Tireurs de Penalty du Napoli : Histoire, Statistiques et Moments Marquants

Cet article explore l'histoire des tireurs de penalty du Napoli, leurs statistiques, les moments marquants et les facteurs psychologiques qui entrent en jeu lors de ces instants cruciaux. Il s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'évolution des penalties dans le football moderne, où la préparation des gardiens et la capacité des tireurs à gérer la pression sont devenues primordiales.

Contexte Historique et Pression Psychologique

Dans le football, le penalty est souvent synonyme de tension et de moments décisifs. Les supporters, les joueurs et les entraîneurs retiennent leur souffle, conscients que le sort d'un match peut basculer en une fraction de seconde. L'histoire du Napoli est riche en ces instants de haute pression, où les tireurs de penalty ont dû faire preuve d'une maîtrise de soi exceptionnelle.

Éric Bellus, ancien joueur de football, a partagé son expérience lors des matchs de Coupe d'Europe entre Toulouse et Naples en 1986. Il a décrit la tension palpable avant le match aller à Naples, où 85 000 spectateurs étaient présents. La veille du match, les supporters napolitains avaient créé un vacarme autour de l'hôtel de l'équipe de Toulouse, rendant la nuit précédant le match particulièrement difficile.

Au match retour à Toulouse, après avoir perdu 1-0 à Naples, Éric et son équipe ont abordé le match avec espoir. Ils ont ressenti un léger soulagement par rapport à la pression énorme du match aller, mais le défi restait de taille. Le match retour a été extrêmement équilibré, et tout s'est joué lors des tirs au but. Éric a raconté l'anecdote où Diego Maradona a raté un penalty, permettant à Toulouse de remporter la victoire et de réaliser l'exploit historique d'éliminer le Napoli.

Maradona : Génie sur le Terrain, Faillibilité au Penalty

Jouer contre Maradona était une expérience unique. Selon Éric, Maradona possédait une capacité inégalée à dribbler, accélérer et maintenir un contrôle total du ballon, tout en étant imprévisible et brillant dans ses gestes. Ces qualités le distinguaient de nombreux autres grands joueurs.

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Éric a eu la chance de jouer avec Michel Platini à Saint-Étienne, et il a comparé les deux géants du football. Selon lui, Michel Platini était un maître de la vision du jeu et de la passe décisive, capable d'anticiper les mouvements et de donner des passes impeccables.

L'anecdote du penalty manqué par Maradona souligne un point crucial : même les plus grands joueurs ne sont pas infaillibles face à la pression d'un tir au but. La dimension psychologique est un facteur déterminant dans la réussite d'un penalty, comme le démontrent les exemples de Cristiano Ronaldo et Fabinho.

L'Art du Coup Franc et ses Spécialistes

Certains joueurs ont transformé les coups francs en une arme redoutable. Ce geste technique, qui traverse les époques sans prendre une seule ride, est maîtrisé par peu de joueurs. Lorsque l'on évoque le terme "coup franc", certains noms viennent immédiatement à l'esprit.

Le meilleur tireur de coup franc de l'histoire est Juninho Pernambucano. La légende de l'OL s'est régulièrement illustrée par ses coups de pied arrêtés exceptionnels. Derrière lui, Pelé occupe la deuxième place de ce classement avec 70 buts inscrits sur coup franc. Le podium est complété par Lionel Messi, avec 69 buts. L'Argentine est bien représentée dans ce classement, avec la présence de Lionel Messi, Victor Legrottaglie et Diego Maradona.

Top 10 des Meilleurs Tireurs de Coup Franc :

  1. Juninho Pernambucano (77)
  2. Pelé (70)
  3. Lionel Messi (69)
  4. Ronaldinho (66)
  5. Victor Legrottaglie (66)
  6. David Beckham (65)
  7. Diego Maradona (62)
  8. Sinisa Mihajlovic (60)
  9. Cristiano Ronaldo (50+)
  10. Michel Platini (50+)

Sinisa Mihajlovic, défenseur central, était un immense spécialiste du coup de pied arrêté, avec 60 réalisations lors de sa carrière. 52% des 104 buts inscrits par Mihajlovic ont été sur coup franc, une statistique exceptionnelle pour un défenseur central.

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Michel Platini, régulièrement cité parmi les meilleurs joueurs de l'histoire du football, était également un spécialiste des coups francs. Certains de ses coups de pied arrêtés sont restés dans les mémoires, comme ceux inscrits contre Dino Zoff lors du match France - Italie en 1978.

Diego Maradona, véritable symbole du football total, a marqué les années 80 par sa palette complète. L'une de ses spécialités était le coup franc, avec 62 buts inscrits au cours de sa carrière.

Cristiano Ronaldo est également considéré comme l'un des meilleurs tireurs de coup franc de l'histoire. Cependant, il est parfois critiqué pour son faible ratio de réussite dans cet exercice.

David Beckham, avec 65 réalisations, est un spécialiste incontesté des coups francs. Son style unique de tireur de coup de pied arrêté, avec son effet de courbe caractéristique, est loin d'être académique.

Victor Legrottaglie, moins connu que les autres, a également inscrit 66 buts sur coup franc. Considéré comme le plus grand joueur de Mendoza, il a passé toute sa carrière dans son pays natal.

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Ronaldinho, dribbleur hors pair, buteur, jongleur et passeur, était également l'un des tireurs de coup franc les plus doués de l'histoire. Il a notamment marqué les esprits en inscrivant un but magistral face à l'Angleterre lors de la Coupe du monde 2002.

Lionel Messi, meilleur tireur en activité, a la possibilité de devenir le plus grand tireur de coup franc de l'histoire. Il a régulièrement crucifié les gardiens adverses grâce à sa patte gauche d'extraterrestre.

Juninho Pernambucano est considéré comme le maître incontesté des coups francs. Il a construit sa légende grâce à ses nombreux coups francs marqués dans des positions improbables.

Mike Maignan : Le Spécialiste des Penaltys

Khvicha Kvaratskhelia (Naples) a rejoint mardi soir une liste croissante de joueurs ayant raté leur penalty face à Mike Maignan. L'ancien Lillois est un gardien redoutable dans cet exercice, comme en témoigne son arrêt sur penalty contre Naples en quarts de finale retour de la Ligue des champions (1-1), qui a permis aux Rossoneri de se qualifier pour le dernier carré pour la première fois depuis 16 ans. Cette saison, Maignan a détourné trois penalties sur cinq tentatives.

Maignan s'est révélé aux yeux du grand public grâce à ses performances sur penalty. Lors de ses débuts en Ligue 1 avec le LOSC, il a stoppé le penalty de Paul-Georges Ntep, permettant aux Nordistes de décrocher le nul (1-1). La semaine suivante, il a récidivé en remportant son duel face à David Ngog.

Depuis le début de sa carrière, Mike Maignan n'a encaissé que 33 des 52 penalties et tirs au but qu'il a subis, soit un taux d'échec de près de 37 % pour le tireur.

En plus de ses appuis et de sa mobilité, Maignan (1,91m) impressionne par son envergure. Il fixe son regard sur l'opposant et attend jusqu'au dernier moment pour se placer sur sa ligne, utilisant tous les ressorts susceptibles de déstabiliser le tireur.

Parmi les joueurs qu'il a mis en échec, plusieurs possèdent un pedigree important, comme Khvicha Kvaratskhelia, Memphis Depay, Mohamed Salah et Radamel Falcao.

Tendances et Statistiques Récentes

Avant la 18e journée, la saison actuelle était dans la lignée de la décennie (78 % de réussite), mais ce week-end a fait sensiblement baisser cette moyenne (73 %, 43 penalties réussis sur 59).

En ne convertissant qu'une seule de leurs 5 tentatives (20 %), les tireurs ont été fort peu inspirés. Cette saison, sur une journée complète, c'est bien sûr le pire taux de réussite.

Manquer 4 penalties lors d'une même journée est un événement rare. C'est seulement la troisième fois (depuis la saison 2006-2007) que cela arrive.

Conséquence de la tentative manquée du Parisien dimanche à Geoffroy-Guichard, ils ne sont plus que deux à 100 % de réussite parmi les joueurs en activité en Ligue 1 (et ayant tiré au moins 5 penalties lors des 10 dernières saisons) : le Dijonnais Julio Tavares (7/7) et le Bordelais François Kamano (5/5).

Parmi les pires tireurs, on retrouve le Rennais M'Baye Niang, qui n'a réussi que 2 de ses 5 tentatives. L'attaquant sénégalais est le seul tireur de penalty évoluant actuellement en L1 à présenter une moyenne inférieure à 50 %.

En valeur absolue, c'est le Toulousain Max-Alain Gradel qui présente les pires statistiques depuis le point blanc à onze mètres avec 8 penalties manqués (sur 26 tentés). Le Monégasque Wissam Ben Yedder (61,5 % de réussite) a manqué 5 tentatives sur 13, mais toutes lorsqu'il évoluait avec Toulouse.

Selon une étude de l'Observatoire du football, la Ligue 1 est le championnat où le pourcentage de pénalties transformés est le plus élevé au monde. Le CIES a dressé un tableau des statistiques sur penalty dans le monde. Depuis quelques années et notamment depuis l'introduction de l'arbitrage vidéo, le nombre de penalty sifflé est en augmentation dans les principaux championnats européens.

En termes de taux de réussite, le championnat de France caracole en tête avec 82,2 % de réussite, à égalité avec la Stars League du Qatar. En comparaison, la Bundesliga pointe à 79,2 %, la Premier League à 80,3 %, la Serie A à 81,3 % et la Liga à 74,9 %.

Baisse de Régime en Ligue des Champions

Plus d'un penalty sur deux est manqué en Ligue des champions et le taux de réussite baisse aussi dans les cinq grands Championnats. Sur les 19 penalties sifflés depuis le début de la phase de groupes, neuf seulement ont été convertis, soit moins d'un sur deux (47,4%).

La réponse - apportée par Opta - est négative : à ce point, le manque d'efficacité des tireurs est sans précédent en C1 depuis dix ans. Au pire, lors de la saison 2013-2014, le taux de réussite est descendu à 63% (29 penalties convertis sur 46).

Comparée à la faillite des tireurs en Ligue des champions, la réussite des tireurs de penalties dans les cinq grands Championnats européens paraît à première vue très au-dessus.

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