Mérenvielle, commune dynamique et attachée à ses traditions sportives, abrite un club de tir sportif dont l'histoire est intimement liée à la vie locale. Cet article se propose de retracer l'évolution du stand de tir de Mérenvielle, en mettant en lumière son histoire, ses activités, et son impact sur la communauté.
Genèse et Développement du 38 TSM
Depuis sa création en 1989, le club de tir sportif de Mérenvielle, connu sous le nom de 38 TSM, a connu un essor constant. Le nombre d'adhérents s'élève à environ 250, parmi lesquels on compte 30 enfants et 50 femmes, témoignant de l'attrait de cette discipline pour un public varié. Le stand municipal, récemment baptisé "Stand de Tir Raymond Alègre", est devenu un lieu de rassemblement et de pratique pour les passionnés de tir sportif.
Le Stand de Tir Raymond Alègre : Un Hommage et un Lieu de Compétition
Le stand de tir porte le nom de Raymond Alègre, figure locale dont l'engagement a marqué la vie sportive de Mérenvielle. Chaque année, le challenge Raymond Alègre se déroule sur le boulodrome municipal, perpétuant ainsi la mémoire de cet homme et son attachement à la compétition amicale.
Activités et Disciplines du TSM38
Le Tir Sportif Mérenviellois (TSM38) propose une variété d'activités pour satisfaire tous les niveaux et toutes les préférences. Le club participe activement aux compétitions départementales et régionales, permettant à ses membres de se mesurer à d'autres tireurs et de progresser dans leur discipline.
Le club de pétanque de Mérenvielle prépare le challenge R. Alègre. Malgré une saison particulière, la boule Mérenvielloise a décidé de maintenir sa traditionnelle compétition : Challenge R. Alègre.
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Samedi 7 décembre, le CTB de Blagnac organisait le championnat départemental des clubs (Tir à 10m). La Boule Mérenvielloise associée aux clubs de Pibrac, Brax et Pujaudran organisait le challenge annuel Raymond Alègre. Le samedi 29 juin signera la fin de saison du Tir Sportif Mérenviellois (TSM38) et sera l'occasion de faire découvrir, ce jour là, à un jeune public curieux et intéressé cette discipline. Dimanche, la section cyclisme FSGT du Toac organisait son annuelle randonnée des Rameaux (souvenir André Lafarge). Pétanque : avec la Boule Mérenvielloise, le challenge R. Dimanche 26 août, dès midi une foule nombreuse se présentait au boulodrome municipal pour partager la paella géante de «rentrée». L'hiver s'achève à peine et déjà la section bouliste s'active pour préparer au mieux le démarrage de la nouvelle saison.
Rénovation et Modernisation du Stand de Tir
Le temps a rendu ces installations, bien que toujours opérationnelles, un peu vieillissantes nécessitant une rénovation pour mise en conformité avec les nouvelles normes ou règlementations. Récemment la municipalité a pris en charge une partie de ces travaux : réfection totale des installations électriques et climatisation, accès et circulation personnes à mobilité réduite, renforcement sécurité des accès et ouvertures ; coûts assurés avec le concours de subvention du Conseil Départemental. L’inauguration fait donc suite a la rénovation du pas de tir à 50 mètres. Les travaux étalés sur 10 mois ont permis de refaire intégralement ces installations avec mise en œuvre de composants ultra modernes améliorant grandement la sécurité. Le financement (48000 euros) a été assuré par fonds propres du club, mais avec une implication sans réserve des adhérants bénévoles remerciés chaleureusement par le président.
Hommages et Souvenirs : Les Figures Disparues du Tir Sportif en Midi-Pyrénées
La ligue Midi-Pyrénées de Tir a été endeuillée par la perte de plusieurs de ses figures emblématiques. Ces décès ont profondément marqué la communauté du tir sportif, et il est important de rendre hommage à ces personnes qui ont contribué au développement et à la promotion de cette discipline.
Thierry Delbreil: Décédé brutalement à l'âge de 59 ans, Thierry Delbreil était licencié au Club de St-Antonin Noble Val (82), arbitre Régional TAR et Moniteur TAR ainsi qu'initiateur. Il avait été Président du Club de St-Antonin Noble Val durant 20 ans et également Président du Comité Départemental de Tir du Tarn et Garonne. Son travail acharné a laissé une empreinte durable, notamment au sein du club en laissant un site merveilleux qui accueille de nombreuses compétitions, comme le Régional TAR. C'est un bel héritage qu'il laisse derrière lui, et il mérite un immense merci pour tout ce qu'il a accompli. Sa décision de se retirer après la perte de son fils montre à quel point il était attaché à sa famille et il est réconfortant de savoir qu'il avait retrouvé la motivation pour reprendre ses activités. Sa volonté de devenir arbitre National TAR lors du grand prix de France à Châteauroux est un bel exemple de sa résilience.
Gilles Gautron: Ancien Président du club de Tir Sportif Toulouse Bessières.
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Jean Navarre: Décédé dans sa 79ème année, Jean Navarre était licencié au Club de Plaisance Tir Sportif, arbitre Régional ISSF Cibles, TAR et Bench Rest. Il était également animateur depuis 2008 et Chevalier de la FFTir depuis 2022. Jean Navarre était un grand fervent du Challenge Pitchouns. Sa bonne humeur et son sourire vont nous manquer sur les pas de tirs.
Marc Servant: Arbitre Régional TAR et ISSF, et arbitre National Armes Anciennes, Marc Servant avait également été nommé Chevalier du Mérite Fédéral. Sa passion et ses connaissances des armes anciennes vont manquer à ceux qui l'ont connu.
Claude Attard: Décédé à l'âge de 82 ans, Claude Attard était passionné de tir sportif et avait à cœur de transmettre sa passion et les valeurs de ce sport à l’ensemble des licenciés jeunes ou moins jeunes. Il était fier des résultats obtenus par les différents compétiteurs du club. Toutefois, sa plus belle réussite fût la rénovation du pas de tir 25 mètres pour laquelle il œuvra sans relâche auprès des diverses administrations. Son implication associative fût saluée à de multiples reprises.
Patrice Dandine: Président de la Ligue Midi-Pyrénées de Tir, Patrice Dandine a laissé un grand vide dans la communauté du tir sportif.
Claude Bocquet: Licenciée à la "Cible Muretaine", Claude Bocquet était une fidèle des pas de tirs, tant aux armes modernes qu'aux armes anciennes.
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Robert Bonnichon: Membre de l'équipe fondatrice de l'association Française du corps arbitral multisports, ancien responsable de l'arbitrage à la Fédération Française de Tir.
Sylvain Pénicaut: Président du Club de Tir St-Gaudinois, Sylvain Pénicaut aimait organiser les différentes compétitions officielles ou non, où se retrouvaient toujours avec plaisir les tireurs de tout Midi-Pyrénées et des alentours. Il avait d’ailleurs défendu la candidature du Club pour l’organisation du Championnat de France des Clubs de 2022.
Le Tir Sportif : Un Engagement Associatif Fort
Le tir sportif à Mérenvielle, comme dans de nombreuses autres communes, repose sur un engagement associatif fort. Les bénévoles jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des clubs, l'organisation des compétitions, et la formation des jeunes tireurs. Cet engagement est salué par les élus locaux et les instances sportives, qui reconnaissent l'importance du tir sportif dans le tissu social et sportif de la région.
Massacres Commis en France Durant la Seconde Guerre Mondiale
Les troupes allemandes et leurs auxiliaires commirent de nombreux massacres en France, de l’invasion à la Libération. Les victimes de ces tueries furent de natures diverses : hommes, femmes et enfants, civils, tirailleurs sénégalais en 1940 (Chasselay), résistants blessés ou prisonniers (Mont-Mouchet, Vassieux-en-Vercors, Grotte de la Luire), otages et juifs. Généralement attribués à la Waffen-SS, ces massacres furent aussi perpétrés par des unités de la Wehrmacht, de la Kriegsmarine, de la Gestapo, du SIPO-SD et par leurs auxiliaires français.
- Représailles après la mort de Karl Hotz : 48 otages sont fusillés en représailles de l’assassinat du lieutenant-colonel allemand Karl Hotz.
- Camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle : 50 otages, en majorité des communistes, sont fusillés en représailles de l’assassinat d’un officier allemand.
- Massacre de Ballersdorf (Haut-Rhin) : 18 hommes dont 12 Ballersdorfois incorporés de force décident de se soustraire à cette incorporation et sont arrêtés aussitôt dans la nuit.
- Habère-Lullin : des jeunes réfractaires au STO rassemblés dans le château pour un bal de Noël sont dénoncés et surpris par la Sipo-SD.
- Annecy : 5 prisonniers sont fusillés après jugement de la cour martiale de Vichy.
- Ribérac et Mussidan : les Allemands y prennent position ; le général Walter Brehmer installe même son quartier général à Ribérac.
- Sainte-Marie-de-Chignac : 25 autres détenus des prisons de Limoges et Périgueux, principalement des Juifs, sont fusillés au lieu-dit Rivières-Basses, par des membres du Sipo-SD 23.
- Montpezat-de-Quercy : des membres de la 2e division SS Das Reich tuent 5 personnes et en déportent 15.
- Fouesnant : 15 hommes ; des résistants du groupe Vengeance, des FTPF, deux déserteurs russes de la Wehrmacht, sont fusillés par les Allemands dans le marais de Mousterlin.
- Castelculier : 2 résistants sont tués et 4 otages civils exécutés.
- Bretenoux : 20 civils dans la population et 18 résistants FFI de l’AS Corrrèze.
- Tulle : 99 hommes sont pendus, puis, dans les jours qui suivent 149 sont déportés dans les camps de concentration nazis.
- Mouleydier : le village est pillé et incendié par les SS.
- Dun-les-Places : 27 civils sont tués par les SS.
- Meilhan : une colonne de la Wehrmacht (plusieurs centaines d’hommes) attaque par surprise à l’aube le maquis de Meilhan (environ 90 hommes). Après 3 heures de combat inégal, tous les survivants (même blessés) sont torturés et assassinés. Le massacre n’est pas fini : les Allemands raflent 4 hommes (qui n’étaient pas maquisards) dans des fermes voisines et les exécutent. Sur le chemin du retour à Lannemezan, les SS capturent et exécutent 3 autres hommes.
- Ploumagoar : 17 résistants sont fusillés dans le bois de Malaunay, dont l’abbé Fleury, Jean Métairie, les responsables briochins du mouvement Défense de la France.
- Massacre de Dortan : 36 habitants de Dortan et d’Oyonnax furent tués ; des habitants et des résistants torturés au château de Dortan ; des femmes violées.
- Marcy : le 14 juillet 1944, au cours d’un accrochage avec la brigade Jesser, trois résistants (Henri Cayet, Pierre Orluc, Auguste Stein) de la 238e compagnie FTPF trouvent la mort à Marcy et six autres sont déportés.
- Saucats : 13 Résistants installés dans La ferme de Richemont sont encerclés et massacrés au canon par une cinquantaine de miliciens et une quarantaine d’Allemands de divers corps de Bordeaux (Douaniers, SD et Gendarmerie) appuyés par une colonne d’artillerie. Un quatorzième résistant sera fusillé au fort du Hâ .
- L’Hermitage-Lorge : massacre de 36 résistants et otages, pendus ou fusillés par la Wehrmacht. Au total, 55 corps seront extraits du charnier de la Butte-Rouge.
- Saint-Germain-d’Esteuil60 : 3000 Allemands attaquent une centaine de FFI du maquis de Vigne Oudide. Une quarantaine de résistants sont tués sur place, certains, faits prisonniers, sont torturés et exécutés.
- La Chapelle-en-Vercors : Le village est incendié et bombardé par l’armée allemande.
- Pleubian : 21 jeunes résistants s’étant rendus sont massacrés au sémaphore de Crec’h Maout.
- Tourouvre : 18 habitants sont massacrés et une cinquantaine de maisons sont détruites par des SS appartenant à une unité pas clairement identifiée.
- Fusillés de l’Ariane : 21 résistants, dont 3 femmes, et 2 collaborateurs sont fusillés à la mitraillette par les Allemands à Nice.
- Saint-Astier : 21 otages sont fusillés le soir, au lieu-dit les Quatre-Routes, en représailles à des combats qui ont opposé des résistants aux allemands.
- Ligueil (Indre-et-Loire) : des soldats allemands fuyant vers l’est ont pris en otage à Ligueil 3 personnes membres de la Croix Rouge : Aimé Papillault, Albert Bertrend et Jean Poulin pour protéger leur fuite. Ils ont été accrochés par le maquis au lieu-dit « la Blanchardière », en bordure d’un petit bois, sur la route de Loches. Les trois otages ont été tués.
- Cerizay : bombardement par une colonne allemande.
- Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) : 11 jeunes résistants fusillés par les Allemands dans le bois de La Hotte83. Monument des fusillés de Villeneuve-Saint-Denis, CD 21.
- Chalautre-la-Petite : Un contingent de la Wehrmacht, stationné à Chalautre-la-Petite, prend 22 habitants du village en otages, en représailles de la capture de deux des leurs par une patrouille américaine.
- Saint-Cyr : 6 civils français, Michel Dubois, Désiré Berger, Roger Moine et ses trois fils Jean, Roger et Claude, sont exécutés par des soldats allemands après qu’ils ont été réquisitionnés pour dégager des troncs d’arbres couchés sur une route.
- Tavaux-et-Pontséricourt : 20 habitants, femmes, vieillards, enfants, sont massacrés par les SS.
- Ferrières (Charente-Maritime) : les Allemands, tuent 9 civils dont le maire du village, et 15 maquisards du régiment Ricco.
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