, il est impliqué dans des violences commises en réunion au centre pénitentiaire de La Farlède. Ce mercredi, ils sont deux à devoir répondre de ce passage à tabac. Le plus jeune a été extrait de la prison varoise, alors que son comparse a été transporté depuis la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône). Dans la salle d'audience, une escouade de représentants de forces de l'ordre veille à la sécurité, armes en main. Il s'agit d'un détenu placé sous haute protection.
Lors de sa comparution immédiate, Eddy Tir exprime son incompréhension face à son mandat de dépôt. «Pourquoi vous me mettez sous mandat de dépôt ? Je suis dans l'incompréhension totale! Je n'ai rien à voir dans cette affaire et les faits remontent à un an!», a-t-il relevé. Et le magistrat de lui rappeler qu'il s'agit simplement de la décision du tribunal qui n'est pas discutable. «Vous avez déjà été condamné pour évasion, constate le président. - Sur les papiers, il y a écrit évasion, mais quand je vous expliquerai vous verrez que ce n'est pas une évasion. Pour les violences, c'est pareil. Ce n'est pas vraiment des violences. Et avec le mandat de dépôt, je ne peux pas aller à La Farlède ? continue-t-il. - C'est mieux Aix Monsieur. - C'est sûr. Il fait beau et c'est joli. - Cela fait un an que je ne suis pas sorti de ma cellule. Je suis en quartier d'isolement.
Personnalité complexe
Eddy Tir est décrit comme une personne à la personnalité complexe. Lors de son procès pour meurtre, il a été fait état d'un QI supérieur à la moyenne. Cet aspect contraste avec son implication dans des actes de violence et son parcours criminel.
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