Le FAMAS, ou Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne, est une arme emblématique de l'armée française, utilisée depuis les années 1970. Conçu par la manufacture d'armes de Saint-Étienne, il s’est imposé comme un fusil performant et adapté aux besoins des soldats. Cet article explore en détail les caractéristiques de cette arme, ainsi que les différentes techniques de tir associées.
Développement et Adoption du FAMAS
Le développement du FAMAS débute dans les années 1960, alors que la France cherche à remplacer ses armes obsolètes. Après plusieurs prototypes, la version définitive du FAMAS F1 est adoptée par l’armée française en 1978. Son format bullpup, avec le chargeur placé derrière la poignée, offre un gain de place significatif tout en conservant une bonne précision. Avec le temps, le FAMAS a connu plusieurs améliorations, notamment avec la version G2, mieux adaptée aux standards de l’OTAN.
Spécificités Techniques du FAMAS
Le FAMAS se démarque par des spécificités techniques qui en font une arme efficace sur le champ de bataille. L’arme est construite autour d’un boîtier de culasse en aluminium, qui est prolongé par un « tube-enveloppe » en acier. Ce tube-enveloppe fait bien partie de la carcasse de l’arme. Ce dernier enveloppe bien évidemment le canon sur sa portion arrière, sans le toucher, et permet ainsi l’installation de différents dispositifs de l’arme sans interagir avec ce dernier.
Le canon du FAMAS, martelé à froid, est vissé dans la carcasse en aluminium. Une rondelle, d’épaisseur variable, permet à l’aide d’un écrou vissé à l’intérieur du tube-enveloppe le réglage de la feuillure, c'est-à-dire la distance entre la surface d'appui arrière de la munition. L’arme est chambrée pour du 5,56 mm, un calibre standard utilisé par de nombreuses armées. Son mode de tir sélectif permet une utilisation en coup par coup, en rafale de trois balles ou en tir automatique. Grâce à son canon de 488 mm, le FAMAS offre une portée effective d’environ 300 mètres.
Le canon du FAMAS F1 est originellement destiné à tirer la munition F1, qui est de type M193 (3,5 g). Il a donc un pas de rayure de 1 :305mm (1 :12 pouces). Les premières productions de canon sont originellement dotées de six rayures et les versions plus tardives n’en compteront que trois. Le canon du G2 permet le tir de la munition SS-109 (4 g), avec pas de rayure de 1 :229 mm (1 :9 pouces). Comme les versions tardives du F1, le canon du G2 compte trois rayures. Sa chambre est cannelée pour éviter, par adduction du carbone sur la jupe, les collages d’étuis.
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L’arme est habillée par une crosse (à l’arrière), un fût (en dessous) et la PGM (au-dessus). Sur le FAMAS-F1, ces trois éléments ont été réalisés à minima en deux types de matériaux synthétiques différents au cours du temps. Le plus ancien, fortement chargé en fibre de verre, est gris de nature. Ces pièces étaient donc peintes en noire. Cette matière a laissé la place à un polymère (toujours chargé de fibre de verre) plus « classique » de nos jours, dont la teinture est réalisée dans la masse. C’est cette matière que l’on retrouve sur le FAMAS-G2. Si la crosse et la PGM peuvent (et doivent) être démontées pour l’entretien courant, le fût, lui reste captif sur l’arme et ne se dépose qu’en atelier dûment équipé.
La PGM, outre sa fonction de transport, constitue une formidable protection pour les organes de visée. Elle accueille également les organes de visées pour le tir à la grenade ainsi que le bipied. Quand cette PGM est assemblée sur l’arme, elle est encastrée sur un point d’ancrage du tube-enveloppe à l’avant, et verrouillée par une goupille d’assemblage à l’arrière sur la tourelle de l’œilleton. Ainsi solidarisée sur le tube-enveloppe, elle n’interfère à aucun moment avec le canon, qui comme évoqué, est toujours flottant : en tir à bras franc, sur appui ou depuis un bipied.
La crosse dispose dans son renflement arrière supérieur d’un amortisseur de culasse conséquent, liée au principe moteur bien particulier du FAMAS : la culasse non-calée avec artifice de démultiplication. La fenêtre d’éjection est découpée sur chaque côté de la crosse : elle peut être obturée du côté désiré par un appui-joue qui se clipse aisément.
L’ensemble mobile circule sur deux rails usinés dans le boîtier de culasse en aluminium. Le principe de moteur de l’arme est donc celui de la culasse non-calée avec artifice de démultiplication. La culasse présente l’originalité de voir la latéralité de l’éjection être changée sans le moindre remplacement de pièce. La culasse du FAMAS G2 est similaire, mais l’arme comporte cependant un système de détrompage qui empêche le montage d’une culasse de type F1 sur un FAMAS G2.
Utilisation et Positions de Tir
Adopté par les forces armées françaises, le FAMAS a été largement utilisé dans divers conflits. L’arme a été appréciée par les soldats pour sa prise en main rapide et sa capacité à fonctionner dans des environnements difficiles. Son format compact le rend particulièrement adapté aux interventions en milieu urbain, où l’agilité est essentielle.
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La très originale bretelle du FAMAS permet d'adapter le port de ce dernier en fonction de la situation :
- Pour le cérémonial (ordre serré)
- Pour les déplacements (transport de l'arme)
- Pour le combat
L'arme doit pouvoir être utilisée rapidement quelque soit le genre de tir. Il faut noter que lors des cérémonies toutes les armes sont mises en configuration droitier, par contre pour les déplacements et le combat la configuration adoptée (droitier ou gaucher) est fonction de l'utilisateur.
Il existe quatre positions principales pour le tir au poser :
- La position du tireur couché, c'est la position principale
- La position du tireur debout
- La position du tireur à genou
- La position du tireur assis
Lorsque vous effectuez un tir au poser il faut soit que vous employiez le bipied soit que vous utilisiez un appui naturel.
Position Fondamentale de Combat
Cette position est la position normale du combattant. Le brin supérieur de la bretelle est passé derrière la tête et repose sur l'épaule gauche. La main gauche enserre le fût à la hauteur du bipied. Quant à la main droite elle enserre la poignée pistolet. La bretelle doit-être réglée de telle façon que le déplacement de l'arme vers le haut ou vers le bas doit-être aisé et rapide afin de pouvoir prendre les positions de tir :
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- Au juger à la hanche
- Au jeter à l'épaule
Position du Tireur Couché
Avec utilisation du bipied, le corps doit se trouver dans l'axe de l'arme ou faire un angle compris entre 0° et 20° par rapport à la direction de l'objectif et ce en fonction de la morphologie du tireur. Les jambes sont écartées, la jambe droite est légèrement repliée afin de décontracter le corps. Les coudes prennent appui sur le sol et se trouvent plus ou moins écartés vers la droite ou vers la gauche par rapport au corps de l'arme, ceci en fonction du tireur. La crosse du FAMAS vient prendre appui dans le creux de l'épaule droite. La main droite enserre la poignée pistolet. L'index prend appui sur la queue de détente. Quant aux doigts qui sont sur la poignée pistolet ils tirent l'arme vers l'épaule de façon à ce que le recul du tir soit parfaitement absorbé. La main gauche enserre le fût à hauteur des rotules du bipied. La tête est dans la direction de l'objectif, l'oeil se trouve placé entre 4 et 7 cm de l'oeilleton. La joue repose sur l'appui-joue.
Position du Tireur Debout
Lorsque vous prenez la position de tireur debout, vous offrez une cible particulièrement vulnérable aussi est-il préférable que vous envisagiez de prendre appui derrière un arbre, un mur ou de tout autre élément qui permettra de vous protéger un tant soit peu le corps. Votre jambe gauche se trouve légèrement en avant, elle est tendue et votre pied se trouve dans l'axe de l'objectif. Votre jambe droite elle, est légèrement en arrière et décalée à droite, son pied faisant un angle de 60° à 90° par rapport à la direction de l'objectif. Vous devez prendre appui sur votre jambe arrière. Votre avant-bras gauche soutient le FAMAS, la main qui enserre le fût prenant place entre le bipied et le pontet, le coude étant collé sur votre poitrine. Votre bras droit est plié, la main vient prendre place sur la poignée pistolet et l'index sur la détente. Votre tête doit se trouver en direction de l'objectif, l'oeil se trouvant bien entendu entre 4 et 7 cm de l'oeilleton. La joue repose sur l'appui-joue.
Position du Tireur à Genou
La position du tireur à genou n'est pas une position très confortable mais elle présente pour vous l'avantage que votre corps offre à l'ennemi une cible plus réduite par rapport à la position du tireur debout. Votre jambe droite repose sur le sol tout en faisant un angle d'environ 60° avec la direction de l'objectif. Votre pied droit repose à plat sur le sol, il est envisageable si vous êtes de petite taille qu'il soit dressé sur la pointe mais nous ne vous le recommandons pas en raison de la mauvaise stabilité que cela entraîne. Vous devez vous asseoir sur votre talon droit. Votre jambe gauche qui est pliée sert d'appui à votre coude gauche qui vient prendre place sur le genou de celle-ci, la main gauche soutenant et enserrant le fût. Le pied gauche repose parfaitement à plat sur le sol et sa pointe est légèrement rentrée. Votre main droite vient prendre place sur la poignée pistolet et maintient la crosse appuyée au creux de l'épaule droite. Le coude droit peut-être collé au flanc droit de façon à renforcer la stabilité de l'ensemble mais généralement un tireur expérimenté maintiendra celui-ci légèrement écarté du corps à une distance variable selon les individus. L'oeil droit se trouve toujours à une distance comprise entre 4 et 7 cm de l'oeilleton et la joue repose contre l'appui-joue.
Position du Tireur Assis
La position du tireur assis n'est pas une position des plus pratique à utiliser. En effet cette position présente l'inconvénient d'offrir une belle cible aux coups de l'ennemi. De plus lorsque vous vous trouvez dans cette position il vous est très difficile de vous déplacer rapidement afin d'occuper un nouvel emplacement de tir. Le corps se trouve en direction de l'objectif. Vos deux jambes sont pliées, la jambe gauche se trouve légèrement en avant par rapport à la jambe droite. Les pieds sont posés à plat sur le sol, la pointe du pied gauche étant légèrement rentrée vers l'intérieur. Vos deux jambes formant entre elles un angle d'environ 60°. Vos deux coudes reposent chacun sur un de vos genoux. La main gauche enserre le fût du FAMAS à la hauteur de la rotule du bipied. La main droite quant à elle repose sur la poignée pistolet, l'index venant prendre place sur la queue de détente. La crosse de l'arme est placée dans le creux de l'épaule droite. La tête est en direction de l'objectif, la joue repose sur l'appui-joue. L'oeil se trouve entre 4 et 7 cm de l'oeilleton. Pour un tireur expérimenté il est possible de ne pas reposer le coude droit sur le genou.
Principes Fondamentaux du Tir
Pour réussir vos tirs avec une arme, vous devrez maîtriser les 5 principes fondamentaux du tir. Vous avez certainement constaté que chaque tireur à « son truc » pour bien tenir son arme et bien se placer!
Comment faire pour tenir son arme de façon efficace? Saisir l’arme avec la main forte le plus haut possible sur le busc et ne plus la bouger. Arme touchée, arme gardée. Index le long de l’arme hors de la détente. Plaquer la main faible sur le côté opposé de l’arme en occupant au maximum la surface de l’arme. Superposez vos doigts sur ceux de la main forte. Serrer au plus fort - sans crispation - l’arme avec la main faible.
Après avoir vu comment tenir son arme, il est nécessaire d’adopter une bonne position de tir. Mettez-vous face à l’objectif Écartez les jambes à la largeur des épaules, pieds parallèles Avancez le pied coté main faible d’environ 30 cm Gardez la tête droite sans avoir le corps raide Pointez votre arme vers votre objectif, épaules légèrement penché en avant Prenez une visée. RELÂCHEZ LA VISÉE SANS BOUGER LES PIEDS Fermez les yeux et faites le mouvement de prise de visée. Ouvrez les yeux. Si vous êtes en cible, c’est bon.
Viser avec une arme de poing est un exercice qui peut sembler simple dans la théorie. En pratique, cela se complique un peu à cause des contraintes physiologiques de chacun. L’œil n’est pas capable de faire la mise au point sur la totalité des éléments nécessaire à la prise de visée. Vous devez vous obliger à garder le guidon de votre arme net. Le cran de mire et l’objectif seront légèrement flous.
Vous ne pouvez pas rester immobile. La respiration fait augmenter et diminuer le volume de la cage thoracique. Si vous inspirez en position de prise de visée à l’arme de poing, vous allez faire monter votre tir et inversement. Si vous êtes en situation de tir au calme, retenez votre respiration 2 à 3 secondes lors de l’expiration avant de tirer. Vous ne pourrez peut-être pas maîtriser votre respiration à chaque fois. Lors de tirs de fatigue(simulation de tir en état de stress physique ou psychologique), un essoufflement parasitera votre visée conforme. Vous allez devoir tirer avec cette gêne.
Une chose à ne pas négliger: l’importance du lâcher. Une technique pour éviter d’anticiper le départ du coup consiste à se répéter « PREEEESSSSSSSSSER » lorsque vous appuyez sur la queue de détente.
Le Tir Sportif : Concentration et Précision
Le tir sportif est bien plus qu'un simple loisir ; c'est un sport qui exige concentration, précision et maîtrise de soi. Sous l'appellation Tir Sportif, on retrouve de nombreux sports différents avec leurs matériels spécifiques, leurs cibles appropriées et des objectifs bien différents, mais tous rassemblés sous l'autorité de la Fédération Française de Tir (FFTir).
Disciplines du Tir Sportif
Le tir sportif englobe une variété de disciplines, chacune avec ses propres règles et équipements. Voici un aperçu de quelques-unes des disciplines les plus populaires :
- Tir à la carabine : Le tir à la carabine se pratique à différentes distances. En épreuve olympiques, nous retrouvons : 10 mètres, 50 mètres et 300 mètres.
- Tir au pistolet : Contrairement aux armes longues, le tir au pistolet se pratique uniquement debout et à bras franc. Au niveau olympique, on retrouve trois épreuves : 10 mètres, 25 et 50 mètres.
- Tir aux Armes Réglementaires (T.A.R) : Dans l'objectif d'entretenir et d'employer les armes réglementaires qui ont été ou sont toujours en dotation dans les nombreuses armées du monde, La FFTir en collaboration avec L'union Nationale des Officiers de Réserve (UNOR) et la Fédération Nationale des Associations de Sous-Officiers de Réserve (FNASOR), ont créé la discipline sportive dite Tir aux Armes Réglementaire (T.A.R).
- Tir aux armes anciennes : Le tir aux armes anciennes est une discipline de tir sportif qui utilise des répliques ou des armes authentiques datant des périodes historiques antérieures au XIXe siècle.
- Tir au plateau : Discipline d’excellence représentée aux Jeux Olympiques, le ball-trap comprend plusieurs épreuves telles que la fosse, le skeet, le parcours et le double trap.
- Cible mobile : La cible mobile se pratique à 10 mètres sur une cible zonée ou à 50 mètres sur une figurine de sanglier, qui reproduit le déplacement d'un sanglier lors d'une battue.
- Bench Rest : Tir sur appui : Le tir sportif Bench Rest est une discipline de tir de précision où les tireurs utilisent des fusils posés sur un support de tir (appelé "bench rest") pour stabiliser l'arme.
- Le Tir Sportif de Vitesse : Le TSV permet de tirer contre le chrono avec des pistolets de calibre 9mm souvent optimisés pour cette discipline.
- Tir Longue Distance (TLD) : Le Tir Longue Distance (TLD) est une discipline de tir qui consiste à atteindre des cibles situées à des distances considérablement éloignées, souvent supérieures à 500 mètres, et pouvant aller jusqu'à plusieurs kilomètres.
- Arbalètes : Il existe deux types de pratiques : l’arbalète match et l’arbalète field.
Le FAMAS face aux défis modernes et son remplacement
Entré en service à l'aube des années 1980, le FAMAS Mle F1 reste aujourd'hui le fusil automatique classique de l'armée française. Toutefois, l'armée de Terre se prépare à lancer un appel d'offres international pour lui trouver un successeur car il est arrivé en « butée d'évolution » malgré ses qualités qui en font encore aujourd'hui une arme de premier plan. Ce dernier n’est pas lié à l’arme elle-même mais au fait qu’elle soit arrivée en butée de développement et d’évolution. En effet, et comme tous les bullpup, il ne présente pas les possibilités d’évolution nécessaire au combat d’infanterie dans les années qui viennent. En particulier celle de recevoir des rails Picatinny d’une longueur suffisante pour y installer des systèmes de visée.
Le HK 416 F est le successeur au calibre Otan 5,56 mm, le HK 416 F dispose d’une crosse réglable et de talons de crosse permettant de s’adapter à la morphologie de chaque tireur. Disposant d’une autonomie accrue, le combattant sera muni de 10 chargeurs de 30 cartouches. Ce fusil, véritablement conçu comme un système d’armes, intègre l’ensemble des dispositifs existants et notamment les aides à la visée. Il équipera toutes les unités de l’armée de Terre et sera compatible avec toutes les munitions de 5,56 mm homologuées Otan.
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