Le Fonctionnement du Pistolet Star Trek : Science-Fiction et Réalité

Le pistolet Star Trek, plus précisément le Phaser, est une arme emblématique de l'univers de Star Trek, notamment de la série originale. Cet article explore le fonctionnement de cette arme fictive et établit un parallèle avec les tentatives réelles de créer des armes laser.

Le Phaser de Star Trek : Un Aperçu

Le Phaser de la Série Originale a connu un tel succès qu'il est devenu un pilier de l'univers Star Trek. Ce pistolet émet des sons authentiques que les fans reconnaissent de la série télévisée, ajoutant au réalisme de l'expérience. Il est possible de posséder ce pistolet Star Trek emblématique de la série originale, et de jouer le rôle du capitaine Kirk pour protéger votre vaisseau et votre équipage.

Principe de Fonctionnement

Phaser est un acronyme pour « PHASed Energy Rectification » ou rectification phasique d'énergie. Il doit ses propriétés à un cristal particulier qui, lorsqu'on y applique un courant de haute tension, émet des particules nadion*. La force destructrice des phasers provient du fait que ces particules ont un effet disrupteur sur la matière (c'est-à-dire la rupture des liaisons atomiques). Le rayon lumineux d'un phaser n'a pas d'incidence sur l'énergie émise par l'arme, il guide simplement (peut-être en ionisant la trajectoire?) les particules nadion.

*Nadion : particule subatomique fictive.

Modes de Fonctionnement

Les phasers ont différents modes de fonctionnement, offrant une polyvalence remarquable :

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  • Réglages 1, 2, 3 : (assommer) provoque une perte de conscience ou une incapacité temporaire chez la plupart des humanoïdes.

  • Réglages 4 : (effets thermiques légers) dommages neuronaux, brûlures de la peau. Mortel si le tir se prolonge au-delà de 5 secondes.

  • Réglages 5 : (effets thermiques graves) mortel pour tous les humanoïdes, à moins que le tir soit très court (moins d'une demi-seconde).

  • Réglages 6 à 10 : (effets disrupteurs) dissous la matière, pénètre profondément dans les tissus organiques. Mortel à coup sûr.

  • Réglages 11 à 16 : (explosion/disruption) détruit, vaporise les alliages les plus denses.

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Types de Phasers

Il existe différents types de phasers, chacun adapté à des situations spécifiques :

  • Type I: Version la plus basique des phasers. Parfaite pour les missions où la discrétion est nécessaire, comme lors des missions diplomatiques ou non officielles. Sa petite taille permet de le dissimuler facilement.

  • Type II: Apparu en 2260, il a l'apparence d'un pistolet et certains comprennent un phaser de type 1 amovible. Il est assez puissant pour assommer, désintégrer, percer la roche et l'acier et peut également servir d'explosif en provoquant une surcharge de son accumulateur. En 2364, le nouveau modèle de type 2 fait son apparition, mais son ergonomie est discutable. Son utilisation entraîne une torsion du poignet vers le bas, ce qui est sans doute assez inconfortable lors d'affrontements.

  • Type III: De taille comparable à un fusil ou une carabine, il est plus puissant que le type II. Il existe en plusieurs versions :

    • Standard : tire un rayon continu
    • Amélioré : peut-être ajusté en mode continu ou pulsé
    • À compression : le plus puissant de tous les types III
  • Type IV et plus: Armes lourdes utilisées sur les vaisseaux. Aux fins de comparaison :

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    • IV : navettes, Orbeth
    • VI : Constitution
    • VII : Miranda
    • VIII : Centaur, Constellation, Excelsior, Nova
    • IX : Ambassador, Norway
    • X : Akira, Galaxy, Defiant, Nebula
    • XII : Sovereign

Pistolets Laser Réels : Entre Réalité et Science-Fiction

Dans Star Wars, lorsqu'on pense au pistolet laser (également appelé « pistolaser » ou « blaster »), on entend déjà leur son et on se souvient de ces tirs en pointillés. Qu'est-ce que la réalité a de concret à nous offrir à ce niveau ?

L’idée d’un fusil laser est aussi ancienne que le laser lui-même. Un fusil laser fut présenté par l’ingénieur Gaylen LYELL de l’entreprise Maser Optics le 04/03/1964. La démonstration eu lieu dans les laboratoires militaires américains de Frankford Arsenal à Philadelphie (Pennsylvanie). Cette annonce a fait le tour de la presse écrite à l’époque ! Sur la photo ci-contre n’apparait pas le pack de 10 kg de batterie. Le faisceau lumineux est amplifié par un rubis avant de passer au travers d’une lentille. L’arme, plus légère que le fusil M1, peut tirer une salve toutes les 10 secondes et sa durée de vie est limitée à 10 000 impulsions. Le fusil peut enflammer des objets (ou les vêtements d’un soldat) ou bien faire détoner des explosifs à une distance limitée. Il peut également éblouir des ennemis et causer de graves lésions oculaires jusqu’à 1,5 kilomètre de distance. Cependant, à 300 mètres, le faisceau mesure déjà 60 cm de large. Le fusil peut également servir pour marquer des cibles ou simplement comme moyen de télémétrie.

Finalement, il n’y eu pas de suite donnée à ce projet, en tout cas en tant qu’arme d’infanterie. Une rumeur prétend qu’un système similaire aurait été utilisé dans les cockpits d’avions de chasse F-4 pour le guidage laser manuel de leurs bombes.

Army Materiel Command (AMC) a invité la presse au Frankford Arsenal, une fois de plus. Il s’agissait en fait pour l’armée de démentir une rumeur selon laquelle le faisceau laser serait l’équivalent d’un pistolet à rayons laser ou plus généralement, le « rayon de la mort ». Harold BLODGETT, ingénieur civil de l’armée et chargé du Projet Laser, présenta alors un fusil laser similaire à celui de Maser Optics. Seulement, cette fois une démonstration eu lieu car la batterie était bien là, reliée au fusil par un câble. Après 15 secondes d’attente, un voyant clignotait pour indiquer qu’une charge de 2000 volts avait été accumulée. BLODGETT épaula le fusil et tira une lumière rouge, sans un bruit, sur une cible de papier carbone accrochée à 4,5 mètres de lui. Une légère fumée s’échappa un instant. Le lieutenant-colonel Patrick L. KLEIN (chef du bureau de l'information de l'armée américaine) expliqua qu’il ne fallait pas imaginer des soldats équipés de fusil laser car l’arme ne pouvait pas vraiment blesser. Pour lui, cela relevait encore de la science-fiction. Il ajouta également que si effectivement la recherche était classifiée, il n’en était rien des objectifs du projet. Bien que l'instrument pût être utilisé à des fins militaires, il n'était pas considéré comme une arme. En revanche, on pouvait imaginer des applications médicales comme la cautérisation des plaies ou une soudure d’un décollement de la rétine. Mais le laser pourrait également servir aux communications.

Seulement trois salves ont pu être obtenues à partir de la batterie ce jour-là.

Pour l'anecdote : Harold BLODGETT travaillera plus tard sur un concept d’éradication au laser des plantes invasives dans les voies navigables.

Les Armes Laser Non-Létales

Les armes laser non-létales sont utilisées pour saper les observations de l’ennemi/l’adversaire à des points clés comme les frontières, les points de contrôle et toutes sortes de zones stratégiques où l’on n’aime pas être observé. Elles peuvent également être utilisées de façon offensive, toujours dans le même objectif, mais en visant délibérément l’adversaire qui ne peut pas observer la cible car il est ébloui.

Le Sabre 203 et le PHaSR (Personnel Halting and Stimulation Response Rifle)

Le Sabre 203 et le PHaSR (Personnel Halting and Stimulation Response Rifle) sont des exemples concrets d'armes laser non-létales.

L’objectif du Sabre 203 est donc d’éblouir ou d’étourdir des foules hostiles. L’arme a été développée par les laboratoires de l’armée de l’air américaine (Air Force Research Laboratory Directed Energy Directorate, base aérienne de Kirtland - Nouveau-Mexique). Le laser accompagnait un fusil classique équipé d’un lance-grenade M-203 modifié. Le Sabre 203 prenait la place de la grenade et pouvait d’ailleurs être éjecté en cas d’urgence pour laisser la place à une vraie grenade. Son objectif était de perturber l’ennemi en plein jour et d’aveugler les visions nocturnes la nuit, jusqu’à 300 mètres de portée. Une convention des Nations Unis a alors rédigé un Protocole sur les Armes Laser Aveuglantes (Protocol on Blinding Laser Weapons) afin de protéger les « victimes » des armes laser. En effet, à cette époque, certains dommages causés aux yeux étaient souvent permanents et le mot « aveuglé » prenait tout son sens… Déployé en Somalie en 1995, le Sabre 203 a alors été mis de côté pour des raisons d’efficacité et de sécurité.

Le PHaSR est plus un sigle dont la définition a dû être pensée pour coller au nom, car on pense tout de suite à l’un des « phasers » qu’on trouve évidemment dans Star Trek. Il a été développé dans le même laboratoire que le Sabre 203, mais cette fois au sein de l’unité ScorpWorks, composée de scientifiques et d’ingénieurs militaires.

À la différence du Sabre 203, il n’accompagne pas une arme et se suffit à lui-même. L’intérêt de cette arme est de ne pas être dangereuse à courte portée tout en étant également efficace à longue portée. Un laser auxiliaire (un télémètre) calcule la distance à l’ennemi et permet de savoir quel niveau de puissance envoyer avec le laser principal qui utilise deux longueurs d’onde. C’est tout l’intérêt du télémètre. C’est pourquoi l’Institut National de la Justice américaine a octroyé 250 000 $ pour l’ajout de ce télémètre laser qui permet donc de ne pas causer de dommages irréversibles, notamment aux yeux.

Le prototype a été dévoilé le 02/11/2005. Il fut développé en 2 exemplaires jusqu’en mars 2006. Son histoire s’arrête là, mais son existence fait qu’il est parfois pris comme exemple d’arme non-létale agissant « pour le bien de la société ».

Les Défis de la Réalisation des Pistolets Laser

Plusieurs défis entravent la création de pistolets laser comparables à ceux de la science-fiction :

  • La visibilité des tirs laser : Les tirs sont assez lents pour être visibles, mais assez brefs pour ressembler à des pointillés dans les combats. Comment une décharge de tir laser pourrait-elle être visible alors que la lumière se déplace à 300 000 km/seconde ? Sans poussière, fumée, ou toute autre matière, la visibilité des tirs est impossible.
  • Le bruit du pistolaser : la lumière est silencieuse. On peut considérer que le bruit vient du fonctionnement de l'arme.
  • L’énergie nécessaire pour un combat intense sera vite un problème.
  • La capacité des tirs laser à ricocher : Les tirs de laser ne peuvent ricocher que sur des surfaces réfléchissantes ou dans certaines conditions bien précises.

Applications Réelles des Lasers : Le Décapage Laser

Les lasers sont utilisés dans des applications réelles telles que le décapage laser. Le but est simple : utiliser la lumière du laser comme énergie. La salissure ou la corrosion va ensuite absorber cette énergie, jusqu'à éclater. C'est ce qui provoque le décapage.

L'armée ne s'en servira sans doute jamais, à moins d'avoir une carrosserie à refaire ou d'entretenir les monuments… En effet, vous avez sans doute eu l'occasion de voir un bâtiment à côté de chez vous passer du noir-gris pollution au blanc-jaune « naturel » des bâtiments. Les nettoyeurs haute pression n'y sont pas étrangers. Mais dans le cas d'un bâtiment classé, il n'est pas rare que la méthode utilisée soit le pistolet laser. C'est ce genre d'outil que l'on peut trouver chez Clean Laser, entre autres. Bien sûr, ce ne sont pas des pistolets laser comme on pourrait les imaginer dans Star Wars. Leur forme est très variable et leur utilisation est sans doute bien plus complexe.

Avantages du Décapage Laser

Le plus gros avantage du décapage laser est sans doute la douceur du nettoyage. Ce procédé ne fait pas forcément l'unanimité, surtout lorsqu'il est question d'une voiture, là où d'autres techniques plus abrasives sont plus rapides, même si elles sont moins douces. En utilisant cette technique au laser depuis déjà plusieurs années sur des monuments qui font partie du patrimoine, il est fréquent que les restaurateurs découvrent des traces de peinture très ancienne. L'aspect visuel de ces bâtiments était donc très différent de ce que l'on peut voir aujourd'hui, même après un décapage complet ! Le temps a fait son œuvre… et les traces de peintures sont dispersées et rares. Mais comme on ne va pas repeindre ces monuments aujourd'hui, les pigments sont analysés et les informations collectées. Ces précieuses données sont de plus en plus fréquement utilisées à l'occasion de sons-et-lumières qui permettent de "repeindre" - pour le temps d'un spectacle - certains des monuments classés les plus célèbre et avec une précision historique. Ça vaut le détour !

Gadgets et Réalité

Il existe des pistolets laser. Tout comme pour les sabres laser, il s'agit de dangereux gadgets (interdit dans la plupart des pays). Leur seule puissance réside dans le fait de brûler de la matière (des couleurs sombres, c'est plus facile). C'est loin d'être spectaculaire et ça reste un risque d'incendies ! Des sites de bricoleurs proposent aussi de démonter nos lecteurs DVD ou Blu-ray pour en faire des pistolets laser. Tout aussi dangereux (réglementation), le résultat est le même : un gadget risible et sans aucun intérêt. Qu'est-ce qu'un stormtrooper pourrait bien faire d'une chose aussi ridicule ? Un laser installé dans un pistolet en plastique ne donne pas un pistolaser…! Le vrai pistolet laser, ça décape !

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