Avant d'acquérir une arme, il est essentiel de bien s'informer et de faire les bons choix, surtout si l'on envisage d'acheter plusieurs armes du même type et de calibre similaire. Le type de projectile, le mode de propulsion et l'énergie déployée sont des facteurs interdépendants à considérer.
Choisir le bon mode de propulsion
Le choix du mode de propulsion dépend de l'utilisation prévue de l'arme.
CO2 : Pour le tir récréatif
Si votre objectif est le tir récréatif (tir de vitesse, plinking, tir à courte distance), le CO2 est un bon choix. Les armes à CO2, alimentées par des cartouches de CO2, permettent d'enchaîner les tirs et simulent le fonctionnement d'une arme à feu, offrant ainsi plus de sensations. Cependant, elles sont généralement moins puissantes (2 à 4 joules) et moins précises en raison de la diminution de la puissance à mesure que la cartouche de CO2 se vide.
Air comprimé : Pour la puissance et la précision
Si vous recherchez la puissance (pour percer des objets en plinking) ou la précision, optez pour l'air comprimé. Les armes à air comprimé modernes se rechargent par brisure du canon, ce qui peut casser la dynamique de tir.
Choisir le bon projectile
Le choix du projectile dépend également de l'utilisation prévue de l'arme.
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Billes d'acier (BB) : Économiques et écologiques pour le tir récréatif
Les billes d'acier, de calibre 4,5 mm et d'un poids habituel de 0,35 g, sont très économiques. Un pack de 4500 billes Umarex 4.5mm coûte environ 20€, soit moins d'un demi-centime par projectile. Elles sont également plus écologiques que les projectiles en plomb si vous tirez dans la nature ou dans un jardin. Il est important de ne pas réutiliser les billes usagées, car elles se déforment à l'impact et peuvent endommager le canon.
Plombs de 4,5 mm : Plus précis, mais moins puissants
Les plombs de calibre 4,5 mm, parfois appelés .177, sont plus précis que les billes car ils sont tirés dans des canons rayés. Cependant, ils ont une énergie moindre. L'utilisation de plombs de 4,5 mm permet de tirer plus de projectiles sans recharger la cartouche de CO2, et les armes sont généralement moins chères. Ils ne sont cependant pas adaptés au tir sur cible.
Plombs de 5,5 mm : Pour la précision et la distance en air comprimé
En air comprimé, la précision et la distance sont privilégiées. Les armes à air comprimé sont donc conçues pour tirer des plombs. Les plombs de 5,5 mm sont environ trois fois plus lourds que les plombs de 4,5 mm. Cependant, à puissance équivalente, un plomb trois fois plus lourd sera propulsé à une vitesse 1,7 fois plus faible.
Calibres de fusils de chasse : Un aperçu
Le choix du calibre de votre fusil de chasse est crucial, car il affecte votre efficacité et votre confort lors de la chasse. Chaque calibre offre des caractéristiques uniques, adaptées à différents types de gibier et de situations de chasse.
Calibre 12 : Polyvalence et puissance
Le calibre 12 est le plus répandu et le plus polyvalent des calibres de fusil de chasse. Il est utilisé pour une grande variété de chasses, du petit au grand gibier. Sa diversification en fait un choix adapté à la plupart des types de chasse. Il offre une grande puissance de feu, idéale pour les tirs à longue distance, et les munitions sont facilement disponibles dans toutes les armureries. Cependant, il peut avoir un recul plus important et les fusils de calibre 12 peuvent être plus lourds. Il est parfait pour la chasse au grand gibier, au gibier d'eau et pour le tir sportif.
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Calibre 16 : Un compromis entre puissance et maniabilité
Le calibre 16 offre un excellent compromis entre les calibres 12 et 20. Il mélange astucieusement la légèreté du calibre 20 avec la robustesse du calibre 12. Ce calibre privilégie l'équilibre entre la puissance de tir et la facilité de manipulation, réduisant ainsi le recul par rapport au calibre 12. Bien que les munitions de calibre 16 soient moins disponibles, ce calibre demeure un choix privilégié pour la chasse au petit et moyen gibier, notamment lors d'excursions prolongées où le confort d'usage est crucial.
Calibre 20 : Léger et maniable pour le petit gibier
Le calibre 20 est célèbre pour sa légèreté et sa maniabilité exceptionnelles. Il facilite le transport grâce à ses fusils plus légers et diminue le recul, améliorant le confort lors de la pratique. Malgré une puissance de feu inférieure comparée aux calibres 12 et 16, son efficacité pour la chasse au petit gibier comme les oiseaux et les lapins est très valorisée. Les chasseurs apprécient également le calibre 20 pour le tir sportif, particulièrement le ball-trap, où sa facilité de manipulation est un atout. Les cartouches de calibre 20 sont systématiquement de couleur jaune pour des raisons de sécurité. Si une cartouche de calibre 20 se retrouvait par mégarde mélangée avec des cartouches de calibre 12, elle pourrait glisser dans le canon et causer une surpression au moment du tir, faisant exploser l'arme et blessant gravement le chasseur.
Calibre 28 : Précision et respect du gibier
Le calibre 28 se distingue par sa montée en popularité due à ses qualités uniques de légèreté et de précision de tir. Ce calibre offre une expérience de tir confortable grâce à son recul modéré, idéal pour des sessions prolongées. Bien que la disponibilité des munitions et la variété des fusils en calibre 28 soient limitées, ce calibre est parfait pour les chasseurs chevronnés désirant une chasse respectueuse avec une gestion optimisée du plomb.
Calibre .410 : Léger et maniable pour les jeunes chasseurs
Le calibre .410 est le plus petit des calibres de fusil de chasse, offrant une option légère et très maniable pour les chasseurs. Ce calibre est particulièrement apprécié pour l'initiation des jeunes chasseurs et pour la chasse au petit gibier, tels que les oiseaux et les petits mammifères. Le calibre .410 a un recul minimal, ce qui le rend confortable à utiliser, surtout pour ceux qui sont sensibles au recul. Cependant, en raison de sa petite taille, il manque de puissance de feu et n'est pas adapté aux gibiers plus grands ou aux tirs à longue distance. Avec sa charge de plombs réduite, il est à réserver aux chasseurs les plus habiles.
Pourquoi parle-t-on de calibre 12, 16, 20 ?
Ce nombre correspond au nombre de billes d’un certain diamètre que l’on peut faire avec 1 livre anglaise (453,6 g) de plomb ! On peut donc faire 12 billes de 18,6 mm de diamètre (calibre 12) ou 20 billes de 15,6 mm (calibre 20) dans une livre de plomb… Par contre, le calibre 410 est exprimé directement en millièmes de pouces !
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Revolver vs Pistolet : Quel Choix ?
Un des débats récurrents sur les armes de poing est de savoir s’il est préférable d’acheter un pistolet ou un revolver. Pour rappel, un revolver est une arme à feu qui tire son nom de l’anglais « revolve », qui signifie tourner autour de, réaliser une révolution. Le revolver est équipé d’un magasin inamovible appelé barillet dotée de chambres contenant les munitions. Le barillet aligne ses chambres (et donc les cartouches) dans l’axe du percuteur et du canon en tournant sur lui-même.
Un pistolet moderne est une arme à feu équipée d’une culasse mobile, d’un canon fixe ou flottant et d’une chambre en permanence alignée avec ce dernier. Le magasin modulaire éjectable et remplaçable approvisionne la chambre verticalement grâce aux allers-retours de la culasse qui éjecte au passage les étuis percutés.
Pour un tireur qui ne prend en considération que l’aspect technologique de son arme, on peut dire que le pistolet semi-automatique est supérieur au revolver. Son fonctionnement est plus complexe tout en étant plus pratique, à poids égal sa capacité en munition est supérieure de 2 à 3 fois à celle d’une arme à barillet, ses instruments de visée sont généralement mieux étudiés et les enrayages sont devenus aussi rares sur un pistolet moderne que sur un revolver.
La décision d’acheter un pistolet ou un revolver doit se prendre après avoir eu les deux types d’armes en main. Bien choisir son arme est important et dans ce domaine, il faut avant tout se fier au feeling.
Si les pistolets semi-automatiques ont pu être moins fiables que les revolvers par le passé, ce n’est plus le cas aujourd’hui lorsqu’ils sont entretenus correctement. Cette réputation de fragilité vient du fait que contrairement aux revolvers qui ont un fonctionnement rudimentaire et éprouvé depuis des siècles, les pistolets semi-automatiques ont un mécanisme plus complexe et contiennent plus de pièces susceptibles de casser. Néanmoins, une arme bien entretenue ne présente pas de risque de dysfonctionnement particulier, il est donc recommandé de vous diriger vers la plateforme avec laquelle vous vous sentez le plus à l’aise.
Les revolvers ont l’inconvénient d’être généralement plus chers et plus lourds que les pistolets (et c’est valable aussi pour les munitions). Néanmoins, de plus en plus de fabricants proposent des modèles de haute qualité à des prix très abordables (autour de 500€). Beaucoup reprochent au revolver son chargeur inamovible (barillet) fiable mais inadapté au rechargement d’urgence.
Coefficient Balistique et Performance des Projectiles
Le coefficient balistique (CB), couramment utilisé aujourd'hui, représente les caractéristiques de forme et de poids de la balle, tout en tenant compte de la résistance réelle de l'air à une vitesse donnée. Selon le Dr Boris Karpov (laboratoire de recherche de l'armée américaine, 1944), les modèles de calcul actuels se basent sur des projectiles standardisés, de G1 à G8. L’idée est de ne pas devoir refaire des calculs complexes pour chaque nouveau projectile, mais de se raccorder à un des projectiles standardisés.
La principale force qui s’applique sur le projectile en vol (hors vent et gravité) est la traînée, pour laquelle on a besoin d’un coefficient de traînée à incidence nulle (CD0). Chaque projectile de 1 à 8 a donc une courbe de coefficient de traînée en fonction du nombre de Mach qui lui est propre et grâce au coefficient balistique on vient se fitter à une courbe existante.
Cependant il faut faire un choix, et de fait l’industrie est encore fort orientée G1 (pour des questions d’accessibilité et financières) mais dans le tir longue distance on se rapproche beaucoup plus du projectile G7 qui est plus allongé et qui dispose d’un rétreint conique à l’arrière. En Europe, le coefficient est de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 sera moins efficace qu’un coefficient de 0,550. En conclusion plus le coefficient balistique est élevé plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue qu’avec une ogive qui aurait un coefficient balistique plus bas.
Le coefficient balistique est la performance d’une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire, sa résistance aux vents latéraux et sa résistance dans l’air. Aussi le CB est en fonction de la masse, du diamètre, de sa forme (sécante, tangente, hybride) et de sa longueur. La vitesse joue un grand rôle ici. Si l'ogive maintient bien la vitesse initiale, elle ira plus loin puisqu'elle décélèrera moins vite. Pour cela il faut qu'un des signes particuliers soit d'utiliser pour le profil avant une ogive de forme sécante au lieu de tangente et que le profil arrière de l'ogive soit de forme conique (BT ou Boatail).
Trajectoire et Gravité
La trajectoire n’échappe pas à la loi de la gravitation mise en évidence par Newton ! La gravité joue un rôle certain pour la descente de la trajectoire de l'ogive car elle descendra. Les effets de la gravité et des vents sont directement proportionnels au temps d’exposition de l’ogive à ceux-ci.
Balistique Interne et Externe
Que se passe-t-il lorsque la détente est pressée ? Lorsque vous appuyez sur la détente et que l'amorce éclate, la flamme intense créée par le mélange d'amorçage remplit l'intérieur de la douille et allume la charge de poudre au grand complet. La pression montante générée par la poudre en combustion va pousser sur la paroi de l'étui, ce qui va la déformer jusqu'à ce qu'elle s'applique au maximum contre la paroi de la chambre où la cartouche est logée.
Les gaz ne pouvant plus se dilater davantage à l'intérieur de l'étui vont emprunter la seule sortie possible et vont alors pousser le projectile dans le canon. Si le projectile est lourd, et maintenu solidement dans le collet de la cartouche, ou si la pression des rayures sur le projectile est grande, le confinement de la poudre est accentué et la combustion va procéder plus rapidement que si ces conditions n'auraient pas été présentes.
Ensuite le projectile entre dans le canon et s'imprime de la rayure exprimée par une fraction 1/x (x étant la distance en pouces parcourue pour 1 rotation) ce qui va donner à l'ogive de se mettre en rotation sur elle-même tout au long de sa progression dans le canon (effet gyroscopique) c'est ce sens de rotation qui va donner la stabilité à l’ogive sur son parcourt jusqu'à la cible.
On va faire tourner le projectile à grande vitesse (plusieurs milliers de tours par minutes) selon son axe longitudinal. C'est un peu plus technique mais il existe une formule de Miller qui permet de déterminer un coefficient de stabilité en tenant compte de la longueur de l'ogive, de son poids, son diamètre et sa vitesse de rotation donnée par le pas de rayure. Plus le canon sera long, plus la poudre aura de temps de se consumer entièrement dans un milieu clos ce qui va donner plus de pression pour pousser le projectile et donc plus de vitesse à la bouche. Vous avez de plus hautes vélocités avec un plus grand canon, tous les autres facteurs étant égaux. Toutefois, il y a des limites dans la longueur du canon car il faut veiller à ce que la pression qui pousse derrière le projectile soit toujours supérieure à la pression qui se trouve devant le projectile. Une fois le point d'égalité étant atteint, le projectile serait alors freiné à l'intérieur du canon…
Le projectile ayant quitté la zone de turbulences propre à la balistique intermédiaire, nous entrons dans le domaine typique de la balistique extérieure. Durant toute la phase de son vol, le projectile sera soumis principalement à deux forces : la force de gravité qui le fera chuter vers le centre de la Terre et la force de traînée, la retardation, due à l’air dans lequel il se déplace, qui le ralentira et l’empêchera d’aller aussi loin que s’il était tiré dans le vide.
A sa sortie du canon, le projectile va rencontrer, à grande vitesse, l’air ambiant immobile. Il va de ce fait subir un choc que l’on appelle en l’occurrence "la percussion initiale" et aussi "l’onde de choc" et qui tentera également à le déstabiliser. Plus l'air rencontré par le projectile est froid, plus l'air sera dense et plus vite le projectile sera freiné. Plus l'air rencontré par le projectile est chaud, moins l'air est dense et moins le projectile sera freiné. Il en résulte une portée plus longue.
Pour le stabiliser dynamiquement sur sa trajectoire il va donc falloir lui imposer une vitesse de rotation autour de son axe longitudinal, dépendante de sa forme et de sa vitesse de translation, et cela est réalisé au moyen des rainures dans le tube. Dès que le projectile entre en contact avec la rayure du canon, il est animé par un mouvement de rotation sur lui-même au fur et à mesure qu'il avance dans le canon.
Au contact de l'air et des forces le contraignant dans son avancée vers la cible lointaine, le projectile dévie de sa trajectoire dans le sens de sa rotation (par exemple une ogive de .308 Winchester peut dériver de 31 cm sur une distance de 1.000 mètres par rapport son axe de visée initial). Il est clair qu'un projectile capable de conserver la stabilité tout au long de son vol ira plus loin et sera plus précis. C'est la capacité d'une ogive d'être le plus stable possible au passage de la vitesse supersonique vers la zone transsonique. Il faut savoir qu'une vitesse de rotation gyroscopique peu élevée dans la zone transsonique augmentera la précession et la nutation, l'ogive sera encore plus sensible aux perturbations climatique (surtout le vent). Une ogive courte passera mieux la zone transsonique car le centre de pression et le centre de gravité sont très proche (X) et donc moins vite déstabilisée.
Choisir un Projectile Adapté
Pour les novices, il est préférable de commencer avec une munition manufacturée de bonne qualité de type HPBT car elle offre déjà des possibilités de résultat à longue distance. Ces munitions de qualité HPBT offre des écarts de vitesse entre chaque cartouche tirée de l’ordre de 9 m/s à 12 m/s pour les meilleurs. Cet écart de vitesse permet de toucher une cible à 1000m avec une tolérance moyenne de 30 cm environ (1 MOA à 1000m) à condition que vous soyez extrêmement précis lors de vos tirs. Choisir un projectile ayant un bon coefficient balistique (CB) exprimé en G7 de préférence ou en G1. Choisir des étuis de qualité ayant une bonne densité de matière. En gros tous les étuis devraient peser le même poids approximativement.
Et surtout, lorsque vous rechargez, veillez à former un lot de munition suffisant à vos besoins et que ce lot soit identique en tout point : Même marque d’étui, même marque et modèle de projectile, même marque et modèle d’amorce, même marque et type de poudre.
La charge idéale ou charge de tir est celle qui permet de tirer le meilleur parti d’une arme donnée en tenant compte de la valeur de la chambre où vient se loger l’étui de la cartouche mais aussi de l’état d’usure du canon. Son équilibre et sa précision découlent d’un choix raisonné des composants utilisés.
Très peu d’armes sont des cas désespérés. Il suffit parfois de choisir LA balle qui convient le mieux à l’arme en question et surtout à son canon. Forme, diamètre, poids d’un projectile doivent être adaptés au pas des rayures et aux caractéristiques physiques du canon.
Les charges idéales ne peuvent pas être prédites. Chacun doit trouver pour son propre compte celle qui convient dans les plages de données des différentes tables. D’autre personnes utilisent des techniques différentes que je respecte. Sur la table de rechargement en rapport avec les éléments on peut voir la charge de départ (starting load) et la charge maximum (maximum load).
Et lorsque c'est fait, vous vous rendez au stand de tir pour effectuer les tirs d'essais et mesurer les vitesses de tous les projectiles. La distance idéale des essais est de 100m. Gardez et tirez toujours sur le même point à viser et ne cherchez pas à corriger votre tir. Vous l'aurez compris que la charge idéale pour le moment, se trouve là où le groupement est plus serré.
Carabines PCP : Choisir le bon calibre
Choisir le calibre de sa carabine PCP (pré-compression pneumatique) est une décision cruciale qui conditionne directement l’efficacité, la précision et le plaisir de tir. Que vous soyez tireur sportif, amateur de plinking, régulateur de nuisibles ou chasseur à l’étranger, il existe un calibre adapté à chaque besoin. De 4,5 mm à 9 mm et plus, chaque diamètre a ses spécificités.
Pourquoi le calibre est-il si important en PCP ?
Le calibre détermine plusieurs éléments clés : le poids du projectile, la vitesse initiale, la stabilité en vol, la trajectoire balistique et la puissance d’impact. En PCP, où l’énergie est réglable et la technologie très avancée, le bon calibre permet d’exploiter au mieux les capacités de l’arme, que ce soit en 20 joules ou en 150 joules.
Une erreur de choix peut conduire à une perte de précision, à une consommation excessive d’air, ou à des performances sous-optimales.
Présentation des calibres disponibles pour les carabines PCP
Calibre 4,5 mm (.177) : La vitesse et la précision
Ce calibre est le plus fin, et aussi le plus rapide. Il est largement utilisé pour le tir de précision et les compétitions, notamment dans les disciplines 10 mètres, Field Target ou Benchrest à moyenne distance. Son projectile léger offre une trajectoire très tendue.
- Avantages:
- Vitesse élevée (>300 m/s sur des carabines puissantes)
- Trajectoire plate et prévisible
- Idéal pour la précision sur cibles jusqu’à 40-50 mètres
- Faible coût des munitions
- Inconvénients:
- Faible pouvoir d’arrêt
- Sensibilité accrue au vent
- Moins efficace pour la régulation de nuisibles
- Idéal pour: le tir de précision, l’entraînement, le plinking léger.
Calibre 5,5 mm (.22) : Le compromis parfait
Le calibre 5,5 mm est très apprécié pour sa polyvalence. Il combine une bonne énergie à l’impact, une trajectoire stable, et reste précis sur des distances allant jusqu’à 70 mètres. C’est le calibre préféré de nombreux tireurs PCP en France.
- Avantages:
- Bon compromis puissance/précision
- Moins sensible au vent que le 4,5 mm
- Convient au plinking, à la régulation, et au tir longue distance
- Inconvénients:
- Léger drop balistique au-delà de 70 mètres
- Moins performant que le 6,35 mm sur gros nuisibles
- Idéal pour: tireurs polyvalents, régulation légère à moyenne, tir de loisir.
Calibre 6,35 mm (.25) : Puissance accrue pour longue distance
Le calibre 6,35 mm est conçu pour délivrer une énergie significative à l’impact, avec un projectile plus lourd et plus stable à longue distance. Il convient aux carabines puissantes (50 joules et plus).
- Avantages:
- Excellent pouvoir d’arrêt
- Stabilité remarquable à 80-100 mètres
- Moins influencé par le vent
- Inconvénients:
- Consommation d’air plus élevée
- Munition plus chère
- Moins de tirs par remplissage
- Idéal pour: tirs à longue distance, nuisibles de taille moyenne, chasse réglementée à l’étranger.
Calibre 7,62 mm (.30) : La catégorie supérieure
Ce calibre impose le respect. Il est destiné aux carabines très puissantes (100 joules et plus), souvent utilisées pour la chasse hors de France ou le tir de précision extrême.
- Avantages:
- Énergie impressionnante (>120 joules possible)
- Très grande stabilité balistique
- Convient aux cibles lourdes ou éloignées
- Inconvénients:
- Usage soumis à la réglementation
- Forte consommation d’air
- Moins de fabricants de munitions
- Idéal pour: chasse internationale, tir longue distance (>100 m), régulation professionnelle (dans les pays autorisés).
Calibre 9 mm (.35) et plus : Le PCP en mode extrême
Le calibre 9 mm marque l’entrée dans l’univers des « big bore ». Ces carabines, capables de tirer des projectiles proches de ceux des armes à feu, peuvent dépasser les 200 joules et sont utilisées dans des contextes très spécifiques.
- Avantages:
- Puissance de feu massive
- Idéal pour la chasse à gros gibier à l’étranger
- Trajectoire stable même avec des plombs très lourds
- Inconvénients:
- Réservé à des usages spécialisés
- Légalité restreinte (soumis à autorisation en France)
- Très forte consommation d’air
- Peu de tirs par charge
- Idéal pour: la chasse au gros gibier là où c’est autorisé, les passionnés de puissance, les expérimentateurs.
Quels critères considérer pour faire son choix ?
- La législation française: En France, les carabines PCP sont libres jusqu’à 19,9 joules. Au-delà, elles sont classées en catégorie C et nécessitent une déclaration ainsi qu’un permis ou une licence de tir. Cela limite les calibres 6,35 mm et supérieurs aux utilisateurs titulaires d'une autorisation légale.
- La puissance de votre carabine: Un calibre lourd sur une arme de faible puissance donnera de piètres résultats. À l’inverse, un petit calibre sur une arme très puissante peut entraîner une surpénétration et nuire à la précision. Exemple : un calibre 4,5 mm sur une carabine de 80 joules produira une vitesse excessive, entraînant une instabilité en vol. Le calibre doit donc être cohérent avec la puissance disponible.
- La distance de tir visée:
- Moins de 30 mètres : 4,5 mm ou 5,5 mm
- Entre 30 et 70 mètres : 5,5 mm ou 6,35 mm
- Entre 70 et 100 mètres : 6,35 mm ou 7,62 mm
- Au-delà de 100 mètres : 7,62 mm ou 9 mm
- Le type de cible:
- Tir sur cible / précision : 4,5 mm ou 5,5 mm
- Plinking : 5,5 mm ou 6,35 mm
- Nuisibles : à partir de 5,5 mm
- Gibier lourd (à l’étranger) : 7,62 mm ou 9 mm
- Le budget et la logistique: Les munitions en gros calibre sont plus onéreuses et moins courantes. De plus, les carabines big bore nécessitent un compresseur haute pression ou une bouteille externe pour recharger efficacement.
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