L'Histoire des Stands de Tir : Traditions Militaires et le Stand de Tir de Lully

La chasse à courre, également appelée Vénerie, est une pratique de chasse dite traditionnelle qui trouve ses racines dans l'histoire de la France mais également dans d'autres régions d'Europe. Elle se distingue des autres formes de chasse par son déroulement unique et ses codes très stricts, où le gibier est poursuivi par une meute de chiens courants jusqu'à l'épuisement, avant sa mise à mort. Cette pratique, chargée de symbolisme et de traditions, reste aujourd'hui une activité passionnante et controversée, incarnant un lien profond entre l'homme et la nature. Cet article explore l'histoire des stands de tir, en mettant en lumière les traditions militaires françaises et en se concentrant sur des lieux spécifiques comme le stand de tir de Lully, près d'Estavayer. Nous aborderons également l'évolution des casernements et des pratiques de tir au fil des siècles.

L'Histoire de la Vénerie en France : Origines et Expansion sous François Ier

La chasse à courre a des racines profondes en France, remontant à des temps immémoriaux. Cependant, c'est sous le règne de François Ier au XVIe siècle que cette pratique connaît une véritable expansion. François Ier, grand amateur de chasse, fait de la vénerie une activité royale, réservée à l'élite. Cette passion pour la chasse se manifeste notamment dans la construction du château de Chambord, l'un des joyaux de la Renaissance française.

Le château de Chambord et son vaste domaine forestier, un lieu d'histoire pour la chasse à courre

Le château de Chambord, situé dans la vallée de la Loire, est entouré d'un domaine de chasse exceptionnel, qui s'étend sur plus de 5 000 hectares, ce qui en fait l'un des plus vastes parcs forestiers clos d'Europe. Ce domaine a été spécialement aménagé pour la pratique de la chasse à courre, avec des allées rectilignes traversant la forêt, permettant une poursuite efficace du gibier. Le château lui-même, avec son architecture imposante et ses vastes espaces, était conçu pour accueillir les chasses royales, où François Ier et ses courtisans pouvaient s'adonner à leur passion pour la vénerie.

Sous le règne de François Ier, le gibier le plus chassé à Chambord était le cerf. Le cerf était considéré comme le roi des forêts et représentait un défi de taille pour les chasseurs royaux, ce qui en faisait le gibier de prédilection pour les chasses à courre organisées par François Ier. Le cerf, par sa taille majestueuse et sa capacité à couvrir de grandes distances, offrait une poursuite prolongée et excitante, ce qui correspondait parfaitement à l'esprit de la vénerie pratiquée à Chambord. Cette tradition de chasse au cerf a perduré bien au-delà du règne de François Ier, renforçant l'association de Chambord avec ce gibier noble.

Le domaine de Chambord reste un symbole fort de cette tradition, incarnant l'art de vivre à la française et l'importance de la chasse dans la vie aristocratique de l'époque. Aujourd'hui encore, Chambord est associé à la vénerie, et des chasses à courre y sont parfois organisées, perpétuant ainsi une tradition vieille de plusieurs siècles. Ce lien historique entre le château de Chambord et la vénerie en fait un lieu emblématique, où l'histoire et la nature se rencontrent pour offrir un témoignage vivant de la grandeur passée des chasses royales.

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Quels sont les Gibiers Chassés à Courre ?

La chasse à courre, ou vénerie, se distingue par la diversité des gibiers qu'elle cible, chacun offrant des défis spécifiques et une expérience de chasse unique. Les animaux traditionnellement chassés à courre sont choisis non seulement pour leur abondance dans les régions boisées de France, mais aussi pour les caractéristiques qui rendent leur poursuite intéressante et complexe.

Le Cerf

Le cerf est sans doute le gibier le plus prestigieux dans la chasse à courre. Appelé souvent "le roi des forêts", il incarne à lui seul la noblesse de cette pratique. La chasse au cerf est particulièrement exigeante, car cet animal, doté d'une grande endurance, peut parcourir de longues distances, forçant les chiens et les chasseurs à mobiliser toutes leurs compétences pour le suivre. Sa traque, qui peut durer plusieurs heures, nécessite une connaissance approfondie du terrain de chasse et une coordination impeccable entre les membres de la chasse. Les forêts françaises, comme celles de Compiègne (Oise) et d’Orléans (Loiret), ont été le théâtre de nombreuses chasses royales au cerf, symbolisant le sommet de la tradition de la chasse à courre.

Le Sanglier

Le sanglier est un autre gibier emblématique de la vénerie. Sa chasse est réputée pour être l'une des plus périlleuses, en raison de la force et de l'agressivité de l'animal lorsqu'il est acculé. Les sangliers vivent souvent dans des zones boisées et marécageuses, ce qui rend leur traque difficile. Ils sont capables de brusques changements de direction et peuvent se défendre vigoureusement, mettant parfois les chiens de chasse en danger. La chasse au sanglier est donc non seulement un test d'endurance, mais aussi de courage et de stratégie pour les chasseurs.

Le Chevreuil

Le chevreuil, plus petit que le cerf, est également un gibier populaire dans la chasse à courre. Rapide et agile, il est capable de se déplacer avec une grande vélocité à travers les sous-bois, rendant sa poursuite complexe. La chasse au chevreuil est souvent plus rapide et dynamique que celle du cerf, nécessitant des chiens légers et vifs, capables de s'adapter à ses mouvements imprévisibles. Ce gibier est particulièrement apprécié pour la finesse de sa traque, qui demande une grande précision de la part des chasseurs.

Le Renard

Le renard est un gibier plus petit, mais sa chasse n'en est pas moins intéressante. Connu pour sa ruse et son intelligence, le renard utilise divers stratagèmes pour échapper à ses poursuivants, comme revenir sur ses traces ou se faufiler dans des terriers étroits. La chasse au renard, souvent pratiquée dans des paysages variés, des champs ouverts aux zones boisées, est un excellent exercice pour les chiens, qui doivent déployer toutes leurs capacités de flair et de vitesse pour capturer cet animal rusé.

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Le Lièvre

Enfin, le lièvre, bien que moins souvent associé à la chasse à courre traditionnelle, est parfois chassé pour la difficulté qu'il représente. Sa vitesse et sa capacité à zigzaguer rapidement pour semer ses poursuivants en font un gibier de choix pour les chasseurs cherchant à mettre à l'épreuve l'agilité de leurs chiens. La chasse au lièvre se distingue par sa rapidité et sa nature imprévisible, rendant chaque chasse unique.

Chaque type de gibier dans la vénerie apporte ses propres défis et nécessite une approche spécifique, tant dans le choix des chiens que dans les stratégies de chasse. Les chasses sont souvent organisées en fonction du gibier ciblé, avec des groupes spécialisés qui se concentrent sur un animal particulier, perpétuant ainsi des traditions anciennes et des compétences transmises de génération en génération. Ces différentes chasses incarnent la richesse et la diversité de la vénerie, une tradition qui continue d'attirer de nombreux passionnés en France et au-delà.

Quelles sont les Races de Chiens Préférées pour la Vénerie ?

Dans la chasse à courre, les chiens de chasse occupent une place centrale. Ils sont non seulement les partenaires indispensables du chasseur, mais aussi les véritables acteurs de la traque. Plusieurs races de chiens ont été spécifiquement élevées au fil des siècles pour répondre aux exigences rigoureuses de la vénerie, et chacune de ces races apporte des compétences particulières qui la rendent idéale pour ce type de chasse.

Le Poitevin

Le Poitevin est l'une des races les plus prisées pour la chasse à courre, notamment pour la chasse au cerf et au sanglier. Ce chien de grande taille, à l'allure élégante, est reconnu pour son endurance exceptionnelle et sa capacité à couvrir de longues distances sans se fatiguer. Il possède un flair aiguisé qui lui permet de suivre la piste du gibier avec une grande précision, même dans des conditions difficiles. Le Poitevin est également réputé pour sa détermination et sa ténacité, qualités essentielles dans les chasses prolongées et exigeantes.

Le Billy

Le Billy est une autre race française emblématique de la vénerie. Ce chien, qui descend de races anciennes comme le chien blanc du Roy, est particulièrement apprécié pour sa vitesse et son agilité. Il est souvent utilisé dans la chasse au chevreuil et au renard, où ses capacités à suivre rapidement un gibier agile sont mises à profit. Le Billy est aussi reconnu pour son caractère sociable et obéissant, ce qui en fait un excellent chien de meute.

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Le Français Tricolore

Le Français Tricolore, comme son nom l'indique, est un chien tricolore qui combine force, endurance et intelligence. Cette race est particulièrement polyvalente, capable de s'adapter à différents types de gibiers et de terrains. Le Français Tricolore est souvent utilisé pour la chasse au cerf et au sanglier, où sa capacité à travailler en équipe avec d'autres chiens est cruciale pour le succès de la traque. Son flair est très développé, ce qui lui permet de suivre des pistes même anciennes avec une grande précision.

Le Grand Anglo-Français

Le Grand Anglo-Français est un chien de grande taille, issu du croisement entre des chiens français et des Foxhounds anglais. Il est connu pour sa robustesse et son énergie inépuisable, ce qui en fait un choix privilégié pour la chasse au cerf et au sanglier. Ce chien combine la discipline et l'obéissance du Foxhound avec la détermination des races françaises, offrant un excellent équilibre entre puissance et agilité. Il est également apprécié pour sa capacité à maintenir un rythme soutenu sur de longues distances, essentiel dans les chasses prolongées.

Le Beagle-Harrier

Le Beagle-Harrier, plus petit que les autres races mentionnées, est néanmoins un chien de chasse à courre très efficace, particulièrement pour le renard et le lièvre. Sa taille compacte lui permet de se faufiler à travers les sous-bois et les terrains accidentés avec une grande facilité. De plus, il possède un flair très développé et une intelligence vive, ce qui le rend capable de suivre des pistes complexes. Le Beagle-Harrier est aussi très apprécié pour son caractère amical et son aptitude à travailler en meute.

Cavaliers : Quels sont les chevaux préférés pour la vénerie ?

En plus des chiens de chasse, le cheval est l'autre symbole de la vénerie, indissociable de cette pratique. Plusieurs race de chevaux sont favorisée pour la chasse à courre.

Le Selle Français

Le Selle Français est une race polyvalente très utilisée en France pour diverses disciplines équestres, y compris la vénerie. Ces chevaux sont connus pour leur endurance, leur robustesse et leur tempérament équilibré. Ils sont capables de couvrir de longues distances sur des terrains variés tout en restant calmes et réactifs. à courre, où ils peuvent être amenés à franchir des obstacles naturels.

Dans le contexte de la vénerie, le Selle Français est très apprécié pour son endurance et sa capacité à maintenir un rythme soutenu sur de longues distances. Les terrains de chasse peuvent être très variés, allant des prairies aux forêts denses, en passant par des terrains accidentés et boueux. Le Selle Français excelle dans ces conditions grâce à sa musculature développée et à ses membres solides, qui lui permettent de conserver une grande stabilité et de gérer efficacement les variations du terrain.

Un autre atout majeur du Selle Français en vénerie est sa capacité de saut. Les chevaux engagés dans la chasse à courre doivent souvent franchir divers obstacles naturels tels que des haies, des fossés, et des troncs d'arbres. Le Selle Français, avec son excellent coup de saut et son aisance à franchir des obstacles, est particulièrement bien équipé pour ces défis. Sa capacité à sauter avec aisance et sa réactivité en font une monture idéale pour les chasses à courre, où des changements rapides de direction et des sauts imprévus sont monnaie courante.

Le trotteur de réforme

Le Trotteur de Réforme est un cheval qui, bien qu'initialement élevé pour les courses de trot, trouve une seconde carrière dans des disciplines variées, dont la vénerie. Le terme "réforme" fait référence aux chevaux qui, après avoir été jugés moins performants pour les compétitions de trot, sont réorientés vers d'autres activités. Grâce à leur endurance, leur mental robuste et leur capacité à s'adapter à de nouvelles situations, les trotteurs de réforme sont de plus en plus appréciés pour la chasse à courre, où ils peuvent exceller avec un peu de réentraînement.

En vénerie, le Trotteur de Réforme se distingue principalement par son endurance et sa capacité à maintenir un rythme constant sur de longues distances. Les courses de trot les préparent à des efforts soutenus, ce qui est bénéfique dans le contexte de la chasse à courre, où les poursuites peuvent durer plusieurs heures à travers des terrains variés et souvent difficiles.

Bien que les trotteurs soient originellement sélectionnés pour leur capacité à trotter rapidement et non à galoper, ils peuvent apprendre à galoper efficacement avec un bon réentraînement. Beaucoup de trotteurs de réforme s’adaptent très bien au galop et développent une bonne cadence, ce qui les rend utiles dans la chasse à courre, où les changements de rythme entre le trot, le galop, et parfois le pas sont fréquents. De plus, leur condition physique héritée de leur carrière de course leur permet de récupérer rapidement après des efforts intenses, ce qui est un atout lors de poursuites prolongées.

Les Origines des Sonneries Militaires

Lorsque le roi convoquait « l’ost », les troupes étaient logées chez l’habitant là où les forces se réunissaient avant de s’engager. Quand le roi n’en n’avait plus besoin, les troupes « se débandaient ». Il faudra donc des sonneries spécifiques pour réveiller puis appeler au service et enfin regrouper les unités autour de leurs drapeaux : La Générale, l’Assemblée, Au drapeau sont les premières entendues.

Il n’y a pas d’organisation de la vie journalière; Les familles suivent les maris et pères soldats; chacun se débrouille pour les repas ou les soins en dehors du service (les femmes sont cantinières, lavandières etc., donc pas de sonnerie pour les repas par exemple).

Évolution des Casernements

Les premiers casernements réels ont vu le jour vers 1675 mais uniquement pour les « Gardes françaises », unité au service permanent du Roi. A la Révolution, la saisie des édifices religieux va permettre d’ «encaserner » des troupes de plus en plus nombreuses. Sous le 1er Empire, les troupes seront en déplacement quasi permanent et vivront le plus souvent dans des camps. La « diane »ou « le réveil au bivouac » les réveillera, la générale et l’assemblée les regrouperont.

Le « ban » demandera le silence dans les rangs pour écouter les annonces et les ordres généraux. Ce n’est que sous Louis XVIII que de nouvelles casernes apparaissent un peu partout en France pour loger la Gendarmerie. Ces immeubles sont spécifiques car il est prévu d’y loger les sous-officiers et les familles. Ce n’est qu’après 1870 que de véritables casernes seront construites. Pour la plupart se sont celles que nous voyons encore dans nos villes. Elles ont un « style » adapté à la région où elles sont construites mais elles se ressemblent car elles ont été « normalisées". Les normes de confort sont encore loin de nos critères et pourtant ce sera un progrès pour la plupart des appelés venant des campagnes.

La Vie Quotidienne dans les Casernes

Au retour dans la chambrée, un « Au jus là d’dans ! » fait sortir les « quarts » (tasse en fer d’environ un quart de litre en dotation individuelle). Pain et accompagnement ont été perçus la veille au soir (suivant les jours, l’humeur du cuistot, ou les finances de l’ordinaire : morceau de fromage, sardine à l’huile, pâté, voir simple carré de chocolat).

Les régiments sont organisés en bataillons, les bataillons en compagnies et les compagnies en sections. Cette organisation sert de base pour la répartition des tâches entre les unités : garde du quartier, des punis, piquets d’alerte Incendie ou Intervention, service de l’ordinaire (corvées de « pluches ! » et nettoyage des cuisines) entretien du quartier.

Le service est pris à tour de rôle par les bataillons. Le Chef de bataillon désigne une compagnie de semaine et le Commandant de compagnie une section de jour ! De même que le Colonel dispose d’officiers pour son état-major et les services régimentaires, le chef de bataillon a un capitaine comme adjoint et un petit groupe d’hommes dirigés par un sous-officier: secrétaire, clairon, téléphoniste/vélocipédiste etc. … Lorsque le bataillon prend le service du corps le Capitaine devient le Capitaine adjudant major (Chef du Service général).

En cas de besoin particulier, le Capitaine adjudant major pouvait faire appeler un ou plusieurs sergents de semaine ou des caporaux. Au quartier comme en campagne, le vaguemestre percevait le courrier du régiment. La distribution était faite dans les compagnies, souvent au rassemblement avant les repas.

Les capitaines, commandant les compagnies du Bataillon de Service, prennent à tour de rôle et pour trois mois la responsabilité d’officier d’ordinaire. Le capitaine responsable passe les marchés des « petits vivres » (vivres fraîches pain fruits légumes, viandes etc.) et assure la surveillance de la qualité des marchandises livrées.

Lorsque le repas sonne on arrête le travail. Dans chaque chambrée deux hommes sont désignés pour se rendre aux cuisines avec le caporal de semaine pour percevoir le repas qui est servi dans des bouteillons et la boisson, le « pinard » généralement servi dans un broc (un quart par homme et par repas). Sitôt terminé, chacun refait son lit (Au carré ! La garde montante est inspectée. Les deux gardes se présentent alors les armes. Les deux caporaux vont faire le tour des postes à relever et procèdent aux changements de sentinelles suivant un protocole bien réglé : A droite, droite, Présentez Arme, Reposez arme, Un pas à droite, droite, Un pas en avant, marche, demi-tour à droite, Présentez arme. La sentinelle relevée reste dans cette position jusqu’au départ des autres sentinelles emmenées par les deux caporaux.

Pratiques de Tir et Évolution des Stands

Autrefois cette sonnerie imposait l’extinction réelle des feux de chauffage et d’éclairage par crainte des incendies si ces feux n’étaient pas gardés dans la nuit.

Cette sonnerie servait en temps de paix pour les séances au champ de tir (on ne connaissait pas encore le stand de tir couvert). C’était généralement un espace ouvert avec une butte élevée destinée à arrêter les projectiles tirés sur les cibles plantées au pied de la butte.

Avant la séance de tir, le clairon de la compagnie montait sur la butte et sonnait le garde à vous dans les quatre directions principales puis il sonnait « Commencez le feu ». Si la compagnie devait traverser la ville pour se rendre ou pour revenir du champ de tir, le règlement imposait que ce soit fait l’arme sur l’épaule, les clairons et tambours sonnant !

Le Stand de Tir de Lully

Le stand de Lully (près d'Estavayer, pas de Morges) est une installation plus importante que celle du Nozon. Il est réputé pour ses belles installations et son ambiance conviviale.

Importance des Sonneries et Ordres Militaires

Ces sonneries ont été utilisées très tôt en une sorte de cérémonial pour annoncer des nouvelles importantes à l’ensemble d’une troupe. Cela peut paraître étonnant mais, bien longtemps après l’invention du téléphone, son installation dans les casernes n’était pas développée.

Le colonel et le chef des services administratifs avaient parfois un téléphone de l’administration des PTT (Postes, Télégraphe et Téléphone). Les autres services avaient parfois un téléphone de campagne relié à un central de même type. Mais ils étaient les seuls.

En manœuvre ou en campagne, autrefois, il y avait des ordres nombreux et variés pour faire se déplacer les unités, passer de la colonne à la ligne, marcher au pas puis au pas de charge, se mettre en position de tireur debout, à genoux ou couché etc. Aujourd’hui le combat a changé totalement d’aspect avec les combats « insurrectionnels »; l’insécurité des arrières oblige tous les militaires à connaitre les règles du combat à pied.

La cohésion du groupe attaqué et le geste réflexe du combattant sont tragiquement dépendant de la compréhension rapide des ordres oraux. Ceux-ci doivent donc être codifiés et connus de tous. Toutes les sonneries « d’honneur », comme autrefois, saluent l’arrivée des autorités.

« Au drapeau » reste le symbole du regroupement de tous au service de la nation. « Ouvrez / Fermez le ban » conserve son sens premier, celui de l’annonce d’un ordre du jour ou de citation ou de récompense.

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