Le monde des armes à feu est vaste et complexe, avec une multitude de modèles conçus pour des usages spécifiques. Parmi ceux-ci, le pistolet mitrailleur occupe une place particulière, alliant compacité et cadence de tir élevée. Cet article explore en profondeur le concept de pistolet mitrailleur le plus rapide, en détaillant plusieurs modèles emblématiques, leurs caractéristiques techniques et leur contexte historique.
Le Pistolet Mitrailleur 9mm : Un Choix Populaire
Le pistolet mitrailleur 9mm est une arme semi-automatique conçue pour le tir sportif et de loisir. Son calibre de 9x19mm, aussi appelé 9mm Luger, en fait un choix populaire pour sa polyvalence. Ces armes compactes et puissantes sont équipées de rails Picatinny permettant l’ajout d’accessoires tels que des viseurs point rouge ou des lampes tactiques.
La maniabilité de ces armes les rend idéales pour le tir dynamique. Leur recul faible grâce au calibre 9mm permet un contrôle optimal, même pour les tireurs moins expérimentés. De plus, leur ergonomie bien pensée favorise une prise en main confortable et naturelle, optimisant ainsi la précision des tirs successifs.
Avant de songer à acquérir un pistolet mitrailleur 9mm, il est capital de comprendre le cadre légal qui régit ces armes. Les pistolets mitrailleurs 9mm sont classés dans la catégorie B des armes à feu. L’acquisition d’une telle arme représente un investissement conséquent, avec des prix s’élevant à plusieurs milliers d’euros. Le pistolet mitrailleur 9mm brille par sa polyvalence. Que ce soit pour le tir de précision ou le tir dynamique, cette arme s’adapte à différents styles et disciplines. La distance de tir typique se situe entre 25 et 50 mètres, ce qui convient parfaitement aux stands de tir standard. L’entretien régulier est nécessaire pour maintenir les performances et la longévité de votre pistolet mitrailleur. Le démontage facile de la plupart des modèles facilite grandement ces opérations d’entretien. Le monde du pistolet mitrailleur 9mm est en constante évolution. Les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour proposer des modèles toujours plus performants et ergonomiques. La personnalisation est un aspect important pour de nombreux tireurs. Ces options permettent d’adapter l’arme à son style de tir et à sa morphologie. En somme, le pistolet mitrailleur 9mm est une arme fascinante qui offre un excellent compromis entre puissance, précision et maniabilité.
Le MP40 : Un Symbole de la Seconde Guerre Mondiale
Si Umarex a baptisé cette réplique MP German Legendary, les amateurs de militaria et d’armes réglementaires préféreront sûrement le terme MP40. MP pour Maschinenpistole, pistolet mitrailleur en Allemand bien entendu ! Il porte parfois aussi le nom de « Schmeisser », en rapport avec le concepteur d’armes allemand Hugo Schmeisser qui avait développé le MP18 en usage lors de la première guerre mondiale. Mais dans les faits, c’est Heinrich Vollmer qui est à l’origine de ce MP40, élaboré à partir du MP18.
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Le MP 40 a été fabriqué en Allemagne, dans les usines d’ERMA à Dachau, chez Haenel à Suhl et chez Steyr en Autriche. Plus d’un million de MP 40 furent fabriqués et majoritairement utilisés durant la Seconde Guerre mondiale. La silhouette de ce MP40 est donc très connue via tous les films de guerre produits au cinéma et à la télévision. C’est par excellence l’arme du soldat Allemand ! Dans les faits ce pistolet mitrailleur équipait surtout les équipages des véhicules blindés et ceux des U-Boot.
Tout comme la réplique du pistolet mitrailleur M1A1 Legendary Thompson que j’avais eu la chance de tester l’an passé, ce MP40 est fabriqué avec soin, en reprenant au plus près les arrêtoirs, hausse, guidon longueur et poids de l’original. Cette réplique de 83 cm comme l’original avec la crosse dépliée, 63 cm crosse repliée, pour un poids de 3,627 kg au lieu des 4,03 kg du vrai pistolet mitrailleur non chargé. Un polymère moderne marron a remplacé la Bakélite, l’un des premiers plastiques fabriqués à partir de polymères synthétiques du benzène qui ornait ce MP40 à l’origine. Le rendu sur l’arme d’Umarex est très crédible, la surface est lisse sans trop de reflets. Le garde main, les côtés du boitier de culasse et les plaquettes de la poignée pistolet sont ainsi décorés. La crosse métallique est bien sûr repliable. C’était un avantage en termes d’encombrement et de maniabilité pour les troupes embarquées dans des véhicules. Une fois repliée la crosse et la plaque de couche de type squelette s’intègrent parfaitement dans la carcasse de l’arme.
Fabriqué en métal, certainement un alliage d’aluminium, le boitier de culasse est magnifique puisqu’il reçoit un traitement de surface imitant à la perfection une arme ancienne et un peu usée. La patine du temps et de l’usage est bien reproduite. Les zones un peu blanches, sur lesquelles le bronzage serait parti par le frottement donnent du réalisme à la réplique. Ce boitier de culasse est très arrondi sur le dessus. A l’avant du pontet, sous le boitier de culasse on découvre un sélecteur de tir et sureté. L’arrêtoir est bien accessible et discret. Il mesure 20 cm et il est lisse pour le tir des billes d’acier de type BBs. La finition de surface est tout aussi soignée que le boitier de culasse. La patine du temps est bien reproduite. Le petit ergot et la bande en tôle pliée sous le canon était destinés à prendre appui sur le rebord de la carrosserie des véhicules. Ce pistolet mitrailleur est équipé des organes de visée ouverte de l’original. La hausse à deux feuillets rabattables comporte une mire à cran carré. Elle est montée à queue d’aronde. Rappelons qu’à l’origine cette arme était faite pour des tirs rapprochés, ce qui explique ces organes de visée assez sommaires ! C’est une arme à CO2 qui fonctionne avec deux capsules de gaz disposées tête bèche dans le chargeur. On dévisse le bouchon hermétique avec une clé à 6 pans, on positionne les deux cartouches de CO2 de 12 g et on revisse jusqu’à ce que le mécanisme percute les deux cartouches de CO2 en même temps. Là aussi c’est une belle reproduction de l’arme d’origine !
Les départs sont lourds, plus de 3 kg mais assez francs. Il est long, massif, lourd, donc fidèle à l’original ! Il ne contient pas les 32 cartouches de 9x19 mm de l’arme réglementaire mais les deux cartouches de CO2 et une cinquantaine de billes d’acier de 4,5 mm. L’approvisionnement des billes est simple. La prise en main est bonne, la poignée pistolet est agréable en main. Les billes partent loin, j’ai obtenu une moyenne de 454 FPS soit 138 m/s sur le tir des dix premières billes d’acier avec deux sparklettes neuves. La précision est correcte en mode semi-automatique avec tir au coup par coup. Bien stabilisée, j’ai pu tirer une dizaine de billes d’acier dans un cercle de 7 cm environ à 10-12 m de distance. En mode full auto la culasse claque un peu et provoque quelques vibrations dans le pistolet mitrailleur, du coup il y a un peu de dispersion des tirs. Comptez environ 12 à 15 cm de cercle pour un chargeur tiré en petites rafales mais le tir en full auto est assez amusant !
Le PPSh-41 : L'Icône Soviétique de la Seconde Guerre Mondiale
L’iconique pistolet-mitrailleur de l’Armée Rouge ne fut pas simplement un outil performant massivement mis à la disposition du soldat soviétique. Il constitua aussi un premier pas posé dans l’ère de la conception d’armes légères destinées à la fabrication de masse en URSS.
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Genèse et Développement
Au lendemain de la Première Guerre mondiale et de la révolution d’Octobre, la place du pistolet-mitrailleur fut longuement débattue au sein de la toute jeune Armée Rouge. Ici comme dans la plupart des autres nations, le constat que l’arme de poing n’apporte rien de plus qu’une capacité de défense personnelle et que le fusil d’infanterie n’est pas adapté au combat rapproché fût rapidement établi. Cependant, la solution à apporter quant à l’équipement de base du soldat n’a alors rien de simple.
Le fusil d’infanterie (encore quasi-exclusivement à répétition manuelle) se taille encore la part belle de l’équipement du fantassin du monde entier. La munition des armes de poing est perçue par beaucoup comme « trop faible » pour un usage militaire. En URSS aussi, la tentation de la cartouche intermédiaire est déjà présente. Si les armes de Fedorov en 6,5×50 mm SR Arisaka avaient ouvert la voie à la réflexion sur la réduction de calibre, elles n’en restent pas moins plutôt des fusils-mitrailleurs légers et non de vrais fusils d’assaut.
Paradoxalement, c’est la fin de ce développement qui déclencha les travaux sur les premiers PM en Union Soviétique en 1925. Ainsi, le premier PM de conception locale testé cette même année par les Soviétiques est l’œuvre de Fedor Tokarev. L’auteur Russe D.N. Bolotin rapporte à ce titre que F. Tokarev n’envisagea pas la conception d’un PM avant que les travaux de Fedorov soient arrêtés : il semblait évident au concepteur du TT-33 que la solution qui s’imposerait serait celle explorée par le vénérable Fedorov, c’est-à-dire celle d’une arme remplissant le vide entre l’arme de poings et le fusil d’infanterie !
Ce premier PM de Tokarev, en calibre 7,62×38,5 Nagant, relève plus d’une « carabine automatique » que d’un véritable PM. Notons que la munition employée pour cette arme dispose d’une extrémité avant arrondie et non tronconique pour faciliter l’alimentation dans une arme à chargeur. Longuement étudiée (et comparée à des armes étrangères, notamment allemandes) par l’Armée Rouge, elle sera également déclinée en 7,63 Mauser, jugé de par sa puissance, plus apte aux missions militaires. Cette première arme sera suivie par une arme proposée par V.A. Degtyarev (en 1929), S.A. L’arme de Degtyarev est très inspirée par la production de son FM DP, récemment adopté. On y trouve des similitudes de construction et même un chargeur circulaire plat par-dessus lequel la visée est prise ! D’un concept plus proche d’un PM que l’arme de Tokarev, elle tire à culasse non calée employant un artifice de démultiplication dont le détail ne nous est pas connu.
L’arme de Korovin, encore plus « classique », fonctionne à culasse non-calée « simple », mais a comme originalité (pour un PM de cette période) de disposer d’un système de mise à feu par chien. L’évaluation des 4 armes (celles de Tokarev étant évaluées dans chaque calibre) fut lancée en 1930. Aucune arme n’apportant totalement satisfaction, les concepteurs sont renvoyés à leur planche. Le 11 février 1931, 500 PM Tokarev en calibre 7.62×38.5 seront tout de même commandés pour des essais en corps de troupe.
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De son côté, V.A. Degtyarev repense complètement son arme, en abandonnant les réminiscences du DP-28. Il en résulte une arme au dessin plus conventionnel pour un PM. C’est finalement cette arme qui sera adoptée par l’Armée Rouge sous l’appellation Pulmet Pistolet Degrtyarev 1934 ou PPD-34 (Pistolet Mitrailleur Degtyarev 1934). L’arme ne donna pas entièrement satisfaction et fut modifiée en 1938 pour devenir la PPD-34/38. Ces armes utiliseront un chargeur tambour de 71 coups avec un long « cou », source de nombreux enrayages.
Ces armes, qui ne seront pas produites en grand nombre, seront finalement retirées du service juste avant la guerre Russo-Finlandaise (appelée en Russie « La guerre d’hiver ») privant à cette occasion l’Union Soviétique de PM mais aussi du retour d’expérience de l’emploi de telles armes sur le front. Les Finlandais, eux, tirèrent un excellent parti du PM KP-31 Suomi : c’est ce constat qui favorisera le retour en grâce du PM dans l’Armée Rouge. Le 15 Février 1940 - soit un mois avant la fin de la guerre d’hiver - une dernière mouture de l’arme de Degtyarev est adoptée : le PPD-40. Celui-ci introduit le chargeur tambour sans « cou » similaire à celui employé sur la PPSh-41.
Née en 1897, Georgiy Semenovich Shpagin travailla à Kovrov où officiaient également Fedorov et Degtyarev. G.S. Shpagin est présenté par l’auteur Russe D.N. Bolotin comme une personne particulièrement concernée par les problématiques de productivité et avant-gardiste en la matière. La simplicité mécanique semblait être au coeur de sa créativité…un trait finalement très commun chez les concepteurs soviétiques qui est sans doute inspiré par la doctrine soviétique ! Le début des années 1940 marquera un tournant dans l’utilisation de la tôle pliée et de la soudure électrique. La première mouture du PP de Shpagin date de 1940. Cette même année, l’arme de Shpagin va être confrontée au PPD-40 et à une arme conçue par Boris Shpitalniy. Cette dernière, sans être dénuée de qualité, se révéla moins conforme aux attentes d’une arme de guerre (coût de production, simplicité d’emploi et d’entretien…). Au terme de cette compétition, l’arme de Shpagin est adoptée le 21 Décembre 1940 sous l’appellation Pulmet Pistolet Shpagin 1941 soit PPSh-41…tout juste 6 mois avant l’opération Barbarossa. Son acronyme - PPSh - est prononcé « Pépésha » en russe, d’une façon très proche à « Papasha », un mot familier signifiant « Papa » de façon plutôt positive dans le contexte.
Caractéristiques Techniques et Conception
La fabrication de l’arme recourt donc à l’emploi de tôle pliée pour la construction d’une grande partie de ses pièces. Les tôles employées sont sensiblement différentes de celles habituellement rencontrées : elles font entre 2,5 et 3,1 mm d’épaisseur contre, le plus souvent environ 1 mm d’épaisseur sur d’autres productions, notamment plus tardives. La PPSh-41 va également initier une construction qui fera date - car reprise sur les PPS-43 et même les AK - celle du boîtier tôle en forme de « U ».
Cette approche est très novatrice en comparaison des autres PM : souvent, ceux-ci recourent à un boîtier cylindrique (MP-18, 34, 38 et 40, KP-31, Beretta M38, STEN…et bien évidemment la PPD-34/38). Le boîtier cylindrique permet de réaliser une bonne partie des pièces en tournage, approche rationnelle avec les moyens de production de l’époque, car plus rapide et plus simple que de multiples opérations de fraisage. Pour la modernisation de la production du MP-38, les Allemands avaient adopté un boîtier en tôle, mais toujours de section cylindrique.
Si quelques PM utilisent des boîtiers parallélépipédiques (Thompson dont la partie avant de la culasse est cylindrique ou MAS 1938 dont la culasse est entièrement…cylindrique !), ils sont plutôt rares et leur approche relève bien souvent - de notre humble avis - d’une immaturité productique…Et que dire du PM Steyr-Solothurne si ce n’est qu’il s’agit d’une arme magnifique…mais d’une folie industrielle ! Sur le PPSh-41, la culasse sera de section parallélépipédique sur sa portion inférieure et légèrement arrondie sur sa partie supérieure. Ce choix est sans doute dicté par une simplicité dans la maitrise de la mise en forme de la tôle, où une forme parallélépipédique est sans doute plus aisée à obtenir avec des tolérances convenables, qu’un boitier de section cylindrique.
La carcasse de l’arme est fabriquée en deux pièces : un boîtier inférieur et un boîtier supérieur tout deux réalisés en tôle pliée de forte épaisseur. Ils sont articulés autour d’un axe à l’avant, et verrouillés par un crochet actionné par un poussoir à l’arrière. Le boîtier inférieur accueille la culasse, le système de mise à feu, la crosse et le puits de chargeur, dont les spécificités sont très étroitement liées à la PPD-40…et quelque part au KP-31 ! Rendons à Cesar, ce qui est à César ! Le boîtier supérieur accueille le canon et les organes de visée. Ce dernier, orientant les gaz vers le haut et sur les côtés, officie en tant que frein de bouche et compensateur de relèvement. Le boîtier inférieur attire tout particulièrement l’attention : ses formes complexes témoignent d’une conception réfléchie. Au niveau de la culasse, le boîtier supérieur se contente d’officier comme « couvre-culasse ». Le choix d’une tôle de forte épaisseur est probablement lié à la nature de l’acier, de qualité moindre (quelques signes d’usure en témoignent). Ce qui se gagne ici en économie de matière « précieuse » (les aciers de qualité sont alors prisés pour des fabrications plus « nobles » que de l’armement d’infanterie) se paie en matière de poids.
En effet, le PPSh-41 sans chargeur accuse les 3,875 kg à notre balance…plus lourd qu’un AK-47 Type 3 à crosse fixe…3,8 kg, lui aussi sans chargeur…oui, une des deux variantes à boitier forgé / usiné ! Le boîtier du mécanisme de mise à feu est également réalisé en tôle. Sur 17 pièces constitutives (de façon un peu abusive, nous comptons ici le corps de platine comme une seule et même pièce, car celle-ci est en réalité faite de plusieurs morceaux de tôle soudée), seules 3 sont usinées : la gâchette, la détente et le séparateur. Il s’agit des pièces soumises à des contraintes mécaniques : choc, frottement. Cela demeure une performance, surtout pour un dispositif qui propose un tir sélectif.
De même, le boîtier inférieur n’accueille que deux pièces usinées : l’éjecteur (riveté) et le crochet de chargeur. La culasse est forgée puis usinée. Ses flancs sont évidés pour faciliter sa circulation dans le boîtier de culasse en présence de corps étrangers. Le percuteur, une pièce rapportée, y est emmanché / goupillé. Ceci constitue un plus pour la fabrication et pour la maintenance. L’arme dispose d’un amortisseur de culasse. Réalisé dans un matériau fibreux vulcanisé, celui-ci est destiné à éviter une usure prématurée du boîtier inférieur par la brutale mise en butée de la culasse à chaque tir.
Surtout qu’on peut noter que la course de culasse est très courte : elle ne dépasse que légèrement le chargeur afin de prendre en compte une munition. Ceci explique une cadence de tir impressionnante (annoncée à 1000 coups par minute par le manuel soviétique, et mesuré à 1086 cpm sur la vidéo disponible en fin d’article). Comme évoqué précédemment, l’arme est adoptée seulement 6 mois avant l’opération Barbarossa. Ainsi, à l’entrée en guerre de l’URSS, l’arme n’est clairement pas à « maturation ». Il en va ainsi de la quasi-totalité des armements mis en service : il est toujours nécessaire de faire des ajustements.
La PPSh-41 ne fera pas exception : mais ces ajustements se feront dans un contexte particulier celui d’une entrée en guerre pour le moins prématurée. Cette immaturité fera d’ailleurs le lit d’une autre arme : la PPS-43. Cette immaturité porte, certes, sur des problèmes (mineurs) de fabrication, mais aussi sur une chose qui ne peut être imputée à G.S. Shpagin : le concept général de l’arme. Dans ces dimensions, le PPSh-41 reste une arme d’infanterie « longue » et lourde. Avec 842 mm de long, il est moins de 30 mm plus courts qu’un AK-47…à crosse fixe !
La comparaison dimensionnelle entre les deux armes n’est pas anodine : elle sera au cœur de certaines réflexions en URSS au lendemain de la guerre. Cependant, l’arme va être corrigée et améliorée par son concepteur. Au cours de l’année 1942, c’est une mouture plus apte qui est mise en production. La plupart des modifications ne sont pas directement palpables par l’utilisateur (épaisseur des tôles, dimensions de certaines pièces). En revanche, l’adoption d’une hausse basculante à deux positions en lieu et place de la hausse tangentielle précédemment rencontrée (qui permet un réglage jusqu’à 500 m) sur des fusils d’infanterie témoigne d’une rationalisation du concept d’emploi.
Production et Utilisation
L’arme va être rapidement mise en production en Union Soviétique. Dans un premier temps, elle va être produite dans plusieurs usines, recourant notamment à la technique de la sous-traitance. La plupart de ces usines n’étaient pas initialement dédiées à la production d’armement. L’usine automobile ZIS (Завод имени Сталина - Zavod Imeni Stalina) à Moscou, bien connue pour ses camions. Son symbole sera le « Z » cyrilique (З). L’usine Scetmach à Moscou, avec pour symbole le « C » cyrilique, soit un « S » en alphabet latin. L’usine d’emboutissage « Rouge » (Красный штамповщик - Krasny Schtampovshik) à Moscou. Le symbole sera un Ш dans un К stylisé. L’usine Avitek à Kirov, qui comme son nom l’indique était plutôt spécialisée dans la production aéronautique. Son symbole sera le marteau et la faucille dans un cercle lui-même inscrit dans une étoile aux grandes branches inférieures. L’usine de tracteurs de Stalingrad / Volgograd « F.Dzerzhinskly » où étaient également construit des éléments de T-34. L’usine servait aussi d’atelier de réparation pour ces mêmes chars. Le symbole est constitué des lettre Ф et Д dans un ovale soit « FD », les initiales de F. Dzerzhinskly, héros de la Révolution d’Octobre et de la toute jeune URSS. Le complexe industriel de Kovrov qui regroupe de nombreuses industries, dont l’usine où travaillait G.S Shpagin (avant de partir pour Viatskie Poliany) et d’autres concepteurs soviétiques. Cette usine s’appelle aujourd’hui « Завод имени В. А. Дегтярёва » soit « Usine V.A Degtyarev » ! Le symbole est une flèche avec empennage dans un ovale très étiré verticalement. L’usine d’instrument de précision de Tbilisi (en Géorgie). Le symbole est une étoile à 5 branches dans un cercle aplani et ouvert sur sa portion inférieure. L’usine de train de Tbilisi (en Géorgie). L’usine instrumentale de Voskov (en fait, il s’agit de l’ancien arsenal de Sestroretsk), mais il n’est pas fait mention de la production de PPSh-41 ou de pièces d’après nos recherches…seulement la photo du marquage d’une arme « BB » (VV en russe) dans un article de l’excellent Frank Innamico. L’usine métallurgique de Leningrad (Leningradsky Metallichesky Zavod), ici aussi, aucune trace de production trouvée. L’Usine A. A. Kulakov…aucune trace de l’usine !
Face à l’avancée des Allemands, la plupart de ces usines seront déménagées à un peu moins de 1000 km de à l’est de Moscou, dans le complexe industriel de Viatskie Poliany.
Le PPSh-41 a été fabriqué entre 1941 et 1949, avec une production dépassant les 6 000 000 d'exemplaires. Ironie de l'histoire, alors que les Allemands adaptaient à de nombreuses reprises le PPSh-41 aux munitions 9 mm Parabellum, les Soviétiques faisaient de même avec les MP40 capturés en raison du mauvais approvisionnement en munitions de l'Armée rouge.
Le PPS-43 : Une Simplification pour la Production de Masse
Nous avions vu précédemment qu’à la fin des années 30, l’Union soviétique cherchait à équiper son armée avec des pistolets-mitrailleurs. L’URSS va adopter le PPD-38 puis le PPSh-41 plus simple et moins cher à produire. Malgré la bonne réputation du PPSh-41, l’Union Soviétique veut une arme encore plus simple moins cher et également un peu plus fiable. En effet, le PPSh-41 avait quelques problèmes avec son célèbre chargeur circulaire qui n’était pas vraiment interchangeable. C’est-à-dire que souvent, le chargeur fournit avec un pistolet-mitrailleur fonctionnait bien mais sa fiabilité n’était plus garantie si on l’utilise avec un autre PPSh. Ce chargeur était le point faible dans la production des PPSh car en plus de sa fiabilité perfectible, cette pièce était complexe à produire. C’est la raison pour laquelle, en 1942, un appel d’offre pour une nouvelle plus simple est lancé. L’ingénieur Alekseï Soudaïev va y répondre et son arme sera sélectionnée.
Les premiers prototypes du PPS sont fabriqués en 1942, il s’agit du PPS-42 fabriqué à environ 45 000 exemplaires qui est très similaire au 43 mécaniquement mais qui dispose de plaquette en bois pour la poignée pistolet et d’un amortisseur en cuir pour la culasse. Ces armes sont produites à Leningrad pendant la très célèbre bataille. Le siège de Leningrad a été en quelque sorte le baptême du feu pour le pistolet-mitrailleur de Soudaïev qui va continuer d’optimiser l’arme en la rendant encore plus simple et rapide à produire. Cette nouvelle version simplifiée est le PPS-43 qui est la variante la plus connue et la plus produite.
La Thompson : L'Arme des Gangsters et des Soldats
Née durant le premier conflit mondial, la Tommy Gun est adoptée par les gangs de Chicago qui se livrent une lutte sans merci pendant la Prohibition. Si le plus célèbre malfrat américain répugnait à s’en servir lui-même, ses hommes de main ont fait régner la terreur grâce à leurs mitraillettes. John T. Thompson, colonel de l’armée américaine, était fier de son invention. Un pistolet-mitrailleur d’une redoutable efficacité qu’il surnommait « le balai des tranchées ». Mise au point en 1917, cette arme particulièrement bien adaptée à la guerre de position n’eut guère l’occasion de sévir pendant la première guerre mondiale. Elle connut néanmoins un rapide succès auprès des militaires, des policiers et, aussi, des malfrats, parmi lesquels le prometteur Alfonso Capone (1899-1947), jeune chef d’un gang spécialisé, prohibition oblige, dans le trafic d’alcool.
La mitraillette Tommy Gun, ainsi baptisée en hommage à son créateur, pèse jusqu’à 5 kilos et ne brille pas par sa précision, mais elle fait merveille lors des braquages et des règlements de comptes. Si Al Capone dote ses hommes de cette arme, c’est aussi parce qu’elle impressionne, surtout lorsqu’elle reçoit un chargeur circulaire, dit « camembert », qui lui permet de cracher ses 100 cartouches en une dizaine de secondes. Le 14 février 1929, dans un garage désaffecté de Chicago, des hommes déguisés en policiers utilisent deux de ces pistolets-mitrailleurs pour tuer sept hommes, préalablement alignés face contre le mur, appartenant au gang de George « Bugs » Moran, dit « Le Branque », un caïd d’origine française. Restée dans les annales comme « le massacre de la Saint-Valentin », cette tuerie fait grand bruit. Elle offre à Capone une notoriété inédite et, accessoirement, les pleins pouvoirs sur la contrebande d’alcool dans la ville.
Facteurs Influant sur la Cadence de Tir
La cadence de tir d'un pistolet mitrailleur est influencée par plusieurs facteurs :
- Le type de mécanisme : Les systèmes à culasse non calée sont généralement plus simples et permettent des cadences de tir plus élevées.
- La course de la culasse : Une course plus courte permet un cycle de tir plus rapide.
- Le poids de la culasse : Une culasse plus légère accélère le cycle de tir mais peut augmenter le recul.
- La pression des gaz : Une pression plus élevée peut augmenter la cadence de tir, mais aussi l'usure de l'arme.
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