Le Stand de Tir : Histoire et Évolution d'un Espace Sportif et Militaire

Le stand de tir, un lieu dédié à la pratique du tir sportif et à l'entraînement militaire, possède une histoire riche et diversifiée. Des champs de tir construits après la défaite de 1870 aux installations modernes accueillant des compétitions internationales, ces espaces ont évolué pour répondre aux besoins changeants de la société. Cet article explore l'histoire des stands de tir, leur importance dans le contexte militaire et sportif, ainsi que leur rôle dans la communauté.

Un Nom Prestigieux pour un Stand de Tir d'Excellence

Le stand de tir de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a été officiellement baptisé au nom du champion olympique en titre du tir au pistolet à 25 mètres, Jean Quiquampoix. L’événement, qui s'est tenu le 10 janvier, marque le début d'une série de célébrations du dixième anniversaire de l'implantation de la DGGN à Issy-les-Moulineaux. Le quartier du fort d’Issy-les-Moulineaux, devenu le nouveau Q.G. de la gendarmerie nationale en 2012, abrite ce complexe de 22 000 mètres carrés inauguré par Nicolas Sarkozy.

Inauguré en 2014, le stand de tir de la DGGN est doté de quatre couloirs de tir longs de 25 mètres, permettant aux militaires de s’exercer avec des calibres allant du 5,56 au 7,62. Seules les munitions perforantes et chemisées ne peuvent y être utilisées. Le Major général (MGGN), le général de corps d'armée Bruno Jockers, a dévoilé la plaque nominative, honorant ainsi Jean Quiquampoix.

Âgé de seulement 26 ans, ce sportif de haut niveau de la Défense affiche un palmarès impressionnant, comprenant une médaille d’or aux J.O. de Tokyo, un titre de champion du Monde junior et quatre titres de champion d'Europe. Ses succès sont le fruit d'un entraînement intensif, avec environ « 400 cartouches par jour, quatre heures de tir quotidiennes », selon une interview accordée à l’AFP. Depuis son inauguration en 2014, le stand de tir Jean Quiquampoix a vu tirer un demi-million de cartouches, soit une moyenne de 72 000 coups de feu par an.

L'Héritage Militaire des Stands de Tir

Situé en forêt de Haye, près de Clairlieu, le stand de tir Jean Quiquampoix fait partie d’un ensemble de quatre champs de tir construits après la défaite de 1870. Ces installations avaient pour but de permettre aux troupes de la garnison de Nancy de s’entraîner. Le projet de construction de ce champ de tir date du 16 mars 1887. Les cibles étaient placées à un mètre du fond du ravin, adossées à une butte naturelle de 40 mètres de hauteur. La ligne de tir, longue de 300 mètres, partait de la tranchée de Clairlieu, avec les tireurs se trouvant à 25 mètres au-dessus des cibles. 32 000 mètres carrés ont dû être déboisés pour installer ce champ de tir.

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Le traumatisme de 1870 a provoqué un véritable électrochoc national, avec un désir de revanche insatiable. Tout a été mis en œuvre pour redonner de la vigueur à la nation, avec la création de Bataillons dans les écoles et la prolifération de Sociétés de gymnastiques et de tir à balle réelle. En 1886, l’Union des Sociétés de Tir de France a été créée pour regrouper ces dernières dans un organisme quasi gouvernemental.

A la veille de la Première Guerre mondiale, la France disposait ainsi d'une des plus puissantes armées de réserve du monde, grâce à cet entraînement armé sous couvert de sport et de divertissement. Libérés des obligations de l’armée active, les hommes étaient placés dans des unités territoriales, où ils continuaient à s’entrainer au tir, aux parcours de campagne, aux efforts physiques.

Les Stands de Tir : Des Lieux de Sport et de Passion

Au-delà de leur dimension militaire, les stands de tir sont également des lieux de sport et de passion, où les tireurs de tous âges et de tous niveaux peuvent s'adonner à leur discipline favorite. La Société Montoise de Tir (SMT), par exemple, est un club dynamique avec une longue histoire, où la passion pour le tir se transmet de génération en génération. Ouverte depuis le 1er août 1997, elle compte 115 licenciés et de nombreuses personnes sur liste d'attente.

Laurent Tourette et son fils Angel sont licenciés à la Société de tir montoise. Laurent pratique le tir depuis 2017, s'adonnant au tir au plomb sur 10 m et au tir avec carabine 22LR sur 25 m. Il a même commencé le tir aux armes réglementaires (TAR), un tir d’inspiration militaire pratiqué avec un armement réglementaire non conçu, ni amélioré pour la compétition. Angel, quant à lui, encadre les onze jeunes de 14 ans et moins au sein de l’école de tir de la SMT avec Jean-Bernard Dutour.

La SMT propose une école de tir, six postes à dix mètres et dix postes à 25 m. Philippe Chatron, secrétaire, Stéphane Jousse, président, Bernard Charron, vice-président et Charles Peltier, secrétaire adjoint, rappellent les diverses consignes de sécurité au sein du stand de tir. Pour éviter les inscriptions motivées uniquement par l'obtention d'une autorisation de détention d'arme, le bureau a modifié son règlement intérieur, soumettant tout nouvel adhérent à une période probatoire d’un an.

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L'École de Tir : Formation et Encadrement

Au sein de l'école de tir, les jeunes sont formés à la pratique du tir en toute sécurité. « Une arme en tant que telle n’est pas dangereuse, c’est l’utilisation qui en fait qui est dangereuse », souligne Stéphane Jousse, président de la SMT. Angel Tourette a suivi les traces de son père et a obtenu le brevet fédéral jeune encadrant, voulant s’investir dans le club et aider Jean-Bernard Dutour. Son père, Laurent, est également devenu animateur et s’occupe de l’école de tir et de l’encadrement du passage de cibles.

Les stands de tir proposent de nombreuses disciplines réparties dans différentes sections, sur des distances allant de 10 m à 500 m. Le tir comprend de nombreuses disciplines réparties dans douze sections différentes, sur des distances allant de 10 m à 500 m.

Les Compétitions : Défis et Performances

Père et fils se préparent pour les championnats départementaux, sur le stand de tir des Vallées à Saint-Hilaire-de-Riez. Laurent a remporté une médaille de bronze aux départementaux l’an dernier au tir avec pistolet à percussion centrale, sur 25 et 50 m.

Le Centre National de Tir Sportif (CNTS) de Déols-Châteauroux, par exemple, accueille des compétitions nationales et internationales. Il a été inauguré en mai 2018, après un chantier lancé en mars 2016. Le stand finales abrite 20 postes de tir équipés de cibles électroniques.

Les Stands de Tir : Des Espaces Adaptés à Leur Environnement

Les stands de tir doivent être implantés dans des lieux sûrs, proches de la nature, tout en assurant la sécurité des habitants et des utilisateurs. A Chazelles, il avait été décidé de le placer au « Goulet ».

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L’engouement sportif s’est étendu à Monts, en Touraine, où la commune a travaillé avec ses habitants à l’élaboration de trois parcours sportifs complémentaires avec des niveaux de difficulté différents.

Le Tir Sportif : Une Discipline Olympique

Le tir est le quatrième sport individuel le plus pratiqué au monde et fait partie des disciplines olympiques. Le Centre National de Tir Sportif (CNTS) à Déols-Châteauroux a accueilli les épreuves olympiques de tir sportif. Au programme des Jeux de Paris 2024, le match pour la médaille de bronze et la finale du concours de tir à la carabine à 10m par équipes mixtes se sont déroulés au CNTS.

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