Pistolets Mitrailleurs Modernes : Liste et Caractéristiques

L'évolution des armes à feu a conduit à la création d'une variété de pistolets mitrailleurs, chacun avec ses propres caractéristiques et utilisations spécifiques. Des modèles historiques utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale aux conceptions modernes adoptées par les forces spéciales et les forces de l'ordre, les pistolets mitrailleurs continuent d'évoluer pour répondre aux besoins changeants du combat et du maintien de l'ordre.

Les Pistolets Mitrailleurs de la Seconde Guerre Mondiale

Les pistolets mitrailleurs ont joué un rôle déterminant dans les affrontements de la Seconde Guerre mondiale. Ces armes automatiques ont offert une puissance de feu accrue et une maniabilité supérieure dans les combats rapprochés.

Le Pistolet Mitrailleur Thompson

Le pistolet mitrailleur Thompson, surnommé "Tommy Gun", est une arme automatique américaine emblématique de la Seconde Guerre mondiale. Produit par John Thompson au début des années 1920, il a été adopté par l'armée américaine en 1938. Chambré en calibre .45 ACP, le Thompson était apprécié pour sa forte cadence de tir, ce qui en faisait une arme redoutable dans les combats rapprochés. Son utilisation par des organisations criminelles a également contribué à sa popularité.

John T. Thompson, né en 1860, a eu une carrière militaire distinguée. Il a supervisé l'approvisionnement en armes de combat rapproché et a joué un rôle clé dans le développement et la distribution de l'armement pour l'armée américaine. Bien que créé en 1918, le pistolet mitrailleur Thompson a été produit à grande échelle en 1921 pour équiper la police et les forces de sécurité aux États-Unis pendant la période de la Prohibition et de la Grande Dépression. Les Thompson sont devenus le symbole d'une époque, étant l'arme de prédilection des différentes mafias. Aujourd'hui, les armes Thompson sont toujours fabriquées par Auto-Ordnance, la société créée par John T. Thompson.

Il existe également des répliques factices du pistolet mitrailleur Thompson M1A1, utilisées dans des reconstitutions historiques de la Seconde Guerre mondiale ou du Débarquement en Normandie. Ces répliques sont intégralement démontables, comme l'original.

Lire aussi: Choisir le Meilleur Pistolet à Peinture à Batterie

Le Pistolet Mitrailleur Sten

Le pistolet mitrailleur Sten MKIV est une arme automatique utilisée par les forces britanniques et du Commonwealth pendant la Seconde Guerre mondiale. Mis au point en 1941, le Sten tirait en rafale des munitions de calibre 9 mm et disposait d'un chargeur de 32 coups. Cette arme de guerre était connue pour sa simplicité de fabrication, son faible coût et son design compact. Malgré quelques problèmes de fiabilité, le pistolet mitrailleur Sten a équipé la totalité des soldats britanniques ainsi que quelques résistants français et polonais.

La réplique factice Denix du pistolet mitrailleur Sten est produite tout en métal et dotée de mécanismes fonctionnels comme le levier d'armement et la détente mobiles ainsi que le chargeur amovible.

Le Pistolet Mitrailleur MP40

Le MP40 ou Maschinenpistole 40 est un pistolet mitrailleur allemand chambré en calibre 9 mm. Grâce à sa crosse pliable, son format compact et son poids léger, le pistolet mitrailleur MP40 était facile à transporter. Il équipait principalement les troupes d'assaut allemandes, notamment les parachutistes et les unités de reconnaissance. Particulièrement efficace dans les combats urbains, le MP40 a été massivement utilisé lors de la bataille de Stalingrad. Tous les mécanismes sont fonctionnels mais ne peuvent tirer pour des raisons de sécurité.

La réplique factice Denix du pistolet mitrailleur MP40 est très réaliste, à tel point que même un expert balistique spécialisé dans les armes historiques aurait des difficultés à différencier la reproduction de la véritable arme de guerre.

Les Pistolets Mitrailleurs Modernes

Les pistolets mitrailleurs modernes sont conçus pour être légers, compacts et faciles à dissimuler, tout en offrant une puissance de feu élevée. Ils sont souvent utilisés par les forces spéciales, les forces de l'ordre et les unités de protection rapprochée.

Lire aussi: Avis et Comparatif : Pistolets à Peinture Sans Fil

Voici quelques exemples de pistolets mitrailleurs modernes :

  • Arasaka : Configuration se rapprochant du pistolet de gros calibre, facilement dissimulable dans un veston, avec un chargeur à évacuation centrale.

  • Cricket : Peut être dissimulée dans une veste, avec un chargeur de 15 balles et en démontant le canon prévu à cet effet. Pistolet mitrailleur semblable au Cricket dans ses caractéristiques mais assez différent dans sa conception.

  • Firme italienne 36 : Un look très actuel pour la dernière création de la firme italienne, qui réalise avec le 36 un PM de très bonne qualité, à la fois précis grâce a sa lunette pour le tir à longue distance et bénéficiant de la forte puissance des munitions 11 mm stockées dans son chargeur court et large. Une arme assez chère, mais très bonne en conclusion.

  • Calico : Déterrant leur vieux design de pistolet mitrailleur à chargeur hélicoïdal, Calico effectue un come-back remarqué avec cette arme moderne et adaptée à son époque. Une arme à dominante polymères plastiques, bon marché et d'une précision aléatoire.

    Lire aussi: PS4 & PS5 : les meilleurs jeux de tir

  • Dai Lung : Ressemble fortement au Seburo C-X et reprend pratiquement le nom d'un des autres produits de la firme japonaise. Un PM en polymères bien en dessous des critères occidentaux, qui fait néanmoins fureur en Amérique du Sud grâce à son faible coût.

  • Federated Arms : Commercialisé en 2013. Il se caractérise par une apparence dénudée, un boitier rectangulaire et un chargeur droit devant la poignée.

  • P94 : Version modernisée de son illustre prédécesseur, le P90. Lance-grenades de 25 mm / propulseur Calibre 10 (5D6/4D6/3D6) en dessous du canon. Précision : 0, chargeur : 1, fiabilité : standard, portée : 25 mètres pour la cartouche à plombs, 100 mètres pour la grenade.

  • Uzi 10 mm : Un retour aux sources de l'Uzi pour cette version 10 mm du légendaire PM, qui s'écarte des voies tracées par le Miniauto. Cette arme est équipée d'une connexion superarme de série.

  • Militech ASG-2 : Pistolet mitrailleur à vocation militaire, le Militech ASG-2 a en partie été conçu sur les bases d'un fusil d'assaut. En retirant la lunette de visée il est possible de le dissimuler sous un manteau.

  • Shin Chou Kogyo, Tokyo, le SCK Model 100 : Utilisé par la plupart des forces de sécurité du Japon. Il est équipé en standard d'une liaison superarme.

  • Seburo C-28 : Conçu à l'inverse du C-25 : le chargeur est placé en haut de l'arme, et le récupérateur de douille en bas près de la crosse.

  • Seburo Para : Version allongée du Seburo Para, cette arme est logiquement plus précise. Le J10 est très similaire au J9, avec son chargeur déplacé à l'arrière pour permettre le montage de lunettes et autres accessoires. Un pistolet mitrailleur imposant, dont le double système de mise à feu assure une grande cadence de tir, ainsi qu'un refroidissement optimisé qui garantit à l'arme sa bonne fiabilité.

Le FN Five-seveN : Un Exemple d'Arme Moderne

Le FN Five-seveN, un pistolet semi-automatique de la société belge FN Herstal, a gagné en popularité dans de nombreuses forces armées et de sécurité à travers le monde, y compris au sein de certaines unités spécialisées de l'armée française. En France, le FN Five-seveN est principalement utilisé par des unités spéciales et des forces de protection rapprochée.

Utilisation du FN Five-seveN en France

  • Forces spéciales : Les forces spéciales françaises utilisent souvent des armes de poing comme le Five-seveN étant déployées dans des missions où la discrétion, la légèreté et la polyvalence des armes sont essentielles.
  • Forces de Gendarmerie : Dans le cadre des opérations de contre-terrorisme menées par des unités comme le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), le Five-seveN peut être utilisé comme arme de secours ou pour des situations où une puissance de feu contrôlée et précise est nécessaire. Les unités spécialisées de la gendarmerie et de la police, telles que le GIGN, utilisent le FN Five-seveN pour ses capacités à pénétrer les gilets pare-balles et autres protections balistiques légères, souvent portées par des terroristes.

Avantages du FN Five-seveN

  • Maniabilité et puissance de feu : Dans les environnements urbains, où les engagements peuvent se produire à courte portée, le FN Five-seveN offre une combinaison idéale de maniabilité et de puissance de feu.
  • Légèreté et discrétion : Pour les missions de reconnaissance et d'infiltration, la légèreté et la discrétion du FN Five-seveN en font une arme de choix.
  • Maniabilité en milieu clos : Dans les scénarios de combat en milieu clos, tels que le nettoyage de bâtiments ou d'autres structures confinées, le FN Five-seveN offre une excellente maniabilité.
  • Efficacité en milieu naval : Pour les unités navales opérant en mer, où l'espace est limité et les engagements peuvent être soudains, le FN Five-seveN est une arme de poing précieuse.
  • Neutralisation efficace des menaces : Lors des missions de patrouille ou de maintien de postes de contrôle, la capacité du FN Five-seveN à neutraliser les menaces potentielles avec efficacité est cruciale.
  • Efficacité et modernité : L'intégration du FN Five-seveN dans certaines unités de l'armée française illustre la recherche d'efficacité et de modernité dans l'armement militaire. Sa capacité à pénétrer les gilets pare-balles, son faible poids, et sa grande capacité de tir en font une arme de choix pour les missions exigeant rapidité, précision et fiabilité. Le FN Five-Seven est particulièrement apprécié pour ses munitions perforantes et sa légèreté.

Les Armes de l'Armée Française

L'Armée Française dispose d'une vaste gamme d'armes pour répondre à ses divers besoins opérationnels. En plus du FN Five-seveN, elle utilise également d'autres pistolets mitrailleurs modernes.

  • MP 9 Brugger & Thomet (Autriche)
    • Calibre : 9 x 19 mm.
    • Poids : 1,30 kg.
    • Longueur : 303 à 523 mm.
    • Longueur du canon : 130 mm.
    • Cadence de tir : 900 coups/mn.
  • Heckler und Koch MP 7 (République Fédérale d’Allemagne)
    • Calibre : 4.6 x 30 mm.
    • Poids : 1.90 kg.
    • Longueur : 415 à 638 mm.
    • Longueur du canon : 180 mm.
  • Heckler und Koch UMP
    • Calibre : 9 x 19 mm, 40 S&W, .45 ACP.
    • Longueur : 450 à 690 mm.
    • Longueur du canon : 200 mm.
    • Poids de l'arme chargée : 2.10 à 2.302 kg.
    • Capacité du chargeur : 25 à 30 cartouches.
  • Beretta Model 12S
    • Calibre : 9 mm parabellum.
    • Poids : avec un chargeur de 32 cartouches, 3,810 kg.
    • Longueur : crosse dépliée, 660 mm; crosse repliée, 418 mm.
    • Longueur du canon : 200 mm.
    • Vitesse initiale : 381 m/s.
    • Cadence de tir théorique : 500 à 550 coups/mn.

Les Pistolets Mitrailleurs Français : Un Aperçu Historique

Le début des pistolets-mitrailleurs français commence réellement après la Première Guerre mondiale. Le souvenir de la terrible efficacité de cette arme en combat rapproché resta bien présent dans l’esprit des rédacteurs du programme de 1921, qui définissait le futur armement français. Aussi les caractéristiques du futur PM de l’armée française furent elles fortement inspirées par celles du Bergmann MP18/I.

Le Programme d'Armement de 1921

Ce document plein de pragmatisme, en date du 11 mai 1921, a été rédigé par des militaires encore proches des réalités du combat! L’arme aura la forme d’une carabine raccourcie. Son poids sera compris entre 3 et 4 kg, sa munition devra être la même que celle du pistolet qui sera choisi comme modèle de l’armée. En attendant que ce modèle ait été fixé, les armes à présenter devront tirer la cartouche de Parabellum 9 mm, l’arme tirera des chargeurs de 25 cartouches au moins, son mode de tir normal est le tir en mitrailleuse, un mécanisme permettant le tir coup par coup n’est pas demandé, la cadence de tir sera de 400 à 500 coups par minute, l’arme sera très rustique, très simple, bien protégée contre la boue, le principe d’une arme à culasse non verrouillée est recommandé en raison de sa simplicité, l’arme tirée sur appui à une distance de 100 mètres devra donner un rectangle inférieur à 70/70 (cm) dans le tir par rafales de 5 à 6 cartouches et inférieur à 100/100 (cm) dans le tir par chargeurs complets, la précision dans le tir à bras francs sera expérimentée et entrera en compte dans l’appréciation de l’arme, la hausse comportera que les crans de 100 et 200 mètres, pour faciliter le tir sur appui, l’arme devra être munie d’un bipied.

Au cours des années suivant la publication du programme, des armes d’origines diverses, en calibre 9mm Parabellum vont être proposées à l’armée, soit par des établissements d’état, soit par des fabricants étrangers. Le programme de 1921 avait stipulé que les armes proposées devraient être établies en calibre 9 mm Parabellum «en attendant que le calibre du futur pistolet de l’armée française ait été choisi ». Ainsi que nous l’avons mentionné précédemment, dans l’attente du choix définitif de cette munition, il avait été décidé que les prototypes de PM seraient chambrés en 9 mm Parabellum. De très importantes quantités de cartouches de ce type capturées sur les troupes allemandes étaient en effet disponibles dans nos arsenaux.

Il n’y avait par contre aucune raison particulière pour que la France choisisse d’adopter définitivement la 9 mm Parabellum, qui n’était à cette époque fabriquée qu’en Allemagne, plutôt que telle ou telle autre cartouche. Les services techniques de l’armée avaient expérimenté la cartouche de .30 Pedersen en 1922, en étudiant une carabine semi-automatique, dans ce calibre, que John M. Browning avait présenté à la Commission d’Expériences Techniques de Versailles. 50 000 Cartouches de .30 Pedersen furent commandées aux USA pour effectuer les premiers essais. Cette cartouche peu connue avait été conçue pour alimenter un dispositif permettant de transformer le fusil réglementaire américain Springfield 1903 en arme automatique.

Les Prototypes et le MAS Modèle 1938

Les ingénieurs français vont concevoir de nombreux prototypes dans le cadre d’un nouveau programme d’armement censé moderniser l’équipement français. Malheureusement, aucune arme ne sera adoptée avant la fin des années trente. C’est dans cette logique que le MAS 38 est conçu du côté de Saint-Etienne et de sa manufacture d’armes. Il est d’abord utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment par les Corps francs, la Milice française et les FFI.

Le MAS 38 est un pistolet mitrailleur compact, facilement contrôlable. Il jouit d’un mode automatique impressionnant. Cependant, les troupes de l’armée française se plaignent rapidement de sa faible puissance, mais également de sa courte portée de tir. De plus, la production de MAS 38 est ralentie à cause de son prix. Son utilisation au sein des troupes de l’armée française n’est finalement que très faible. C’est davantage du côté de la gendarmerie, de la police nationale ainsi que de l’Armée de l’air que le MAS 38 est utilisé.

Seulement deux mille exemplaires vont être fabriqués avant l’armistice, mais la production se poursuivra sous l’occupation. Les Allemands désigneront alors ces armes MP722 (f). A la Libération, la production à grande échelle peut enfin reprendre et on estime que plus de 200 000 MAS 38 ont été fabriqués. Ce petit pistolet mitrailleur était une bonne arme car il était compact et facilement contrôlable en mode automatique cependant il souffrait de deux défauts majeurs. Le premier est sa cartouche de 7,65 Long avec une trop faible puissance d’arrêt et le deuxième est son prix. Ces deux problèmes expliquent donc son remplacement par le célèbre MAT 49 de conception plus simple et aménagé pour le 9mm parabellum.

Le Modèle 1939 (SACM)

En 1939-1940, la France doit combler ses lacunes tactiques, mises à nu lors des escarmouches durant la drôle de guerre. La société SACM a proposé à l’état-major l’une de ses inventions créée en 1935 par son ingénieur PETTER, le créateur du pistolet 1935 A déjà adopté par l’armée. Il s’agit d’un pistolet-mitrailleur dont la particularité est d’être en tôle emboutie, beaucoup plus économique à construire que l’usinage du Mas 1938. La culasse avait son ressort récupérateur au-dessus du canon, permettant de gagner en compacité. Grâce à sa munition 7.65 longue, les ingénieurs pouvaient créer des pistolets-mitrailleurs légers et compacts, tout en conservant une forte pénétration pour une munition d’arme de poing. Un avantage que ni le 9mm Parabellum ni le .45 ACP ne pouvaient prétendre à l’époque. Il fonctionnait à culasse non calée.

L’état-major français, après des essais enthousiastes, a décidé officiellement d’adopter en complément des pistolets-mitrailleurs Mas 1938 en le nommant modèle 1939.

L'ETVS

En 1933, les critères de choix contenus dans le programme d’armement de 1921 furent complétés par deux nouvelles exigences : les PM devraient désormais être dotés d’une crosse repliable et d’un chargeur rabattable. L’ETVS mit rapidement au point un nouveau PM doté d’une crosse et d’un chargeur repliables. Deux prototypes de cette arme furent construits au sein de l’établissement. Ils furent testés en 1937 le premier par l’ETVS lui-même, le second par la Commission d’Études de l’Infanterie (CEI) en compagnie du PM Petter et du PM MAS modèle 1935 SE. Cette conception permit de créer une arme courte et légère. Grâce à la faible puissance de la munition de 7,65mm Long et à l’efficacité du ralentisseur de recul qui maintenait la cadence de tir autour de 600 coups par minute, les concepteurs de l’ETVS avaient pu se dispenser de doter l’arme d’une culasse lourde et volumineuse et limiter la course de cette culasse pendant son recul. En revenant en position de fermeture, la culasse actionnait un levier de percussion, qui déclenchait la percussion de la cartouche présente dans la chambre. Avec son levier de percussion commandé par la fermeture de la culasse et sa partie avant cylindrique, la culasse de l’ETVS n’est pas dépourvue d’analogies avec celle du PM Thompson, dont l’établissement technique de Versailles (ETVS) avait testé plusieurs exemplaires entre 1921 et 1927.

La Manufacture Nationale d’Armes de Châtellerault (MAC), se vit confier par l’ETVS, la charge d’en réaliser dix exemplaires de présérie du PM ETVS. Devant le résultat prometteur des essais, le 14 Mars 1937, la Direction des Études et Fabrications d’Armement (DEFA) ordonna à la MAC de fabriquer quarante PM ETVS supplémentaires. Cette commande ne fut finalement achevée qu’en 1939. Par décision ministérielle du 30 juin 1938, la MAS fut chargée de réaliser 600 chargeurs et 58 canons de PM ETVS.

L’adoption du PM Petter en 1939 et le choix de mettre en fabrication en urgence une version améliorée du PM modèle 1935 (qui donna naissance au PM MAS 38) de la MAS mettront fin à la carrière de l’ETVS, qui était pourtant une arme fort intéressante et bien conçue. Étrangement, l’une des fiches d’identification des matériels étrangers (Kennblätter Fremdengeräts) éditées par la Wehrmacht, présente le PM ETVS sous la désignation de «Maschinenpistole 721(f)».

Le Choix de la Munition de 7,65 mm Long

Le choix de la munition de 7,65 mm Long, a souvent été critiqué dans les publications contemporaines. « Ce choix était justifié par des performances à peu près identiques à la 9 mm Parabellum sur le plan de la précision et de la perforation jusqu’à 600 mètres pour un poids plus faible de la 7,65 mm Long (9,3 g contre 12,2 g pour la cartouche de 9 mm Parabellum). Le choix de cette cartouche s’expliquait aussi par une modification apportée aux caractéristiques initialement prévues pour le futur pistolet de l’armée française par le programme de 1921.

En 1927, ce cahier de caractéristiques militaires fut modifié au profit d’un pistolet plus léger et moins encombrant. La réduction de calibre, permettant d’utiliser une cartouche plus légère était cohérente avec cette tendance. Une évolution analogue se dessina pour le PM. Entre les deux guerres, les penseurs militaires français voyaient plutôt dans le PM, une arme de défense, destinées à armer les cadres et les spécialistes qui n’avaient pas à combattre avec un fusil.

Heckler & Koch et le MP5

Heckler & Koch (HK) est une entreprise allemande fondée en 1949 par d'anciens employés de Mauser. L’un des premiers grands succès de l’entreprise est le fusil d’assaut G3, équipé d’un mécanisme utilisant une culasse à ouverture retardée par galets. À la fin des années 1950 et au début des années 1960, HK adapte ce mécanisme pour une arme aménagée en 9x19mm. Ce premier pistolet-mitrailleur, désigné HK54, est destiné aux forces de l’ordre et aux armées. En 1966, l’Allemagne adopte officiellement cette arme pour sa police fédérale, ses forces spéciales et ses gardes-frontières. Le MP5 connaît rapidement un succès international, devenant une référence pour de nombreuses armées et forces de l’ordre. Pour répondre aux besoins variés des utilisateurs, HK développe différentes versions. Dans les années 1970, HK enrichit sa gamme avec deux variantes majeures. Dans les années 1990, le FBI demande à HK de modifier le MP5 pour tirer des cartouches de 10mm Auto, cherchant une alternative plus puissante au 9mm. Bien que l’adoption du 10mm ne se concrétise pas, ces essais aboutissent à la création de la cartouche .40 Smith & Wesson.

Ces limitations, combinées à la volonté de produire une arme plus économique et polyvalente, poussent HK à concevoir l’UMP (Universal Maschinenpistole). Le système de retardement d’ouverture permet au MP5 d’avoir un recul extrêmement doux par rapport aux armes utilisant des culasses non-calées comme la plupart des AR9 ou encore le CZ Scorpion. Seuls défauts : la détente filante et l’absence d’arrêtoir en fin de chargeur. Comme sur un AK, on ne peut pas savoir quand le chargeur est vide (sauf si on compte le nombre de munitions tirées).

Les Répliques Denix

Les répliques Denix de la Seconde Guerre mondiale sont parfaites pour les passionnés d’histoire militaire, les reconstitutions, le cinéma ou la collection. Ces reproductions fidèles d’armes emblématiques de 1939-1945 offrent un réalisme bluffant, sans danger ni réglementation contraignante.

Qu’est-ce qu’une réplique Denix ?

Les répliques Denix sont des reproductions à l’échelle 1:1 d’armes historiques célèbres, conçues en alliage métallique (zamak), bois véritable ou ABS selon les modèles. Elles imitent à la perfection le poids, les dimensions et parfois les mécanismes (culasse, chargeur, levier d’armement), sans pouvoir tirer de projectiles.

  • Sans poudre ni percussion
  • Inoffensives et 100 % légales
  • Fidélité visuelle et historique garantie

Modèles Denix incontournables - Collection WWII

Voici une sélection des armes les plus populaires reproduites par Denix dans leur gamme Seconde Guerre mondiale :

  • MP40 - mitraillette allemande (IIIe Reich)
  • Sten MKII - mitrailleuse britannique utilisée par la Résistance
  • Garand M1 - fusil semi-automatique américain (arme des GI)
  • Thompson M1 - le légendaire "Tommy gun" des paras et commandos
  • Colt 1911 - pistolet standard de l’armée américaine
  • Mauser 98K, Luger P08, PPSH‑41, P38, Webley MKIV…

Disponible en version standard ou patinée "vintage", pour un rendu vieilli authentique.

À quoi servent ces répliques ?

  • Reconstitutions historiques: idéales pour les passionnés de reconstitution : Débarquement en Normandie, D-Day, batailles en Europe, uniformes d’époque… Ces répliques enrichissent l’expérience visuelle sans aucun risque.
  • Cinéma, théâtre, cosplay: conformes aux normes de sécurité, ces armes factices peuvent être utilisées en tournage, décor, exposition muséale ou cosplay WW2.
  • Collection & décoration: objet de collection parfait pour passionné d’histoire militaire. Elles décorent un bureau, une vitrine ou un musée personnel avec style.

Légalité des répliques Denix en France

  • Pas d’autorisation requise : vendues librement aux personnes majeures.
  • Pas de licence de tir nécessaire : ce ne sont pas des armes fonctionnelles.
  • Transport discret recommandé : à l’abri du regard, dans une housse.
  • Usage autorisé en lieu privé ou événement encadré : expositions, reconstitutions, tournages.

Ces répliques sont considérées comme des objets décoratifs inoffensifs.

Faut-il les manipuler avec précaution ?

Oui. Bien qu’esthétiques et solides, les répliques Denix sont en zamak (alliage de zinc), moins résistant que l’acier :

  • Évitez les chocs, surtout sur les pièces mobiles.
  • Ne forcez pas les mécanismes.
  • Utilisez une housse ou sangle pour les transporter.

tags: #pistolet #mitrailleur #moderne #liste #et #caractéristiques

Articles populaires: