Histoire du stand de tir de Briey et du développement du tir sportif en France

Bien que le sport moderne trouve ses racines en Angleterre au XIXe siècle, il s'est rapidement diffusé en France et en Europe. En France, un phénomène parallèle a été observé, où la noblesse anglomane a adopté les courses de chevaux à la fin de l’Ancien Régime. Des cercles aristocratiques se sont ensuite organisés autour de quelques disciplines sportives, principalement conçues comme des divertissements, notamment la navigation de plaisance. Après le Second Empire, sous l'influence de la bourgeoisie, l'esprit de compétition a fait son apparition dans les clubs "autorisés", qui restaient néanmoins élitistes. Effectivement, tout au long du XIXe siècle, la méfiance gouvernementale interdisait tout groupement de personnes à caractère politique, soumettant à autorisation et surveillance chaque association.

L'influence militaire et patriotique sur le développement du tir sportif

Un second fait différencie la France de l’Angleterre dans le développement du phénomène sportif, outre le décalage dans le temps. Les responsables militaires et politiques voyaient dans la condition physique du soldat allemand et dans la volonté morale du peuple germanique les causes de la défaite. Pour préparer la revanche, il convenait donc de former la jeunesse française en lui donnant les moyens de lutter physiquement et en la préparant au maniement des armes et à la guerre. À cet effet, furent créés les bataillons scolaires, qui introduisaient "l’utilisation à des fins militaires et moralisatrices de la gymnastique dans le cadre scolaire".

Mais le relais fut pris par les sociétés de gymnastique - première discipline sportive vraiment pratiquée en France - et de tir. Lermusiaux et Tavernier écrivent clairement dans Pour la Patrie, publié en 1886 : "La guerre néfaste de 1870… n’a pas été l’une des moindres causes qui aient déterminé la création de nombreuses sociétés de tir et de gymnastique que l’on pourrait sans prétention qualifier de société de sauvegarde… Ne devons-nous pas, par la pratique du tir et de la gymnastique, faciliter à nos enfants les commencements du service militaire qui les attend tous à vingt et un ans ?". Dès le début du XXe siècle, les sociétés de gymnastique et de tir organisent la préparation militaire de la jeunesse avec le concours de l’armée, en délivrant le brevet militaire de gymnastique et de tir.

Le rôle des douanes dans la préparation militaire

C'est par leur organisation militaire que les brigades des Douanes allaient se singulariser, surtout après 1870. Pourvues d’armes à feu et autres, selon le vœu de la loi des 6-22 août 1791, organisées militairement sur quelques points du territoire en 1813, 1814 et 1815, elles avaient pris part, “avec valeur et succès”, à la défense des places fortes de Hambourg, Huningue, Givet, Mézières, Rocroi et Montmédy. Une ordonnance du 11 mai 1832 stipula que les agents des Douanes auxquels incomberaient les fonctions de garde-côtes pourraient être employés comme auxiliaires au service des batteries d’artillerie établies sur le littoral. Peu après, la décision du 11 février 1876 rappela que les hommes compris dans l’organisation militaire devaient être exercés au tir à la cible. Les sous-officiers et préposés recevaient chacun annuellement 36 cartouches à balles pour carabine qu’ils devaient brûler en trois séances : 12 à la distance de 200 mètres, 18 à celle de 300 mètres et 6 à 400 mètres.

Histoire des sociétés de préparation militaire en France

L'histoire des sociétés de préparation militaire en France, qui sont une centaine au début des années 1870 et atteignent plusieurs milliers en 1914, est bien connue. Pourtant, le rôle de la géographie dans la formation et le fonctionnement de ces sociétés a été négligé. Cette étude examine ce rôle dans sept départements distincts (Ariège, Cantal, Finistère, Loir-et-Cher, Meurthe-et-Moselle, Pas-de-Calais et Vienne). À partir des années 1870, le projet républicain en France recherchait de plus en plus des recrues militaires qui seraient jeunes, physiquement robustes et mentalement éveillées. Les rôles et les intérêts des instructeurs, des gymnastes et des militaires s’imbriquaient et se renforçaient les uns les autres. Les exercices de préparation militaire, de gymnastique et de tir se trouvaient intégrés dans le programme scolaire. Les années 1880 virent créer des bataillons scolaires, auxquels furent remis leur propre drapeau, pourvus de fusils et entraînés par des instructeurs nommés par les autorités militaires.

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À partir de 1907, un ensemble de circulaires émanant du ministère de l’Instruction publique prévoyait la création des associations scolaires de tir dans tous les établissements d’enseignement dépendant de l’État. Mais il restait un vide à remplir entre le moment où les élèves quittaient l’école (la plupart à l’âge de 13 ans) et leur inscription possible dans l’armée (à l’âge de 20 ans). Ce vide dans la provision de préparation militaire post-scolaire et avant inscription se vit rempli par les sociétés de préparation militaire, les sociétés de gymnastique et celles de tir nées de l’initiative privée et encouragées par l’État.

Répartition géographique des sociétés

L’étendue géographique des sociétés de gymnastique, de tir et d’instruction militaire à travers la France était très inégale. Dès 1882, sur les 21 départements situés au nord d’une ligne allant de la Seine Inférieure au Jura, 2 seulement n’avaient pas de sociétés de gymnastique, les 19 autres en regroupant 205 sur les 251 enregistrées en France. En termes généraux, les premières sociétés de préparation militaire se développèrent dans le nord et à l’est de la France, et dans ces régions, les plus signifiantes d’entre elles s’établissaient près de la frontière et dans les centres urbains et industriels.

La distribution de ces sociétés était tout aussi mal répartie au niveau régional. Par exemple, dans le département de Meurthe-et-Moselle, le nombre de sociétés de gymnastique augmenta de 7 en 1879 à 90 en 1914, date à laquelle un tiers était situé dans le centre urbain principal (Nancy) et un deuxième tiers dans le nord industriel, autour de Longwy et Briey. Le nombre de sociétés de tir passa de 9 en 1880 à 142 en 1914, dont beaucoup étaient à la campagne, pas exclusivement dans les centres urbains, industriels et miniers. Ces deux types de société étaient surtout nombreux et populaires dans la zone qui longeait la frontière internationale.

La Société de Tir de Verdun

Après le traité de Versailles, l’occupant prussien quitte Verdun en septembre 1873. La ville se trouvant proche de la frontière, elle devient une place forte connue mondialement.

Le régiment d’infanterie territoriale de la ville crée en 1877 : « La société de tir et de préparation militaire de Verdun » destinée à former la jeunesse au tir. Après la seconde guerre mondiale, l’activité reprend dans un vieux manège à chevaux et la STPM devient civile.

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Le stand actuel est construit au début des années 1970 par des bénévoles sous la conduite d’un capitaine de gendarmerie, après l’achat du terrain par l’association.

Société de Tir la Frontière

Société de Tir la Frontière est une société enregistrée en France, située à l'adresse 1 PLACE DE LHOTEL DE VILLE MAIRIE, 54260 LONGUYON.

Découverte de la rotonde et des salles de ce vaste souterrain cruciforme, qui date de l’époque de Vauban. Construit sur deux niveaux, il était autrefois destiné à loger les hommes et les chevaux. Rendez-vous au souterrain, rue Mercy (actuel club de tir de Longwy).

Événements et Activités

  • Du 20/09/2025 au 21/09/2025 rue Mercy | Longwy Gratuit
  • Du 19/09/2025 au 21/09/2025 Nancy: À la recherche d'une sortie culturelle exceptionnelle en Lorraine ?
  • Du 20/09/2025 au 21/09/2025 Longwy: Ouverture du Puits de Siège - journées du patrimoine

Le Tir Sportif : Comment cela se pratique ?

C’ est un sport peu connu, mais néanmoins très vivant qui se pratique dans des stands homologués et sécurisés, avec des armes conçues pour le sport.

Les associations qui proposent la pratique de ce sport d’ adresse et de concentration sont regroupées dans une organisation appelée Fédération Française de Tir. C’ est elle qui établit les règlements et l’ éthique de cette activité.

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Forte de ses 260 000 adhérents et de ses centaines de clubs implantés sur tout le territoire français, la Fédération Française de Tir organise des compétitions à tous les niveaux, aussi bien local, départemental ou régional que national ou international. En France, le Tir Sportif est une discipline qui rapporte régulièrement des médailles aux Jeux Olympiques.

L'École de Tir : Un tremplin pour les jeunes

Le Tir Sportif est une discipline difficile et exigeante qui demande patience et ténacité. Il faut des années d’ entrainement pour parvenir à maîtriser et reproduire ce petit geste du doigt qui ne dure qu’ une fraction de seconde et qui fait de vous un champion … ou pas ! C’ est pourquoi il est intéressant de commencer cette activité dès le plus jeune âge.

Pour permettre la pratique du Tir Sportif aux enfants de 7 à 14 ans, la plupart des clubs se sont dotés d’ une Ecole de Tir, où des entraineurs et animateurs qualifiés enseignent ce sport dans toute sa diversité. Et chaque année, la saison sportive, tout au long de laquelle les jeunes tireurs ont participé à bon nombre de compétitions, se termine par le prestigieux Championnat de France des Ecoles de Tir !

Durant quatre jours, la fine fleur des jeunes tireurs d’âge scolaire va en découdre dans une ville différente chaque année.

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