Jeux NES Compatibles Light Gun : Exploration d'un Genre Rétro

Le jeu de tir au pistolet optique, ou "light gun shooter," a connu une évolution considérable, de ses origines dans les années 1930 à son intégration dans les consoles de jeu modernes. Sur NES, ce genre a marqué les esprits, notamment grâce à des titres emblématiques et des accessoires dédiés. Cet article explore l'univers des jeux NES compatibles avec les pistolets optiques, en mettant en lumière les titres phares, les technologies utilisées et l'évolution du genre.

Les Précurseurs du Genre Light Gun

Avant l'ère NES, les jeux de tir utilisaient déjà des systèmes de simulation.

  • Wild Gunman (1974): Ce jeu d'arcade de simulation, sorti au Japon, proposait une expérience de tir rudimentaire.
  • Shooting Trainer (1975): Un autre jeu d'arcade japonais de simulation de tir.
  • Bank Panic (1984): Jeu de tir sorti en France, disponible sur Arcade, SG-1000 et Master System.

L'Âge d'Or des Jeux NES au Pistolet Optique

La console NES a popularisé le genre light gun auprès du grand public, notamment grâce à :

  • Duck Hunt (1984): Sorti en France le 15 août 1987, Duck Hunt est LE jeu de tir emblématique de la NES. Le principe est simple : des canards apparaissent à l'écran, et le joueur doit les abattre à l'aide du NES Zapper. Le jeu propose également un mode "pigeons d'argile".
  • Hogan's Alley: Dans ce jeu, le joueur doit abattre des bandits tout en évitant de tirer sur des innocents. Un jeu américain dans le même style que Wild Gunman.
  • Wild Gunman: Dans ce jeu, le joueur doit descendre des mecs dans un saloon.
  • Gumshoe (1988): Un jeu de tir sorti en France.
  • Operation Wolf (1987): Sorti en France en octobre 1987. Voici un des trois jeux Pal-B compatible Zapper sans que celui-ci soit indispensable.
  • Barker Bill's Trick Shooting: Un jeu qui propose plusieurs petits jeux mettant en scène Mario.

Ces jeux utilisaient le NES Zapper, un pistolet en plastique qui permettait de viser et de tirer sur l'écran de télévision. Le Zapper exploitait la technologie des écrans cathodiques (CRT) pour détecter la position du tir.

Fonctionnement du Light Gun sur Écrans CRT

Les light guns utilisaient le balayage (affichage ligne par ligne) des écrans CRT pour fonctionner.

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Autres Jeux Compatibles Light Gun sur NES

D'autres titres, moins connus mais tout aussi intéressants, ont également exploité le NES Zapper :

  • Baby Boomer: Un jeu non officiel signé Color Dreams. Le joueur doit protéger en tirant avec le zapper sur tout ce qui peut entraver son chemin.
  • Chiller: Un jeu pirate. Chiller est à l'origine un jeu d'arcade, revisité ici sur la NES.
  • Laser Invasion: Jeu américain jamais sorti en Europe.
  • Shooting Range: Une cartouche proposant quatre jeux.
  • The Adventures of Bayou Billy: Voici un des trois jeux Pal-B compatible Zapper sans que celui-ci soit indispensable.
  • Track & Field II: Voici un des trois jeux Pal-B compatible Zapper sans que celui-ci soit indispensable.

L'Ère Arcade et l'Évolution du Genre

Le genre light gun shooter a également connu un essor important dans les salles d'arcade, avec des titres qui ont repoussé les limites de la technologie et de l'immersion.

  • Virtua Cop (1994): Sorti sur le système Model 2 de SEGA, Virtua Cop a introduit la 3D texturée dans le genre, offrant une expérience de jeu plus immersive. Le jeu a été un succès instantané dans les salles d'arcade du monde entier, notamment en France, où les joueurs faisaient la queue pour tester cette nouvelle expérience de jeu. Le prix d’une partie de Virtua Cop était généralement de 5 francs, soit environ 0,76 euro à l’époque de l’introduction de l’euro en 2002.
  • Time Crisis (1995): Développé par Namco, Time Crisis a introduit un mécanisme de jeu novateur permettant aux joueurs de se cacher derrière des obstacles pour éviter les tirs ennemis, ajoutant une dimension stratégique au gameplay. Le prix d’une partie de Time Crisis était similaire à celui de Virtua Cop, généralement autour de 5 francs par crédit.

L'Impact des Jeux Non-Licenciés et des Clones

L'histoire de la NES est également marquée par la présence de jeux non-licenciés et de consoles clones, qui ont tenté de contourner les restrictions imposées par Nintendo.

Le Verrouillage 10NES et les Éditeurs Tiers

Nintendo imposait des règles strictes sur les softs développés afin d’assurer une production d’une certaine qualité pour éviter de voir sur sa machine trop de jeux merdiques, ce qui avait, entre autres, causé le krach du jeu vidéo de 1983. Il était très compliqué d’obtenir une licence Nintendo pour un éditeur tiers à l’époque car Nintendo avait une politique très restrictive sur le nombre de jeux tiers à sortir sur sa console. Les sorties tiers étaient limitées à 5 jeux par an, ce qui est évidemment très peu par rapport au nombre de jeux développés par Nintendo. Il fallait aussi commander auprès de Nintendo les cartouches ou encore les emballages. Nintendo décidait de tout à l’époque concernant les jeux licenciés sur sa console phare : prix de vente, nombre de cartouches fabriquées pour chaque jeu, obligation d’exclusivité sur une certaine durée … Bref, Nintendo était (et est toujours) un as de la manipulation.

De nombreuses sociétés de développement ont donc tenté de contourner cette protection pour éviter de payer des royalties à Nintendo. Attention, jeu non-licencié ne veut pas forcément dire jeu pirate, c’est à dire dont le contenu a été utilisé sans droit.

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Quelques Acteurs du Marché Non-Licencié

  • Tengen: Filiale d’Atari Games créée en 1987 aux États-Unis, Tengen a tenté de s’affranchir de la licence Nintendo en contournant le système de verrouillage.
  • Ms. Sachen: Société taïwanaise connue pour ses portages non autorisés et ses "emprunts" de gameplay.
  • Color Dreams: Société américaine connue pour la publication de jeux de qualité médiocre.
  • HES: Compagnie australienne qui a développé un adaptateur spécial pour contourner le verrouillage 10NES.
  • AVE: Société créée pour fournir des jeux moins chers aux consommateurs.
  • Caltron: Société basée à Taïwan qui a sorti une cartouche 6 jeux en 1 non licenciée.
  • Codemasters: Studio de développement de jeux vidéo britannique connu pour vendre ses jeux à tarif "low cost".
  • Camerica: Société canadienne fondée en 1988.
  • Photopak SA: Société espagnole qui importait des jeux vidéo non-licenciés et des consoles clones de Taïwan.
  • Gradiente: Compagnie brésilienne qui commercialisait son clone de la Nes, la Phantom System.
  • Active Enterprises: Développeur de la fameuse cartouche Action 52, contenant 52 jeux de qualité variable.

Les Conséquences pour Nintendo

Nintendo a toujours cherché à mettre des bâtons dans les roues des éditeurs récalcitrants refusant de jouer le jeu de la licence Nintendo. De nombreux procès auront lieu. Et si Nintendo n’a pas toujours gain de cause, un petit coup de téléphone aux revendeurs du coin avec de la contre-information et un peu d’intimidation et hop, les jeux non licenciés en question se retrouvent au placard.

Le Déclin et la Renaissance du Light Gun

Aujourd’hui, les light guns ont quasiment disparu. La faute à une baisse de l’intérêt des joueurs ? Peut-être. Mais surtout la faute à la technologie qui équipe les écrans modernes. Les light guns utilisaient le balayage (affichage ligne par ligne) des écrans CRT pour fonctionner.

Un Retour en Force ?

Pour les 30 ans de Time Crisis, une mini-console et son light gun compatible avec nos écrans contemporains font leur apparition. Les puristes se demanderont peut-être quelle est la version exacte du jeu, et comment elle tourne (ROM de la version arcade, émulation du jeu PS1…) ? Hélas, aucune information n’a été communiquée à ce sujet. Cette réédition pour écrans modernes de Time Crisis est actuellement en précommande, et sera expédiée début Décembre.

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