Le Stand de Tir de Châtellerault : Un Élément Clé de la Manufacture Nationale d'Armes

La Manufacture Nationale d'Armes de Châtellerault (MAC), institution emblématique de l'industrie et de l'histoire militaire française, comprenait un stand de tir d'importance capitale. Ce stand servait principalement à tester et évaluer les armes produites au sein de la manufacture. Cet article explore l'histoire, l'infrastructure, l'utilisation et l'évolution de ce stand de tir, en s'appuyant sur les archives et les témoignages disponibles.

Infrastructure et Bâtiments

Le stand de tir était une composante intégrale de l'infrastructure de la MAC. Plusieurs bâtiments et aménagements étaient directement liés à son fonctionnement, notamment :

  • Bâtiments n° 168-221 et 253 : Stand de tir de 200 mètres, avec une passerelle nord et sud enjambant le canal, ainsi qu'un système de vannage du canal.
  • Annexe de la Brelandière : Lieu de construction des stands de tir de 200 mètres.
  • Annexe de la Brelandière : Stands de tir opérationnels à 50 mètres, ainsi qu'un puits pour le tir vertical.
  • Construction d'un stand de tir et d'un bureau de fabrication.
  • Annexe de la Brelandière : Insonorisation, ventilation et chauffage des stands de tir.

Ces infrastructures témoignent de l'importance accordée aux essais et à l'évaluation des armes produites par la MAC.

Construction et Aménagements

La construction et l'aménagement du stand de tir ont nécessité divers travaux et acquisitions, incluant :

  • Construction d'un pont et de bâtiments.
  • Acquisitions d'immeubles et de terrains, incluant des logements.
  • Gestion de la contamination des eaux de l'Envigne et entretien des installations.
  • Affaire Demarigny et Stampa, liée au transport de la Brelandière.
  • Transformation de la forge en stand de tir.
  • Achat d'immeubles pour le restaurant et les logements.
  • Achat de terrains à la Brelandière.

Ces investissements substantiels reflètent l'engagement de la MAC envers la qualité et la performance de ses produits.

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Utilisation et Évolution

Le stand de tir a été utilisé pour diverses activités essentielles à la production et au développement d'armes, notamment :

  • Tests de prototypes et d'armes en production.
  • Évaluation de la précision et de la fiabilité des armes.
  • Formation du personnel à l'utilisation et à la maintenance des armes.

L'évolution de la MAC a directement influencé l'utilisation du stand de tir. La manufacture a connu une croissance significative de ses effectifs, passant de 3144 ouvriers en 1841 à 5733 par la suite. Elle a fabriqué des fusils modèles 1902 et 1907, ainsi que le fusil mitrailleur Mle 1924 et Mle 1924 M29. Après plusieurs tentatives de reconversion, la MAC a finalement fermé ses portes en 1968.

Anecdotes et Événements

Au fil des ans, le stand de tir a été le théâtre de divers événements et anecdotes, notamment :

  • Locations et réquisitions de terrain, incluant le champ de tir de la Tricocherie et les jardins ouvriers.
  • Location des bâtiments n° 138 et 198.

Ces événements témoignent de l'intégration du stand de tir dans la vie de la manufacture et de la communauté locale.

Les origines et la création de l'Union Royale des Sociétés de Tir de Belgique (URSTB)

Vers la fin de l’année 1903, Joseph Greens, Paul Van Asbroeck et Charles Paumier du Verger, ont eu l’idée de créer une grande fédération des nombreuses sociétés de tir. Le 10 novembre 1903, ces tireurs, avec Alfred Troffaes et Alphonse Rombaut, ont jeté les bases de la future fédération. Une troisième réunion a eu lieu à « La Louve », Grand-Place de Bruxelles, regroupant plus de trente personnes.

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La jeune fédération est devenue puissante, car les sociétés de tir Flobert et les cercles de tir au fusil étaient nombreux. Dès le 3 décembre 1903, le ministre de Trooz a accordé à l’Union un subside de 1.800 francs pour la participation de la Belgique aux Championnats du Monde de 1904 à Lyon.

L'équipe belge s'est classée 4ème dans l’épreuve à l’arme libre à 300 mètres, et Rysheuvels a remporté le Championnat du Monde en position debout.

Champions du monde:

  • Julien Van Asbroeck : champion du monde au pistolet à Bruxelles en 1905.
  • Paul Van Asbroeck : 2ème et Charles Paumier du Verger 3ème en 1905.
  • Charles Paumier du Verger : champion à l’arme libre à Bruxelles en 1905, à l’arme libre couché et à genou.
  • Paul Van Asbroeck : champion du monde au fusil, position debout à Paris en 1900 et Bruxelles en 1905. Champion au pistolet à Lyon en 1904, Zurich en 1907, Hambourg en 1909, La Haye en 1910, Biarritz en 1912 et Viborg en 1914.

Les guerres mondiales et leurs conséquences

La guerre de 14-18 a porté un coup dur à l’Union et Tir Belge, entraînant la disparition des armes et de nombreuses sociétés Flobert. La suppression de la Garde Civique a affecté la pratique du tir au fusil de guerre.

La seconde Guerre Mondiale a été encore plus rude. Dès le 3 septembre 1944, quelques dirigeants étaient présents au Tir National de Bruxelles. Un premier match a été organisé, au pistolet, avec les Anglais, puis les Américains.

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L'après-guerre et la modernisation

Une équipe belge a participé aux Championnats du Monde de 1947 à Stockholm. En 1948, le Ministère de la Santé Publique a accordé un subside gouvernemental à l’Union.

En 1952, aux compétions olympiques de tir à Helsinki, un incident est survenu au pistolet de Marcel Lafortune. L’URSTB-f compte actuellement plus de 20.000 membres et plus de 100 clubs. Elle dispose d’écoles de tir pour les jeunes dès l’âge de 8 ans.

Le tir à l’arme à feu est autorisé à partir de 14 ans dans une discipline olympique ISSF, à condition que le jeune soit titulaire d’une licence de tireur sportif et qu’il soit accompagné par un moniteur ; il est encore autorisé dès l’âge de 16 ans dans une discipline internationale ISSF, à condition que le jeune soit titulaire d’une licence de tireur sportif et qu’il soit accompagné d’un moniteur.

La fédération entraîne également des compétiteurs de haut niveau et internationaux. En août 2012, Lionel COX a décroché la médaille d’argent aux JO de Londres.

Nos stands permettent de tirer à toutes les distances. L’URSTB-f est la seule fédération de tir à balles et aux Clays reconnue pour toutes les disciplines olympiques, sportives ou de loisir par l’Adeps et la Communauté française.

Le stand de tir à l'arc de Vouneuil sur Vienne

Le club a été créé en février 1989 par Jérôme Hilleret, Jacques et Jean-Pierre Echouard. Il a été affilié à la Fédération Française de Tir à l’Arc le 5 juin 1989. Le club s’est tourné vers la Fédération Française de Tir à l’Arc qui avait un club à Châtellerault. La section tir à l’arc du foyer comptait 12 adhérents à sa création en 1989. Le premier président du club est François Pageot.

Le club de Châtellerault (Jean-Pierre Reydy et la famille Armand) ainsi que René Malagu de Poitiers enseignent les rudiments du tir à l’arc à tous nos adhérents. Les familles Echouard et Hillairet partent à Thouars avec Jacques, Jean-Pierre et Jérôme , ils ont également emmené Vincent Mériau un copain. C’est la première participation à une compétition officielle.

En novembre 1992, nous allons inaugurer une compétition qualificative au championnat de France en salle. Séverine Bonal est venue pour l’occasion. Le Conseiller Technique Régional Noël Gayoso est désormais membre du club.

1996 sera l’année de la naissance réelle au niveau de l’organisation de compétitions de qualité. Le 12 mai 1996 sera mis en place le challenge Vienne et Moulière. Naissance de notre école de tir à l’arc réservée aux jeunes encore en 1997. Le club va organiser cette année-là trois compétitions: Un tir en salle avec 85 archers, le circuit national et le championnat Poitou-Charentes de tir en campagne.

Cette étape du circuit national les 3 et 4 mai 1997 a vu la victoire de Sébastien Flûte ancien champion Olympique.En janvier 1998, Jean-Marc Beaud entre dans le cercle restreint des sportifs à la tunique bleu, blanc, rouge. Malgré des résultats sportifs notoires notamment ceux de Julien GILLARD, Sébastien BERLANDIER, Amélie VIGNAUD ou Noël GAYOSO, le club est dans une mauvaise passe.

Le club compte désormais plus de 45 licenciés, un record. Pour la première fois, depuis 25 ans, le club a pu mettre en place une équipe féminine à la compétition de Lencloitre. L’équipe était composée de Nathalie Monin, Brigitte Kerviel et Sophie Rouzé. La saison a vu l’arrivée de Maximilien Mangeot, champion de France 2012 de tir fédéral en arc à poulies. Les 17 et 18 mai 2014, nous avons fêté cet évenement majeur pour le club.

Le terrain militaire de Biard et les exécutions

Depuis la fin du XIXe siècle, le terrain militaire de l'armée française, situé sur la commune de Biard, servait à l’entraînement des soldats français. Ce monticule de terre recouvert de genêts est le théâtre d’événements tragiques à partir de 1942. L'occupant le choisit pour l'application des condamnations à mort prononcées par le tribunal militaire allemand de la Feldkommandantur 677 de Poitiers ou dans le cadre de la politique des otages définie par « le Code des otages » promulgué fin septembre 1941 par Otto von Stülpnagel.

Principalement extraits de la prison de la Pierre-Levée à Poitiers, les condamnés à mort sont transportés en convois jusqu’au champ de tir. Le 8 mai 1949 est érigée sur le site une dalle de bronze portant inscription de 130 victimes.

La politique des otages

L’attaque de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) par l’Allemagne nazie, le 22 juin 1941, transforme les visages de la résistance. Certains résistants communistes privilégient la lutte armée. Les attentats contre les officiers allemands et le sabotage des intérêts de l’occupant se multiplient. La répression se radicalise à l’été 1941. Hitler exige des représailles massives. Le maréchal Keitel ordonne, le 16 septembre 1941, l’exécution de 50 à 100 communistes pour un soldat allemand tué. La « politique des otages » est officiellement instaurée.

Le 1er mars 1942, une sentinelle allemande est exécutée rue de Tanger à Paris. Le 30 avril 1942, un sabotage meurtrier frappe un train de soldats permissionnaires allemands dans le Calvados. En réaction, le Commandement militaire allemand décrète l’exécution d’otages. Neuf d’entre eux, militants du Parti communiste clandestin, actifs en région parisienne, sont extraits du Centre de séjour surveillé situé à Rouillé près de Poitiers.

La justice française les avait préalablement condamnés pour activité communiste, diffusion de journaux clandestins (La Vie ouvrière, L’Humanité,…), détention de matériel d’impression ou participation active à des manifestations interdites.

La Manufacture Nationale d'Armes de Châtellerault (MAC)

Ce fonds provient de la manufacture d’armes de Châtellerault, couvrant la période de mobilisation de 1804 à 1978. En 1841, 3144 ouvriers travaillaient à la MAC, un nombre qui atteignit 5733 par la suite. La MAC fabriquait des fusils modèles 1902 et 1907, ainsi que le fusil mitrailleur Mle 1924 et Mle 1924 M29.

Après plusieurs tentatives de reconversion, la MAC ferma ses portes en 1968. La formation du personnel était assurée par des maîtres, permettant aux ouvriers, techniciens et ingénieurs de progresser.

Infrastructure et Bâtiments : Détails Supplémentaires

Les archives de la MAC contiennent des informations détaillées sur l'infrastructure et les bâtiments associés au stand de tir, notamment :

  • Descriptifs des magasins à poudre (bâtiments n° 144-146-147-148), incluant les aménagements et l'entretien.
  • Plans du bâtiment n° 198, incluant le marteau-pilon, la toiture et les aménagements.
  • Plans des bâtiments n° 109 à 115, montrant les aménagements, la démolition et la construction de l'atelier central.
  • Détails sur les chaufferies et les chaudières industrielles.
  • Plans du barrage sur la Vienne et de l'échelle à poissons.
  • Informations sur les réseaux d'eau potable et industrielle, incluant les travaux, la consommation et la fourniture.
  • Plans des annexes de la Brelandière, incluant les murs de clôture et les magasins.
  • Détails sur les appareils sanitaires, les salles de bains et les cabines de douche.
  • Informations sur les constructions métalliques, les panneaux de façades et les murs rideaux.
  • Plans des bâtiments n° 119-120, montrant les aménagements des chambres, la réfection du monte-charge, l'éclairage et le chauffage.

Construction et Aménagements : Détails Supplémentaires

Les archives de la MAC fournissent également des détails sur la construction et les aménagements du stand de tir, notamment :

  • Informations sur l'affaire Demarigny et Stampa, liée au transport de la Brelandière.
  • Détails sur la construction d'un pont et de bâtiments.
  • Informations sur les acquisitions d'immeubles et de terrains, incluant les logements.
  • Gestion de la contamination des eaux de l'Envigne et entretien des installations.
  • Transformation de la forge en stand de tir.
  • Achat d'immeubles pour le restaurant et les logements.
  • Achat de terrains à la Brelandière.

Utilisation et Évolution : Détails Supplémentaires

Les archives de la MAC contiennent des informations sur l'utilisation et l'évolution du stand de tir, notamment :

  • Tests de prototypes et d'armes en production.
  • Évaluation de la précision et de la fiabilité des armes.
  • Formation du personnel à l'utilisation et à la maintenance des armes.

L'évolution de la MAC a directement influencé l'utilisation du stand de tir. La manufacture a connu une croissance significative de ses effectifs, passant de 3144 ouvriers en 1841 à 5733 par la suite. Elle a fabriqué des fusils modèles 1902 et 1907, ainsi que le fusil mitrailleur Mle 1924 et Mle 1924 M29. Après plusieurs tentatives de reconversion, la MAC a finalement fermé ses portes en 1968.

Anecdotes et Événements : Détails Supplémentaires

Les archives de la MAC contiennent des informations sur les anecdotes et les événements liés au stand de tir, notamment :

  • Locations et réquisitions de terrain, incluant le champ de tir de la Tricocherie et les jardins ouvriers.
  • Location des bâtiments n° 138 et 198.

Le Service d’infrastructure de la Défense (SID) Atlantique

Le Service d’infrastructure de la Défense (SID) Atlantique vient de doter la base de fusiliers marins et commandos (BASEFUSCO) de Lanester d’un nouveau stand de tir ouvert évolutif (STOE).

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