Le tireur appuie dessus fonctionnement

Cet article explore le fonctionnement des armes de petit calibre, en adoptant une approche généraliste sans se concentrer sur des modèles spécifiques. Bien que toutes les armes à feu partagent un objectif commun, celui de lancer des projectiles, leurs mécanismes internes présentent des différences notables.

Composants Essentiels d'une Arme à Feu

Une arme à feu typique se compose des éléments suivants :

  • Le canon : Un tube ouvert par lequel le projectile est expulsé.
  • La chambre : L'endroit où se produit l'explosion de la poudre propulsive.
  • La culasse : Une pièce métallique qui ferme hermétiquement la chambre.
  • Un chargeur ou magasin : Un dispositif contenant les cartouches, essentiel pour augmenter la cadence de tir en assurant leur disponibilité immédiate. Il peut être intégré à l'arme (magasin) ou amovible (chargeur).
  • Une poignée : Certaines armes peuvent en être équipées de deux pour une meilleure prise en main.

Classification des Armes à Feu

La classification initiale des armes à feu repose sur leur taille et la manière dont elles sont tenues. Une arme de poing est conçue pour être utilisée d'une seule main, bien que le tir à deux mains soit une pratique courante, enseignée aux forces armées et de l'ordre, et également utilisée dans le sport.

Les armes d'épaule, plus puissantes, nécessitent un appui sur le corps en raison de leur recul important. L'épaule s'avère être le point d'appui le plus pratique, permettant au tronc d'absorber l'énergie du tir et offrant une proximité avec l'œil pour faciliter la visée. Ces armes sont équipées d'une crosse qui repose dans le creux entre l'épaule et le thorax.

Pistolets et Revolvers : Une Distinction

Un pistolet automatique ou semi-automatique se distingue par son chargeur contenant les cartouches. Le revolver, quant à lui, utilise un barillet, un cylindre rotatif séparé du canon, qui contient les cartouches (généralement entre 5 et 10, selon le calibre).

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Historiquement, le pistolet est apparu avant le revolver, mais il s'agissait initialement d'une arme à un seul coup, chargée par la bouche du canon. Les pistolets semi-automatiques ont émergé à la fin du XIXe siècle grâce aux inventions de Hugo Borchardt (1893), Théodore Bergmann (1894) et Paul Mauser (1896). Le terme "pistolet" englobe toutes les armes de poing sans barillet, tirant un ou plusieurs coups.

Mécanisme de Détente : Simple Action et Double Action

Le mécanisme de détente d'une arme à feu peut fonctionner en simple action ou en double action, influençant la course et le poids de la détente. La course de la détente est la distance que celle-ci doit parcourir pour déclencher le tir.

Simple Action

En simple action, le marteau ou le chien (marteau avec percuteur) est pré-armé. Une pression sur la détente libère le marteau ou le chien, qui percute l'amorce de la cartouche, déclenchant le tir. La course de la détente est courte et le poids faible (environ 1,5 kg), car la détente sert uniquement à libérer le mécanisme armé. Le doigt ne se pose sur la détente que lorsque le tireur est prêt à tirer.

Double Action

En double action, le marteau ou le chien est initialement au repos. L'action du doigt sur la détente entraîne une série d'événements : rotation du marteau ou du chien vers l'arrière, compression du ressort de percussion, et effacement progressif des sécurités. Lorsque l'angle de rotation requis est atteint, le marteau ou le chien est libéré et percute l'amorce. La force nécessaire pour actionner la détente en double action peut atteindre 5 kg, particulièrement sur les revolvers de service, où un poids de détente élevé est considéré comme une mesure de sécurité.

Le tir en simple et double action était autrefois une caractéristique exclusive des revolvers. Bien que les premiers pistolets semi-automatiques ne tiraient qu'en simple action, de nombreux modèles modernes offrent désormais la possibilité de tirer en double action. Cependant, dans le cas des pistolets semi-automatiques, le tir en double action nécessite le chargement préalable de l'arme, et seule la première cartouche est tirée en double action, car le marteau est armé lors du mouvement de recul de la culasse après le premier tir, permettant aux tirs suivants de se faire en simple action.

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Modes de Chargement et Cadence de Tir

Le mode de chargement des munitions est un facteur déterminant de l'efficacité d'une arme, car il influence directement sa cadence de tir. La cadence de tir mesure le nombre de coups qu'une arme peut tirer dans un laps de temps donné (généralement par minute). La cadence de tir théorique correspond au nombre de coups que l'arme peut mécaniquement tirer, tandis que la cadence pratique tient compte des capacités du tireur et de la nécessité de réajuster la visée après chaque coup.

Chargement Manuel

Ce mode de chargement est utilisé sur les armes à un seul canon, dépourvues de magasin, qui doivent être rechargées manuellement après chaque tir. Le tireur doit basculer le canon, éjecter l'étui, insérer une nouvelle cartouche, refermer le canon et ensuite seulement, il peut tirer à nouveau.

Répétition Manuelle

La répétition manuelle est une évolution du chargement manuel. Ces armes sont équipées d'une culasse mobile actionnée par le tireur et sont alimentées par un magasin interne ou un chargeur amovible. Après avoir approvisionné l'arme, le tireur actionne la culasse pour charger la cartouche. En poussant la culasse vers l'avant, il assure la fermeture et le verrouillage de la chambre, introduisant ainsi la première cartouche. Le mouvement vers l'arrière de la culasse extrait l'étui après le tir et prépare la cartouche suivante. Ce système délègue une partie du cycle d'alimentation à l'arme, permettant au tireur de rester en position de tir.

Semi-Automatique

En mode semi-automatique, le chargement de la première cartouche nécessite l'intervention du tireur. Une fois cette première cartouche chargée manuellement, le tireur n'a plus qu'à appuyer sur la détente pour chaque tir. L'arme effectue automatiquement le cycle d'alimentation. À chaque pression sur la détente, un seul coup est tiré jusqu'à épuisement des cartouches du magasin ou du chargeur. Bien que le cycle d'alimentation soit automatique, l'arme est dite semi-automatique car le tireur doit actionner la détente pour chaque coup. Elle ne peut pas tirer en rafale continue.

La distinction entre semi-automatique et automatique peut parfois être floue. Certaines armes semi-automatiques sont désignées par l'appellation "P.A." (Pistolet Automatique) au lieu de "P.S.A." (Pistolet Semi Automatique). Par exemple, le pistolet français MAC 50 est officiellement appelé P.A. MAC 50, et le fusil MAS 49-56 est désigné F.S.A. modèle 49-56, bien que les deux armes tirent au coup par coup avec rechargement automatique.

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Automatique

Ce mode de fonctionnement est caractéristique des armes tirant en rafale. Tant que le tireur maintient la pression sur la détente, les coups s'enchaînent jusqu'à ce que le chargeur soit vide. Certaines armes ne peuvent tirer qu'en rafale, tandis que d'autres, plus modernes, sont équipées d'un sélecteur de mode de tir permettant de choisir entre le tir au coup par coup, les rafales de trois cartouches ou les rafales continues.

Principes de Fonctionnement des Armes

Les principes de fonctionnement des armes sont variés, utilisant souvent une partie de l'énergie des gaz produits par la poudre propulsive. Un aspect crucial est le verrouillage de la culasse, qui doit être maintenue fermée pendant que le projectile se déplace dans le canon. Si la culasse s'ouvrait trop tôt, une partie des gaz s'échapperait, réduisant la vitesse du projectile et potentiellement le bloquant dans le canon. De plus, une ouverture prématurée de la culasse pourrait être dangereuse pour le tireur.

Pour les calibres de faible puissance (comme le .22, 6,35 mm, 7,65 mm), l'inertie de la culasse et la force du ressort récupérateur sont suffisantes pour maintenir la culasse fermée jusqu'à ce que le projectile quitte le canon. Pour les armes plus grandes, il est possible d'augmenter la masse de la culasse, comme dans le cas du pistolet mitrailleur français MAT 49 (calibre 9 mm Parabellum) dont la culasse pèse plus de 500 g.

Pour les armes de poing de calibre 9x19 mm Parabellum et au-delà, l'inertie de la culasse n'est plus suffisante. Il est nécessaire de retarder l'ouverture de la culasse en la verrouillant au canon. Pendant la phase d'accélération du projectile, l'ensemble canon-culasse recule. Après une courte course, le projectile sort du canon, permettant le déverrouillage et la séparation du canon et de la culasse. La culasse continue alors son mouvement de recul pour initier un nouveau cycle d'alimentation.

Dans un système à court recul du canon, le verrou de canon et son poussoir jouent un rôle essentiel. Le verrou de canon solidarise le canon et la culasse mobile durant la phase initiale du recul. Au départ du coup, l'ensemble canon et culasse mobile recule. Après une course de quelques millimètres, le poussoir du verrou prend appui sur la carcasse, forçant le verrou à descendre et à désolidariser le canon de la culasse.

Sécurité ou Sûreté ?

La sécurité d'une arme à feu est un mécanisme passif conçu pour empêcher un tir accidentel, par exemple en cas de chute. La sûreté, quant à elle, est un mécanisme activé volontairement par l'utilisateur pour neutraliser une arme chargée et empêcher le tir.

Automatique ou Semi-Automatique ?

Les armes automatiques sont capables de tirer en rafale tant que la détente est maintenue enfoncée. Le rechargement s'effectue automatiquement grâce à un mécanisme interne utilisant une partie de l'énergie de la charge propulsive ou, dans certains cas, un moteur. Les armes semi-automatiques ne tirent qu'une seule munition à chaque pression sur la détente, mais assurent automatiquement le rechargement tant que des munitions sont disponibles.

Conseils de Tir

  1. Respiration : La respiration peut affecter la stabilité du tireur.
  2. Vision : Il est recommandé de tirer avec les deux yeux ouverts, bien qu'un œil soit dominant. L'œil humain ne peut pas voir net simultanément de près et de loin, ce qui oblige le tireur à faire un choix lors de l'alignement des éléments de visée. Il est souvent préférable de régler l'arme pour toucher légèrement au-dessus du point visé, permettant aux instruments de visée de se détacher clairement sur le fond blanc de la cible.
  3. Lâcher : Un bon lâcher de détente laisse l'arme stable au moment du tir ou n'amplifie pas ses mouvements. La partie la plus sensible de l'index doit être positionnée sur la détente. Il existe deux types de détente :
    • La détente filante : La course de la détente n'offre aucun repère.
    • La détente à bossette : La course de la détente s'effectue sous faible pression jusqu'à un point dur.
  4. Suivi : Il est important de prolonger toutes les actions (position, visée, lâcher) au-delà du départ du coup.
  5. Analyse : Une balle annoncée comme "bien partie" indique une confiance dans l'exécution, mais ne garantit pas un score élevé si l'arme n'est pas correctement réglée. Le "point moyen" est le centre d'un groupe d'impacts.
  6. Réglage : Le réglage de la hausse permet de déplacer le point d'impact.
  7. Dérive : La dérive consiste à décaler le guidon par rapport à la hausse.

Lexique des Termes

  • Âme du canon : La surface intérieure du canon, qui peut être lisse ou rayée.
  • Amorce : Un dispositif pyrotechnique qui initie l'explosion de la poudre.
  • Approvisionner : Action de doter une arme de ses munitions.
  • Appui-joue : Une pièce située sur la crosse d'une arme d'épaule pour soutenir la joue lors de la visée.
  • Appui paume : Un accessoire de poignée pour pistolet de compétition.
  • Arme automatique : Une arme capable de tirer en rafale.
  • Arme de poing : Une arme à feu courte, généralement utilisable à une main.
  • Arme d'épaule : Une arme à feu qui est tenue à l'épaule pour le tir.
  • Arme semi-automatique : Une arme qui tire une seule munition par pression sur la détente, mais se recharge automatiquement.
  • Arme armée/chargée : Une arme prête à tirer.
  • Baguette/refouloir : Un outil pour pousser le projectile contre la poudre dans les anciennes armes.
  • Balistique : La science du mouvement des projectiles.
  • Balle : Le projectile tiré par une arme à feu.
  • Balle dum-dum : Une balle expansive interdite par les conventions de Genève.
  • Balle à pointe creuse : Une balle expansive utilisée pour diminuer la pénétration et maximiser le transfert d'énergie.
  • Cartouche à blanc : Une munition sans projectile, utilisée pour les effets sonores.
  • Barillet : Le cylindre rotatif d'un revolver contenant les chambres.
  • Bassinet : Une pièce recevant l'amorce sur les anciennes armes.
  • Batterie : L'ensemble des pièces permettant la mise à feu sur les armes à silex.
  • Bouche : L'extrémité du canon par où sort le projectile.
  • Bourre : Un dispositif de calage du projectile.
  • Bourroir : Une tige pour tasser la poudre dans les armes à poudre noire.
  • Boutefeu : Une baguette pour mettre le feu aux pièces d'artillerie.
  • Busc : L'élément de la crosse sur lequel on appuie la joue.
  • Calepin : Une rondelle de tissu entourant la balle pour l'étanchéité.
  • Canon lisse/rayé : Un canon sans ou avec rainures hélicoïdales.
  • Carabine : Une arme à feu avec crosse et canon rayé.
  • Carcasse : L'armature de l'arme.
  • Cartouche : Un ensemble permettant de charger une arme.
  • Cartouche à percussion annulaire/centrale : Une cartouche avec l'amorce dans le bourrelet ou au centre de l'étui.
  • Chambre d'arme à feu : L'espace où la cartouche est insérée avant le tir.
  • Champ de tir : Un endroit pour l'entraînement au tir.
  • Chargement par la bouche/culasse : Le chargement de l'arme par l'avant ou l'arrière du canon.
  • Chargeur : Un magasin amovible.
  • Lame chargeur : Une pièce pour alimenter rapidement un magasin ou un chargeur.
  • Cheminée : Une pièce transmettant le feu à la poudre.
  • Chien : La pièce mécanique qui met le feu à la poudre ou percute l'amorce.
  • Cible : Un objet avec une zone à viser.
  • Collimateur : Un dispositif optique pour aligner la visée.
  • Compensateur de relèvement : Un dispositif réduisant le relèvement de l'arme.
  • Coup de doigt : Une pression brutale sur la détente.
  • Couvre-bassinet : Une pièce recouvrant le bassinet.
  • Cran de mire : Une entaille dans la hausse pour la visée.
  • Crosse : La pièce servant à la préhension de l'arme.
  • Culasse : La pièce assurant la fermeture et regroupant certaines fonctions clés de l'arme.
  • Culasse calée/non calée/ouverte/fermée : Différents types de culasses avec des mécanismes de verrouillage variés.
  • Culasse Welin : Une culasse de canon révolutionnaire.
  • Séquence de tir : L'ensemble des actions nécessaires pour le tir.
  • Détente filante/à bossette : Différents types de détentes avec des sensations différentes.
  • Dioptre : Un accessoire de visée pour carabine.
  • Extracteur : Pièce provoquant l’expulsion de la cartouche ou de la douille.
  • Guidon : Élément de la visée situé à l'avant du canon.
  • Hausse : Élément de la visée situé à l'arrière du canon.

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