Le coyote, un canidé nord-américain adaptable et en expansion, suscite un intérêt croissant, notamment en ce qui concerne ses habitudes nocturnes et les méthodes de chasse qui lui sont appliquées. Cet article explore le comportement du coyote, son expansion géographique, les techniques de chasse utilisées, ainsi que l'équipement recommandé pour la chasse de nuit.
Évolution et Expansion du Coyote
Contrairement au loup, le coyote d'Amérique du Nord voit ses effectifs et son aire de répartition s'étendre, malgré les efforts humains pour le piéger et l'empoisonner. Il est l'une des rares espèces animales sauvages capables de survivre dans des régions urbanisées. Les canidés seraient originaires des grandes plaines d'Amérique du Nord où, il y a 40 à 50 millions d'années, à l'éocène, vivait leur ancêtre commun. Très vite, la branche des renards, Vulpes, se détache de ce tronc commun. Un peu plus tard, au pliocène, se différencient les autres branches de canidés, notamment les loups et les coyotes, qui, malgré leur proche parenté, évoluent séparément. À la fin de cette époque, il y a environ 2,5 millions d'années, apparaît Canis lepophagus, l'ancêtre des coyotes, qui devait être un peu plus grand que les animaux de l'espèce actuelle. D'après des fossiles plus récents du pléistocène découverts aux États-Unis dans le Maryland et le cañon de Cita au Texas, ses descendants lui ressemblent beaucoup.
Depuis cette lointaine époque, les coyotes ont peu évolué dans leur morphologie et se sont peu différenciés de leurs ancêtres. L'étude comparative des crânes montre toutefois que leur boîte crânienne s'est développée, mais que l'os frontal est plus étroit chez les animaux actuels qu'il ne l'était chez leurs ancêtres. Leur non-spécialisation au cours des âges a permis aux coyotes de coloniser de nouveaux espaces et de s'adapter à toutes sortes d'habitats et de situations nouvelles. Ainsi, ils sont chasseurs, mais ils peuvent survivre en se nourrissant de charognes, d'insectes ou de fruits. À l'origine habitant probablement les Grandes Plaines, le sud-ouest des États-Unis et le Mexique, les coyotes ont considérablement élargi leur habitat qui, bien qu'exclusivement américain, comprend aujourd'hui aussi les déserts, les montagnes, les forêts et la périphérie des grandes villes.
Lorsque les premiers colons européens prennent pied sur le sol nord-américain, le coyote ne jouit pas d'une aussi vaste répartition. Il est vraisemblablement absent du sud du Mexique, de l'Alaska et d'une grande partie du Canada, et n'existe pas en Amérique centrale. Il n'habite probablement que le centre et le nord du Mexique, le sud des États-Unis et les Grandes Plaines du centre et de l'ouest des États-Unis et du Canada. La répartition du coyote au milieu du xixe siècle est bien connue : l'espèce se cantonne du fleuve Mississippi aux montagnes de la sierra Nevada, avec pour limites, au nord, la province canadienne de l'Alberta et, au sud, le Mexique. Le coyote est, à l'époque, complètement absent des États bordant le golfe du Mexique (Louisiane, Mississippi, Géorgie, Floride…), mais, ailleurs, ses populations sont importantes. Dès 1850, les coyotes pénètrent dans l'Illinois, le Michigan, le nord de la Californie et dans le Yucatan, au Mexique. De même, ils se dirigent vers le nord, suivant la trace des chercheurs d'or lors des années 1850-1860, se nourrissant des cadavres de leurs chevaux abandonnés sur les pistes. Dès 1950, les coyotes occupent la plus grande partie du Yukon et de l'Alaska, jusqu'à Point Barrow. À la fin des années 1960, ils investissent le sud-est (Tennessee, Mississippi, Louisiane). C'est vers la même époque que ce canidé est volontairement introduit en Géorgie et en Floride comme gibier. Aujourd'hui, il est présent dans tous les États américains à l'exception d'Hawaii. Suivant l'expansion humaine, le coyote s'est aussi étendu vers le sud, occupant d'abord le sud du Mexique puis toute l'Amérique centrale. Cette extension de l'aire de répartition du coyote, l'une des rares espèces sauvages à ne pas être menacée par les activités humaines, est unique dans l'histoire des mammifères modernes.
Sous-espèces
Plusieurs sous-espèces de coyotes sont recensées, parmi lesquelles :
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- Canis l. peninsulae
- Canis l. ochropus
- Canis l. cagottis
- Canis l. vigilis
- Canis l. impavidus
Comportement de Chasse et Régime Alimentaire
Le coyote est un chasseur solitaire qui se nourrit de tout ce qu'il peut capturer. Dans les plaines centrales, où les conditions climatiques sont assez stables, il a le même régime de base toute l'année, composé pour plus de 75 % de lièvres. Lapins, souris, faisans figurent aussi parmi ses proies favorites. À la fin de l'été et en automne, le coyote mange les fruits tombés à terre. Mûres, myrtilles, poires, pommes, arachides représentent alors 50 % de son régime. Il sait choisir une pastèque mûre à point et l'ouvrir en deux pour en déguster la pulpe juteuse. Dans les milieux plus arides, comme au Mexique, le coyote chasse surtout des petits rongeurs. Au Canada, il attaque aussi les marmottes et les spermophiles, des écureuils terrestres qui ressemblent à de gros cobayes.
Lorsqu'il entend une proie ou qu'il la repère de loin grâce à sa vue perçante, le coyote s'en approche sans bruit, face au vent, la queue basse, à pas lents entrecoupés de pauses. Arrivé à 2 mètres de sa victime, il bondit sur elle et la mord au cou. Pour l'achever, il la maintient dans sa gueule et la secoue violemment. La mort est rapide. Lorsque les coyotes vivent à plusieurs, ils choisissent des proies plus grosses comme les cerfs, les wapitis et autres ongulés. Ils courent autour du troupeau. Quand les coyotes chassent à deux, ils obligent l'isolé à courir en cercle, se relayant pour le fatiguer. Cette technique est employée avec le caribou.
Habitudes Nocturnes
Essentiellement nocturnes, les adultes se déplacent beaucoup, chassant plus volontiers à l'aube ou à la tombée de la nuit. En revanche, les jeunes entre 4 mois et un an se déplacent davantage durant la journée et moins la nuit.
Adaptation au Froid
En Alaska et dans plusieurs provinces canadiennes, où ils sont arrivés en suivant les chercheurs d'or au milieu du xixe siècle, les coyotes ont appris à affronter le froid rigoureux de l'hiver. Dans ces régions, les animaux doivent pouvoir vivre et se nourrir lorsque la température est de - 10 °C. L'épaisse fourrure des coyotes du Grand Nord leur recouvre tout te corps et possède le même pouvoir isolant que celle du loup gris. Les poils de garde atteignent 11 cm de long contre 5 cm chez les animaux vivant sous un climat plus chaud. Mais le coyote court mal dans la neige épaisse. De toute façon, lièvres et lapins ne sortent pas de leur terrier lorsque la température extérieure est trop basse, et les marmottes hibernent. Le coyote ne survivrait pas à l'hiver s'il ne se rabattait sur les animaux morts. Toutefois, si les loups arrivent, il doit céder la place. Il enterre ou cache parfois des restes pour y revenir plus tard. Son meilleur allié est le froid, qui achève les animaux malades ou affaiblis, souvent en queue des troupeaux de grands herbivores. Ainsi, l'hiver, il se déplace donc à la suite de ces derniers, dévorant les ongulés morts. Guettant la moindre défaillance, il n'hésite pas à donner le « coup de grâce » au wapiti ou au caribou, épuisés et incapables de se défendre.
Caractéristiques Physiques
Le coyote est beaucoup plus petit que le loup. Sa taille est toutefois variable en fonction des régions, entre 75 cm et 1 m (queue comprise), de même que son poids, entre 7 et 21 kg. Le pelage est plus court chez les coyotes du Mexique que chez ceux des prairies des Grandes Plaines et du Grand Nord. Il se compose d'un duvet (5 cm maximum) et de poils de garde (11 cm maximum). La mue a lieu une fois l'an, en été dans le Nord, le nouveau poil plus court remplaçant peu à peu l'ancien. La couleur du dos et des flancs va du gris au jaune terne. Le pelage du dos et les poils de la queue sont frangés de noir. La gorge est blanche, alors que la poitrine et le ventre sont plutôt gris pâle. L'arrière des oreilles est roussâtre et le museau grisâtre. Le coyote peut faire des bonds de 2 m et maintenir une vitesse de croisière de 40 à 50 km/h ; sur de courts trajets, ses pointes peuvent atteindre 65 km/h. Les coyotes peuvent se déplacer sur de grandes distances. Excellent nageur, le coyote à la poursuite d'une proie n'hésite pas à se jeter à l'eau. Outre ses proies habituelles, mustélidés, grenouilles, tritons, serpents, poissons, écrevisses peuvent figurer à son menu. Il est sans doute le canidé possédant les sens les plus développés.
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Signes de Présence
Repérables dans les zones marécageuses, les empreintes du coyote sont facilement identifiables. Chez l'adulte, la largeur de l'empreinte du pied antérieur est de 6 cm, sa longueur est de 7 cm. Les empreintes du pied postérieur sont légèrement plus petites. Selon l'allure de l'animal, la distance entre deux séries d'empreintes est de 30 à 40 cm. Elles servent à l'animal pour marquer son territoire ou pour déposer son odeur en différents endroits. Elle est noire et mesure environ 25 mm. Le sens olfactif est très développé. Comme les autres mammifères, le coyote possède un organe voméronasal, situé ventralement par rapport à la fosse nasale et relié à la cavité buccale par le canal naso-palatin. De taille intermédiaire entre celles du loup et du renard, elles mesurent de 5 à 7 cm. Peu nombreuses, elles sont plantées sur le museau à proximité de la truffe et jouent un rôle dans la réception et la transmission des signaux tactiles, notamment chez les jeunes nourris par les parents. Elles sont plus étroites et moins robustes que celles du loup. Les canines sont plus petites, mais plus longues.
Controverses et Réglementations Autour de la Chasse au Coyote
Aux États-Unis, la chasse au coyote suscite des débats passionnés, notamment en raison des compétitions d'abattage. Des organisations de défense des animaux luttent pour interdire ces compétitions, qui tuent des dizaines de milliers d'animaux sauvages chaque année. Ces compétitions sont de plus en plus controversées, considérées comme un sport cruel. À l’heure actuelle, huit États les ont interdites sous la pression des groupes de protection de la nature et des animaux : l’Arizona, la Californie, le Colorado, le Maryland, le Massachusetts, le Nouveau-Mexique, le Vermont et Washington. De nombreuses compétitions proposent un large éventail d’animaux sauvages à abattre : ratons laveurs, écureuils, lapins, marmottes, renards, lynx roux, raies et corbeaux. Le coyote est la cible la plus populaire.
Cependant, certains États organisent des compétitions afin de réduire les populations de certaines espèces sauvages envahissantes, telles que le python birman en Floride, le cochon féral au Texas et les ragondins en Louisiane.
Au Texas, il n’y a pas de réglementation pour les espèces classées nuisibles comme le sanglier, le chat sauvage, ou le coyote. On peut prélever ces animaux avec ou sans permis de chasser, de jour comme de nuit.
Équipement Recommandé pour la Chasse de Nuit
L'univers du matériel tactique et survivaliste offre une large gamme d'options pour la chasse de nuit. Il est important de bien choisir son équipement pour optimiser l'efficacité et la sécurité.
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Vêtements et Accessoires
- Gants Mechanix Original: Pour leur polyvalence, confort, protection et excellente dextérité.
- Lunettes de tir SwissEye Raptor: Offrent un rapport qualité/prix remarquable, avec 3 écrans interchangeables pour différentes conditions de luminosité.
- Bouchons antibruit Earpro/SureFire EP3: Protègent l'audition sans électronique.
- Bretelle de tir tactique QA 2 points Clawgear: Simple, robuste et pratique pour le port d'une arme longue.
Équipement Tactique
- Matraque Télescopique ESP en métal: Outil de défense fiable, disponible en vente libre pour les personnes majeures.
- Holster en Kydex: Léger, solide et facile à nettoyer, offre une bonne rétention de l'arme.
- Porte Chargeur Pistolet/AR15 Templar Gear: Alternative économique et ergonomique aux modèles plus coûteux.
- Ceinturon MOLLE PT5 Templar Gear: Agréable, slim et discret, parfait pour une première ligne d'équipement.
- Chest rig Training mini rig Helikon-Tex: Minimaliste et léger, idéal pour le stand de tir.
- Guardian Chest rig Helikon-Tex: Grosse capacité d'emport pour usage militaire/airsoft.
- Porte plaque Templar Gear/Tasmanian Tiger "TT plate carrier LP": Protection balistique discrète avec possibilité d'emport de matériel.
Optique et Vision Nocturne
- Viseur Red-dot Vortex crossfire: Fait le boulot sans se ruiner.
- Lunette de tir Vortex crossfire V2 1/4x24: Robuste et avec réticule lumineux pour le tir de nuit.
- Lunettes à vision nocturne: Pour faciliter le tir dans l'obscurité.
Lampes Tactiques
Le choix d'une lampe tactique pour la chasse de nuit doit privilégier la simplicité et la fiabilité. Les modèles les plus efficaces sont ceux qui offrent une activation rapide et intuitive. Il faut éviter les réglages complexes sur le commutateur, car ils peuvent entraîner des erreurs sous stress. Les gadgets tels que les stroboscopes et les multiples modes d'éclairage sont souvent inutiles dans un contexte tactique. Il est important de distinguer une lampe tactique à vocation combat d'une lampe d'EDC (Every Day Carry). La lampe doit fonctionner avec des batteries fiables (piles alcalines, lithium, CR123 ou piles rechargeables). Les systèmes de rechargement sur USB sont à éviter, car ils représentent un point de défaillance potentiel. La course aux lumens promue par le marketing est également à relativiser : un éclairage de 200 lumens est souvent suffisant, et un excès de lumens peut provoquer un "backflash" (retour de flash lumineux vers l'utilisateur). Il faut également tenir compte de la puissance de la lampe et de son impact sur la vision de l'utilisateur. Une lampe trop puissante peut provoquer un éblouissement par "effet rebond" de la lumière.
- Lampe tactique Surefire "G2X": En aluminium haute résistance, fonctionne avec 2 piles CR123A.
Autres Éléments Essentiels
- Tapis de tir Helikon-Tex: Confortable, solide et compact une fois roulé.
- Verrou de pontet: Pour rendre l'arme inutilisable lors du transport.
- Matériel d'entretien: Pour assurer la longévité de l'arme.
- Poches et pochettes (Dump Pouch Helikon-Tex, Poche medic Tasmanian Tiger, Pochette "banane" Helikon Tex Bandicoot): Pour organiser et transporter le matériel.
Techniques de Chasse au Coyote au Québec
Certains chasseurs au Québec privilégient la chasse au coyote en forêt, dans des caches en hauteur ou au sol, contrairement à la chasse en champs ouverts. L'idée est d'imiter les techniques de chasse au chevreuil, en se cachant et en utilisant des appeaux pour attirer les coyotes.
D'autres chasseurs utilisent des appâts en forêt pour attirer les coyotes. Cette méthode passive nécessite de la patience et de la persévérance. Il faut s'assurer de la présence de coyotes, utiliser de bons appâts, laisser le temps aux coyotes de s'habituer à la source de nourriture, et avoir du temps à consacrer à la chasse.
Le Loup Rouge et le Coyote : Un Enjeu de Conservation
La cohabitation entre le loup rouge et le coyote soulève des questions de conservation, notamment en raison de l'hybridation entre les deux espèces. Des techniques de stérilisation de coyotes sont utilisées pour limiter l'hybridation et préserver le loup rouge.
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