Les Épreuves de Tir Sportif aux Jeux Olympiques : Règles et Évolutions

Le tir sportif, discipline ancestrale, figure au programme des Jeux Olympiques depuis leur renaissance en 1896. Cependant, les épreuves actuelles n'ont plus rien en commun avec les compétitions de tir aux pigeons vivants qui ont marqué les Jeux de Paris en 1900. Les JO de Paris 2024 mettront en lumière quinze épreuves distinctes, témoignant de l'évolution et de la diversification de ce sport.

Un Sport en constante évolution

Depuis son inclusion dans les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, le tir sportif a considérablement évolué. À l’époque, certaines épreuves incluaient même le tir sur pigeons vivants, une pratique aujourd’hui abolie et remplacée par des cibles inanimées.

Les Armes du Tir Sportif : Carabine, Pistolet, et Fusil

Les compétitions de tir aux JO de Paris 2024 se divisent en trois catégories principales, chacune utilisant une arme spécifique et mettant en valeur des compétences distinctes.

  • Carabine : Utilisée pour les tirs à longue distance (10m, 25m et 50m) en intérieur.
  • Pistolet : Similaire à la carabine mais avec une portée généralement plus courte (10m et 25m).
  • Fusil : Employé pour les tirs extérieurs sur cibles mobiles appelées « plateaux » ou « clays ».

Épreuves en Intérieur : Précision et Maîtrise à la Carabine et au Pistolet

Les compétitions de tir à la carabine et au pistolet se déroulent en intérieur, exigeant une grande précision et une maîtrise parfaite de l'arme. Les distances varient, offrant différents défis aux athlètes.

  • Distances : Certaines compétitions se déroulent exclusivement en intérieur avec trois distances principales : 10m, 25m et 50m.

    Lire aussi: Les Règles Essentielles du Tir à l'Arc Paralympique

  • Positions de Tir : Les tireurs adoptent différentes positions pour optimiser leur stabilité et leur précision.

    • Tir debout : Cible placée à différentes distances selon l’arme utilisée (10m pour le pistolet).
    • Tir couché : Même principe que debout mais tireur allongé pour stabilité accrue.
    • Tir à genoux : Mélange entre stabilité du couché et flexibilité du debout.
  • Qualifications et Finales : Afin d’accéder aux finales, chaque tireur doit passer par une phase qualificative où seuls les huit meilleurs scores sont retenus pour la compétition finale. En compétition, toutes les épreuves fonctionnent sur le même modèle : après une phase de qualifications, les meilleurs athlètes (6 ou 8 selon l'épreuve) se qualifient pour une finale au début de laquelle les compteurs sont remis à zéro. Les moins performants sont alors éliminés les uns après les autres jusqu'à la désignation du vainqueur.

La carabine, mode d'emploi

Seule représentante française à la carabine, Océanne Muller est la première à entrer en lice ce samedi 24 juillet, dans l'épreuve du 10 m (qualifications à 1h30 heure française, finale à 3h45). Sacrée championne d'Europe le mois dernier, à Osijek, la jeune Alsacienne (18 ans) aura une heure et 15 minutes pour tirer 60 coups en qualifications, le meilleur score possible par coup étant 10,9 (et donc 654 points au total).

À l'issue de la phase de qualifications, les huit meilleures tireuses se qualifient pour la finale, lors de laquelle les compteurs sont donc remis à zéro. La finale démarre avec deux séries distinctes de cinq coups et se poursuit par un maximum de quatorze coups, tirés l'un après l'autre dans un intervalle de 50 secondes chacun. À partir du douzième, la tireuse dont le score est le plus faible est éliminée, et ainsi de suite tous les deux coups jusqu'à ce que les médailles soient distribuées. En cas d'égalité, un système de barrage (« shoot-off ») départage les athlètes. Comme le règlement lui permet, Muller participera aussi à l'épreuve du 50 m trois positions (genou, couché, debout). Contrairement au 10 m, on n'utilise pas les décimales mais les nombres entiers pour compter les points (au maximum 1 200) en qualifications, qui consistent en trois séries de 40 coups tirés dans un intervalle de deux heures et 45 minutes. En finale, les compteurs sont de nouveau remis à zéro. Les huit meilleures tirent alors quinze fois sur un genou (trois séries de cinq coups, avec une contrainte de temps de 200 secondes par série), quinze fois en position couchée (trois séries de cinq coups, 150 secondes par série) et dix fois en position debout (deux séries de cinq coups, 250 secondes par série). À partir de là, les deux athlètes dont le total de points est le plus faible sont éliminées, et chacun des cinq coups qui suivent (toujours en position debout) en éjecte une nouvelle. Afin de départager plus facilement les concurrentes, les décimales sont de nouveau utilisées en finale.

Le pistolet, mode d'emploi

Si la carabine est « dans un creux » de l'avis du DTN Gilles Muller, le pistolet de haut niveau français ne s'est sans doute jamais aussi bien porté, puisque pas moins de quatre athlètes vont défendre les couleurs tricolores à Tokyo : Céline Goberville et Mathilde Lamolle chez les dames (10 m et 25 m), ainsi que Clément Bessaguet et Jean Quiquampoix chez les hommes. C'est sur ces deux derniers, tous les deux membres du top 5 mondial dans leur discipline dite de la vitesse olympique (25 m), que reposent les principales chances de médaille de la délégation.

Lire aussi: Tout savoir sur le TAR Pistolet

Comme pour les autres épreuves olympiques, la « VO » débute par une phase de qualifications. Chaque athlète tire deux fois six séries de cinq coups (60 coups au total, 2x30) dans un laps de temps de plus en plus réduit : la première et la deuxième série en 8 secondes, la troisième et la quatrième en 6 secondes, la cinquième et la sixième en 4 secondes. Au maximum, il peut marquer 600 points. Si un coup est tiré au-delà de la limite de temps autorisée, il compte pour 0, ce qui est quasiment rédhibitoire pour une entrée en finale. La finale en question se dispute avec les six meilleurs tireurs, non plus en additionnant les points marqués mais selon un système de « touche » : un coup de 9,7 ou plus est compté comme réussi (« hit »), un coup de 9,6 ou moins comme raté (« miss »). Après quatre séries de cinq coups, toutes tirées en quatre secondes, le dernier au classement est éliminé, et ainsi de suite pour chaque série qui suit jusqu'à la désignation du vainqueur. En cas d'égalité, un tir de barrage départage les tireurs sur une série supplémentaire. Chez les dames, le 25 m consiste en une épreuve de précision (six séries de cinq tirs de cinq minutes chacune) et une épreuve de vitesse (six séries de cinq tirs avec trois secondes par tir et sept secondes entre chaque série). Les huit meilleures tireuses de cette phase de qualifications se qualifient pour la finale, qui se dispute également sur un système de « touche » (10,2 ou plus pour qu'un coup compte comme réussi) et uniquement en mode vitesse. Comme chez les hommes, les compteurs sont remis à zéro au début de la finale et une première athlète est éliminée après la quatrième série de cinq coups. Chaque série suivante en condamne une nouvelle, jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'une. Comme le règlement leur permet, Goberville et Lamolle disputeront également l'épreuve du pistolet 10 m, dans laquelle la première avait décroché l'argent à Londres en 2012. À 10 m, les concurrentes ont une heure et 15 minutes pour tirer 60 coups en qualifications. Les compteurs sont remis à zéro au début de la finale. Les huit meilleures commencent alors par deux séries de cinq tirs, chacune d'entre elles dans un intervalle de 250 secondes, avant d'enchaîner un maximum de quatorze tirs l'un après l'autre, dans un intervalle de 50 secondes chacun. À partir du douzième tir, la tireuse dont le score est le plus faible est éliminée, et ainsi de suite tous les deux coups jusqu'à la désignation du vainqueur. Comme pour le 25 m, on utilise les nombres entiers en qualifications (600 points au maximum) et les décimales en finale (261,6 points au maximum).

Épreuves en Extérieur : Adresse et Réflexes au Fusil

Les épreuves de tir au fusil se déroulent en extérieur et mettent à l'épreuve l'adresse et les réflexes des tireurs. L’épreuve extérieure est marquée par l’utilisation du fusil où chaque plateau touché rapporte un point au tireur. Les athlètes doivent atteindre des cibles en argile, surnommées « plateaux », projetées en l’air.

  • Fosse Olympique : Lors de l’épreuve de fosse, les six tireurs restent à un poste fixe, appelé « la planche ». Ils doivent viser des cibles aux trajectoires imprévisibles, tandis que les cinq machines situées à quinze mètres projettent des plateaux de droite à gauche.

Le tir au plateau, mode d'emploi

Comme décrit en introduction, les disciplines de tir au plateau consistent de leur côté à casser des cibles en mouvement, en argile biodégradable. Cinq athlètes vont défendre les couleurs de la France à partir de dimanche, trois en skeet (Lucie Anastassiou, Éric Delaunay et Emmanuel Petit) et deux en fosse (Carole Cormenier et Mélanie Couzy). À part Delaunay, 7e à Rio, tous participent aux Jeux pour la première fois. Même Petit (48 ans), l'aîné de la délégation.

Au skeet, les plateaux partent de deux cabanes de lancement distantes de quarante mètres, le « pull » à gauche (la plus haute) et le « mark » à droite (la plus basse), selon des trajectoires définies et constantes. C'est le tireur, muni d'un fusil, qui commande le plateau à la voix, d'un son fort et bref. Il ne dispose que d'une cartouche pour casser chaque plateau, lancé à 120 km/h dans un intervalle compris entre zéro et trois secondes, et ne peut épauler son fusil que lorsque la cible entre dans son champ de vision. Il arrive aussi qu'il doive tirer des « doublés », c'est-à-dire deux plateaux lancés simultanément de chacune des cabanes : dans ce cas, il dispose de deux cartouches. Delaunay, Anastassiou et Petit à l'entraînement au CNTS de Châteauroux-Déols le mois dernier. Les skeeteurs se déplacent sur sept postes de tir équidistants placés sur un arc de cercle, un huitième étant positionné au milieu de l'axe reliant les deux cabanes de lancement. En compétition, chaque concurrent doit tirer 125 plateaux, répartis en cinq séries de 25. À l'issue de cette phase de qualifications, qui dure deux jours, les six meilleurs entrent en finale. Le droit à l'erreur n'existe pas, ou presque : à Rio, Éric Delaunay (7e) avait échoué à se qualifier malgré un score de 121/125. 365 365 athlètes issus de 100 pays prendront part aux épreuves de tir à Tokyo, contre 390 à Rio.

Comme pour les épreuves de tir sur cibles fixes, les compteurs sont remis à zéro en finale, mais le score en qualifications permet de départager les finalistes en cas d'égalité (sauf pour les deux premiers, qui disputent en cas de besoin un barrage). La finale débute par deux doublés au poste numéro 3, un doublé au poste numéro 4 et deux nouveaux doublés au poste numéro 5, soit un total de dix plateaux. Après que les six qualifiés ont tiré vingt plateaux chacun (soit deux tours), le plus petit score est éliminé. Le schéma se répète ensuite tous les 10 plateaux (tirés sur les mêmes postes) jusqu'à la désignation du vainqueur. Les modes de qualifications et de finale sont les mêmes chez les dames que chez les hommes. Au contraire des skeeteurs, les spécialistes de la fosse olympique tirent sur des plateaux dont ils ignorent la trajectoire (gauche, droite ou centrale), lancés depuis une… fosse, c'est logique, située 15 mètres devant eux. Autres différences avec le skeet : ils partent déjà « épaulés » et ont droit à deux cartouches pour casser chaque plateau en qualifications (une seule en finale). Les tireurs occupent tour à tour cinq postes qui constituent ce qu'ils appellent la « planche ». Ils commandent eux aussi les plateaux à la voix. En compétition, la phase de qualifications fonctionne sur le même modèle que pour le skeet : 125 plateaux à tirer, répartis en cinq séries de 25 (5 par poste à chaque passage). Chez les dames comme chez les hommes, les six meilleurs tireurs entrent ensuite en finale. Les compteurs sont alors remis à zéro, mais le score en qualifications permet une fois encore de départager les athlètes en cas d'égalité (sauf pour les deux premiers, qui disputent en cas de besoin un barrage). Après une première série de 25 plateaux, le plus petit score est éliminé. S'ensuit alors une nouvelle série de 5 plateaux au terme de laquelle un nouveau concurrent quitte la compétition, et ainsi de suite jusqu'à la désignation du médaillé de bronze. Pour désigner le vainqueur, 10 plateaux de plus sont tirés par les deux derniers finalistes en lice.

Lire aussi: Qu'est-ce que le tir au pistolet ?

L'Épreuve Mixte : Collaboration et Précision en Équipe

L'épreuve mixte ajoute une dimension de collaboration aux compétitions de tir. Chaque membre de l’équipe devra tirer 40 coups en 50 minutes. Les deux membres de chaque équipe doivent tirer sur des postes adjacents, avec l’athlète homme à droite et l’athlète femme à gauche. Les postes des équipes seront alloués par tirage au sort. Les équipes d’une même nation ne doivent pas être côte à côte. Le comptage décimal est utilisé pour les disciplines à la carabine. Pour la finale, les résultats des qualifications sont remis à zéro. Pendant chaque série, les deux membres de l’équipe doivent alterner leurs tirs, l’athlète à gauche tirant le premier, l’athlète à droite tirant en second. Les équipes auront 320 secondes pour tirer 2×5 coups. Une pénalité de deux points sera appliquée au résultat d’une équipe dont les membres n’auront pas respecté l’ordre des tirs. Ensuite le départage se fait au coup par coup. Le duo d’athlètes aura 65 secondes pour effectuer chacun un tir.

Focus sur le Matériel : Carabine à Air Comprimé

Les hommes et les femmes utilisent tous deux une carabine à gaz comprimé (CO2 ou air) qui ne doit pas dépasser les 5,5 kg. Le projectile est un plomb (dit plomb diabolo) de 4,5 mm et la cible située à 10 mètres mesure 8 cm de diamètre. Le 10 est un cercle de 0,5 mm de diamètre. Malgré sa petite taille, ce rond de 0,5 mm est divisé en 10 parties, chaque dixième de partie se rapprochant du centre rapportant 0,1 point supplémentaire. La queue de détente correspond à une résistance de 100 grammes.

Format des Compétitions : Qualifications et Finales haletantes

L’épreuve olympique consiste à tirer, exclusivement debout, 60 fois en 1h15 maximum pour les hommes et 40 fois en 50 minutes pour les femmes. Les huit meilleurs se retrouvent alors qualifiés pour une finale. La finale est un format bien différent des qualifications et très télégéniques. En effet, les 8 qualifiés vont procéder à 2 séries de 5 coups qu’ils doivent effectuer au maximum en 250 secondes afin d’établir un classement. Ensuite, la finale se joue au coup par coup. Après deux coups (les 11ème et 12ème coups) de cette deuxième phase, l’athlète ayant le plus petit score est éliminé. Et ainsi de suite tous les deux coups, un athlète est éliminé jusqu’à obtenir le vainqueur de la compétition. Les athlètes ont devant eux un tableau pour voir le classement de leurs concurrents.

Le Tir à 50 mètres : Précision et Maîtrise

Pour cette autre discipline de la carabine, la distance est multipliée par cinq pour faire 50 mètres (distance identique d’un pas de tir d’un biathlète). La mouche (centre de la cible) fait 5 mm, l’ensemble de la cible 25 cm de diamètre (11,24 cm la zone noire). L’arme ne peut dépasser les 8 kg (munition 22 Long Riffle et gros calibre). Chaque anneau est divisé en 10 anneaux de taille égale et permet un départage au dixième de point prêt (comptage décimal). En phase de qualification, les hommes devront tirer 120 coups décomposés en 40 tirs couchés, 40 tirs à genoux et 40 tirs debout. Les huit meilleurs athlètes au score accèdent à la finale. La finale se compose aussi des trois positions ou l’athlète devra effectuer 15 tirs (3 séries de 5) à genou dans un délai de 3 minutes 20 par série, 15 tirs (3 séries de 5) couché dans un délai de 2 minutes 30 par série et enfin 15 tirs (3 séries de 5) debout dans un délai de 4 minutes 10 par série. La position debout est considérée par beaucoup comme la plus difficile. Un classement est établi et le départage commence à se faire sur le même principe du coup par coup. Les carabiniers et carabinières sont vêtus d’une tenue assez spécifique.

Le Pistolet : Vitesse et Précision

Pour cette distance, les armes sont des pistolets à propulsion (air ou CO2) avec un calibre de 4,5 mm. La cible est un cercle de diamètre de 5,5 cm. Le programme de l’épreuve est 60 coups en 3 passes de 20 coups. Chaque passe est subdivisée en quatre séries de cinq coups chacune. Chaque coup doit toucher la cible en face, peu importe l’endroit. Le pistolet vitesse est une épreuve comme l’indique son nom de rapidité. L’athlète a en face de lui cinq cibles qui il doit toucher en un certain temps. Chaque coup doit toucher la cible en face, peu importe l’endroit. Le temps de tir n’est pas le même pour chaque passe. Il y a quatre séries de 5 à faire en huit secondes, quatre séries de 5 à faire en six secondes et enfin quatre séries de 5 à faire en quatre secondes. La finale se passe en huit séries de cinq coups, le tout en quatre secondes.

Les Épreuves de Fusil : Fosse et Skeet

A contrario des épreuves de carabine et pistolet, les épreuves avec fusil se disputent en extérieur et sur des cibles en mouvement. Parfois appelé ball-trap, les épreuves de fusil comportent deux compétitions principales : la Fosse et le Skeet.

  • La Fosse : Appelé aussi trap ou encore tir au pigeon d’argile en référence aux premières épreuves de ball-trap, où des pigeons d’argile étaient lancés depuis des toits et tirés par un fusil de chasse. Les tireurs se placent sur un poste fixe appelé « planche » et vont devoir tirer sur des cibles mouvantes lancées par cinq machines situées à 15 mètres avec trajectoire aléatoires. Dans la Fosse il y a un cinq planches, chaque athlète se positionnent sur l’une d’entre elles, et un sixième tireur est sur une planche d’attente à côté des cinq autres. Les plateaux sont lancés de droite à gauche. Lorsque l’athlète est prêt, il épaule son arme et appelle le lancement en criant à haute voix, le fameux « pull ». Sur chaque planche, le tireur va tirer cinq plateaux, tous issus d’une des cinq machines. L’athlète à la planche suivante va faire de même et ainsi de suite. Ainsi, chaque tireur passe sur les cinq planches et tirent donc 25 plateaux en tout. La finale est une finale à 6 personnes, chaque athlète tire 25 plateaux selon la même procédure, seulement pour la phase de qualification. L’athlète occupant la 6ème place est éliminé. En cas d’égalité, l’athlète ayant la place la plus basse du classement des qualifications (numéro de dossard le plus élevé) est éliminé. Après que les 5 athlètes restant ont tiré 5 nouveaux plateaux et atteint 30 plateaux, l’athlète à la 5ème place est éliminé. En cas d’égalité, l’athlète ayant la place la plus basse du classement des qualifications (numéro de dossard le plus élevé) est éliminé. Et ainsi de suite jusqu’à avoir deux athlètes. Le choix des planches de tirs est fait par tirage au sort. Après que les 2 athlètes restant ont tiré 10 nouveaux plateaux et atteint 50 plateaux, les 1ère et 2ème places sont décidées (médailles d’or et d’argent).
  • Le Skeet : Les athlètes se déplacent sur sept postes de tir en arc de cercle pour abattre des cibles aux trajectoires prédéfinies, tirées depuis deux cabanes (une haute et une basse) distantes de 40 mètres. Le premier athlète gagne le poste 1, charge son fusil avec une cartouche, prend la position « PRÊT » et appelle clairement à haute voix, après quoi, un plateau régulier doit être lancé de la cabane haute après une période aléatoire allant de zéro à un maximum de trois secondes. Quand le résultat du tir est connu, le premier athlète reste en place, charge son fusil avec deux cartouches, adopte la position« PRÊT », appelle et tire un doublé régulier (deux cibles). Le second athlète doit faire ensuite la même chose, suivi par le troisième et ceci jusqu’à ce que tous les athlètes de la planche aient tiré la séquence demandée pour le poste 1. Le premier athlète doit ensuite gagner le poste 2 et tirer le nombre de plateaux prévu dans la séquence et le temps imparti, suivi à son tour de chacun des athlètes de la planche. La rotation continue jusqu’à ce que tous les postes soient utilisés par les athlètes de la planche. Les tireurs tirent en tout 125 plateaux. La finale se dispute à 6, Après que les 6 finalistes ont tous tirés leurs 20 plateaux, l’athlète occupant la 6ème place est éliminé. En cas d’égalité, l’athlète ayant la place la plus basse du classement des qualifications (numéro de dossard le plus élevé) est éliminé. Les 5 finalistes restants tirent à nouveau 10 plateaux chacun, avec un doublé régulier et un doublé inversé au poste 3, un doublé régulier au poste 4 et un doublé régulier et un doublé inversé au poste 5. Après ces 30 plateaux, l’athlète occupant la 5ème place est éliminé. En cas d’égalité, l’athlète ayant la place la plus basse du classement des qualifications (numéro de dossard le plus élevé) est éliminé. Pour la compétition mixte, chaque membre de l’équipe tire 75 plateaux (3 rounds de 25 plateaux) et deux finales ont lieu en fonction du classement.

Le Pistolet Vitesse : Techniques et Astuces

Dans l'épreuve de pistolet vitesse, la rapidité et la précision sont primordiales. Le tireur doit se positionner en face de la troisième cible dans le carré réglementaire. L’intérêt est de pouvoir effectuer une rotation à droite et se stabiliser sur la première cible avant de descendre le bras à la position règlementaire « Prêt » à 45° (mouvement de mise en tension du corps, facilitant la liaison verticale/horizontale nécessaire après le tir du premier coup).

Comme dans tous les tirs de vitesse, le placement de la position doit être soigné, car il détermine la capacité du tireur à remonter son pistolet vers un point précis, la première cible. Le tireur doit donc respecter la démarche de placement en s’occupant d’abord de retrouver sa position personnelle, permettant de placer le bloc du haut du corps (mire/poignet/épaule/tête), puis d’amener l’ensemble et de se stabiliser sur le point de repère décidé avec le moniteur de tir (souvent la deuxième cible), avant d’effectuer la rotation vers la première cible.

  • Rotation du corps : Le tireur doit effectuer le rattrapage de détente pendant la rotation. Le lâcher du deuxième coup se fera lors de la stabilisation dans le centre de la cible. Le tireur reproduira cette séquence spécifique sur les autres cibles, jusqu’à une sixième cible fictive.

  • Le rattrapage de la détente : Cette action technique, spécifique des tirs de vitesse rythmique (Vitesse 25 m, Standard) consiste à se mettre en capacité de tirer une seconde balle, dès qu’un premier coup est parti. Rattraper la détente signifie relâcher suffisamment la queue de détente dès la perception du premier départ, sans décoller le doigt de la queue de détente, pour ensuite revenir se poser sur le point dur et exécuter une deuxième action du doigt. Dans le cas où le doigt ne relâcherait pas assez sa pression sur la queue de détente, le tireur ne pourrait pas tirer le coup suivant à cause de l’action d’une pièce de sécurité sur l’arme (biellette séparateur).

Dates et Lieu des Épreuves à Paris 2024

Les épreuves de tir sportif se tiendront du samedi 27 juillet au 5 août au Centre national de tir de Châteauroux (Indre).

Figures emblématiques du tir sportif

Le Letton Afanasijs Kuzmins - qui a aussi représenté l'URSS - est l'une des légendes du tir. Il a disputé à 9 éditions des Jeux olympiques entre 1976 et 2012. Il a remporté 2 médailles, 1 en or et 1 en argent. Le Slovène Rajmond Debevec, lui, a pris part à 8 éditions des Jeux olympiques entre 1984 et 2012. Les États-Unis dominent largement le tir aux Jeux olympiques depuis 1896. En effet, ils ont remporté 116 médailles dont 57 en or (31 en argent et 28 en bronze). L'Union soviétique a aussi récolté beaucoup de médailles par le passé (49 médailles dont 17 en or). L'Italie (43 médailles dont 16 en or), la Suède (57 médailles dont 15 en or) ou encore la Grande-Bretagne (47 médailles dont 13 en or) ne sont pas en reste.

tags: #epreuve #tir #sportif #jo #regles

Articles populaires: