Cet article explore la notion de "stand de tir faux", en se concentrant sur la législation française concernant les armes factices et les implications pour les compétitions de tir IPSC (International Practical Shooting Confederation).
Principes Généraux des Compétitions IPSC
Les compétitions IPSC sont encadrées par des principes fondamentaux qui guident la conception des parcours et définissent les responsabilités des concepteurs. Ces principes sont les suivants :
- Sécurité : La sécurité est primordiale. Les matchs doivent être conçus, construits et conduits en accordant la plus haute importance à la sécurité des participants et des spectateurs.
- Qualité : La valeur d'un match IPSC réside dans la qualité du défi qu'il propose. Les parcours doivent avant tout tester l'habileté au tir des compétiteurs, et non leurs capacités physiques.
- Équilibre : L'IPSC met l'accent sur l'équilibre entre Précision, Puissance et Vitesse, un concept résumé par la devise latine "Diligentia, Vis, Celeritas" (DVC). Un parcours bien équilibré doit évaluer ces trois éléments de manière égale.
- Diversité : Les compétitions IPSC doivent proposer des défis variés. Bien qu'il ne soit pas nécessaire de créer de nouveaux parcours pour chaque match, il est important d'éviter la répétition afin de ne pas limiter l'évaluation des compétences en tir IPSC.
- Style Libre : Les compétiteurs doivent avoir la liberté de résoudre les situations présentées de la manière qu'ils jugent la plus appropriée. Ils doivent être autorisés à tirer sur les cibles en fonction de leur visibilité, sans être contraints par des rechargements obligatoires ou des positions de tir imposées, sauf exceptions spécifiées. Après le signal de départ, les parcours ne doivent pas imposer de rechargement obligatoire ni dicter de position de tir, d'emplacement ou de posture, excepté comme spécifié ci-après. Toutefois, les conditions peuvent être créées, et des barrières ou toute autre limitation physique peuvent être construites, pour contraindre le compétiteur à certaines positions de tir, postures ou certains emplacements.
Types de Parcours IPSC
Les compétitions IPSC peuvent inclure différents types de parcours, chacun ayant ses propres caractéristiques :
- Parcours de tir généraux :
- Parcours courts : Nécessitent un maximum de 12 cartouches. La conception du parcours et sa construction ne doivent pas requérir plus de 9 coups tirables d'une seule position ou vue.
- Parcours moyens : Nécessitent un maximum de 24 cartouches. La conception du parcours et sa construction ne doivent pas requérir plus de 9 coups tirables d'une seule position ou vue, pas plus qu'elles ne doivent permettre au compétiteur de tirer toutes les cibles de ce parcours à partir d'un seul emplacement.
- Parcours longs : Nécessitent un maximum de 32 cartouches. La conception du parcours et sa construction ne doivent pas requérir plus de 9 coups tirables d'une seule position ou vue, pas plus qu'elles ne doivent permettre au compétiteur de tirer toutes les cibles de ce parcours à partir d'un seul emplacement.
- Parcours de tir spéciaux :
- Classifications : Parcours autorisés par un Directeur de Région et/ou l'IPSC, qui sont en vigueur pour les compétiteurs recherchant une classification régionale ou internationale.
- Barrages : Événement conduit séparément d'un match.
Structure des Stands et des Parcours
La conception et la construction des stands et des parcours de tir IPSC sont soumises à des normes strictes, qui définissent les critères, les responsabilités et les restrictions applicables. Les concepteurs de parcours, les organisations hôtes et les officiels sont tenus de respecter ces normes.
Construction physique : La sécurité est la responsabilité de l'organisation hôte et est soumise à l'approbation du Directeur de Tir. Un effort raisonnable doit être fait pour prévenir toute blessure aux compétiteurs, aux officiels et aux spectateurs pendant le match. La conception de parcours doit prévenir toute action non sûre autant que faire se peut. Une attention particulière doit être portée au déroulement de chaque parcours afin de fournir un accès aisé aux officiels supervisant les compétiteurs.
Lire aussi: TMNH : Histoire et impact
Angles de tir sécurisés : Les parcours doivent toujours être construits en prenant en compte des angles de tirs sécurisés. L'attention doit être portée sur des cibles sécurisées, sur la construction des décors et sur les angles possibles de ricochet. A chaque fois que c'est approprié, les dimensions physiques de la butte de tir et des buttes latérales doivent faire partie intégrante du processus de conception. Sauf à être spécifié par ailleurs, l'angle maximum par défaut de la bouche du canon est de 90° dans toutes les directions, mesuré depuis l'avant du compétiteur placé face à la butte de tir de fond de stand.
Distances minimales : Une distance minimale de 7 mètres doit être maintenue entre les cibles métalliques ou les protections impénétrables métalliques et les compétiteurs et officiels. Lorsque c'est possible, cela doit être fait avec des barrières physiques. Si des lignes de faute sont utilisées pour limiter l'approche de cibles métalliques, elles doivent être placées à 8 mètres au moins de celles-ci de manière à ce que le compétiteur puisse, s'il franchit par inadvertance la ligne de faute, rester en deçà de la distance minimale de 7 mètres. Un souci doit être également porté aux supports métalliques pouvant se trouver dans la ligne de tir.
Emplacement des cibles : Lorsqu'un parcours est construit en incluant des positions de cibles autres que en direction de la butte de tir, les organisateurs et les officiels doivent protéger et restreindre les aires alentours auxquelles les compétiteurs, les officiels et les spectateurs ont accès. Chaque compétiteur doit se voir autorisé à résoudre la situation posée à sa manière et ne doit pas être entravé en étant forcé d'agir de quelque manière que ce soit qui pourrait entraîner une action dangereuse. Les cibles doivent être arrangées de telle manière que les engager comme présentées n'entraînera pas le compétiteur à des violations d'angles de tir.
Surface du champs de tir : Lorsque cela est possible, la surface du champs de tir doit être préparée avant le match, et conservée relativement indemne de débris pendant le match pour fournir aux compétiteurs et aux officiels une sécurité raisonnable. Considération doit être portée au risque de mauvais temps et aux dégradations occasionnées par les compétiteurs. Les Officiels du Match peuvent ajouter en toute occasion du gravier, du sable ou tout autre matériau à une surface détériorée, et cette action de maintenance du site ne peux pas faire l'objet d'un appel par les compétiteurs.
Obstacles : Les obstacles naturels et artificiels d'un parcours devraient raisonnablement permettre les écarts dans la taille et la constitution physique des compétiteurs et devraient être construits de manière à réserver des conditions de sécurité raisonnables à tous les compétiteurs, aux officiels du match et aux spectateurs.
Lire aussi: Tout savoir sur la réglementation
Lignes de tir communes : Les parcours où de multiples compétiteurs sont amenés à tirer simultanément à partir d'une ligne de tir commune (par exemple Barrages) doivent permettre un espacement minimum de 3 mètres entre chaque compétiteur.
Positionnement des cibles : Attention doit être portée au positionnement des cibles cartonnées pour prévenir tout tir traversant. Le placement des cibles doit être distinctement marqué sur leurs supports pour leur remplacement et les supports doivent être solidement ancrés ou leurs positions clairement indiquées sur la surface du champs de tir en vue d'assurer leur persistance durant tout le match. Plus encore, les types de cibles devraient être spécifiés et identifiés sur les supports et portecibles avant le commencement du match afin d'assurer qu'une cible tirable n'est pas interchangée avec une « No-shoot » (non-tirable) après le début du match.
Buttes : Toutes les buttes sont « hors limites » à toute personne en tout temps, excepté lorsque leur accès est expressément autorisé par un Range Officer.
Réglementation des Armes Factices en France
La vente d’armes factices est réglementée par le décret n°99-240 du 24 mars 1999 relatif aux conditions de commercialisation de certains objets ayant l’apparence d’une arme à feu, lorsque leur puissance est supérieure à 0,08 joule, en raison des accidents qu’ils peuvent provoquer. C’est ainsi que leur cession à des mineurs, à titre gratuit ou onéreux et sous quelque forme que ce soit : offre, vente, distribution, prêt, est interdite.
Par ailleurs, compte tenu des méprises que peut susciter l’usage de ces objets, les préfets ont reçu l’instruction, par circulaire du 6 mai 1998, d’interdire, par arrêté pris dans le cadre de leurs pouvoirs de police générale prévu à l’Art. L’arrêté du Préfet de la Haute-Marne interdit le "maniement de répliques d’armes à feu" notamment dans les commerces et les lieux où "établissements susceptibles d’accueillir du public".
Lire aussi: Sport et tradition à Romans
Armes Imprimées en 3D : Un Nouveau Défi Législatif
La fabrication d'armes à feu à l'aide d'imprimantes 3D, communément appelées "ghost guns", soulève des questions juridiques complexes. En France, la loi stipule que tout objet fabriqué pour lancer des balles ou des cartouches au moyen d'un mécanisme est considéré comme une arme à feu. Si c'est une arme de poing pour le tir, elle est classée en catégorie B, et en A si c'est une arme de guerre. La production, la vente et la possession de ce type d'arme, ou de ces éléments d'armes, sont formellement interdites, sauf autorisation.
Cependant, un problème juridique se pose concernant le contrôle de ces armes, car il est basé sur le marquage, un acte obligatoire pour "toute arme à feu ou élément d'arme fabriqué ou importé en France" selon le code de la sécurité intérieure. Les armes imprimées en 3D échappent à ce marquage, ce qui rend difficile leur traçabilité.
Le ministère de l'Intérieur a minimisé le risque représenté par ces "ghost guns", en se basant sur plusieurs points : la nécessité de compétences techniques pour leur fabrication, leur faible fiabilité et le fait qu'elles nécessitent toujours un élément métallique pour être fonctionnelles. Cependant, les autorités surveillent l'évolution technologique de ces armes et échangent fréquemment avec d'autres pays, notamment les États-Unis.
Face à ce nouveau défi, des experts en droit des armes légères estiment qu'il faudrait faire évoluer la liste des catégories d'armes pour prendre en compte les armes 3D.
tags: #stand #de #tir #faux #définition #réglementation
