L'expression "fleur au fusil": Origines, significations et réalités historiques

L'expression "fleur au fusil" est une locution française imagée, riche en significations et en histoire. Elle évoque à la fois l'enthousiasme, l'insouciance et parfois l'illusion, et est intimement liée au contexte du début de la Première Guerre mondiale.

Origine et signification

L'origine exacte de l'expression "fleur au fusil" reste incertaine, mais l'histoire la plus répandue la relie aux scènes de liesse populaire lors de la mobilisation des troupes françaises en août 1914. Dès les premiers jours d’août 1914, les soldats défilent dans les villes pour se rendre dans les gares, d’où des trains les emmèneront au front. Sur le parcours, une foule les acclame. Des femmes, notamment à Paris, les embrassent et leur offrent des fleurs, qui finissent accrochées au fusil ou logées dans le bout du canon.

Ces fleurs symbolisaient alors l'état d'esprit dominant : une confiance naïve en une victoire rapide et facile. L'idée était que les fusils ne serviraient pas longtemps, car la guerre serait courte et la France invincible. D'autres versions suggèrent que les soldats eux-mêmes cueillaient ces fleurs, reflétant une insouciance juvénile face à la réalité de la guerre.

L’expression restera pour désigner, dans tout engagement (militaire ou autre), ce qui relève de l’assurance et de la joie, mais aussi de la vantardise et de l’illusion, de la naïveté et du déni des réalités. Partis la fleur au fusil, les poilus rencontrèrent vite la mort.

Par extension, en oubliant le côté insouciant et en mettant l'accent sur l'enthousiasme et le courage qu'il faut pour partir aussi volontairement dans un conflit, la locution a également pris le deuxième sens plus commun aujourd'hui.

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Contexte historique : le mythe de l'enthousiasme général

L'expression "aller la fleur au fusil" est intimement liée à l'ambiance qui régnait au début de la Première Guerre mondiale. Nous sommes en septembre 1914, et peu sont ceux qui imaginent que la guerre sera longue. L'écrivain Jean Galtier-Boissière avait popularisé cette formule en racontant avec entrain les premiers rassemblements des mobilisés: "Grisés par les acclamations, les soldats ne sentent pas le poids du barda; bombant le torse, cadençant le pas, ils marchent crânement; les cris de la foule bruyante, les drapeaux qui flottent à toutes les fenêtres, les fleurs bigarrées qui ornent les képis, les capotes et les fusils, donnent à ce départ un air de fête joyeuse".

L’auteur, engagé en 1911, caporal en 1914, y évoque notamment le départ de soldats loin d'imaginer le sort qui les attendait : "Dans leur riante insouciance, la plupart de mes camarades n’avaient jamais refléchi aux horreurs de la guerre. Ils ne voyaient la bataille qu’à travers des chromos patriotiques. […] Persuadés de l’écrasante supériorité de notre artillerie et de notre aviation, nous nous représentions naïvement la campagne comme une promenade militaire, une succession rapide de victoires faciles et éclatantes.

Cependant, il est important de nuancer cette vision idyllique. Les récents travaux des historiens ont montré que la réalité est bien plus nuancée. « Les soldats partent à la guerre avec des canons fleuris. Cette image est restée comme l’expression de l’enthousiasme, mais il faut le modérer. Lorsque la population voit pour la première fois les affiches, l’heure n’est pas à la fête: « Même dans les grandes villes comme Paris, cela a été le silence, comme si la foule avait été foudroyée. C’est la consternation. Les femmes pleurent. Les vieux se signent. Les jeunes sont graves. On a pu entendre dans certaines villes des "Vive la guerre" et "À bas l’Allemagne", mais c’était extrêmement rare ».

Les réservistes, après avoir consulté leur livret individuel de mobilisation, s’apprêtent à rejoindre leur régiment, si ce n’est déjà le cas. « Cette mobilisation dure 15 jours, tout le monde ne se rue pas dans les casernes. Une fois qu’on part, on a bu un petit coup. Les femmes vous embrassent, vous donnent des fleurs. On bombe le torse. On se dit qu’on va les battre et qu’on sera de retour dans quelques semaines, à l’automne au plus tard. C’est une fanfaronnade. Cette image de l’embarquement dans les gares, sous les yeux de la population, est restée, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de peur ou d’angoisse chez ces soldats qui chantent et que la nouvelle de la guerre n’a pas été reçue avec effroi », estime Jean-Yves Le Naour.

Nombre de ces hommes étaient imprégnés par l’idée de remplir leur devoir patriotique: « Aujourd’hui, on déteste tellement la guerre qu’on veut oublier des aspects de 1914. À l’époque, la guerre était encore vue comme une épopée et une aventure ».

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Mais pour Jean-Yves Le Naour, ces témoignages doivent être étudiés avec détachement. Selon lui, ces écrivains ont mis "la fleur au fusil" en avant pour mieux montrer combien la population a été aveugle. « Gabriel Chevallier dit que quand il reçoit son uniforme, il parade dans les rues de Paris, sous le regard des femmes. Il se pense séduisant. Il est heureux d’être soldat. « Dorgelès en 1914, il était réformé car il avait une mauvaise vue, mais pour lui c’était la honte de rester à l’arrière, il a fait des pieds et des mains pour s’engager. Quelques mois plus tard, il va aussi se repentir d’avoir pensé cela. Quand il parle de fleur au fusil, ce ne sont que des regrets, des remords et la détestation de cette gloire ».

Propagande et réalité choisie

Dès les premiers jours de la mobilisation en août 1914 se construit une légende, celle d’ « un départ enthousiaste » des mobilisés à la guerre, donnant l’image d’une France nationaliste et revancharde. Il s’agit d’un pur mythe : la nouvelle de la guerre est massivement acceptée avec stupéfaction et résignation dans les campagnes, les bourgades et les petites villes, où vivent alors les trois quarts des Français.

En 1914, la propagande fonctionnait à plein régime. La haine de l'allemand s'exprimait sans retenue. A Paris on a changé le nom de la rue de Berlin en rue de Liège. On a monté en épingle les commerces vandalisés dont les propriétaires étaient d'origine allemande.

Les journaux ont fait croire que cette réaction patriotique était unanimement partagée. Cette réalité choisie est celle que la presse et le pouvoir ont bien voulu faire croire et répandre pour servir des intérêts chauvins, pour envoyer les troupes vers les lignes de front comme si elles s'y rendaient de leur plein gré, avec enthousiasme.

Cette réalité fut par la suite livrée aux artistes et aux écrivains pour être éternellement célébrée car il ne fallait pas révéler les horreurs de la guerre sous peine de passer pour un traître. Nos livres d'Histoire n'ont retenu que ces images d'Epinal au service de la propagande de l'époque.

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"Poilus" et évolution de la perception

Une dernière remarque: on a commencé à parler de "poilus" quand la guerre s'est installée dans les tranchées et que les hommes se laissaient pousser la barbe. En 1914, il n'y avait pas de "poilus". Les soldats sont partis en uniforme de parade bleu à col rouge. L'expression « la fleur au fusil » est apparue au XXe siècle. Elle rappelait les militaires de la Première Guerre mondiale qui étaient insouciants et confiants en la victoire. Ceux-ci ornaient alors leur fusil de fleurs.

Le mythe du départ "la fleur au fusil"

Il y a encore quelques jours, un reportage continuait à colporter la légende des Français partis à la guerre "la fleur au fusil", images de 1914 et témoignage de Roland Dorgelès enregistré en 1965 à l'appui. Dans la réalité, ce qui nous a été montré était loin de correspondre à l'opinion majoritaire des Français telle qu'elle a pu être reconstituée par les historiens et ce qui nous a été présenté comme un départ en guerre "la fleur au fusil" n'était qu'un mouvement de surface, plutôt urbain, concernant les élites intellectuelles et des civils d'autant plus exaltés qu'ils n'étaient plus mobilisables, surtout parisien, parfois suscité par la jeunesse nationaliste proche de l'Action française et de ses Camelots du roi, aux abords de la Gare de l'Est, des casernes et des grands boulevards où quelques magasins à l'enseigne "germanique" (en fait souvent suisse ou alsacienne), ont été saccagés. Et encore, à bien observer en détail la foule des images en question, on y décèle des attitudes bien plus diverses qu'il n'y parait: certaines femmes et certains soldats ont le visage grave et sont loin d'éprouver cette ferveur patriotique , d'autres tiennent des mouchoirs à la main…

Dans d'autres villes et dans certains quartiers, notamment les quartiers ouvriers, l'ambiance fut beaucoup plus complexe et les réserves face à la guerre se sont bien plus manifestées qu'on ne le pensait jusqu'ici: « A Paris, le pavé des grands boulevards est occupé par une manifestation nationaliste le 29 juillet, mais, le 27, les pacifistes ont été aussi nombreux. Quelque 20 000 manifestants se mobilisent contre la guerre à Lyon, 10 000 à Montluçon et 5 000 à Brest. Il faut aussi comptabiliser les manifestations qui sont dispersées par la police à Reims ou Nantes ou celles qui sont simplement interdites comme à Rouen, Nîmes ou Toulouse » (in La Grande Guerre, François Cochet), et, jusqu'au 4 août, des manifestations diverses (meetings, signes d'opposition divers), ont continué à s'exprimer.

De plus, la France est à l'époque majoritairement rurale. En août 1914, on y est en pleine période des moissons et on n'a guère le temps pour se passionner pour les dernières nouvelles du monde. C'est d'ailleurs le tocsin qui avertit les ruraux et, dans une France où le son des cloches a encore une signification importante, le tocsin est d'abord et avant tout l'annonciateur d'une catastrophe: c'est dire si on est loin d'être très enthousiastes à l'idée d'une guerre, même si on s'y résigne, à la fois par obéissance au devoir, mais aussi parce que domine le sentiment d'un patriotisme défensif face à ce qui semble être une agression allemande.

D'ailleurs, le laps de temps est si court et les gens sont tellement sidérés et hébétés qu'ils n'ont pas vraiment le temps d'avoir d'autres types de réactions. Autres élements un peu oubliés aujourd'hui mais qui rendent compte d'une attitude bien plus ambivalente des Français face à la guerre, c'est la véritable panique qui s'empare des épargnants qui n'hésitent pas à effectuer des retraits bancaires massifs de leur compte, les motifs d'un certain nombre de procès à la réouverture des tribunaux en septembre (cris séditieux, propos appelant à la désertion, …) et l'aptitude particulière de certains commmerçants ou simples Français à tirer parti de tout et donc à vendre certaines denrées à des prix soudain prohibitifs, y compris aux soldats… Pas très "patriotique" tout cela !

En réalité, la guerre, en 1914, sembla bien plus acceptée par résignation que par réel enthousiasme, loin du cliché du départ "la fleur au fusil" et surtout parce que, soldats comme généraux, tous étaient convaincus, pour des raisons parfois opposées, que la guerre serait courte.

Les fleurs, symboles de mémoire et de paix

Grandes oubliées de la guerre, de nombreuses fleurs sont associées dans le monde entier aux combats de la Première Guerre mondiale. Dès le début de la Grande Guerre sont aménagés, dans la proximité immédiate des zones de combat, des cimetières provisoires dont les tombes se fleurissent spontanément, ce qui retient l’attention de certains combattants. En 1915, en Flandre, la floraison de coquelicots inspire au lieutenant-colonel canadien John McCrae le poème In Flander Fields, qui érige le poppy en symbole du sang versé par les hommes tombés au champ d’honneur.

Le bleuet

Le bleuet des champs ou bleuet des moissons (Centaurea cyanus) va devenir en France, pendant la Grande Guerre, un symbole d’aide aux combattants. En France, les survivants de la première année du conflit appellent les recrues de la classe 1915 les bleuets. Si ce surnom s’explique par le port du nouvel uniforme bleu horizon, il est également choisi parce que cette fleur bleue, tout comme le coquelicot, continue de pousser sur les champs de bataille. Deux infirmières des Armées, Suzanne Lenhard et Charlotte Malleterre-Niox, exerçant aux Invalides pendant le conflit, imaginent alors de vendre des petites fleurs fabriquées par des soldats blessés ou mutilés. En 1920, Louis Fontenaille, président des Mutilés de France, choisit le bleuet comme symbole des Morts pour la France. Le 11 novembre 1934, plus de 128 000 fleurs artificielles sont vendues sur la voie publique.

Le coquelicot

“In Flanders fields the poppies blow/between the crosses, row on row…” (Dans les champs de Flandre, les coquelicots éclosent entre les croix, rang après rang…) C’est un poème écrit par un soldat canadien, John McCrae, rédigé après la mort de son camarade Alexis Helmer, à Ypres, en 1915, qui va faire du pavot la fleur associée à la mémoire de ceux morts à la guerre. Publié la même année dans l’hebdomadaire satirique anglais Punch, le texte est remarqué trois ans plus tard par une infirmière américaine, Moina Belle Michael, qui convainc la National American Legion et la Royal British Legion de faire de Papaver rhoeas l’image du Souvenir.

D’abord mobilisé dans le cadre d’initiatives individuelles et privées, le coquelicot s’institutionnalise après 1920 en Grande-Bretagne : le maréchal Douglas Haig organise en 1921 un British Poppy Day Appeal afin de récolter des fonds destinés aux anciens combattants invalides et sans ressources. Rapidement étendue aux autres nations du Commonwealth, la pratique transforme le jour de l’armistice en Poppy Day, où de très nombreux Britannique…

Autres usages et symbolismes des fleurs dans les conflits

La révolution des Œillets au Portugal

Un autre exemple frappant de l'utilisation de fleurs dans un contexte de conflit est la Révolution des Œillets au Portugal. Épisode marquant de l’histoire du Portugal, ce que l’on appelle la révolution des Œillets vint signifier le passage à la démocratie pour le pays.

La révolution des Œillets est ainsi le nom donné à l’opération militaire qui permit de rétablir la démocratie au Portugal, alors en proie à une dictature depuis près de 48 années. En l’espace d’une seule journée, sans effusion de sang, de jeunes officiers, las de l’austérité instaurée par la dictature d’alors et des guerres meurtrières menées par le Portugal pour maintenir ses colonies en place, renversèrent le régime autoritaire en place. Une organisation secrète se constituera en amont par les militaires pour réaliser ce coup d’État historique : le MFA (Mouvement des Forces armées).

Le 25 avril 1974, l’insurrection est déclenchée. Le signe de ralliement des membres participant à l’opération, soit les jeunes officiers du MFA, était justement un œillet rouge, placé au niveau de la boutonnière. Certains racontent que ces fleurs alors de saison ont été offertes aux soldats par une vendeuse de la grande avenue de Lisbonne. Cet œillet rouge fut ensuite introduit dans le canon de leurs armes, et c’est « la fleur au fusil » dans son sens le plus littéral que ces militaires mirent fin de manière pacifique à ce régime autoritaire qui gouvernait le Portugal depuis plusieurs décennies déjà. L’œillet rouge symbolisa cette insurrection militaire et la libération du pays, cet événement majeur portera ensuite le nom de cette fleur devenue emblématique pour le Portugal. Le lendemain de ce coup d’État, le journal parisien Le Monde titrait d’ailleurs en première page : « La révolution des Œillets triomphe au Portugal ! »

En 1974, Marcelo Caetano est à la tête de la présidence du Conseil portugais. Celui-ci poursuit en effet depuis 1968 la politique autocratique de son prédécesseur, le tristement célèbre Salazar qui gouvernait le pays depuis 1932. La maladie écarta Salazar du pouvoir en septembre 1968, mais le flambeau de la dictature qu’il avait instaurée depuis plusieurs décennies fut repris sans difficulté par Caetano, qui était ainsi la personnalité politique au pouvoir en place lors de la révolution des Œillets.

Le salazarisme marqua en effet l’histoire du peuple portugais qui a subi pendant plusieurs décennies le poids de cette dictature. Les esquisses de ce qui sera une des dictatures les plus longues d’Europe démarrent le 28 mai 1926, à la suite d’un coup d’État qui mit fin à la première République du Portugal, instaurée 16 ans plus tôt. La lutte des classes, la paupérisation d’une partie de la population et les guerres intestines au sein des différents courants politiques de l’époque donnèrent en effet lieu à de multiples conflits au sein de la société portugaise. Plusieurs mouvements de rébellion agitent en effet le pays depuis l’avènement de cette République, et ce coup d’État permit l’ascension de Salazar, qui entra alors dans la vie politique portugaise en tant que ministre des Finances. Son intelligence et sa finesse tactique lui permirent quelques années plus tard de réaliser des ententes politiques stratégiques qui marquèrent le début de sa dictature. La révolution des Œillets mit fin à cette dictature.

"Flower Power" et résistance pacifique

Prise en octobre 1967, l’image, parfaitement composée par le photographe Marc Riboud, montre une adolescente de 17 ans tenir tête à une armée de soldats. Le samedi 21 octobre 1967, Jan Rose Kasmir décide de ne pas faire la grasse matinée. Ce jour-là, la jeune fille de 17 ans se rend plutôt à la grande marche organisée en protestation de la guerre du Vietnam. La lycéenne rejoint le cortège d’une centaine de milliers de personnes qui s’élance du mémorial de Lincoln jusqu’au Pentagone, à Washington D.C. Sur le parking de ce bâtiment symbolisant la Défense états-unienne, la foule nombreuse revendique la paix, en réaction directe au sang versé depuis plus de 13 ans par l’armée états-unienne au Vietnam.

Face aux rangées de soldats et leurs armes pointées vers l’avant, les pacifistes ne se démontent pas, brandissent des fleurs et soutiennent le regard des militaires. C’est le cas de Jan Rose Kasmir, qui s’avance vers les baïonnettes tendues et place, face à son visage, un chrysanthème - une fleur symbolisant la mort en France. L’instant, immortalisé par le photographe français Marc Riboud, devient un des symboles de cette contestation pacifique qui grandit outre-Atlantique. Cette opposition entre deux États-Unis est magistralement représentée par une composition symétrique, où les lignes de fuite marquées par les baïonnettes convergent vers la fleur. En 1969, la photographie fait la une d’une édition spéciale du magazine Look, et fait ensuite le tour du monde. Devenue un symbole de cette jeunesse pacifique, Jan Rose Kasmir a rapporté a posteriori les sentiments d’effroi et d’incompréhension - plus que de peur - qui l’ont traversée à ce moment-là.

Lors de cette même journée, une image intitulée « Flower Power« , prise par le photographe Bernie Boston, est également devenue un symbole de la résistance pacifique - jusqu’à être nommée pour un Prix Pulitzer la même année. On y voit le jeune George Harris insérer des fleurs dans le canon de fusils.

Le temps passant, Jan Rose Kasmir n’a rien perdu de son militantisme et continue de courir les manifestations.

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