Introduction
Cet article relate une sortie en raquettes mémorable organisée autour de Super-Besse, agrémentée de réflexions sur la sécurité en montagne (chiens de protection des troupeaux) et d'une incursion dans le monde de la chasse sous-marine. L'aventure, initialement prévue dans le Cézalier, a été délocalisée à Super-Besse en raison de conditions météorologiques peu clémentes.
Préparatifs et Départ : L'Anticipation d'une Aventure
L'équipe, composée de Clems190, Doc, Bojar, Nathy et Seraph', s'est préparée minutieusement pour affronter le froid et l'effort physique. La préparation des repas a été une priorité, avec un accent mis sur la nourriture riche et énergétique. Le pemmican, un mélange traditionnel amérindien de viande séchée, de graisse animale et de baies sauvages, a été spécialement confectionné pour fournir l'énergie nécessaire à deux demi-journées d'activité intense. Chaque portion a été calculée pour correspondre à une dépense énergétique de 11000 kJ par jour, soit environ 720 grammes par personne. Un message de Clems190 a confirmé le plan B : rendez-vous à Super Besse vers 10h00.
Samedi : Jour Gris, Entre Trophée Andros et Blizzard
La Matinée de Seraph' et Nathy : L'Attente dans la Cohue
Le départ de l'hôtel s'est fait peu avant 9h30. L'arrivée à Super-Besse a été marquée par une affluence massive de spectateurs venus assister au Trophée Andros. Trouver une place de parking s'est avéré être un véritable défi, nécessitant une bonne demi-heure de patience.
La Matinée de Doc et Bojar : Péripéties Clermontoises
Après une nuit écourtée par la neige, passée sur les bancs d'un parc de Clermont, Doc et Bojar ont trouvé refuge dans la gare SNCF. Clément devait venir les chercher à 9h. Ils ont profité de l'attente pour compléter leurs provisions dans la supérette locale. L'ajout d'une bouteille de vin à leur panier les a contraints à revenir plus tard, la boutique s'étant engagée à ne pas vendre d'alcool avant 8h pour lutter contre l'alcoolisme. Après un retour à la boutique et un retour à la gare, Clément est arrivé, les a récupérés et ils ont quitté la ville en direction de Super-Besse.
La Matinée de Clems190 : Retards et Préparatifs Tardifs
Fidèle à sa réputation, Clems190 est arrivé en retard, accumulant les contretemps à la gare pour récupérer Doc et Bojar, puis à Super-Besse où l'attendaient Séraph' et Nathy. Le chaos ambiant causé par le Trophée Andros n'a fait qu'accentuer le retard. Une fois le groupe partiellement réuni, Doc et Bojar sont partis louer des raquettes, tandis que Clems190, Séraph' et Nathy ont préféré patienter et se préparer lorsque le groupe serait au complet.
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Le Départ : L'Immersion dans le Blizzard
Il était bien 10h30 passé lorsque la petite troupe fut enfin prête à partir. Après un premier arrêt, le groupe a décidé de chausser les raquettes et de se diriger vers un petit col discret au pied d'un puy. Les monts du Cézallier, enveloppés de nuages gris, ont confirmé la pertinence du plan B. Le vent s'est levé, cinglant les visages, et l'effort a fait transpirer certains.
La montée s'est poursuivie, le brouillard s'est épaissi et le vent a apporté une neige fine et gelée. Le blizzard s'est invité à la fête. Après un regroupement dans un endroit à peu près abrité, ils ont laissé filer un lièvre caché à leurs pieds. La visibilité était réduite à quelques mètres et le chef de carte s'est égaré. Heureusement, le chef boussole a rectifié le tir. Ils ont suivi les tire-fesses pour monter au venteux col du Couhay.
La descente a été rapide, juste le temps pour les barbes de geler. Après quelques chutes dans les mottes d'herbes à peine recouvertes par la neige soufflée par le vent, ils sont arrivés en bas du tire-fesses. Ils ont soulagé Doc de la dernière viennoiserie qui leur était destinée, ce qui leur a permis de se rebooster et de poursuivre leur chemin, bien qu'ils ne voyaient toujours pas grand-chose. Ils ont marché un certain temps sans trop savoir où ils allaient, car tout était blanc et ils ne distinguaient pas le relief. Ils ont suivi la boussole en essayant d'éviter les trous, puis, après avoir évité une crevasse plus grande que les autres, ils sont retombés sur le GR, ou du moins sur un poteau du GR. Ils n'en ont pas tenu compte et ont continué leur chemin, avec une grosse descente en perspective, leurs raquettes accrochant la neige et glissant à plusieurs reprises.
La descente en altitude leur a permis de passer sous les nuages et de gagner un peu de visibilité. Une combe profonde à souhait a servi de toboggan pour le plaisir de la glisse. Une dernière pente dans un magnifique sous-bois longeant un ruisseau les a menés au fond de la vallée, où se trouvait une cabane noyée dans la brume. La sortie était tellement bien organisée qu'un feu ronflait déjà dans la cheminée et que le bois était rentré.
Ils ont enchaîné le déjeuner, le goûter et le dîner les uns à la suite des autres avec du vin chaud préparé à base de produits non-MUL. Ils ont également profité de l'occasion pour discuter un peu de matériel et professer la bonne parole MUL. Finalement, certains ont préféré jouer à Tétris pour caser le bon nombre de matelas, alors qu'il faisait si bon auprès de l'âtre.
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Dimanche : Jour Blanc, Corniches et Retour à la Civilisation
Après une bonne nuit au chaud, Bojar a testé le PQ le plus MUL possible : la neige. Test validé. Ils ont rechargé la cabane en bois et ont pris le départ. Ils ont regardé partir, sourire en coin, leurs camarades de nuitée MUL et leurs impressionnants sacs de 70L.
Ils ont remonté la vallée, puis, après un petit aller-retour, ils ont obliquer vers l'ouest-sud-ouest. Une fois arrivés sur le plateau, ils ont été confrontés à un jour blanc où ils ne distinguaient pas le relief. Tout heureux et voulant combler l'absence d'Excell, Doc est parti en courant. Un pas, deux pas, trois pas, et il a disparu sans un bruit. Les membres du groupe restant ont d'abord ri, puis se sont inquiétés après quelques secondes : Doc ne réapparaissait pas. Ils se sont approchés et ont découvert une très belle corniche parfaitement camouflée, et Doc une dizaine de mètres plus bas.
S'en est suivie une traversée de rivière et une nouvelle petite corniche qu'ils ont descendue sur les fesses en se disant que pour la prochaine sortie hivernale du CLAC, ils auraient une luge ou, à minima, une pelle à neige pour faire office de luge. Ils sont ensuite redescendus sur la route qu'ils ont traversée, en faisant au passage une nouvelle pause avec échange de victuailles. Clems190 était en mode glissade.
Ils ont décidé de traverser la forêt pour profiter un peu et étendre le tour avant de rejoindre Super-Besse. Ils se sont donc dirigés tranquillement vers une trouée dans les arbres en profitant d'un rayon de soleil. Ils ont repéré une pente pas trop raide pour descendre à travers la forêt.
Ils sont arrivés en bas, ont enjambé une petite rivière, puis sont remontés dans les bois à travers une trouée par laquelle passent des fils téléphoniques. Encore une corniche à glissades vue du haut. Arrivés en haut : des barbelés, trois belles rangées ! Chacun a traversé l'obstacle à sa façon, certains en enjambant, d'autres en rampant.
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S'en est suivi un dur retour à la civilisation, où ils ont suivi, sans marcher dessus, des pistes de raquettes damées, payantes et fréquentées. La civilisation n'ayant pas que du mauvais, ils se sont offert un chocolat chaud à Besse pour clore ce beau week-end CLAC. Ils se sont quittés en gardant un très bon souvenir de ces quelques heures passées dans le froid auvergnat.
Chiens de Protection des Troupeaux : Un Enjeu de Sécurité en Montagne
La présence de chiens de protection des troupeaux (patous) est fréquente dans les zones de montagne. Il est essentiel de connaître leur rôle, leur comportement et les bonnes pratiques à adopter pour éviter les incidents. Les accidents peuvent être causés par un chien problématique, un berger ou un éleveur problématique, mais aussi par un comportement humain inadapté face au chien.
Ces chiens sont chargés de défendre les troupeaux contre les prédateurs. Ils naissent et grandissent au sein de l'élevage, développant des liens forts avec le troupeau, qu'ils considèrent comme le leur. Ils sont les seuls responsables de sa sécurité, les éleveurs ou bergers ne pouvant généralement pas intervenir en cas d'affrontement.
Les patous se distinguent des chiens de conduite, plus petits, qui rassemblent et dirigent les troupeaux. Ces derniers n'ont pas un rôle de protection et ne sont pas autonomes.
Lorsqu'ils repèrent un danger potentiel, les patous cherchent d'abord à l'identifier en s'approchant. S'ils estiment qu'il ne s'agit pas d'une menace, ils repartent. Sinon, ils cherchent à éloigner l'intrus en s'interposant entre lui et le troupeau. Ils commencent généralement par aboyer pour alerter l'éleveur ou le berger, dissuader et intimider.
Pour ne pas être perçu comme une menace pour le troupeau et le patou, il est important de :
- Se renseigner sur la probabilité de rencontrer des chiens de protection dans la zone de randonnée.
- Rester sur les chemins balisés.
- Repérer les panneaux signalant la présence de ces chiens.
- Si un troupeau est visible au loin, identifier la présence éventuelle de chiens de protection et garder ses distances.
- En cas de rencontre avec un patou, ne pas paniquer, ne pas le surprendre, rester calme et adopter des mouvements lents et non agressifs.
- Parler calmement au chien pour le mettre en confiance.
- Si le chien suit, l'ignorer.
Si un chien de protection considère qu'une personne s'approche trop près du troupeau, il est normal qu'il se positionne entre le troupeau et cette personne en aboyant continuellement. Il peut même se positionner à quelques mètres et aboyer fortement.
Chasse Sous-Marine : Un Aparté Technique
L'article aborde également, de manière plus inattendue, les techniques de chasse sous-marine, soulignant l'importance de l'observation, de l'adaptation à l'environnement et du choix du matériel.
L'Art de l'Observation : La Clé du Succès
La première règle de la chasse sous-marine est de savoir regarder, d'apprendre à observer son environnement. Il faut avoir une bonne vue et, si nécessaire, utiliser des lentilles de contact ou des verres correcteurs adaptés au masque. Un masque à grand champ de vision est également recommandé.
Il est essentiel de regarder à la limite du champ de vision, de scruter attentivement les environs pour repérer tout mouvement suspect. L'environnement lui-même peut fournir des indications sur la densité de la faune marine. La présence de petits poissons, de crustacés, d'algues et d'oursins est un signe favorable.
L'ouïe peut également être un atout, mais elle tend à diminuer avec l'âge et la profondeur. Il est important de noter que le poisson n'est pas toujours au même endroit et que les meilleurs spots peuvent être vides pour diverses raisons.
Techniques de Chasse : Du Canard à l'Agachon
Le "canard" est une technique de base qui consiste à se plier en deux et à lever les jambes à la verticale pour faciliter la descente. Il est important d'ouvrir légèrement la bouche pour laisser sortir l'air du tuba et éviter qu'il ne fasse du bruit.
La chasse à la coulée, peu utilisée en France métropolitaine, consiste à approcher le poisson en se laissant couler doucement vers le fond. Elle est plus courante sous les tropiques.
La chasse à l'indienne consiste à se déplacer silencieusement sur le fond, en se fondant dans le décor, pour surprendre le poisson. Il est impératif d'être le plus silencieux possible et d'utiliser un fusil maniable.
L'agachon est une technique qui consiste à se poster à l'affût, immobile, en attendant que le poisson s'approche. Il est important de bien choisir son poste, de s'aplatir au maximum et de rester patient.
Le Choix du Matériel : Un Facteur Déterminant
Le choix du fusil est crucial et dépend de la visibilité et du type de poisson recherché. Plus la visibilité est faible, plus le fusil doit être court et maniable. La rapidité est primordiale.
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