Stand de Tir Casablanca : Informations et Controverses

Le stand de tir de la Côte d’Argent, situé à Saint-Jean-de-Marsacq, est un lieu dédié à la pratique du tir sportif sous diverses formes. Il offre aux tireurs licenciés la possibilité de s'exercer à différentes disciplines et distances, avec un large éventail d'armes autorisées. Cependant, le stand a également été confronté à des incidents de sécurité et à des projets d'extension contestés, suscitant des préoccupations et des débats au sein de la communauté locale.

Historique et Caractéristiques du Stand

La construction du stand de tir de la Côte d'Argent a été décidée en 1994, avec le soutien de la Fédération Française de Tir (FFTir) et des collectivités territoriales, dans le but de créer une installation conforme aux normes internationales. Le stand propose des installations pour le tir à différentes distances, y compris des stands de 300 mètres, une distance que l'on retrouve dans peu de stands en France.

Disciplines Pratiquées

Le stand de tir offre une opportunité unique de pratiquer diverses disciplines de tir sportif. Les tireurs licenciés peuvent s’y exercer à toutes les distances, avec tous les types d’armes autorisés, du pistolet aux armes anciennes et même au canon ou TSV (IPSC, tir sportif de vitesse).

Controverses et Incidents de Sécurité

Le stand de tir de la Côte d’Argent à Saint-Jean-de-Marsacq a fait l'objet de controverses, notamment en raison d'incidents de sécurité et de projets d'extension contestés.

Incident de Sécurité et Fermeture Partielle

En mars 2023, une zone du stand de tir de la Côte d’Argent a été fermée par la préfecture jusqu’à nouvel ordre suite à un incident de sécurité. Un habitant de Saint-Vincent-de-Tyrosse avait déposé plainte après avoir constaté un impact de balle sur la façade de son commerce, situé dans la zone industrielle et commerciale de Casablanca, à environ 2,3 kilomètres du stand de tir. L'enquête de gendarmerie a révélé que plusieurs balles avaient été retrouvées sur place, et un rapport administratif a conclu que ces balles provenaient "sans nul doute" de séances de tir au sein du stand.

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Deux explications ont été avancées quant aux causes de l'incident : une "mauvaise utilisation des structures existantes" par les forces institutionnelles (police, gendarmerie) qui s'exercent régulièrement au tir, et une "hauteur insuffisante de la butte de protection du parcours" incriminé.

Réaction du Directeur du Stand de Tir

Thierry Minard, le directeur du stand de tir, a contesté cette hypothèse. Il a expliqué avoir été convoqué par la gendarmerie et avoir examiné une ogive de calibre 7,62 qui, selon lui, pouvait correspondre à des balles de chasse de gros calibre. Il a souligné que la balle était oxydée, tordue et sans rayures caractéristiques d'une balle tirée par un fusil, et que, même si techniquement possible, une balle de ce calibre n'aurait plus de puissance à une distance de 2,3 kilomètres.

Malgré ses arguments, la préfecture a publié un arrêté incriminant le club.

Mesures Préconisées

Suite à une visite du stand de tir par une délégation comprenant des membres du ministère des Sports, de la Fédération, de la mairie de Saint-Jean-de-Marsacq et de la préfecture, des travaux d’élévation de la butte de protection et l’élaboration d’un nouveau règlement intérieur d’utilisation de la piste ont été préconisés.

Thierry Minard a rappelé que des plans de tir étaient envoyés à la Fédération et validés depuis des années, y compris pour des compétitions sur le parcours concerné. Il a souligné que l’association n’avait pas les moyens de remonter les buttes jusqu’à dix mètres de haut. Il a également mentionné que le stand rendait service aux institutions de toute l’Aquitaine en les accueillant pour leurs entraînements de tir (police, gendarmerie, polices municipales, douanes, pénitentiaires, etc.). Il a reconnu que des nuisances sonores pouvaient survenir lorsque le vent porte, notamment lors de séances de tir en extérieur.

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Projet d'Extension et Opposition Locale

Le club de Tir sportif Côte d’argent (TSCA) avait également un projet d'extension, comprenant la création d'une zone de tir à 600 mètres, un ball-trap, un sanglier courant, et la création de trois emplois à temps plein en CDI. Thierry Minard a souligné que cette zone de tir à 600 mètres serait un équipement rare en France, susceptible d'attirer du monde et d'avoir un impact économique significatif pour le territoire local, notamment grâce à l'organisation d'une compétition internationale de tir sportif de vitesse.

Cependant, ce projet a rencontré l'opposition de la mairie de Saint-Jean-de-Marsacq, qui a voté une modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) en ce sens. La maire, Marie-Thérèse Libier, a expliqué que des documents n'avaient pas été fournis et que l'intérêt général était ailleurs, notamment dans la possibilité de se loger sur le territoire de la Macs. Elle a également fait référence aux problèmes de sécurité sur le stand de tir, suite à la découverte d’une munition dans la zone artisanale de Tyrosse.

Mises aux Normes des Installations

Suite à ces incidents, le TSCA a entrepris des travaux de mise aux normes de ses installations. Thierry Minard a déclaré qu'un contrôle des établissements recevant du public (ERP) avait été effectué en juin 2023, et que l'association avait réalisé tous les aménagements nécessaires, voire au-delà, dans les délais impartis.

Autres Activités et Informations Utiles

Le stand de tir propose également des activités de découverte du tir à l'arc, avec des mois d'essai et des licences découverte. Le matériel est prêté par la section la première année, mais il est recommandé aux archers d'acquérir leur propre équipement par la suite.

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