Cet article explore divers aspects liés au stand de tir à 300m dans le canton de Vaud, en s'appuyant sur des discussions et des articles de presse.
Josias Hartmann : Un Champion de Tir Vaudois
Josias Hartmann, champion mondial de tir, est né le 3 avril 1893 à Says, un village des Grisons. Son père était agriculteur et chasseur. Dès son enfance, Josias connaissait les fusils, la poudre et les balles. En 1910, il entre en apprentissage chez l'armurier Ryffl à Lucerne, puis à la Fabrique d'armes de Lenzbourg chez MM. Haemmerli et Cie.
Après son service militaire, Hartmann travaille à la Fabrique d'armes de Berne, mais il préfère le commerce. Après la mobilisation, il travaille à Genève, puis s'installe à Lausanne chez l'armurier Mayor. De 1919 à 1924, il fonde son propre atelier à Lausanne, avant de retourner à Berne. En 1927, il revient à Lausanne et ouvre un nouvel atelier au Valentin.
Hartmann a épousé une jeune fille de son canton en 1920 et est père de deux fillettes. Sa réputation de tireur et d'armurier grandit, et il travaille pour des équipes internationales. En 1929, il est de nouveau champion du monde avec un total impressionnant de 1114 points.
Les Débuts d'un Tireur d'Exception
À 8 ans, Josias Hartmann tirait avec l'arme d'ordonnance. À 12 ans, il participait aux tirs militaires obligatoires. À 13 ans, il sortait troisième d'un concours de sections.
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Compétitions et Succès Mondiaux
La première compétition mondiale de Josias Hartmann est celle de Rennes, où il est proclamé champion du tir à genoux. À Saint-Gall en 1925, il devient champion du monde en établissant un record de 1109 points. En 1929, il remporte de nouveau le titre avec 1114 points.
Aspects Techniques et Historiques
Hartmann a travaillé chez MM HAEMMERLI & CIE en 1913/1914, ce qui explique la présence de composants de cette firme sur certaines armes. Son atelier à Lausanne était ouvert de 1919 à 1924. Le journaliste de l'époque termine son article avec ironie : « Qu’en pensez-vous Messieurs les américains… ».
Formation et Pédagogie du Tir
La question de la formation initiale d'un tireur débutant est abordée. Doit-on commencer par le bras franc à 25 mètres avant de passer à des formes plus dynamiques ? Certains estiment que non, et qu'il est possible d'apprendre à "combattre avec un pistolet" dès le début, en se concentrant sur la sécurité, la manipulation et le toucher.
Il est souligné que le tir de défense demande un certain investissement pour maîtriser les bases. La dichotomie entre tir sportif et tir de défense est remise en question, car elle peut aboutir à des tireurs sportifs dangereux en dehors de leur stand.
Les cours NTTC et NDS mettent l'accent sur la sécurité, la manipulation et le toucher, considérant que ces bases solides sont essentielles.
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Législation Suisse sur les Armes : Silencieux et Accessoires
Une discussion porte sur l'utilisation d'un silencieux en Suisse. Contrairement à certaines affirmations, il n'existe pas d'article de loi interdisant clairement le tir avec une arme équipée d'un silencieux, à condition que ce dernier ait été acquis légalement. La loi régit l'achat, la vente, la fabrication et la détention, mais pas nécessairement l'utilisation, sauf interdiction spécifique dans un stand de tir privé.
Il est précisé que les autorisations exceptionnelles concernent principalement les armes automatiques, et non les silencieux ou les lasers. Une fois la possession légale établie, l'utilisation est généralement libre, sous réserve des règlements des stands de tir privés. Dans le canton de Vaud, certains stands de tir privés ont été incités à interdire l'utilisation de silencieux et de lasers dans leur règlement.
Sécurité et Responsabilité
Il est crucial de respecter les règles de sécurité et de manipuler les armes avec prudence. Un minimum d'encadrement est nécessaire au début, surtout pour les personnes n'ayant jamais utilisé d'arme à feu.
Le Mousqueton à Lunette 1955 (Mq lu 55)
Le mousqueton à lunette 1955 (Mq lu 55) ou ZielfernrohrKarbiner 1955 (Zf.Kar. 55) est une arme pour tireur d’élite de fabrication suisse. C'est une arme à répétition, la culasse à mouvement rectiligne reprend le principe du système W+F, culasse Furrer du mousqueton 31 avec une conception améliorée. Appelé à tort 31/55 par sa conception proche du mousqueton 31, c'est pourtant une arme de conception nouvelle contrairement au mousqueton 31/42 et 31/43 qui eux découlent de l'évolution du Mq31 avec une optique.
Dans la main d’un bon tireur, elle permet de toucher avec peu de munitions, jusqu’à des distances de 500 à 600 mètres (1000 mètres) [1] , des buts isolés difficilement discernables à l'oeil nu ou par mauvais éclairage. La lunette amovible facilite non seulement la visée, mais permet aussi l’observation de la région des cibles. Grâce à la bonne optique, au champ visuel agrandi et à la stabilité de l’arme (bipied, frein de bouche, poids de l’arme), on peut observer l’arrivée du coup. Il est possible de mettre la baïonnette au canon.
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Développement et Production
À la fin de la 2ème guerre mondiale, l'armée suisse n'était pas totalement satisfaite des modèles Mq 31/42 et 43, les principaux reproches furent:
- L'optique était trop fragile sur le terrain, son champ de vision trop limité et mal placée sur l'arme.
- Son grossissement trop faible pour le tir à longues distances.
- Le recul de l'arme était trop important pour permettre l'observation du point d'impact.
La W+F a tenté d'améliorer les armes existantes[2] en développant les points suivant:
- Un nouveau fût, poignée pistolet, quadrillage et dessin de crosse.
- Un frein de bouche pour réduire le recul.
- Des bipieds pour améliorer la stabilité.
- Une optique de plus fort grossissement et à champ plus large.
- Un canon lourd pour améliorer la précision.
En 1955 la W+F présente le Zfk55 qui, après une courte période de test, est remis à la troupe.
Le mousqueton à lunette 55 a été produit à 4149 exemplaires +1 prototype (s/n 999).
- 170 pièces en 1957 s/n de 1001 à 1170.
- 3030 pièces en 1958 s/n de 1171 à 4200.
- 800 pièces en 1959 s/n de 4201 à 5000.
- 150 pièces en 19?? s/n de 5001 à 5150.
La W+F aurait produit 50 pièces supplémentaires pour les corps de police.[3]
Données techniques
Arme
- Fabricant : Waffenfabrik Bern (Fabrique fédérale d'armes).
- Mise en service : 1955
- Calibre : 7,5 x 55 mm (7,5 mm GP11)
- Longueur du canon : 652 mm. (identique au Mq 31)
- Longueur du canon avec frein de bouche : 740 mm.
- Longueur du pas des rayures : 270 mm à droite. (10,63')
- Nombre de rayures : 4
- Profondeur des rayures : 0,14 mm.
- Largeur des rayures : 3,9 mm.
- largeur du champ : 1,95 mm.
- Pression max. des gaz : 3200 bar.
- Vitesse initiale : 780 m/sec.
- Magasin : 6 cartouches
- Poids de l’arme (prête au tir sans baïonnette) : 6100 g.
- Poids de l’arme seule (non chargée et sans lunette) : 5530 g.
- Longueur de l’arme : 1210 mm.
- Hauteur de l’axe du canon au-dessus du sol en tirant avec bipied : 32 cm.
- Hausse : à joues, graduée de 100 à 1500 mètres tous les 100 mètres.
- Dispersion totale de l'arme selon le fabricant : 20 cm à 300 mètres[4] (identique au Fusil Schmidt-Rubin et 30 cm pour le Mq 31)[5]
Lunette
- Fabricant : Kern Aarau.
- Montage : à gauche, sur deux bases à encoches soudées à la boîte de culasse.
- Poids de la lunette : 520 g.
- Poids de la lunette avec étui : 1050 g.
- Longueur : 145 mm.
- Diamètre de l'objectif : 22 mm.
- Diamètre de l'oculaire : 6 mm.
- Étui : boîte en tôle forte au numéro de l'arme avec deux passants pour le port au ceinturon (170 x 80 x 53,5 mm.)
Valeurs de correction pour la lunette
- Tambour de hausse (distance). Le tambour de hausse n'a pas de crans contrairement à celui de la dérive, mais sa construction le permet (rajout d'une bille et de son ressort).[6] Une incrémentation de 3 à 4 correspond à un déplacement de 35 cm. à 300 mètres.
- Tambour de dérive. Chaque incrémentation correspond à un déplacement de 45 cm. (1,5 ‰) à 300 mètres, soit la largeur d'un homme. Les incrémentations sont elles-mêmes subdivisées en 6 crans, soit 7,5 cm. à 300 mètres. (0,25‰ )
Accessoires
- Sachet d'accessoires (identique au Mq 31)
- Un tournevis pour la lunette (contenu dans l'étui de celle-ci)
- Pièces de rechange (à l'échelon d'entretien) : Douille de fermeture, cylindre, verrou, tige de percussion, deux ressorts de percussion, deux broches de percussion, deux extracteurs, une hausse avec ressort de hausse, un jeu de douze guidons, ressorts de détente, éjecteur mobile, axes pour le dispositif de détente et de départ du coup, ressorts et visserie pour le bipied, un tournevis pour la lunette. Trousse de pièces de rechange pour le Zfk55 (Les pièces de rechange sont sans numéraux, marquage "Zf" sur la hausse et la détente)
Points particuliers
Monture et canon
Construit pour le tir de précision sa monture en hêtre[7] est plus massive que sur le mousqueton 31, la poignée de crosse de pistolet est bien proportionnée et striée, il est doté d’un canon lourd flottant de 24-18,5 mm contre un canon non flottant de 20-16 mm pour le Mq 31. Le bipied articulé est monté au centre de gravité de l'arme ce qui permet de suivre aisément un but mobile.
Frein de bouche
Le frein de bouche absorbe 1/4 du recul, le Mq lu 55 présente la particularité de moins « taper » que le Mq 31 (recul similaire au Fass 57 de 10 Ns). D'un poids de 272 grammes il intègre le porte guidon et le tenon de baïonnette. Maintenu au canon par un écrou bloqué par une rondelle de sûreté, il est percé de 76 évents de 2,8 mm reparti en 8 segments et sur 270° le diamètre de sortie est alésé à 9,90 mm[8]
L'armée avait insisté pour que le Mq lu 55 puisse recevoir la baïonnette 1918 (anneau de 14 mm) d'où le diamètre réduit de l'extrémité du frein de bouche qui sous certaines conditions entraîne une turbulence des gaz qui influence la balistique du projectile. En 1960 la W+F a proposé de modifier celui-ci pour recevoir la baïonnette du Fass 57 (anneau de 22 mm) ce qui aurait permis de supprimer ce phénomène.
Culasse et boîte de culasse
Le système de culasse est construit sur le principe du Mq 31 mais avec deux sûretés supplémentaires et une bouterolle renforcée.
- Un tenon de verrouillage sur l’arrière de la douille s'engage dans la boîte de culasse au niveau de l'éjecteur et sur la droite.
- La rainure de feu de l'écrou de fermeture est plus longue, ce qui permet à l'ailette de la tige de percussion de rendre solidaire la douille et l'écrou empêchant ainsi le déverrouillage au départ du coup.
Du fait de la présence de la lunette, l’ouverture de charge est inclinée sur la droite, ce qui permet l’introduction de la munition et l’éjection des douilles sans gêne (vertical sur le Mq 31). La longueur de la boîte de culasse est identique au Mq 31, soit 170 mm.
Le dispositif de détente et de départ du coup se composent des mêmes éléments que ceux du Mq 31, la queue de détente (languette), à rayon égal, a une courbure légèrement plus prononcée. Pour éviter la confusion des pièces, la détente porte un marquage "Zf"
Les vis du bipied et de l'écusson sont assurées par une contre-vis latérale bloquant la tête de cette dernière.
Guidon et hausse
La hausse se compose des mêmes éléments que celle du Mq 31 mais de dimension légèrement différente, pour les différencier la hausse du Mq lu 55 porte un marquage "Zf". L'encoche 1500 ne correspond pas à la portée maximale qui est d'environ 5300 m. La portée verticale est de 2500 m. que le projectile atteint en 17 secondes.
Le guidon large de 2,2 mm est amovible comme sur le Mq 31 et existe en 5 hauteurs différentes : 5,9 - 6,2 - 6,5 - 6,8 et 7,1 mm
Le changement d'un guidon par un autre dans l'ordre des hauteurs, déplace le point d'impact de 16 cm à 300 mètres et un déplacement latéral de 1 mm déplace le point d'impact de 12 cm. à 300 mètres.
Il est à noter que selon le règlement, les guidons du Mq 31 ne doivent pas être montés sur le Mq lu 55[9] , L'arme est réglée "centré rasé" à 300 mètres, de ce fait le point d'impact sera pour toutes distances de 1 ‰ plus élevé que le point de mire.
Interchangeabilité des pièces
Les seules pièces interchangeables de la culasse du Mq lu 55 avec la culasse du Mq 31 sont: la tige de percussion, le ressort de percussion, la broche de percussion et l’extracteur.
Bien que le magasin du Mq 31 puisse être inséré et verrouillé, il est plus court en hauteur de 2 mm que son homologue du Mq lu 55, ce qui provoque un dérangement à l'alimentation.
La plaque de couche est noircie sur sa face extérieure, elle est de dimensions identiques au Mq 31, la baïonnette modèle 1918 peut être montée, noter l'absence de la tige de faisceau. Les dioptres ne peuvent pas être montés.
Entretien de l'arme
Chaque tireur est responsable de l'entretien de son mousqueton. Il est interdit :
- De porter plusieurs mousquetons sur la même épaule;
- De charger des armes non emballées sur des véhicules;
- D'obstruer la bouche du canon avec de la graisse ou avec un chiffon;
- D'utiliser des mousquetons comme brancards;
- D'apporter une modification quelconque à l'arme.
Nettoyage Journalier
Le nettoyage journalier se fait lorsque l'arme n'a été que légèrement salie lors de son emploi journalier, il comprend :
- Le retrait des cartouches ;
- Le nettoyage extérieur de l'arme, puis un léger graissage ;
- Le contrôle de fonctionnement.
Nettoyage après le tir
Le nettoyage après le tir se fait après chaque tir ; il comprend :
- Le retrait des cartouches ;
- Le démontage d'arme ;
- Le nettoyage et le graissage du canon et de la chambre à cartouche ;
- Le nettoyage et le graissage de la culasse, de la boîte à culasse et du magasin ;
- Le remontage de l'arme ;
- Le contrôle de fonctionnement.
Nettoyage approfondi
Le nettoyage approfondi se fait après une période de mauvais temps, il comprend:
- Le retrait des cartouches ;
- Le démontage d'arme ;
- Le nettoyage et le graissage du canon et de la chambre à cartouche ;
- Le nettoyage et le graissage de toutes les autres pièces;
- Le remontage de l'arme ;
- Le contrôle de fonctionnement.
Pour la lunette observer les points suivants :
- Manipulation soigneuse, protéger l'arme contre les coups et les chocs ;
- Protection contre l'humidité et la saleté. Si la lunette est mouillée il faut la laisser sécher dans un local, mais pas à côté d'un fourneau. L'étui doit être ouvert ;
- Nettoyer les verres de l'oculaire avec un chiffon doux ou une peau de daim. Après avoir auparavant enlevé les poussières avec un pinceau ;
- Graisser légèrement les pièces métaliqùes, pour l'optique il ne faut en aucun cas utiliser de la graisse ou d'huile de nettoyages d'armes ;
- Aucune réparation ne doit être exécutée par la troupe. En temps de paix, les lunettes défectueuses doivent être renvoyées l'arsenal. En temps de guerre au 2e échelon ; Pour l'ernmagasinage, ouvrir le couvercle de l'étui.
Nettoyer le mousqueton après chaque emploi, graisser l'intérieur du canon à chaud immédiatement après tout tir à balle ou à blanc. Par temps sec, il suffit d'essuyer, puis de graisser extérieurement l'arme et la culasse. Après un tir à balles, à blanc ou avec les cartouches propulsives, procéder à un nettoyage plus poussé de même si l'arme est très encrassée ou mouillée.
- Nettoyage des parties métalliques
Les parties métalliques de l'arme doivent être frottées avec un chiffon sec, le nettoyage terminé, frotter légèrement toutes les parties métalliques avec un chiffon propre et imbibé de graisse. Graisser particulièrement les surfaces de frottement et tout spécialement le verrou et la douille de fermeture, il ne faut graisser ni le percuteur, ni le canal de percussion.
- Nettoyage du canon
Il faut réintroduire la douille de fermeture pour éviter que l'éjecteur n'abîme le cordeau. Le cordeau est introduit par la boîte à culasse, le treillis doit être bien graissé et en suffisamment bon état pour qu'il pénètre dans les rayures du canon. Le cordeau doit être tiré par deux hommes exactement dans l'axe de l'âme du canon, à la fin de chaque traction le treillis doit sortir du canon. Après avoir ainsi enlevé les résidus de poudre, il faut enrouler un chiffon de coton mince autour du cordeau en avant du treillis et nettoyer ainsi à nouveau le canon jusqu'à ce qu'il soit propre. Le canon est ensuite contrôlé, en attachant une importance particulière à la propreté des rayures, puis graissé. Pour ce faire, il faut enrouler un chiffon de coton mince bien graissé en avant du treillis, puis passer le cordeau. On peut aussi utiliser la baguette.
- Nettoyage de la chambre à cartouche
La chambre à cartouche se nettoie ou moyen de la curette, si la curette ne serre pas assez dans la chambre à cartouche, il faut l'ouvrir un peu avec un tournevis..
- Nettoyage des parties en bois
Les parties en bois, monture et garde-main doivent être nettoyées avec un chiffon sec.
Prescription de graissage pour le service de parc
- Canon et chambre à cartouche Graisse pour armes automatiques été comme hiver
- Toutes les parties blanches ou bronzées Graisse pour armes automatiques été comme hiver
- Dispositifs de détente et de percussion Dégraissés été comme hiver
Mesures particulières à prendre pas temps froid
L'éjecteur et le dispositif de détente doivent être dégraissés, le gel peut être évité par l'utilisation d'huile de nettoyage d'armes.
Démontage de la culasse
Prendre la culasse dans la main gauche, placer l'ailette de la tige de percussion entre les deux rainures de l'écrou. Soulever la bouterolle du verrou hors de l'encoche de la douille, ensuite en le poussant vers l'avant, sortir le verrou de la rainure de l'écrou de fermeture. Le majeur et le pouce tiennent les deux tenons de fermeture, tourner d'un quart de tour l'écrou de fermeture, et séparer le dispositif de percussion de la douille de fermeture. Séparer le cylindre de la douille de fermeture
Détendre le ressort de percussion en plaçant l'ailette de la tige de percussion dans la rainure de feu, comprimer le ressort de percussion, enlever le percuteur, le ressort de percussion et la tige de percussion de l'écrou de fermeture. Soulever l'extracteur de 3 mm avec le tournevis, puis le pousser en avant. (ne démonter que rarement à cause du danger de rupture ou de déformation du ressort).
Engagement et instruction
Dotation[10]
- 1 mousqueton à lunette 31/42 pour un groupe de combat de 11 hommes.[11]
- L'effectif réglementaire pour une compagnie de fusiliers de 159 hommes est de 5 mousquetons à lunette 55[12]
- 1 mousqueton à lunette 55 dans l'équipement supplémentaire de l'équipe de sct et du groupe d'appui dans le char gren 63/73[13]
Engagement
- Contre des cibles difficiles à repérer jusqu'à 600 m.
- À la tombée de la nuit jusqu'à 300 m.
- Pendant la nuit contre des cibles éclairées.
- Contre l'ennemi en marche à grande distance.
- Contre des cibles spécialement dangereuses qui en valent la peine (poste d'observation, tireurs d'élite, chefs, fentes de visée d'un char).
Tir au Fass90 avec RDS (Réducteur de Son)
Des essais ont été effectués concernant l'utilisation de réducteurs de son (RDS) sur le Fass90. Les résultats indiquent que l'encrassement du canon augmente considérablement, ce qui peut diminuer la précision après une longue série de tirs. De plus, le dégagement de fumée par la fenêtre d'éjection peut gêner les tireurs, en particulier ceux qui épaulent à gauche. Le nettoyage post-tir est également plus contraignant.
Bien que l'idée d'utiliser des RDS puisse sembler intéressante pour réduire le bruit, les inconvénients liés à la précision, au confort et à l'entretien ont conduit à son rejet par la FST (Fédération Sportive de Tir). Les tunnels de tir restent la solution privilégiée pour atténuer les nuisances sonores.
Il est important de noter que l'acquisition d'un RDS est soumise à une autorisation exceptionnelle (PAE) et que son utilisation peut être interdite dans certains stands de tir, même si la loi ne l'interdit pas explicitement.
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