L'histoire du stand de tir de Pont-à-Mousson et son influence sur le tir à l'arc lorrain

Introduction

Le tir sportif a une longue et riche histoire en Lorraine, et le stand de tir de Pont-à-Mousson a joué un rôle important dans le développement de ce sport dans la région. Cet article explore l'histoire du stand de tir de Pont-à-Mousson, son impact sur le tir à l'arc local et met en lumière les figures marquantes qui y sont associées.

Les origines de la Société de Tir de Pont-à-Mousson

L'histoire du tir sportif à Pont-à-Mousson remonte à la fin du 19ème siècle. En 1886, la Société mixte de tir de Pont-à-Mousson est fondée. Cette association était directement rattachée au 42e Régiment territorial d’infanterie. En 1901, elle prit le nom de la Mussipontaine. Puis en avril 1909, elle évolue en La Mussipontaine, société de tir et de préparation militaire. Elle est la seconde plus vieille association de Pont-à-Mousson, le club de gym ayant été créé deux ans auparavant.

Cette société fut accréditée par le Ministère de la Guerre, son numéro d’agrément étant inchangé jusqu’à nos jours.

Le Lieutenant honoraire Jules Etienne eut en charge l’association, de 1926 à 1933. La préparation militaire, le tir, l’éducation physique, la marche, et la topographie constituaient le fil rouge de la pratique associative. À son décès, se succédèrent sept autres présidents. Guy Etienne marche depuis 1995 dans les pas de son père, au poste de président. Il est en passe de céder les rênes, sans pour autant déserter le pas de tir.

L'évolution du club et ses activités

Voilà belle lurette que la pratique du tir en loisirs et en compétition a pris le relais de la préparation militaire.

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Pour son cru 2016, le club a voulu marquer le coup. « Mine de rien, l’association aura 130 ans. Elle a été créée en 1886 », rappelle-t-il.

Autour de chez vous ce dimanche, le club de Tir la Mussipontaine organise un concours interne de fin d’année. L’occasion pour ses 130 membres de se retrouver autour des différents pas de tirs, et puis aussi au pied du barbecue, où un cochon de lait devrait rôtir. « Le concours est ouvert à tous nos membres, et surtout à tous calibres. On ira du 22 long riffle au 44, et peut-être même à la poudre noire », explique Guy Etienne, le président historique de cette association.

On note également les subventions de plusieurs Communes du Canton. Les esprits sont donc occupés par des besoins urgents.

Les années passent ensuite dans l’insouciance générale, mais en septembre 1939, on doit recommencer. En juin 1944, c’est le débarquement de Normandie, le 15 août, les armées alliées arrivent sur nos côtes de Provence. Le 3 septembre 1944 c’est enfin la Libération de Thiaucourt, encore une fois par les Américains. Les dimanches matin, une Ecole du Soldat fonctionnera à la Gare de Toul pour former des Cadres de Réserve. On trouvera dans les archives municipales un bordereau de transport de cartouches.

Aux championnats départementaux, la Mussipontaine fut classée première par équipe en percussion centrale (ex gros calibre). Marc Bigaré a remporté deux médailles d’argent sur deux disciplines. Michel Jobin, lui, a fait une moisson de deux médailles d’or, une d’argent et une de bronze sur quatre disciplines tirées.

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Même bons résultats aux championnats régionaux. L’équipe conserve sa première place en gros calibre. Michel Jobin glane une médaille d’argent supplémentaire au pistolet libre à 50 mètres.

De quoi laisser augurer de bons espoirs pour le championnat de France qui se tient en juillet à Volmerange-les-Mines (57). Alain Thull et Michel Jobin y ont été sélectionnés en percussion centrale. Ils y emmèneront dans leur sillage, une jeune élève du club âgée de 10 ans seulement. Elle concourra sur le pas de tir de dix mètres.

De quoi porter fièrement les couleurs du club, et faire honneur à ses 130 ans d’histoire.

L'importance du stand de tir pour la communauté locale

Le stand de tir de Pont-à-Mousson est plus qu'un simple lieu de pratique sportive. Il s'agit d'un lieu de rencontre et d'échange pour les passionnés de tir de la région. Le club de tir local, La Mussipontaine, organise régulièrement des compétitions et des événements qui contribuent à animer la vie locale.

Les compétitions sont ouvertes à tous les membres, et surtout à tous calibres, du 22 long riffle au 44, et peut-être même à la poudre noire.

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Caroline Lopez : Une étoile montante du tir à l'arc formée à Pont-à-Mousson

Le stand de tir de Pont-à-Mousson a également contribué à former des athlètes de haut niveau. Caroline Lopez, une jeune archère originaire de la région, a fait ses premiers pas dans le monde du tir à l'arc sur ce stand.

Tout a commencé en 2011, sur un stand de tir à l'arc de Pont à Mousson pour Caroline Lopez. Elle n'a que 7 ans et elle a tout simplement imité ses parents : " Mon père et ma mère se sont rencontrés en faisant du tir à l'arc. Ils se sont mariés avec des arcs, donc la suite logique, c'était de faire du tir à l'arc ! ".

Caroline Lopez qui a tiré ses premières flèches à Pont-à-Mousson, espère décrocher le titre suprême. Pour décrocher l'or ! Les deux archères lorraines, Lisa Barbelin et Caroline Lopez, sans oublier la Francilienne Audrey Adiceom, viseront la première place, ce vendredi, lors de l'épreuve par équipe des Mondiaux de tir à l'arc organisés à Berlin. Première étape : battre dès 14h30, en demi-finale, les Pays-Bas. En 2021, lors des précédents championnats du Monde, les Bleues avaient obtenu le bronze dans cette catégorie.

Depuis jeudi, à Berlin et cela devrait encore le cas encore aujourd'hui, les archères françaises doivent aussi lutter contre les éléments. Comme en France, il pleut et le vent souffle fort. Alors comment ne pas trop souffrir des caprices d'Éole ? Originaire de Cheminot , entre Metz et Nancy, la benjamine de l'Equipe de France, Caroline Lopez, seulement 19 ans, nous livre ses secrets : " prendre le maximum d'informations et tirer de façon intelligente ! "

Après avoir intégré le pôle régional il y a 6 ans, et remporté ensuite quelques titres mondiaux chez les jeunes, l' archère de Cheminot a rejoint en septembre dernier l'INSEP de Paris, où elle tire chaque semaine des milliers de flèches à l'entraînement. Et ce que Caroline Lopez vise, ce sont bien entendu les JO de Paris dans un an : " La sélection olympique pour Paris n'est pas encore déterminée. Les places seront chères. Il n'y a que 3 places en équipe de France et tout se jouera en septembre et en janvier prochain. "

Pour faire partie de ce rêve olympique, l'archère mosellane a même décidé de mettre en parenthèse pendant un an ses études d'histoire. Et pour relâcher la pression, Caroline Lopez met encore ses mains à contribution : " je fabrique beaucoup de choses avec mes mains. J'ai fait de la sculpture, de la peinture. Cela me permet de vider la tête et c'est utile aussi dans la pratique de mon sport ".

Passionnée aussi de flûte traversière, Caroline Lopez nous a promis, en cas de sacre mondial par équipes, ce vendredi, en Allemagne, une petite impro avec l'autre mosellane de l'équipe de France, Lisa Barbelin, qui joue elle du piano.

Ce jeudi, dans le concours individuel, Caroline Lopez a été éliminée au 3e tour par la Mexicaine Alejandra Valencia. Lisa Barbelin, elle, s'est fait sortir dès le 2e tour, par une archère indienne.

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 : Un objectif pour les archères lorraines

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 représentent un objectif majeur pour les archères lorraines, dont Caroline Lopez et Lisa Barbelin.

Ce vendredi 4 août, l'équipe de France féminine de tir à l'arc a été battue en finale par l'Allemagne (3-5), à l'issue d'une finale très serrée. C'est une première dans l'histoire du tir à l'arc tricolore.

La fédération française de tir à l'arc a dévoilé, ce vendredi 28 juillet, sa sélection pour les Jeux Olympiques de Paris : Lisa Barbelin et Caroline Lopez qui sont nées et qui ont grandi en Moselle, seront de la partie, avec un bel espoir de médailles !

Les deux archères mosellanes Lisa Barbelin et Caroline Lopez ont été présélectionnées par la fédération française de tir à l'arc pour participer aux Jeux olympiques de Paris (26 juillet-11 août). Elles seront fixées à l'issue de la saison, au mois de juin prochain.

Les archères lorraines Lisa Barbelin et Caroline Lopez accompagnées de la haut-savoyarde Amélie Cordeau ont perdu ce samedi matin en 8eme de finales face aux Pays-Bas. Les Bleues sont ainsi éliminées de l'épreuve de tir à l'arc par équipe des Jeux Olympiques de Paris 2024.

L'Eurostand de Volmerange-les-Mines : Un centre de tir d'envergure internationale en Lorraine

Bien que cet article se concentre sur le stand de tir de Pont-à-Mousson, il est important de mentionner l'Eurostand de Volmerange-les-Mines, un autre centre de tir important en Lorraine.

L'Eurostand de Volmerange-les-Mines a accueilli du 23 au 27 août les championnats du monde de Bench-rest. La discipline de tir de précision a rassemblé 158 tireurs de 22 nations. Ces championnats étaient organisés pour la deuxième fois en France, après ceux de Fréjus en 1991.

Le principe : réussir le plus petit groupement de cinq balles en sept minutes. À l’aide d’une carabine lourde ou légère. Sur une distance de 100m ou 200m. La discipline est très technique : les tireurs rechargent eux-mêmes leurs munitions, au 100e de gramme près. A ce stade, c’est de l’horlogerie. Après, l’affaire peut paraître simple : les armes sont posées sur des supports - des sacs en cuir remplis de sable - et les tireurs s’accoudent sur une table spéciale. Mais la mise au point entre en jeu, et la lecture du vent devient un art.

C’est la ligue qui est à l’origine de la création du stand de tir. « Au départ, nous avions envisagé une situation centrale en Moselle. Nous étions donc partis sur Pont-à-Mousson. Mais ils n’avaient pas l’argent pour un tel projet. Nous sommes remontés sur Amnéville. Là-bas, de l’argent il y en avait. Mais il n’y avait pas de terrain. Volmerange a finalement était le bon choix, avec l’espace et l’argent nécessaires au projet », raconte Gérard Dalle-Fratte. En 1997, l’Eurostand est inauguré. Sur 4 hectares, le bâtiment fait 400m de long sur 300m de large.

Le Club de Tir du Thiaucourtois : Un autre acteur du tir sportif en Lorraine

En juillet 1982, quelques passionnés de ce sport, créeront le Club de Tir du Thiaucourtois et installeront un stand sur la commune de Jaulny, au croisement des chemins communaux de Jaulny / Viéville. Les hivers étant rigoureux, on installera un stand 10 m pour les armes à air comprimé dans une cave place de l’Eglise (sous le bâtiment Radio RDM). Début septembre 1985, le club s’installe dans de nouveaux locaux en dur qui ont été construits par ses adhérents.

C’est à l’emplacement de l’actuel Stand, situé près du Viaduc de la Ligne LGV. Le stand 10 m de la Place de l’Eglise n’y suffisant plus, il faut trouver d’autres locaux. C’est la que se situe maintenant le stand 10 m à air comprimé du Club. Nous disposons de 6 pas de tir avec des rameneurs électriques et 5 autres avec des rameneurs manuels.

En automne 2008, on cherche un terrain afin d’y aménager un Stand 200m pour tirer au fusil. Au printemps, après accord de la Municipalité, les plans sont faits et les travaux de terrassements sont lancés le mercredi 24 février 2010.

Le 30 mai 2010 on tire les premières cartouches d’essais dans la boue sur ce nouveau Stand. Il nous faut quand même remercier également la Commune de Thiaucourt pour son aide financière importante qui nous a permis de réaliser et de financer une partie des travaux. En 2017, de la terre végétale est achetée afin de réhausser la bute du Stand 50m et améliorer la sécurité des installations.

Nos effectifs fluctuent entre une centaine et 120 adhérents (en 2022: 101 personnes entre 21 et 87 ans).

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