Les lunettes de tir sont un accessoire essentiel pour de nombreux tireurs, offrant une protection oculaire et améliorant la performance visuelle. Parmi les marques populaires, Pilla se distingue par ses technologies avancées et ses designs innovants. Cet article explore en détail les lunettes de tir Pilla, en analysant leurs caractéristiques, leurs avantages, et les avis des utilisateurs.
Généralités sur les lunettes Pilla
Pilla est une marque spécialisée dans les lunettes de tir de haute performance, fondée par Bill Pilla, un ingénieur optique et tireur passionné. La marque est reconnue pour sa technologie avancée et sa qualité supérieure. Les lunettes de tir Pilla sont spécialement conçues pour améliorer la précision et la performance du tireur. La marque utilise une technologie de lentilles avancée pour améliorer la clarté, la netteté et la couleur des images, ce qui permet au tireur de voir les détails les plus fins et de mieux comprendre l'environnement de tir.
Les lunettes Pilla sont spécialement conçues pour offrir une vue dégagée sans imperfections ni perturbations visuelles. La monture en carbone ultra-légère est conçue pour envelopper la tête, assurant un confort optimal. Chaque verre est doté d'une barre anti-transpiration en caoutchouc intégrée au niveau du front. Une approche plus épurée avec le PILLA Razor - un nouveau masque profilé pour un ajustement et une fonctionnalité optimaux.
La marque Pilla
La marque Pilla est utilisée par de nombreux tireurs professionnels et est reconnue pour sa qualité supérieure et sa performance avancée. Les lunettes Pilla sont également appréciées des amateurs de tir, qui cherchent à améliorer leur performance et leur précision. En somme, Pilla offre une gamme de lunettes de tir conçues pour améliorer la précision et la performance du tireur, appréciées par les tireurs professionnels et les amateurs de tir.
Comparaison avec Randolph
En visionnant pas mal de vidéos, on constate que dans les disciplines de skeet, de PC ou de compak, les montures Pilla sont majoritaires. L'avantage des Pilla réside dans leurs masques uniques (1 seul verre), la facilité de changement des verres et leur qualité. Contrairement à cela, on voit une majorité de lunettes Randolph dans les disciplines de fosse (FO, FU).
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Les lunettes Randolph sont également populaires parmi les tireurs. La question se pose de savoir pourquoi la Fosse privilégie Randolph et le sporting Pilla. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette préférence :
- Prix : Les Randolph sont généralement moins chères que les Pilla.
- Couleurs des verres : Les couleurs des verres ont l'air similaires entre les deux marques.
- Notoriété : Les Randolph sont connues depuis plus longtemps sur le marché.
Un utilisateur témoigne qu'il tirait avec des Randolph avant d'acquérir des Pilla. L'avantage des Pilla est, selon lui, une meilleure tenue sur le visage, permettant de ne plus s'en préoccuper pendant une série complète. Avec les Randolph, il devait les réajuster plusieurs fois. Une autre hypothèse est qu'à la fosse, l'environnement derrière les plateaux est souvent identique pour tous les plateaux, tandis qu'en PC ou CS, les trajectoires étant différentes et dans tous les sens, la vision n'est pas la même sur le décor suivant les plateaux, nécessitant des couleurs (nuances) de verre plus polyvalentes. Effectivement, la variété des couleurs est beaucoup plus vaste chez Pilla que chez Randolph.
Les verres Pilla : Couleurs et Technologies
Les verres Pilla utilisent des technologies avancées pour améliorer la vision dans diverses conditions de luminosité. Un exemple est le verre ColorMag(tm) (53) qui intensifie les cibles orange contre n'importe quel arrière-plan, permettant de voir jusqu'à 250% plus de lumière orange qu'un verre standard sans affecter les autres couleurs. Ce sont des verres assez foncés qui donnent un contraste énorme entre le plateau et l'environnement, certains tireurs ne l'aiment pas car ils trouvent ce contraste trop fort. Ce verre est à tendance rouge donc fonctionne surtout sur les plateaux orange.
La société ZEISS élabore des filtres multicouches passe-haut (ne laissant passer que la lumière de longueur d'onde supérieure à un seuil) incluant des couches antibuée et de résistance. Quelques exemples de verres sont :
- 78 HC (High Contrast/Fort contraste) : 78% de transmission, idéal pour les conditions de ciel couvert ou de faible lumière. Parfait dans le cas de lumière grisâtre.
- 42 ED (Enhanced Definition/definition améliorée) : 42% de transmission, adapté aux conditions de temps couvert.
- 22 ED : 22% de transmission, pour les conditions d'ensoleillement intense.
Vision et Performance
Plusieurs archers de l'équipe de France d'arc à poulies ont participé à des essais avec les lunettes Pilla. La vision, la proprioception et le système vestibulaire font partie des contrôles de posture. Elle est même le plus fondamental acteur dans ce trio. Donc tout ce qui peut améliorer le confort visuel a un impact positif sur la posture et le maintien en équilibre lors de la visée. A contrario, tout ce qui entrave une bonne vision doit être compensé volontairement ou involontairement.
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Les photorécepteurs transmettent le signal nerveux qui emprunte les fibres des neurones ganglionnaires réunis en nerf optique pour atteindre les zones spécifiques du cerveau. Les bâtonnets sont extrêmement sensibles à la lumière et environ 1000 fois plus sensibles que les cônes. Donc en lumière forte (ex. soleil) se sont les cônes qui sont les plus actifs tandis que si l’intensité lumineuse décroît ou devient faible.
Le signal lumineux est transformé en signal électrique à la suite d’un enchaînement de processus chimiques dont la base est la brisure d’une protéine, l’opsine, dont la vitamine A (béta-carotène) sert à la synthèse. Or, le stock de cette protéine n’est pas infini et donc il faut un temps d’adaptation au passage forte-faible lumière. Il y a même 2 paliers : l’un atteint au bout de 6 à 7 minutes correspond à la vision par les cônes, puis un second plus long d’environ 20 à 30 minutes correspondant à la vision par les bâtonnets.
La grande dimension des filtres alliée à la forme incurvée des lunettes et la transparence de l’insert permet une réelle immersion avec un effet « bulle » très impressionnant. Après une après-midi de tir, un utilisateur a été très impressionné par le coté immersif et qu’il faut s’y habituer. Cela a changé sa vision durant la visée : il voit net son point de visée et bien contrasté la cible.
Avis des Utilisateurs
Les avis sur les lunettes Pilla sont variés, mais globalement positifs. Voici quelques points saillants :
- Confort : Les lunettes sont légères et confortables à porter.
- Qualité des verres : Les verres offrent une vision nette et un contraste amélioré.
- Esthétique : Les lunettes sont esthétiquement réussies.
- Fragilité : Elles sont faites en plastique et peuvent sembler fragiles.
Un utilisateur recommande ces lunettes pour des personnes ayant un budget limité, ne voulant pas investir une somme importante, soigneuses et débutantes dans le tir. Il les déconseille aux personnes exigeantes en termes de performance et de qualité.
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Modèles et Design
Les lunettes Pilla sont disponibles en plusieurs modèles, chacun ayant ses propres caractéristiques. La Panther X2 est un design plus effilé et fuyant sur les côtés, tandis que la Outlaw X2 est large et haute, couvrant totalement le champ de vue. La Outlaw X7, identique au modèle X2, est plus arrondie et incurvée, permettant de porter une casquette normalement sans la relever pour passer les lunettes sous la visière.
La monture de la Outlaw X est en carbone ultra léger et souple, gainé d’un revêtement souple au niveau des oreilles. Les verres Zeiss VIVX sont certifiés optiquement parfaits et testés dans une variété de conditions, des simulations météo aux tests d'abrasion, au microscope. Ces verres ne sont pas polarisant, leurs couches multiples sont traitées anti-reflet, anti-buée et absorbent 100% des UV. Ils ne possèdent aucun élément s’interférant entre l’oeil et la cible pour ne pas être distrait.
Prix et Accessoires
Le prix d'un set de lunettes Pilla, incluant des verres correcteurs, peut atteindre environ 650€. Cela peut sembler élevé, mais il est comparable à celui de lunettes standards correctrices de haute qualité. Les lunettes sont livrées dans une boîte solide avec plusieurs accessoires, dont des portes verres, un cache-œil, une vis de rechange et une lingette.
Réglementation et Compétition
La réglementation concernant le port de lunettes de tir varie selon les fédérations et les types de compétition. En France, une attention particulière est portée aux lunettes à verres polarisants, car certains modèles exagèrent le contraste du jaune de la cible et apportent une aide supplémentaire à la visée, ce qui est interdit. Il y a un truc qui échappe, car ce qui est autorisé pour les Américains (en compétition WA) est interdit en France.
Certains arbitres peuvent interdire le port de verres jaunes, car ils accentuent le relief et améliorent la netteté par temps couvert. Il est donc essentiel de se renseigner sur les règles spécifiques avant de participer à une compétition.
Adaptation et Confort Visuel
Une chose certaine est que la vision avec la proprioception (ex. les pieds) et le système vestibulaire (ex. l’oreille interne) fait partie des contrôles de posture. Elle est même le plus fondamental acteur dans ce trio. Donc tout ce qui peut améliorer le confort visuel a un impact positif sur la posture et le maintient en équilibre lors de la visée. A contrario, tout ce qui entrave une bonne vision doit être compensé volontairement ou involontairement.
Les photorécepteurs transmettent le signal nerveux qui emprunte les fibres des neurones ganglionnaires réunis en nerf optique pour atteindre les zones spécifiques du cerveau. Les bâtonnets sont extrêmement sensibles à la lumière et environ 1000 fois plus sensibles que les cônes. Donc en lumière forte (ex. soleil) se sont les cônes qui sont les plus actifs tandis que si l’intensité lumineuse décroît ou devient faible (ex.
En fait, le signal lumineux est transformé en signal électrique à la suite d’un enchaînement de processus chimiques dont la base est la brisure d’une protéine, l’opsine, dont la vitamine A (béta-carotène) sert à la synthèse. Or, le stock de cette protéine n’est pas infini et donc il faut un temps d’adaptation au passage forte-faible lumière. Il y a même 2 paliers : l’un atteint au bout de 6 à 7 minutes correspond à la vision par les cônes, puis un second plus long d’environ 20 à 30 minutes correspondant à la vision par les bâtonnets. A l’inverse, passer de la faible à la forte luminosité se fait plus rapidement.
Maintenant, alors qu’ils ne représentent que 5% des photorécepteurs, seuls les cônes sont pourvus de récepteurs de couleur sous forme de trois variétés d’opsine qui se distinguent par leurs spectres d’absorption différents. Un objet coloré excite donc à différent degré les 3 types de cônes et c’est cela qu’interprète le cerveau par l’intermédiaire des neurones ganglionnaires. Il y en a de plusieurs types dont ceux du type-P sensibles à la couleur. En fait ces neurones ont une sensibilité à a une couleur au centre et à sa complémentaire à la périphérie. On trouve les couples (centre-périphérie) suivants : rouge-vert, bleu-jaune (ici le jaune est « fabriqué » par des cônes rouge et vert).
Maintenant, imaginons une atmosphère de plein air dont la luminosité diminue progressivement, alors d’après ce que l’on a vu (gag !), la vision des bâtonnets va prendre en charge une partie de plus en plus importante. Or cette dernière est plutôt « neutre » en terme de distinction des couleurs (voire tirant sur le bleu) et périphérique avec une moins bonne acuité visuelle. Une fois que l’on porte des verres colorés (dans le jaune/brun) tout d’abord tout semble teinté de la couleur des lentilles. Mais après quelques temps on ne remarque plus cette couleur. Nos yeux ont subi une autre forme d’adaptation, l’adaptation chromatique. L’opsine va continuer à être secrétée et la vision centrale privilégiée !
Expérience Personnelle et Correction de Vision
A la suite de réflexion du type que celles que j’ai exposées dans la section précédente, je me suis intéressée aux lunettes de sport avec filtres colorés. J’ai d’abord consulté par exemple ce site de vente en ligne ou j’ai directement contacté ESSILOR qui propose une gamme de lunettes de sport. Car dans mon cas il faut réaliser une correction de vision de loin de -10 dioptrie donc usage de verre à fort index de réfraction ! Cela a donné du fil à retordre lors de la fabrication mais le résultat est parfait. Je n’ai eu à fournir que l’ordonnance de prescription (Luke Milbury parle français !) et une photo de mes yeux avec une règle au dessus pour pouvoir centrer le foyer optique. J’ai choisi un modèle Outlaw X2 (haut de gamme) pour avoir un confort maximal « immersif » (c’est bleuffant !) qui plus est ayant des verres correcteurs épais donc lourds, je dispose de petits appuis comme des lunettes ordinaires, c’est très confortable malgré la surcharge de poids. Bien entendu, j’aurai très bien pu opter pour une lentille de contact correctrice pour mon bon œil et donc me passer de l’insert portant les verres correcteurs.
La conception des filtres élaborée par la société ZEISS est un gage de qualité. Ce sont des filtres multicouches passe-haut typiquement (c’est-à-dire qu’ils ne laissent passer que la lumière de longueur d’onde supérieure à un seuil) incluant des couches antibuée et de résistance.
Pour le moment, en condition de tir j’ai utilisé le 42ED car les conditions météo s’y prêtaient bien. La partie supérieure du contour des lunettes légèrement décollé du front permet une aération parfaite même si les trous d’aération sont utilisés pour la fixation de l’insert. La grande dimension des filtres alliée à la forme incurvée des lunettes et la transparence de l’insert permet une réelle immersion avec un effet « bulle » très impressionnant.
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