Une nouvelle étoile a émergé dans le firmament du sport sud-coréen, captivant l'attention du monde entier bien au-delà des stands de tir. Kim Ye-ji, tireuse sportive de 32 ans, a conquis le cœur du public et enflammé les réseaux sociaux grâce à son talent indéniable, son style unique et son charisme magnétique. Sa médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Paris 2024 n'est que la consécration d'un parcours atypique et d'une personnalité hors du commun.
Un talent révélé par le hasard
Récemment médaillée d’argent au pistolet à air comprimé 10 m aux Jeux olympiques de Paris, la Sud-Coréenne n’était pourtant pas destinée à une telle carrière. L’histoire de Kim Ye-ji est celle d'une vocation née d'une simple coïncidence. Lorsqu’elle s’essaye au tir pour la première fois, à l’âge de 12 ans, Kim Ye-ji est loin de soupçonner qu’elle sera un jour l’une des plus grandes tireuses de sa génération. C’est en répondant à une initiative hasardeuse de son professeur de gymnastique que la jeune collégienne, frêle et timide, découvre un sport où elle excelle désormais. « À l’époque, je ne pouvais même pas tenir une arme d’une seule main », confie-t-elle au micro de l'AFP. Pesant moins de 30 kg à l’époque, elle devait encore développer la force nécessaire pour manipuler le pistolet.
Ce qui n’était qu’une simple curiosité s’est rapidement transformé en vocation. « En voyant les étudiants plus âgés travailler dur avec un objectif commun, je me suis dit que je voulais aussi gagner la première place », explique Kim Ye-ji.
Née à Danyang, en Corée du Sud, Kim Yeji a commencé le tir et a participé en 2010 à ces premiers ISSF (International shooting sport federation) mondial championship à Munich.
Jeux Olympiques de Paris 2024 : La révélation au monde
Les Jeux olympiques de Paris 2024 ont été le théâtre de la révélation de Kim Ye-ji au grand public. Au-delà de ses performances sportives, c’est son style inimitable et son attitude désinvolte qui ont fait sensation.
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Une semaine après le début des Jeux olympiques de Paris 2024, force est de constater que les tenues de certains athlètes font couler beaucoup d'encre et ce n'est pas les uniformes officiels des tireurs diront le contraire. En quelques jours, ils ont conquis le cœur des spectateurs et donc des réseaux sociaux, en couronnant notamment la tireuse sud-coréenne Kim Yeji, 31 ans et qui a remporté la médaille d'argent de l'épreuve féminine de pistolet à air comprimé de 10 mètres dimanche dernier, comme la sportive la plus badass de ces JO de Paris 2024.
Sur ses cheveux longs noués en queue de cheval, elle portait une casquette blanche et un anorak Fila noir zippé jusqu'au cou (tous les deux brodés du drapeau de la Corée du Sud), avec un pantalon de survêtement noir et des chaussures de tir aux lacets rouges. Ses lunettes de tir à monture métallique et dotées de verres rabattables, étaient assorties aux bagues en argent qu'elle portaient aux doigts et à ses piercings aux oreilles. Autre détail fort de cette tenue : un petit animal en peluche en forme d'éléphant pendait à la ceinture de Kim Yeji qui, d'après la presse, appartient à la fille de cinq ans de la tireuse.
Durant son épreuve, Kim Yeji semblait être tout droit sortie d'un récit de fiction cyberpunk tout en conservant une tenue personnalisée qui lui donnait une allure à la fois ferme et déterminée mais redoutablement cool. Cette fois-ci, lors de sa participation à la Coupe du monde de la Fédération internationale de tir sportif qui s'est tenue à Bakou, en Azerbaïdjan, en mai dernier. Dans cette vidéo, la sportive a les cheveux lâchés sous une casquette noire à l'envers et est vêtue d'un anorak Fila assorti, semble être froidement imperturbable alors qu'elle établit un nouveau record du monde dans l'épreuve féminine du pistolet à 25 mètres.
2024 a cependant été l'année des médailles puisque la sportive a d'abord participé aux Asian shooting championships à Jakarta, en Indonésie, où elle a remporté une médaille d'argent au pistolet 25 mètres. C'est au championnat du monde à Baku, la même année, que Kim Yeji remportera l'argent en 25 mètres puis l'or et fixera un nouveau record en pistolet à 10 mètres (avec un score de 42 points). Puis c'est aux JO de Paris 2024 qu'elle repartira avec l'argent et l'amour des internautes.
Un style unique qui enflamme les réseaux sociaux
Kim Ye-ji ne se contente pas de briller par ses performances sportives. Son style vestimentaire et son attitude sur le pas de tir ont créé un véritable engouement sur les réseaux sociaux.
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Casquette sur la tête, et l'éléphant en peluche de sa fille accroché à la poche, Kim Yeji a été l'une des sensations des Jeux olympiques de Paris 2024. La sportive, en plus d'avoir été la sensation d'internet, est une incroyable sportive.
Parmi les athlètes lookés de Paris 2024, cette sportive à l'allure de James Bond Girl a fait office d'ovni dans la compétition internationale. Alors que personne n'avait jamais vu sa tête, ni réellement entendu parler de cette discipline, les réseaux sociaux se sont enflammés autour du look de la sportive qualifié de "futuriste", "cool" ou même "digne d'un personnage de film". Casquette vissée sur la tête, visage impassible et main dans la poche au moment de shooter, Kim Ye-ji pourrait bien être, selon la BBC, l’athlète la plus swag des Jeux. Une image d’elle fait particulièrement sensation ces derniers jours : grosso modo la même, mais casquette à l’envers (encore mieux).
Un survêtement noir zippé FILA et une casquette blanche dans laquelle elle a glissé sa queue de cheval, le tout griffé du drapeau de la Corée, il n'en fallait pas plus pour enflammer les amoureux de mode. Ah si, peut-être des lunettes de tir à monture métallique et dotées de verres rabattables qui lui donne une allure de personnage de film post apocalyptique. Le dernier détail qui a fait la différence, un porte-clé en forme d'éléphant ultra régressif qui contraste avec le look futuriste.
Semblant plus « cool » que quiconque, c’est son style nonchalant avec sa main gauche dans la poche arrière et ses lunettes tout droit sorties d’un film de science-fiction qui ne laissent pas indifférents les internautes. Si ce dernier détail n’est rien d’autre qu’un accessoire fonctionnel chez les tireurs, il donne un air « cool » à la coréenne au regard de tueuse.
Le style de la tireuse sud-coréenne était rapidement devenu virale sur les réseaux sociaux. L'athlète sud-coréenne de 31 ans Kim Ye-ji, parée d'argent sur le tir au pistolet à 10 m dimanche, fascine les internautes pour son charisme lors de ses passages.
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Une attitude innée. Une courte vidéo tournée en mai lors d’une épreuve de Coupe du monde à Bakou, puis son attitude ultra-calme associée à des lunettes de tir futuristes et à une casquette de base-ball portée à l’envers lors des Jeux de Paris cet été, ont fait d’elle un phénomène viral. Le tout porté par des multiples montages largement repris sur les réseaux sociaux.
Réactions des internautes
Les réactions des internautes témoignent de l'admiration et de l'enthousiasme suscités par Kim Ye-ji :
- « Elle est si cool ! »
- « Elle a une aura incroyable ! »
- « Cette fille est un personnage de film »
- « Peu importe ce que tu fais dans la vie, tu n’auras probablement jamais l’air aussi cool »
Comparaisons avec des personnages de fiction
Nombreux sont ceux qui comparent l'attitude et le style de Kim Yeji aux personnages des films d'action les plus emblématiques. Partant de ça, les images qui se créent à partir d’elle sont des résumés d’une époque qui cherche le détail partout, la précision dans chaque mouvement : filmée, photographiée, de façon extrêmement précise, durant les tirs, elle donne à voir des expressions à la fois très intenses et en même temps très neutres. Comme si elle accomplissait un travail avec froideur, mais dévotion.
Son style marquant, son attitude désabusée et mystérieuse, sa main dans la poche, ses verres de visée sur le nez, son expression froide, son look techwear veste Fila et casquette floqués du drapeau sud-coréen et son air assassin ont conquis le public.
La première, née en 1992, fascine par sa nonchalance, qui en fait un personnage quasi fictionnel : ses fans, tous réseaux confondus, n'en finissent pas de la comparer avec les personnages des films d'action les plus cool de ces dernières années - de Kill Bill à la saga Jason Bourne en passant par John Wick ou Matrix. Au-delà de ses performances, c'est son attitude qui captive.
Détachement extrême, une main dans la poche au moment où elle tire, jamais un mot de trop, voire pas de mots du tout et, surtout, plusieurs signes attachants : une casquette toujours portée à l’envers, une bague au majeur de la main gauche, et dans sa poche, le doudou éléphant de sa fille. Autant de détails qui cristallisent la fabrication d'une héroïne, amplifiée par sa façon de se vêtir, en veste de survêtement Fila noire, comme n’en rêvent même plus les pires des badass et comme, surtout, si elle sortait d'un manga ultramoderne.
Entre elles, au-delà de la complicité, existe une forme de duo virtuel qui fait songer à ces personnages de fiction, dévoués à leur pratique, qui font rêver des générations de lectrices et lecteurs de mangas japonais et manhwa (terme donné à la bande dessinée) coréens .
Reconnaissance et opportunités nouvelles
La popularité de Kim Ye-ji a dépassé les frontières du monde sportif, lui ouvrant les portes de nouvelles opportunités.
Depuis, Kim Ye-ji a posé pour plusieurs magazines de mode coréens dont W Korea ou encore Vogue Korea, surfant sur son style apprécié par les internautes cet été. Elle a également signé un contrat avec une agence de talents sud-coréenne.
Sa popularité en ligne a même attiré les louanges du milliardaire Elon Musk qui, fin juillet, avait suggéré sur son réseau social X qu’elle « devrait jouer dans un film ». Il avait même ajouté qu’« aucun jeu d’acteur n’est requis ! » au vu du charisme de la sportive.
Elle est l’une des stars des réseaux sociaux de ces Jeux olympiques. À l’instar de Henrik Christiansen, alias « Muffin man », ou encore la joueuse de rugby américaine Ilona Maher, l’athlète sud-coréenne Kim Yeji fait beaucoup parler d’elle sur les réseaux sociaux pour son style atypique, tout en décontraction.
Dire que les JO de Paris ont déchaîné les passions n’est pas une exagération. Mais au-delà des records et du spectacle, c’est aussi parfois la personnalité des athlètes qui aura conquis les spectateurs. Elon Musk lui-même avait apporté sa pierre à l’édifice en affirmant qu’elle devrait jouer dans un film, tant son charisme était impressionnant. En effet, la société Asia Lab a annoncé à l’AFP ce vendredi 20 septembre que l’athlète de 32 ans allait jouer dans une série nommée « Crush ».
Début de carrière d'actrice
La médaillée d’argent au tir au pistolet 10 mètres la plus célèbre des réseaux sociaux va débuter une carrière d’actrice dans la série « Crush ». SPORTS - La tireuse olympique sud-coréenne Kim Ye-ji, dont l’habileté et la nonchalance ont conquis le public et la toile lors des JO de Paris, a décroché son premier rôle d’actrice, celui d’une tueuse à gages, selon l’AFP. La médaillée d’argent au tir au pistolet 10 mètres jouera aux côtés de l’actrice et influenceuse indienne Anushka Sen dans une série appelée Crush, selon un porte-parole d’Asia Lab, une société de divertissement basée à Séoul.
Doublé sud-coréen et domination dans le tir
Kim Ye-ji n'est pas la seule représentante du talent sud-coréen dans le domaine du tir. Aux Jeux Olympiques de Paris 2024, elle a été devancée par sa compatriote Oh Ye Jin, qui a remporté la médaille d'or dans l'épreuve féminine du pistolet à air comprimé de 10 mètres.
Mais si Kim Yeji est actuellement l'athlète olympique préférée des internautes, elle a été dépassée par sa coéquipière de la République de Corée, Oh Ye Jin, qui a remporté l'or dans l'épreuve féminine du pistolet à air comprimé de 10 mètres. Oh Ye Jin a remporté la médaille d’or pour la République de Corée grâce à son impressionnante performance en finale du pistolet à air comprimé 10 m femmes. Au classement final, Oh Ye Jin devance sa compatriote Kim Yeji avec 241,3.
Ce doublé sud-coréen témoigne de la force de la Corée du Sud dans cette discipline. Les épreuves de tir constituent un domaine d'excellence pour la République de Corée, qui a remporté 3 médailles d'or et 3 médailles d'argent aux Jeux Olympiques.
Investissement continu dans le tir sportif
La Corée du Sud continue d'investir dans le tir sportif, ce qui lui permet de maintenir un niveau d'excellence élevé et de former des athlètes de classe mondiale comme Kim Ye-ji et Oh Ye Jin.
Une pause dans sa carrière sportive
Cependant, la surmédiatisation et la pression du public ont eu un impact sur Kim Ye-ji. En décembre, elle a annoncé une pause dans sa carrière sportive pour se consacrer à sa famille.
Une nouvelle athlète star des Jeux olympiques met sa carrière entre parenthèses. Après la breakeuse australienne Raygun qui a décidé d’arrêter la compétition après avoir été largement moquée lors des JO de Paris, c’est au tour de la tireuse sportive sud-Coréenne Kim Ye-ji, autre star des JO de Paris, de mettre sa carrière en pause.
La médaillée d’argent olympique au tir au pistolet 10 m « suspendra temporairement sa carrière sportive… pour passer du temps avec sa petite fille », a déclaré son agent Yang Yong-sik son agent à l’AFP dimanche. Dans le cadre de cette décision, la tireuse de 32 ans ne renouvellera pas son contrat avec son équipe, qui doit expirer en décembre, a-t-il précisé.
La surmédiatisation de Kim Ye-ji a également pesé dans sa décision, elle qui s’est sentie fatiguée par l’intérêt croissant du public à son égard, ainsi que par des « commentaires mesquins sur Internet et des inconnus en ligne qui lui demandaient de l’argent », a dévoilé l’agent.
« Il ne s’agit pas pour Kim de se retirer du tir » en compétition, a-t-il souligné, mais de « prendre un peu de temps libre et de compenser le temps qu’elle n’a pas pu passer avec sa famille ». Dans une interview accordée à l’AFP en octobre, la tireuse avait affirmé qu’elle espérait concourir jusqu’à l’âge de 50 ans.
Le tir à l'arc : une autre discipline d'excellence sud-coréenne
Si Kim Ye-ji a brillé dans le tir au pistolet, la Corée du Sud excelle également dans le tir à l'arc. La République de Corée a une fois de plus triomphé en tir à l'arc, en remportant toutes les médailles d'or de la discipline aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
Avant même le début officiel des Jeux olympiques de Paris 2024, une Sud-Coréenne a déjà marqué l'histoire du tir à l'arc ce jeudi 25 juillet, a repéré le HuffPost. La jeune archère Lim Si-hyeon a battu le record du monde lors du tour de classement féminin, en obtenant 699 points sur 720 possibles.
Le tir à l'arc a pris fin aux Jeux Olympiques de Paris dimanche. Et a fait carton plein : un site majestueux sur l'esplanade des Invalides rempli de supporters enthousiastes, qu'ils soient français, sud-coréens, mexicains ou turcs… Le pays du Matin calme a en effet remporté les cinq médailles d'or mises en jeu à Paris : individuels hommes et femmes, équipes hommes et femmes, et équipes mixtes.
Kim Woo-jin, sacré dimanche en individuel, va quitter la capitale française avec trois médailles d'or autour du cou (individuel, équipes et mixte), tout comme sa compatriote Lim Si-hyeon. En individuel, les Sud-Coréens n'ont laissé filer que deux médailles : Lisa Barbelin (en bronze) et l'Américain Brady Ellison (en argent). Dans les épreuves par équipes, il n'y avait qu'une sélection par pays.
Une tradition et un investissement de longue date
La Corée du Sud et le tir à l'arc, c'est une histoire qui traverse les siècles. Il y a toujours eu une tradition autour. Mais, en 1981, quand Séoul a obtenu l'organisation des Jeux Olympiques d'été 1988, le pays a voulu multiplier ses chances de médailles dans un maximum de disciplines. La formation du tir à l'arc sportif s'est développée.
Là-bas, la pratique à haut niveau passe par le système scolaire, commence en école primaire pour se terminer en sélection nationale. En 40 ans (depuis les Jeux de Los Angeles en 1984 et le premier titre sud-coréen), sur 45 médailles d'or attribuées aux JO, la Corée du Sud en a remporté 32.
En premier lieu, la pratique du tir à l’arc a intégré les programmes scolaires, du primaire jusqu’à l’université, dans l’idée de renforcer le vivier d’archers de haut niveau, et de déceler précocement les talents. Dès l’âge de dix ans, les Coréens les plus prometteurs peuvent ainsi bénéficier d’un entraînement quasi professionnel, avec un gros volume horaire.
En parallèle, pour fournir des moyens aux archers, les entreprises privées, dont le géant de l’automobile Hyundai, ont été incitées à sponsoriser les équipes de tir à l’arc. Cette politique a porté ses fruits dès les olympiades de 1984, à Los Angeles, avec deux médailles décrochées. En 1988, le succès est presque total : deux titres dans les deux épreuves par équipes masculine et féminine, une médaille d’argent chez les hommes, et un triplé retentissant chez les femmes.
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