L'histoire du stand de tir d'Antony et son impact sur le sport local

La ville d'Antony, située dans les Hauts-de-Seine, a une riche histoire sportive, marquée notamment par l'emblématique stade de l'US Métro et l'ASBR section tir. Cet article explore l'histoire du stand de tir d'Antony, son évolution, son rôle dans la communauté locale et ses perspectives d'avenir.

Un second souffle pour le stade mythique de l'US Métro

Le stade de l'US Métro, construit à partir de 1928 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (ancêtre de la RATP), a longtemps été une référence dans le paysage sportif français. Imaginé par l’ingénieur Gaston Vrolixs, cet équipement impressionnant offrait des infrastructures de pointe : gymnase convertible, terrains de football, rugby, hockey et tennis, piscine extérieure, piste d’athlétisme avec une tribune de 3 000 places, vélodrome pouvant accueillir 10 000 spectateurs, et même un fronton de pelote basque.

Cependant, au fil des décennies, le site a été progressivement délaissé. Face à l’opportunité de reprendre cet espace, la Ville d’Antony a fait le choix d’acquérir la partie sud du stade, tandis que l’association sportive JSCPO a racheté la partie nord pour y aménager des terrains de football.

Les installations de l’US Métro viendront ainsi s’ajouter aux 41 clubs déjà soutenus par la Ville, offrant de nouvelles opportunités aux associations sportives locales et aux habitants du nord de la ville. Des équipements que la Ville prévoit de rénover afin d’optimiser leur utilisation. Avec ce nouvel élan, le stade de l’US Métro s’apprête ainsi à écrire un nouveau chapitre de son histoire.

Au-delà de son héritage historique, ce projet s’inscrit dans une démarche résolument tournée vers l’avenir. En redonnant vie à cet espace, Antony espère non seulement dynamiser la pratique sportive, mais aussi renforcer l’attractivité de la commune en matière d’équipements sportifs.

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L'ASBR section tir : une histoire de passion et de performance

L'ASBR section tir a vu le jour en 1986. Michel Redon, premier président de la section, a initié le tir à Bourg-la-Reine. La section fonctionne bien et présente un grand nombre d’adhérents.

Qu'est-ce que le Tir Sportif à l'ASBR?

Le tir sportif n’est pas que celui que l’on peut voir à la télévision. Lors des Jeux Olympiques on ne montre qu’un nombre restreint de disciplines, mais le tir sportif en compte beaucoup plus. Il y a, les disciplines air comprimé, les armes modernes, les armes anciennes, trois disciplines au plateau (« trap »), du TAR (Tir aux Armes Réglementaires) et d’autres encore que l’on ne peut pas forcément proposer au sein de notre association.

En effet, ils sont limités par la distance. La distance maximum qu'ils ont sur leurs pas de tir est de 25 m. Ils ne font pas de tir instinctif police, puisqu’il faut des stands particuliers et qu'ils n'ont pas la volonté d’instaurer cette discipline. Classiquement, ils font du 10 m et du 25 m.

Le Club et Son Environnement

Dans les Hauts-de-Seine, il y a 14 clubs de tir et ils sont l’un des plus gros en nombre d’adhérents. En Ile-de-France, il y a beaucoup plus de clubs dont les plus grands sont Versailles (avec pas moins de 1800 adhérents), Pontoise, Créteil, Choisy-le-Grand, Etrechy.

La plupart de ces clubs sont en extérieur et possèdent des pas de tir allant jusqu’à 300 m. Leur force n’est pas dans les distances proposées mais plutôt par leurs stands en intérieur : l’hiver ils n’ont pas froid ! Il y a de nombreux clubs en souterrains, comme eux, principalement pour des raisons de nuisances sonores.

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Histoire et Évolution du Club

Ils sont venus à Bourg-La-Reine en 2004. Avant ils étaient au club d’Antony, qui n’existe plus. Ils ont pour principal objectif de retrouver le nombre d’adhérents qu'ils avaient avant la crise sanitaire. Avant le COVID, ils étaient montés à 556 adhérents. En 2020, ils ont perdu 150 adhérents. Et cette saison, ils sont remontés à 490. Donc c’est un retour progressif mais qui est encore freiné par la conjoncture actuelle où tout est plus cher. Et c’est un sport qui peut-être un peu onéreux.

De plus, une succession de travaux s’éternisant en 2019, a limité les accès aux infrastructures. Aujourd’hui ils sont également handicapés par la construction du nouveau complexe des Bas-Coquarts. Le trajet entre le parking et la porte d’entrée du stand de tir a été amplement rallongé par ces travaux.

En journée, il y a un peu de monde, mais le soir, le trajet est très peu éclairé et leurs adhérents, qui transportent des mallettes éventuellement reconnaissables, ne viennent plus car ils ne se sentent pas en sécurité sur ce trajet. Ce manque de confort jusqu’au stand et l’augmentation des prix des munitions font qu'ils peinent à retrouver des adhérents. Pour donner un exemple de l’impact de l’inflation sur leur section, les amorces qui valaient 30 euros la boite de 1000, aujourd’hui sont à 120 euros.

Adhésion et Public

Ils sont une association loi 1901, ils ont environs 500 membres, du moins ils les auront d’ici la fin de l’année. Ils ne prennent pas en dessous de 10 ans et leur doyen à 93 ans. Soit une tranche d’âge assez large. Ils ont également une école de tir à l’air comprimé pour des jeunes élèves, tous les mercredis après-midi.

L’école de tir Michel Redon leur apprend les techniques de tirs et les prépare à la compétition. Ils prêtent les casques, les lunettes. Ils louent les armes, les munitions. Les armes et les éléments d’armes (dont les munitions font partie) sont classés par une législation et leur possession ou leur détention ne sont pas laissées au gré de chacun ; il faut une autorisation préfectorale qui est délivrée sur demande explicite.

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Initiation et Équipements

Ils proposent des séances d’initiation, pour lesquelles ils demandent de leur fournir une pièce d’identité, de les prévenir à l’avance, ils fixent un rendez-vous avec un initiateur pendant 2h, où l’on fait tirer et tester divers calibres.

En termes d’équipements, ils ont des pas de tir avec ou sans rameneurs (on marche pour accrocher sa cible ou on appuie sur un bouton pour la « ramener »), il y a certaines normes à respecter notamment au niveau des amortisseurs de balles au fond des pas de tir, au niveau acoustique ou encore respiratoire. En effet, il y a des souffleries, des filtres, l’air doit être renouvelé à un certain débit.

Compétitions

Les compétiteurs s’entraînent en même temps que les autres, il n’y a pas de créneaux réservés à ces derniers. Ils ont quelques adhérents dont ils font partie qui participent aux championnats départementaux, régionaux et même nationaux. L'un d'eux pratique le tir avec des armes anciennes, des armes avec une mise à feu par mèche, pas de cartouche, on boute le feu à la charge de poudre comme cela se faisait sur les arquebuses. C'est la seule personne dans le club à pratiquer cette discipline. Ils ont aussi un adhérent inscrit au Vetterli (fusil poudre noire silex) soit un petit pas en avant dans l’histoire.

Les compétitions se font en hiver pour les armes à air comprimé (pistolet/carabine), (départementaux, régionaux, France). Les compétitions armes anciennes commencent en mars et se finissent aux championnats de France fin juin. Les armes modernes commencent en avril et se finissent en juillet. Certains tireurs peuvent ainsi participer à toutes les catégories.

Mais il y a aussi ce qu’on appelle les compétitions amicales, quand un club organise un tournoi où l’on peut gagner un lot, des cartouches ou encore un canard sans tête. Tout le monde peut y participer. Les tireurs s’évaluent eux-mêmes sur leurs compétitions. S’ils y ont pris du plaisir, c’est tout ce qui compte.

Inscriptions et Communication

Les nouvelles inscriptions se font surtout par le bouche à oreille, car ils ne peuvent pas faire trop de communication pour conserver une confidentialité nécessaire à leur section. Mais ils ont également un site internet qui est régulièrement actualisé, et ils sont chaque année présents au forum des associations, début septembre.

C’est simple au départ, dans la mesure où quiconque veut s’inscrire passe par un baptême, une séance de deux à trois heures pour former les adhérents aux différentes règles de sécurité, ainsi qu’aux différentes disciplines, armes et calibres.

Événements et Nouveautés

En novembre, leur AG, en décembre le repas de Noël, en février ou mars la soirée « filles », puis un concours ludique réservé aux membres du club. Pour la nouvelle saison 2014/2015, plusieurs pistolets 9mm ont été achetés (Tanfoglio Match, CZ75 B, Auto-Ordnance), qui viennent s'ajouter au SIG SAUER P226, Beretta 92FS et Glock 19 déjà présents. Après les nombreux travaux effectués au stand en cette saison sportive (peinture et décoration, réfection des pas de tir, …), une inauguration s'imposait !

Développement de l’offre sportive à Antony

« Nous avons estimé que ce stade devait conserver sa vocation sportive, non seulement en raison de son passé historique, mais aussi parce qu’il bénéficie d’un emplacement privilégié et offre de grandes perspectives pour l’avenir du sport à Antony », a expliqué Jean-Yves Sénant, maire d’Antony.

L'acquisition du stade constitue une belle opportunité pour les habitants, en comblant le manque d'espaces sportifs de proximité sur cette partie de la ville. Les sept sections de l'US Métro viendront ainsi enrichir l'offre des 41 clubs sportifs déjà soutenus par la Collectivité. Cette initiative s'inscrit dans une volonté de renforcer les infrastructures locales, avec davantage de terrains et de salles pour répondre aux besoins croissants des associations sportives. La Ville s'est portée acquéreur de la partie sud du stade, représentant une superficie de 6,5 hectares.

Le mythique stade de l’US Métro (Union Sportive Metropolitaine des Transports) a changé de mains. La Ville d’Antony a acquis, le 17 décembre dernier, une partie de cet emblématique complexe sportif construit entre 1928 et 1938 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (ancêtre de la RATP) à la Croix-de-Berny, au nord de la commune. Site où s’est épanoui le club historique de la RATP qui a compté dans ses rangs des sportifs sélectionnés aux Jeux Olympiques et des champions du monde.

Imaginé par Gaston Vrolixs, l’ingénieur en chef de la RATP, ce complexe sportif a disposé, dès les premières années de sa création, d’installations pouvant accueillir des compétitions nationales : un gymnase, une piscine extérieure, des terrains de football, de rugby, de hockey et de tennis, et, plus tard, un fronton de pelote basque, une piste d’athlétisme (avec une tribune de 3 000 places) ou encore un vélodrome (pouvant accueillir 10 000 spectateurs) « semblable à celui de la piste Vigorelli de Milan », rappelle la Ville. Un complexe qu’il a fallu entretenir.

« En 2012-2013, la cession des terrains situés au sud du parc des sports a permis à la RATP de moderniser ses installations afin d’en préserver la qualité. En acquérant sa partie sud, la mairie reprend la gestion du site. « Nous avons estimé que ce stade devait conserver sa vocation sportive, non seulement en raison de son passé historique, mais aussi parce qu’il bénéficie d’un emplacement privilégié et offre de grandes perspectives pour l’avenir du sport à Antony », justifiait le maire (LR) Jean-Yves Sénant lors du conseil municipal de juin 2024. « La municipalité s’emploiera à rénover progressivement l’équipement », annonce cette dernière qui envisage notamment la transformation des terrains engazonnés en terrains synthétiques « plus résistants aux intempéries et nécessitant moins d’entretien ».

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