Récemment, des événements troublants ont impliqué l'influenceuse Maeva Ghennam, suscitant de vives réactions et de nombreuses interrogations. Cet article vise à éclaircir la situation, à comprendre les enjeux qui y sont liés et à explorer le contexte plus large dans lequel ces événements se sont produits.
Tentative d'assassinat à Marseille
En vacances à Marseille, Maeva Ghennam a échappé au pire dans la nuit du 8 au 9 septembre 2024. Son domicile, situé dans le 11e arrondissement, a été la cible de tirs d’arme à feu avant d’être incendié. Deux individus armés ont pris pour cible la propriété, où se trouvaient l’influenceuse et sa mère. Heureusement, ni Maeva Ghennam ni sa mère n'ont été blessées.
Les enquêteurs ont retrouvé sur place des douilles de calibre 12 ainsi que des débris d’engins incendiaires. Le parquet de Marseille a confié l’enquête à la brigade criminelle de la police judiciaire. Les images de vidéosurveillance auraient filmé les deux malfaiteurs pénétrant dans la propriété plus tôt dans la journée.
Réaction de Maeva Ghennam
Maeva Ghennam n'a pas tardé à réagir suite à cette attaque. "Je n’ai vraiment pas dormi de la nuit. On a essayé de me tuer. Ils ont tiré sur moi, j’étais à l’intérieur. Heureusement, ils n'ont pas pu rentrer. En fait, je ne sais pas si je suis dans le déni de ce qui se passe ou si je suis traumatisée, mais ça ne va pas bien dans ma tête en ce moment." Le lendemain de ce drame, Maeva Ghennam a regagné Dubaï, où elle réside désormais et où elle se sent en sécurité. "Je suis dans un état de choc traumatique et je suis dans un déni. Mais pourquoi ces hommes en veulent-ils à Maeva Ghennam?"
De retour à Dubaï, Maëva Ghennam s’est exprimée sur son compte Snapchat : "Je n’ai pas peur de mourir. Vous n’avez aucun principe, aucun honneur", a déclaré la star de téléréalité marseillaise. "La jalousie ça tue, ajoute-t-elle, je suis dans une bête de van, je rentre à Dubaï vivre ma best life (meilleure vie)."
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Motivations et spéculations
Plusieurs questions se posent quant aux motivations derrière cette attaque. Maeva Ghennam a déclaré : "Ces gens-là veulent me tuer parce que… je ne sais pas pourquoi. Mon premier amour, il n'avait rien fait. Il avait 17 ans."
Il est important de noter que ce n’est pas la première fois que la famille de Maëva Ghennam est la cible de violences. En 2021, le domicile de sa grand-mère, situé dans le 14e arrondissement de Marseille, avait déjà été pris pour cible.
Autres incidents et difficultés personnelles
L’année 2024 semble particulièrement difficile pour Maeva Ghennam. En plus de l'attaque à son domicile, elle a été confrontée à d'autres problèmes personnels.
Quelques jours plus tôt, Maeva Ghennam décidait donc de prendre la parole concernant sa mère. Elle et sa maman auraient enfin eu une explication. C’est par le biais d’une vidéo très émouvante qu’elle faisait part de ses regrets. En effet, la maman de Maeva Ghennam est en pleine dépression, après avoir perdu son travail. La jolie brune prenait donc la parole pour éclaircir la situation et présenter ses excuses: « Ma mère allait mal. Elle a été obligée de prendre des cachets, pour que moi je me rende compte qu’elle aille mal… Parce que je ne faisais pas attention à ça… Ce n’est pas parce qu’on est des personnes connues que tout va bien dans nos vies. Ma priorité c’est ma mère. Je fais tout pour qu’elle aille mieux.
Malgré sa carrière dans la téléréalité, Maeva Ghennam vivrait encore chez sa mère. Voulant prendre son envol, la jeune femme lui aurait fait part de ses envies de départ. Cela, rajouté à la perte de son travail, la maman de Maeva tombait en pleine dépression. Donnant donc lieu à une dispute entre elles et une tentative de suicide comme l’explique Maeva Ghennam: « Je lui ai dit que c’était plus possible et que ça faisait un moment que je voulais vivre seule. Mais je pense que ma mère ne veut pas couper le cordon avec moi… Du coup, quand on s’est disputées dans la soirée, elle m’a dit : ‘Tu veux gâcher ma vie ? Alors je vais gâcher la tienne !’.
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De plus, la candidate de téléréalité, en couple depuis plusieurs mois, a appris qu’elle serait cocue. Trompée par son petit-ami, elle a fait une mise au point musclée sur ses réseaux sociaux. Après les révélations du blogueur Skyresstv à ce sujet, la principale intéressée a confirmé l’information. Il s’agirait bel et bien de l’ancien meilleur ami de son ex-compagnon. Maeva Ghennam a fait savoir qu’elle se voyait trompée par ce même compagnon, ce mercredi 17 janvier. « Je suis cocue les filles, c’est la première fois de ma vie que ça m’arrive, je ne sais pas comment le prendre. A-t-elle lâché avant de poursuivre : « J’aimerais trop savoir qui c’est, j’ai cramé sur snap mais bien sûr, elle ne va jamais se manifester mais doit être contente parce que je le lui laisse. Ma chérie, je n’ai rien contre toi.
Maeva Ghennam a fait savoir qu’une grande banque de France s’attaquait à elle. « J’ai toujours été clean. Le pire, c’est que quand tu leur demandes des explications, ils disent qu’il n’y en a pas. Avant de poursuivre : « C’est trop grave ! Je n’en peux plus, ça y est, ils ont réussi à m’atteindre ! Je vais finir à l’hôpital à cause d’eux. Ce sont des monstres, des diables ». Selon elle, ce serait à cause de ses propos au sujet de la Palestine. De fait, celle qui regrette sa chirurgie préfère aujourd’hui faire attention à ce qu’elle dit sur les réseaux sociaux. « Quand je suis énervée, je suis impulsive et je parle sans réfléchir et ça peut se retourner contre moi. Je préfère voir avec mon avocat et vous expliquer après ». A regretté Maeva Ghennam.
Affaire de sorcellerie et réconciliation
Il y a quelques temps, l’affaire de sorcellerie a semé le trouble chez les Marseillais. Mais Carla Moreau et Maeva Ghennam auraient fait la paix. Il y a 10 jours, une grosse histoire a éclaté dans la famille des Marseillais. En effet, Carala Moreau était accusée d’avoir utilisé la sorcellerie pour nuire à ses amis et collègues.
Très touchée par la situation, Maeva Ghennam a pris la parole il y a quelques jours. Elle semblait alors choquée et bouleversée. Carla Moreau a donc à son tour pris la parole. Sur TPMP, elle a alors expliqué sa vérité. Victime de chantage depuis l’âge de 17 ans, la jolie blonde a tout expliqué à Maeva Ghennam. Elle aurait alors compris la situation.
En effet, elle a alors déclaré : « Elle sait ce que je pense d’elle on n’a pas besoin de parler. C’est mon amie, ça le restera. La fiancée de Kevin Guedj a ajouté : « Ça a été compliqué pour elle tout ça mais une fois que j’ai pu discuter avec elle et lui dire ce qu’il s’était passé. La situation était très dure à vivre pour la copine de Maeva Ghennam. En bref, cette affaire a beaucoup fait de mal à Carla Moreau. Et pour cause, la situation semble afin s’arranger. Maeva Ghennam et sa copine de toujours devraient vite retrouver leurs habitudes.
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Engagement politique
Maëva Ghennam, suivie par plus de trois millions de personnes sur Instagram, est une personnalité médiatique influente, habituée à faire parler d’elle.
Récemment, elle avait apporté son soutien au député des quartiers nord de Marseille, Sébastien Delogu, via une "story" Instagram dans laquelle elle appelait à voter pour le "Front populaire" en vue des élections législatives anticipées. Quelqu’un qui n’a pas d’humanité en lui ne devrait pas diriger un peuple ni le représenter! Moi je choisis le courage, je choisis la bravoure, je choisis l’humanité AVANT TOUT! Je voterai pour le Front Populaire !
Contexte sociétal à Marseille : Violence et règlements de comptes
Les événements qui touchent Maeva Ghennam s'inscrivent dans un contexte plus large de violence et de règlements de comptes à Marseille, en particulier dans les quartiers nord.
La famille Tir : une histoire marseillaise tragique
L'histoire de la famille Tir illustre les défis et les tragédies qui peuvent frapper les familles des quartiers nord de Marseille. Cette famille de Chaouis, des Berbères débarqués d'Algérie après 1945, a payé un lourd tribut à la violence qui gangrène les quartiers Nord de la ville. Depuis 2010, cette famille a enterré plusieurs de ses fils, tués par balle.
Le clan Tir a connu des destins variés, entre intégration réussie et dérive délinquante. Si certains membres de la famille ont réussi à s'intégrer et à contribuer à la société, d'autres ont été entraînés dans le monde du banditisme et du trafic de stupéfiants.
La drogue : un fléau des cités phocéennes
Le cancer de la drogue est un fléau qui touche particulièrement les cités phocéennes. En 2007, la police arrête une vingtaine de trafiquants de Font-Vert. Parmi eux figurent plusieurs parents de Rachida, la présidente de l'Alliance savinoise. L'épicerie familiale est décrite comme "l'un des lieux essentiels du trafic […] où se ravitaillaient les vendeurs et guetteurs".
Les affaires marchent fort: une caméra enregistre 504 transactions dans la même journée, entre 15 heures et 21 heures 30. Deux ans plus tard, les condamnations prononcées sont lourdes.
La guerre des cités et la vendetta
Les policiers sont convaincus que les Tir et un autre clan, les Remadnia, se livrent une vendetta sans merci. Elle aurait déjà provoqué de nombreux règlements de comptes depuis 2010. Cette thèse hérisse Rachida et les siens.
Les soupçons des enquêteurs se confirment cependant au fil des mois. En juillet 2014, un homme de 23 ans est exécuté au rond-point de Sainte-Marthe, près de Font-Vert: il s'appelle Zakary Remadnia et il aurait trempé dans l'assassinat de Karim Tir. En août 2014, Eddy, le cousin de Karim et d'Hichem, est mis en examen pour le meurtre de Zakary, qu'il est soupçonné d'avoir commandité depuis sa cellule.
Le cas de Skander : un jeune pris dans l'engrenage
L'histoire de Skander, un jeune de 17 ans tué par balles à Marseille, illustre la violence qui peut frapper les jeunes des quartiers nord. Skander était connu des services de police pour de petites affaires de stupéfiants et parce qu’il conduisait sans permis. Christian Sainte, directeur interrégional de la police judiciaire, croit à « un règlement de comptes lié à un trafic de stupéfiants ».
Skander peut avoir tenté de créer son propre réseau, car le prix du cannabis a beaucoup baissé. Le trafic est à la portée d’un petit investisseur. Ou bien, il avait des dettes. Les fournisseurs qui avancent des kilos de produits tuent quand ils ne récupèrent pas leur bien et leur argent.
Initiatives et espoirs
Face à cette escalade de violence, la cité phocéenne ne se résigne pas. Des Marseillais refusent la fatalité de la violence et mettent en place des initiatives pour améliorer la situation.
Au centre de Val Plan, au cœur des cités du 13ème arrondissement, les habitants, les associations, les élus, les marins pompiers et les policiers se sont réunis pour « discuter, trouver des solutions contre la violence et agir pour changer les choses durablement. »
A Marseille, il n'y a pas que des règlements de compte. Il y a aussi de jolies initiatives de quartier, comme à la Begude-Sud, dans le quartier Nord. Des familles se réunissent pour pique-niquer et discuter, des gosses jouent au foot, il y a un défilé de mannequins et un barbecue géant. Une ambiance festive et détendue, loin de la sinistre image des quartiers Nord de Marseille.
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