L'histoire des fusils de chasse de Brescia, Italie : Beretta, Fabarm et Ivo Fabbri

La région de Brescia, en Italie, est reconnue depuis des siècles comme un centre névralgique de la fabrication d'armes à feu, avec une tradition armurière qui a engendré des entreprises de renommée mondiale. Cet article explore l'histoire et les réalisations de trois fabricants emblématiques de Brescia : Beretta, Fabarm et Ivo Fabbri.

Beretta : Une tradition séculaire

La Fabbrica d’Armi Pietro Beretta S.p.A., plus connue sous le nom de Beretta, est l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses manufactures d’armes à feu au monde. Fondée en 1526, Beretta incarne depuis des générations la qualité, l’innovation et la tradition.

L’histoire de Beretta commence avec Bartolomeo Beretta, un maître armurier originaire de la ville de Brescia, en Italie. En 1526, Bartolomeo ouvre son atelier d’armurerie à Gardone Val Trompia, une petite ville située dans la région des Alpes italiennes. C'est ici que sont conservés tous les «vieux papiers» de la famille, tel ce document sur lequel figure une commande de canons pour arquebuses passée, en 1526, par la République de Venise.

Au fil des décennies et des siècles, les armuriers Beretta se sont distingués par leur engagement envers la qualité, l’innovation et l’artisanat. La famille Beretta a suivi une tradition d’excellence qui a été transmise de génération en génération. L’un des jalons importants dans l’histoire de Beretta a été l’invention du système à platine latérale, une innovation qui a grandement amélioré la fiabilité des armes à feu à percussion.

Au XIXe siècle, Beretta a commencé à produire des armes pour les marchés internationaux, exportant ses produits vers l’Europe, les Amériques et d’autres régions du monde. Au XXe siècle, Beretta a joué un rôle clé pendant les deux guerres mondiales en fournissant des armes légères aux forces armées italiennes et alliées.

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Après la Seconde Guerre mondiale, Beretta a traversé une période difficile, mais la famille Beretta a su mener une renaissance de la marque. Sous la direction de Ugo Gussalli Beretta, la société a modernisé ses installations de production, amélioré sa gestion et diversifié sa gamme de produits pour inclure des armes de poing, des fusils de chasse, des carabines de précision et des armes tactiques.

Aujourd’hui, Beretta est une marque de renommée mondiale, reconnue pour sa qualité, son design élégant et son engagement envers l’innovation. Les armes Beretta sont utilisées par les forces armées, les forces de l’ordre et les tireurs sportifs du monde entier. Beretta n’est pas seulement une entreprise d’armurerie, mais aussi une marque de style de vie qui englobe la chasse, le tir sportif et le plein air.

Beretta travaille notamment pour la gendarmerie française. «Une victoire en France constituerait une excellente référence pour notre maison. Elle s'inscrirait dans la continuité de notre relation de confiance avec la France. Et ce marché nous permettrait de développer Humbert, notre filiale française», déclare Pietro Beretta, PDG du groupe éponyme, au Figaro.

Chasseur émérite, amoureux de la France où il se rend très souvent, le PDG reçoit dans le bureau de ses ancêtres, au premier étage de la villa familiale au style gothico-médiévalo romain. Construite dans les années folles, elle est à la fois lieu d'histoire, musée et siège social du leader mondial des armes de chasse, de compétition et des fusils pour les armées et les forces de l'ordre.

À 1 h 30 en voiture de Milan, l'usine est nichée à Gardone Val Trompia, petite ville d'une vallée encaissée de la province de la Brescia. Dominées par les montagnes, entourées par les bois, alimentées par trois grands lacs, une centaine d'entreprises s'alignent les unes à côté des autres. Ici, on est dans l'armement de père en fils. Depuis toujours.

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C'est sous l'impulsion des Doges de Venise que s'est créé le «Saint-Étienne italien». Les installations industrielles se sont déployées de part et d'autre de la vallée, traversant la rivière Mella, se rehaussant pour échapper aux inondations et s'engouffrant dans la montagne où des tunnels ont été creusés au début de la Seconde Guerre mondiale pour installer des ateliers de fabrication de munitions et mitrailleuses pour les troupes de Mussolini. Aujourd'hui, ces tunnels ont été aménagés pour tester des armes.

La société italienne espère gagner la compétition avec l'ARX 160, un fusil d'assaut de nouvelle génération, léger (3 kg) et modulable. «C'est une arme intelligente qui s'adapte aux différentes missions, infanterie, forces spéciales, combat rapproché et qui peut passer du calibre 5,56 normes Otan au 7,62 qui est celui de la kalachnikov», explique Carlo Ferlito.

Autre point fort, des «coûts de maintenance bas» et une arme qui est «combat proven». Enfin, Beretta estime avoir un atout maître dans sa manche. Il est le seul à être présent en France via Humbert, son distributeur depuis 1967, qu'il a racheté en 2001. Beretta compte lui confier le maintien en condition opérationnelle (MCO) de l'ARX français s'il gagne le marché.

«Le MCO représente du travail pour trente-cinq ans. En étant présents en France, nous sommes à même de réagir très vite aux demandes de l'armée française. Et il n'y a pas besoin de demander des autorisations d'exportation des armes auprès des autorités italiennes pour qu'elles soient entretenues en Italie. Et au final, le MCO créera des emplois en France», développe Pierrick Mazodier, directeur général de Humbert dont l'activité génère 500 emplois dans le bassin de Saint-Étienne, notamment via ses 90 sous-traitants. «Mon objectif, c'est de ramener une activité d'arme légère dans la région», ajoute le directeur général d'Humbert. «Nous avons les capacités industrielles nécessaires pour fabriquer l'ARX 160 pour l'armée française en Italie.

Fabarm : Innovation et modernité

Fondée vers 1900, Fabarm descend d’une grande dynastie de Brescia, la famille Galesi. Le nom FABARM tiré de FABBRICA BRESCIANA DI ARMI signifie littéralement Fabrique d’armes de Brescia. Durant les premières décennies du 20ème siècle, la production était uniquement composée de fusils juxtaposés et de pistolets.

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C’est après la fin de la deuxième Guerre mondiale, que les fusils superposés font leur apparition. Puis au milieu des années 50, Fabarm lance la production des carabines à air comprimé et d’armes en Cal. La décennie 70 confirme la dimension industrielle de FABARM avec un élargissement de la gamme : Aux fusils superposés de compétition dont le fer de lance était le STL, gagnant de plusieurs championnats du monde, aux fusils juxtaposés à 4 crochets, référence mondiale quant au tir aux pigeons vivants, s’ajoutent alors des fusils à pompe et surtout le fusil semi-automatique ELLEGI à emprunt de gaz.

En 1976 le nom de la société Luciano Galesi est définitivement abandonné pour laisser place au seul nom FABARM, la marque volera désormais de ses propres ailes. C’est aussi à cette période, trois années plus tard en 1979 que FABARM change d’actionnaire avec le retrait de Luciano Galesi. Le nouveau propriétaire, jeune et brillant directeur marketing de la plus grande marque concurrente Italienne de l’époque comprend alors immédiatement autant le formidable potentiel de cette entreprise que la mutation qui s’opère sur les marchés s’orientant vers une consommation de masse.

Il forme alors un pôle d’actionnaires, organise quelques années plus tard le déménagement de l’entreprise de Brescia intra-muros vers de vastes et modernes bâtiments à Travagliato ( ville à quelques kilomètres de BRESCIA ) et conduit un développement international impressionnant de l’entreprise, des USA aux pays Scandinaves, avec toujours l’ Europe comme cœur de cible. La gamme s’articule alors autour d’armes semi-automatiques, de fusils à pompe, et de fusils basculants. C’est aussi la période d’accords commerciaux avec de très grandes sociétés de distribution permettant de vendre plus de 3000 armes FABARM par mois. Investissements massifs dans la capacité productive, logique industrielle, participation aux premiers salons internationaux de l’armement, on assiste à la naissance du marketing moderne. FABARM y excelle !

Fabarm a parfaitement su gérer et anticiper le virage des années 2000 en investissant massivement dans les ressources humaines, place la recherche et le développement au centre de sa politique produits. Le nouveau millénaire correspond à un 3ème souffle, Fabarm dépose des brevets importants pour le futur de la marque (canon TRIBORE ; piston PULSE ; chokes HP ; fusil AXIS etc..). L’activité commerciale de l’entreprise est réalisée en partenariat avec plus de 700 armuriers sur tout le territoire dont une centaine de points EXPERT FABARM. L’extension de garantie se décline sur l’ensemble de la gamme FABARM, y compris les armes de sport.

FABARM dépose des brevets qui s’avèreront très importants pour le futur de la marque (canon TRIBORE, piston PULSE etc …) c’est aussi la reconnaissance du design FABARM, moderne, tendu, innovant mais sans provocation qui crée une vraie identité FABARM. Les formes traditionnelles s’effacent au profit de lignes audacieuses, les gravures dorénavant majoritairement faites au laser permettent de motifs innovants. FABARM est aussi en pointe en matière de traitement de surface, avec l’emploi du révolutionnaire procédé PVD au Titane et Zirconium.

Voici quelques exemples de fusils Fabarm :

  • Fusil superposé ELOS A2 Classic Field Gold Cal.
  • Fusil à pompe SDASS 2 Chasse Composite Cal.
  • Fusil de chasse semi-automatique XLR AB Cal.
  • Carabine express ASPER 2 Classic Gold Light Cal.

La ligne ELOS N2 sort des sentiers battus avec un style innovant. La finition noire mat met en avant la gravure moderne et minimaliste. Armes éprouvées à 1630 BAR. La gamme AXIS S&H possède un canon allégé et une crosse étudiée pour le parcours de chasse mais aussi pour la chasse aux gibiers d'eau. Les fusils à pompe Martial possède un canon rayé. Les fusils à pompe STF/12 repose sur un fusil entièrement modulaire dont la plateforme centrale autorise la modification de la longueur de l'arme, crosse etc.

En 2005 FABARM lance sur le marché le nouveau canon TRIBORE HP qui est le premier canon utilisant des chokes amovibles INNER HP d’une longueur de 82 mm et possédant un profil hyperbolique en lieu et place des cônes rectilignes fabriqués alors par l’ensemble de la concurrence. L’année 2008 marque l’arrivée dans de nombreux pays Européens de la réglementation sur les cartouches dites « non-toxiques », faites majoritairement à partir de billes d’acier. Les contraintes mécaniques générées par ces cartouches «steel-shot » sont pour FABARM avec le profil de canon TRIBORE HP une formidable opportunité pour distancer ses concurrents. Les chokes hyperboliques lancés par la marque trois années plus tôt (INNER HP et EXIS HP) sont ainsi les seuls chokes permettant de tirer des cartouches «acier hautes performances » dans des chokes supérieurs au ½ choke, et ce y compris jusqu’au full choke.

2008 marque aussi l’entrée en vigueur pour toutes les armes FABARM de nouvelle génération d’un test exclusif réalisé par le Banc C.I.P. Le lancement du fusil XLR 5 au début de l’année 2008, XLR signifiant « tir à très longue distance » résume à lui seul le positionnement de leader de FABARM quant aux armes pour qui recherche une utilisation intensive, avec des cartouches lourdement chargées, y compris au substituts de plomb.

En Janvier 2011 un des deux actionnaires de FABARM S.p.A. se retire après 31 ans et choisit l’intégration dans la société de CAESAR GUERINI, entreprise née à la fin des années 90 d’un partenariat avec FABARM. Cette entrée dans l’actionnariat permet de renforcer et de sécuriser les nombreuses synergies productives et industrielles que ces 2 marques ont développées ensemble depuis une douzaine d’années. Ce fusil se caractérise par un niveau de technicité encore jamais atteint pour un fusil semi-automatique destiné aux disciplines sporting ou trap. Le XLR 5 VELOCITY se dote ainsi d’une bande en Ergal réglable en hauteur afin de choisir le point d’impact de l’arme, d’une détente réglable quant à sa position, d’une crosse avec un busc réglable. Le fusil est ainsi stable et rapide, précis, extrêmement confortable.

L’année 2014 marque une nouvelle étape dans le développement de FABARM avec la création de la division FABARM PROFESSIONAL. Acteur Européen de tout premier plan depuis plus de 30 ans quant à la production de fusils à pompe (MARTIAL ; SDASS) FABARM, au travers de cette nouvelle division, s’adresse plus spécifiquement aux forces spéciales, aux militaires, aux unités de maintien de l’ordre et à tous les opérateurs les plus exigeants. Avec le fusil STF/12 au cœur de cette entité FABARM PROFESSIONAL, c’est une toute nouvelle interprétation des armes à pompe qui est proposée. Les critères clés sont ainsi modularité, adaptabilité, précision, prédisposition à l’usage d’accessoires périphériques (viseurs, torches, laser etc … ). Le succès est immédiat, le STF/12 s’impose au fil des mois comme le fusil à pompe de pointe qui devient utilisé par un nombre sans cesse croissant d’opérateurs sur le segment du maintien de l’ordre et des forces spéciales. En Décembre 2015, le deuxième actionnaire historique de FABARM S.p.A. se retire, permettant à CAESAR GUERINI de devenir l’unique nouvel actionnaire. La consolidation de ce nouveau groupe renforce la synergie commerciale avec notamment une présence forte sur le marché Américain au travers de la structure FABARM USA basée dans le Maryland.

Ivo Fabbri : L'artisanat d'exception

Ivo Fabbri est aux armes de chasse ou de ball-trap ce que Stradivarius est à la musique , a écrit American Hunter , la bible américaine de la chasse. Steven Spielberg, Eric Clapton, Tom Siebel ou Francis Ford Coppola ne font parler la poudre qu'avec des Ivo Fabbri. Un privilège réservé à quelques happy few car, tels les créateurs de haute couture, Ivo Fabbri ne produit qu'une trentaine de fusils - uniquement des superposés réalisés sur mesure - par an. La liste d'attente est de quatre ans et chaque pièce coûte de… 130 000 à 200 000 euros.

C'est un bâtiment industriel coincé entre deux supermarchés à Nave, une banlieue sinistre de Brescia. Il n'est pourtant pas rare d'y voir arriver un cortège de voitures escortées par la police. L'hôte de marque, qui a fait plusieurs fois le déplacement depuis Madrid, n'est autre que le roi Juan Carlos, venu compléter sa collection de fusils Ivo Fabbri.

Equerres, pied à coulisse, croquis au crayon sur du papier millimétré, vis et éléments de mécanisme éparpillés partout sur sa table de travail : la pièce où Ivo Fabbri reçoit tient davantage de l'atelier que du bureau de PDG. A 82 ans, le chapeau vissé sur la tête, un gros chandail sous la veste, le fondateur de l'entreprise continue de jouer au Géo Trouvetou. " Il nous invente sans arrêt quelque chose , raconte son petit-fils, Ivo junior. Notre bureau d'études n'arrive pas à suivre le rythme de ses intuitions. Et c'est comme ça depuis cinquante ans.

Terre de chasse, la Val Trompia, qui commence à la sortie de Brescia, est le district transalpin des armes abritant la fameuse entreprise Beretta. " Les armes sont dans notre mentalité, notre culture, notre ADN " , explique Tullio Fabbri, le fil d'Ivo, qui dirige aujourd'hui la société. Ainsi, lorsque dans les années 60 Ivo Fabbri, alors ouvrier chez Fiat, veut un fusil, il ne se rend pas chez l'armurier du coin mais chez un forgeron. " Mon premier fusil, je l'ai fait pour moi. Le second, il a gagné les Jeux olympiques " , confie avec fierté le patriarche.

Fanfaronnade ? A peine. Car, en 1963, Ivo Fabbri s'associe à Daniele Perazzi. Et, dès 1964, aux Jeux olympiques de Tokyo, c'est avec un Fabbri-Perazzi MX8, une arme devenue légendaire depuis, qu'Ennio Mattarelli gagne la médaille d'or de ball-trap. Les chemins des deux wonder-boys de la gâchette se séparent pourtant après ce coup d'éclat. Ivo Fabbri, lui, se lance dans la quête… du fusil parfait. " Mon père s'est donné comme objectif la qualité, sans fixer de limites aux coûts, explique Tullio Fabbri.

Le choix n'oppose pourtant pas artisanat de précision et industrie. De nombreux armuriers artisans ne sont en fait que des assembleurs. Nous, nous fabriquons entièrement et une à une chacune des 256 pièces qui composent un fusil. Et, pour les façonner, nous avons besoin d'une culture industrielle de pointe. Perfection. Ainsi, pour le canon, qui est au fusil ce que le moteur est à la voiture, Fabbri fut le premier à utiliser l'acier inox, puis le titane ou encore la soudure au laser. Autant d'innovations qui ont permis de gagner 500 grammes sur le poids d'un fusil. Toutefois, chaque canon est encore " redressé " à la main. " Un fusil fin est un mélange de technologie et de détails intuitifs , confie l'armurier de Nave. Il doit y avoir entre l'arme et son propriétaire quelque chose qui est du domaine du feeling et ne peut être résumé par des équations de balistique.

Cela explique, outre l'épaisseur du carnet de commandes, la lenteur de la gestation de chaque arme. Tullio Fabbri vole aux quatre coins du monde pour " confesser " chacun de ses clients avant de commencer la fabrication de l'arme de leurs rêves. Chacune des pièces, jusqu'à la plus microscopique vis, est alors conçue et réalisée en fonction de l'arme et 1 500 opérations sont nécessaires pour faire naître un Ivo Fabbri. Fusil après fusil, chaque détail est travaillé, réinventé ou amélioré dans une recherche permanente de la perfection. Il n'existe pas deux Ivo Fabbri semblables, mais tous sont capables de tirer plusieurs centaines de milliers de cartouches sans révision.

L'esthétique n'échappe pas à ce soin. Des milliers de pièces de noyer sont conservées dans une chambre réfrigérée pour assortir teinte et veinure de la crosse et du fût. Un casse-tête lorsqu'il faut décliner exactement le même aspect pour une paire ou une triplette. Certains clients optent pour un look brut… ce qui revient à rouler dans une Ferrari carrossée par Solex. Mais la majorité d'entre eux donnent libre cours à leur imagination ou à leur vanité. Ainsi, Steven Spielberg, client d'Ivo Fabbri depuis les années 90, a fait graver sur les platines de ses fusils les dinosaures de " Jurassic Park ", des scènes de la Seconde Guerre mondiale inspirées par " Il faut sauver le soldat Ryan " et son prochain joujou en titane sera à l'effigie d'Abraham Lincoln.

Comme pour des vêtements de haute couture, les clients sont invités à des séances d'essayage de leurs armes pour en peaufiner réglages et finitions. Un service sur mesure qui fait des possesseurs de fusils Ivo Fabbri les membres d'un club très sélect. Les collectionneurs - certains en possèdent plusieurs dizaines - se connaissent entre eux. Les armes sont régulièrement renvoyées à Brescia pour y être contrôlées et révisées. C'est aussi un investissement, car les cours de l'occasion ne cessent de grimper. Et la crise ? Elle n'a pas effleuré l'entreprise. " Pour être honnête, la majorité de nos clients sont au-delà des aléas de la crise. Et si nous avons eu quelques défections, elles nous ont permis de réduire la liste d'attente. " Une aubaine pour s'offrir une triplette d'Ivo Fabbri…

Autres fabricants d'armes italiens

Outre les trois principaux fabricants mentionnés ci-dessus, d'autres entreprises ont contribué à l'histoire de la fabrication d'armes à Brescia et en Italie :

  • Breda: Les fusils de chasse Breda ont leurs racines dans l’un des groupes industriels les plus renommés du XXe siècle en Italie.
  • Rizzini: Au coeur de la vallée de Brescia, région emblématique de l'armurerie italienne, Rizzini incarne l'équilibre parfait entre tradition et modernité.
  • Divers armuriers artisanaux : La région de Brescia abrite également de nombreux armuriers artisanaux, dont certains ne sont en fait que des assembleurs, tandis que d'autres fabriquent entièrement leurs armes.

Les armes italiennes pendant la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Italie utilisait un armement d'une qualité moyenne, qui avait peu évolué depuis la Première Guerre mondiale. Parmi les armes utilisées par les troupes italiennes, on peut citer :

  • Fusil Carcano Modèle 1891: Apparu en 1891, ce fusil était d’un calibre 6.5x52 mm.
  • Pistolets-Mitrailleurs Beretta Modèle 1938: En 1938, l’armée italienne adopte le nouveau pistolet-mitrailleur mais elle va rapidement souhaiter simplifier sa production.
  • Pistola automatica Beretta mod.34 et 35: Le Pistolet Beretta (19)34 arma l'armée de terre italienne, de 1934 à 1980. Cette arme de poing tirait du 9mm court.
  • Mitragliatrice Breda mod.37: Mise à l'étude dès 1933, la mitrailleuse lourde Breda 37 de 8 mm ne fut adoptée qu'en 1937 pour remplacer progressivement la Fiat mod.14/35.
  • Fucile mitragliatore Breda mod.30: Le fusil mitrailleur Breda mod.30 dérivait directement du Breda mod.29, qui était lui-même une variante du modèle 5C monté sur trépied.
  • Mortaio Brixia da 45 mod.35: Désirant disposer d'une arme de soutient direct à l'infanterie lors des derniers 200 m séparant les fantassins de leur objectif, le Regio Esercito décida d'adopter le mortier Brixia de 45 mm en 1935, juste avant la campagne éthiopienne qui servit de banc d'essai à cette arme.
  • Mortaio da 81 mod.35: Ce mortier était à l'origine le Stokes-Brandt modèle 27/31 français construit sous licence en Italie par CEMSA et l'arsenal de Piacenza entre 1935 et 1944.

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