Niché dans le département du Doubs, entre les rivières pittoresques de la Loue et du Lison, se dessine un paysage où l'histoire du tir sportif se conjugue au présent. Des initiatives locales aux figures emblématiques, en passant par les institutions éducatives, le Doubs se révèle être un terreau fertile pour les passionnés de cette discipline exigeante.
Un nouveau stand de tir voit le jour à Échay
Sur les hauteurs de la commune d'Échay, loin de l'agitation urbaine, un centre de tir prend forme. L'initiative est née d'une poignée de passionnés qui ont défriché un terrain envahi par la nature, trouvant l'endroit idéal entre la Loue et le Lison. "Ça manquait", confient les tireurs locaux, soulignant ainsi le besoin d'un tel espace dans la région. Marc Bielle, l'un des porteurs du projet, mise sur l'attractivité du stand, notamment pour les entraînements au 200 mètres. Situé dans le Doubs, entre deux des plus belles rivières à truites de France, la Loue et le Lison, le stand de tir d'Echay a vu le jour grace à un groupe de passionnés.
L'histoire du tir sportif à Pontarlier : le rôle du lycée Xavier Marmier
L'histoire du tir à Pontarlier est étroitement liée au lycée Xavier Marmier. Cet établissement, dont les origines remontent à un collège du XVe siècle, a joué un rôle important dans le développement de la discipline.
Les origines du lycée Xavier Marmier
Avant de s'installer au 18 rue de la Gare, dans des bâtiments inaugurés en 1845, l'établissement a connu plusieurs emplacements. Face à un manque d'espace pour son expansion, une reconstruction sur un nouveau site est envisagée dès 1962, prévoyant une capacité de 2 050 élèves. L'architecte en chef des Bâtiments civils et Palais nationaux, René Bourdon (1913-2006), est chargé de la conception du nouveau lycée. En novembre 1963, il présente un avant-projet comprenant cinq bâtiments et des plateaux sportifs. Le Conseil général des Bâtiments de France, jugeant le premier emplacement trop exigu, retient en 1963 le terrain actuel de 8,3 hectares. Un nouvel avant-projet de Bourdon est validé en 1964, avec une répartition des installations : gymnases et terrains de sport dans la partie basse du site, et bâtiments d'enseignement et d'internat dans la partie haute. Les travaux, menés par l'entreprise Bacci, débutent à l'été 1966 et se poursuivent jusqu'à l'ouverture du lycée à la rentrée 1967. La réception définitive est prononcée en octobre 1968, pour un coût total de 20 287 174 F. Le procédé de construction, primé lors d'un concours, est apprécié pour sa qualité et son respect du planning.
Évolution et transformations du lycée
Le gymnase du bas est reconstruit en 1978 après son effondrement sous le poids de la neige. En 1982, suite à la loi Haby de 1975, l'établissement est scindé en lycée et collège, totalisant 1 946 élèves. En 1987, les collégiens sont remplacés par des élèves de sections professionnelles et de B.T.S. Le gymnase du bas et le bâtiment du Segpa sont cédés à la ville. Le lycée a également hébergé le Greta du Haut-Doubs, chargé de la formation continue, et gère un bâtiment pour le Cerfa. A la rentrée 2011, le lycée compte 1 326 élèves et environ 200 personnes d'encadrement.
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Un stand de tir au service de la section de ski nordique
Le lycée Xavier Marmier propose des formations dans le domaine tertiaire, mais il est également doté d'une section de ski nordique. C'est dans ce cadre qu'un stand de tir a été mis en place pour la préparation au biathlon. Cette installation permet aux élèves de s'entraîner au tir à la carabine, une discipline exigeante qui requiert précision, concentration et maîtrise de soi.
Le stand de tir du lycée Xavier Marmier s'inscrit dans une tradition sportive régionale, le biathlon étant une discipline populaire dans le Jura. Il offre aux jeunes athlètes un lieu d'entraînement adapté à leurs besoins, leur permettant de développer leurs compétences et de se préparer aux compétitions.
Le CIRAS et l'ouverture vers l'aéronautique
Le lycée Xavier Marmier abrite également le Ciras (Comité d'Initiation et de Recherche aéronautique et spatiale) de l'académie, formant au Brevet d'Initiation aéronautique. Cette présence témoigne de l'ouverture de l'établissement vers d'autres domaines que le sport et le tertiaire, offrant aux élèves des opportunités de découvrir les métiers de l'aéronautique et de l'espace.
Tir 2000 : une institution familiale à Montbéliard
L'histoire du tir dans le Doubs ne serait pas complète sans évoquer l'armurerie Tir 2000, une véritable institution à Montbéliard. Fondée en 1979 par Georges Giusti et son épouse Geneviève, l'entreprise a marqué le paysage local pendant plus de quatre décennies. Après quarante-deux ans d’une passion partagée mise au service de leur clientèle, ils vont passer la main à la fin de cette année. « Sans ma femme, rien n’aurait été possible ».
Georges Giusti : un passionné au service des tireurs
Entre Georges Giusti, 70 ans, et les armes, c’est une longue et grande histoire d’amour que les années ne sont jamais parvenues à émousser, bien au contraire. À tel point qu’il s’est plu à repousser à plusieurs reprises son départ à la retraite. « Jamais, pas une seule fois mon travail ne m’a pesé. » Il aurait pu partir il y a… dix ans ; il va tourner la page - cette fois c’est une certitude - à la fin de cette année.
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« Enfant, je fabriquais des carabines à élastique pour les gosses de ma rue », se souvient-il. De sa passion il a fini par faire son métier en ouvrant en 1979, avec Geneviève, une armurerie place Saint-Martin à Montbéliard. « Sans ma femme qui m’a épaulé dans cette aventure pendant quarante-trois ans, rien n’aurait été possible. »
Un parcours atypique
Né en Tunisie, Georges Giusti est arrivé en France, avec ses parents, à l’âge de 4 ans. Après des études au lycée technique de La Tour (aujourd’hui Germaine-Tillion), il est entré, comme beaucoup de jeunes de sa génération, chez Peugeot. Il a passé sept ans dans la gueule du lion. « Ce que je faisais ne me convenait pas », explique-t-il. « J’étais devenu un technicien scribouillard, loin des tâches manuelles que j’avais imaginées. »
« J’étais tireur, je ne trouvais pas dans la région les armes que je voulais. » À la fin des années soixante-dix, la Cité des Princes comptait six armureries. La sienne fut la septième. « Armurier, c’est un métier traditionnel où le conseil est primordial », rappelle cet autodidacte.
Un expert en réparation et restauration d'armes
« Mon point fort, c’est la réparation, le montage et le réglage de lunettes. » Redonner vie à des armes antédiluviennes muettes, voilà son adrénaline. « Je peux passer une demi-heure, trois quarts d’heure devant une arme avant de la démonter pour essayer de comprendre l’astuce pour ôter une pièce. »
Il a un « trésor de guerre » : des centaines, des milliers de pièces qu’il a chinées au fil des décennies en arpentant les bourses aux armes. Quand une pièce fait défaut, comme un ressort ou un extracteur, il la refabrique avec ses tours, fraiseuses, perceuses et autres meules. Il avoue néanmoins avoir un amour immodéré pour les armes américaines fabriquées entre 1850 et 1950, qu’il collectionne. « Une belle arme, c’est magnifique. La hantise de Georges Giusti , c’est, dans un vieux western, de voir John Wayne, Gary Cooper ou Randolph Scott maltraiter un fusil d’époque - une Winchester modèle 1886 par exemple - en le jetant dans le sable ou dans une rivière. Il souffre alors physiquement, vraiment. Ses clients, il le dit avec une émotion aiguë, vont lui manquer quand il sera retraité, mais il gardera la tête, le corps, les mains et les pieds dans l’univers de l’armurerie.
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« Je crois bien que je mourrai avec, en main, un tournevis et une arme… », souffle-t-il.
Un stand de tir créé à Villars-sous-Écot
Au mitan des années quatre-vingt, Georges Giusti a créé à Villars-sous-Écot un stand de tir fort aujourd’hui de plus de 400 licenciés, l’un des plus importants de Franche-Comté.
Le tir sportif : une discipline aux multiples facettes
Le tir sportif est bien plus qu'une simple activité de loisir. C'est une discipline exigeante qui requiert une bonne forme physique et mentale, ainsi qu'une grande maîtrise de soi.
Les valeurs du tir sportif
Sport complet, le tir sportif nécessite une bonne forme physique et mentale; c’est une école de concentration et de maîtrise de soi; comme beaucoup d’autres sports, il prône les valeurs fondamentales du respect de la règle, du respect de soi et des autres. Il est une source d’enrichissement de soi en développant les valeurs d’engagement, de persévérance, du goût de l’effort. Par l’apprentissage de la maîtrise de l’esprit et du corps, il est idéal pour maîtriser la gestion du stress.
Le Tir à l'Arme Réglementaire (TAR)
Ces armes, produites entre le milieu du XIXe siècle et la fin de la Seconde Guerre mondiale, font aujourd’hui le bonheur des fans de tir. « C’est plus ludique avec des matchs courts de deux fois dix coups couché puis debout plus cinq pour régler son tir », explique le Bisontin.
La Haute-Foire : un événement incontournable pour les passionnés
Plus de 200 exposants sont attendus du 11 au 14 septembre pour la Haute-Foire, événement biennal, de retour cette année. Si les visiteurs peuvent flâner entre les secteurs d’activités qu’il s’agisse d’habitat, de gastronomie, de tourisme ou encore de patrimoine, c’est sans compter sur les nombreuses animations prévues pour rythmer leurs venues.
Animations et activités
Les aventuriers peuvent découvrir les techniques de survie : filtrer de l’eau, faire du feu, se protéger des intempéries, réaliser des nœuds utiles, etc. La MFR propose des animations pour petits et grands avec ateliers de création de masques animaliers, jeux autour des sites touristiques du Haut-Doubs et concours de dessins.
Le biathlon sera de la partie avec des ateliers animés par Lean-O-Biathlon. « C’est l’animation sportive de plein-air phare », estime la SEM Micropolis. Ouverts dès 3 ans, ces ateliers pour tous les âges se déroulent en session de 45min pour une trentaine de participants. Dans un tout autre registre, Théo Baumgartner, photographe, emportera les visiteurs dans la beauté sauvage du Haut-Doubs à travers son exposition photos. Il invite à découvrir la richesse de ces paysages avec ses contrastes et sa diversité.
Les adultes qui le souhaitent pourront réserver un atelier de coutellerie. Muni d’un marteau et d’une enclume, il faudra riveter la lame au manche, façonner ce dernier, appliquer l’huile pour révéler les diverses nuances de bois. Chaque participant repart avec le couteau qu’il aura lui-même monté.
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