L'histoire et le fonctionnement des bagues pistolets anciens

L'univers de la collection d'armes anciennes est vaste et passionnant, allant des fusils western aux pistolets de collection, en passant par les mousquetons et les armes militaires de collection. Parmi ces pièces, les pistolets miniatures anciens occupent une place particulière, attirant les collectionneurs par leur petite taille et leur histoire riche. Cet article explore l'histoire fascinante et le fonctionnement des bagues pistolets anciens, en mettant en lumière leur conception, leur utilisation et leur place dans l'histoire de l'armement.

Les origines des pistolets miniatures

Les pistolets miniatures anciens, souvent considérés comme des curiosités, ont une histoire riche et diversifiée. Leur petite taille ne diminue en rien leur importance historique, car ils témoignent de l'ingéniosité et de l'artisanat des époques passées. Ces armes étaient souvent utilisées comme armes de défense personnelle discrètes, destinées à être cachées et utilisées en cas de besoin.

Le Derringer Philadelphia : Un pistolet miniature avec une histoire marquante

Le pistolet Derringer Philadelphia est resté dans les mémoires du peuple américain pour avoir été l'instrument de la mort du président Abraham Lincoln. John Wilkes Booth tua en effet le 15 avril 1865 le 16° président des US avec cette arme de Cal 44 dissimulée sur lui. Ce drame eut lieu au theatre Petersen House à Washington DC. Ce pistolet fut fabriqué en plusieurs calibres et eut beaucoup de succès à l'époque vu ses dimensions minimales.

La réplique est vraiment magnifique, finement gravée, rehaussée d'argent avec de magnifiques bois bien travaillées. Elle possède une petite trappe dans la crosse pour y stocker une balle ou cheminée de réserve. Il existe plusieurs marques qui ont produit des répliques du pistolet Henry Deringer, notamment Uberti et Palmetto. La réplique Palmetto est absolument fidèle à l'original sauf qu'elle n'a pas la trappe à amorce dans la crosse (cette trappe était d'ailleurs proposée en "option" et certain pistolet originaux ne l'avaient donc pas). Par ailleurs, les marquages et poinçons sur le canon sont malheureusement trop voyants.

Exemples de pistolets miniatures anciens

Outre le Derringer, d'autres pistolets miniatures anciens méritent d'être mentionnés :

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  • Pistolet italien (Brescia), 1825 : Une réplique décorative avec des finitions bleuies et laiton, fabriquée par Denix. DENIX est une entreprise reconnue mondialement pour son excellence dans la reproduction fidèle d'armes historiques.
  • Pistolet rotatif à 2 canons fabriqué par W. Bailes au Royaume-Uni en 1750 : Une pièce d'histoire qui évoque une époque pleine d'aventure et de bravoure.
  • Pistolet à silex de type Trabuco Dragon, XVIIIe siècle : Caractérisé par son canon court et large en forme d'entonnoir.
  • Pistolets Steam Punk : Des pistolets en bois avec des décorations en métal laitonné, plongeant dans le monde fascinant du Steampunk.
  • Pistolet américain Kentucky du 19ème siècle : Fabriqué en bois et Zamak, avec un mécanisme de tir fonctionnel.
  • Le Petit Protector et La Femme Fatale : Bagues pistolets produites en France au XIXe siècle, souvent vendues dans de petites boîtes à bijoux.

Le Pistolet Prusse Mle 1850

Le Pistolet Prusse Mle 1850 est un modèle rare, surtout sur le territoire français, comparé aux modèles français de la même époque. Ce pistolet, daté de 1851, était matriculé au 5° escadron du 9° Uhlan. Il est plus volumineux et plus lourd que le modèle français 1822 Tbis, pesant 1,450 kg contre 1,250 kg. Un exemplaire de ce pistolet, daté de 1851 et 1866, a subi une transformation avec l'adjonction de l'anneau de calotte.

Les marquages et les fabricants

Les marquages sur les pistolets anciens peuvent indiquer l'unité d'affectation ou le fabricant. Par exemple, le marquage "GS Sous Potsdam" indique le fabricant du pistolet Prusse Mle 1850.

Un marquage spécifique sur un pistolet Prusse Mle 1850 est "3 C U en dessous 3 et en dessous encore 144", daté de 1867. La platine porte en cursives "POTSDAM" surmonté d'une couronne avec les lettres "G.S" en dessous. Sur le mécanisme avant, on trouve un "C couronné", ainsi que sur le renfort métallique sur l'avant de la crosse après la grosse vis qui tient le système de visée.

Valeur et rareté

Ce modèle de pistolet est beaucoup plus rare sur le territoire français qu'un modèle français de la même époque. Un exemplaire matriculé à une unité d'artillerie a été payé plus de 1000 euros.

Les pistolets de gendarmerie modèle An IX

Mis à part une platine et une monture légèrement plus fortes, ce modèle de pistolet n’est que la “reconduction” du modèle précédent de 1770. Cette arme sera fabriquée exclusivement par la manufacture de Maubeuge. La production sera “considérable” atteignant un total de 32 000 paires entre l’an X (23 septembre 1801 au 22 septembre 1802) et l’année 1819 qui marque la fin de la fabrication avec 1 970 paires de pistolets.

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Les pistolets transformés

L’adoption de la mise à feu à percussion rendait désuètes de grandes quantités d’armes, la plupart du temps en excellent état. En 1841, le capitaine Arcelin mit au point la transformation qui allait être effectuée sur les armes de poing comme sur les armes d’épaule. (Pour mémoire : tout d’abord, la lumière est bouchée par un grain en acier, la nouvelle lumière faisant partie intégrante d’une masselotte vissée (parfois brasée) sur le canon et taraudée afin de recevoir la cheminée. Sur la platine l’on adapte une pièce vissée, remplissant l’ancienne encoche du bassinet. Le chien est remplacé par un autre chien pour capsule. Les queues de culasse conservent l’indication modèle an IX, 1816 ou modèle 1822, suivie d’un T placé derrière la vis de culasse.)

Sur les pistolets de gendarmerie le chien est légèrement différent de celui des autres armes transformées, afin de permettre l’armement d’une seule main, avec le pouce. Les cheminées utilisées sont également différentes puisqu’elles sont de type civil, aussi dénommé type “chasse” ou du commerce. Contrairement aux autres armes, les pistolets de gendarmerie transformés ne reçurent jamais de hausse et ne furent jamais rayés ; il n’existe pas de transformation Tbis pour ces modèles.

Les transformations ont été effectuées sur la quasi-totalité des modèles 1816-1822 et sur les modèles An IX dont l’état était suffisamment bon pour qu’ils soient encore en service. Sur la base d’une production de 64 000 exemplaires du modèle An IX, on peut avancer que sans être particulièrement rare, le modèle An IX T n’est pas non plus des plus courants ; les derniers exemplaires produits en 1819 ayant déjà plus de vingt ans de service lors de leur transformation, encore fallait-il qu’ils soient en suffisamment bon état pour qu’ils soient encore en service.

Un exemplaire a été fabriqué en 1818, transformé à Saint-Etienne en 1847 ; le canon, le bois et la baguette portent le même numéro de série, 27.

Numéros d'assemblage

Il s'agit bien d'un numéro d'assemblage pour éviter les mélanges de pièces entre les différentes armes.

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Utilisation par les officiers

Bon nombre d'officiers de toutes armes portaient ces pistolets de gendarmerie en arme de secours, et pour aller en paix là où bon leur semblait, et par certains écrits, pour visiter leurs belles en toute sécurité ! Ces armes sont considérées comme les plus usagées des officiers de tous les corps d'Armée après le pistolet 1822T de cavalerie, mais bien moins discret. Certains pistolets sont même frappés de la "préfecture de paris" sur la crosse.

Artisanat de tranchée

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, la durée des conflits est en général assez réduite. Sauf lors des sièges, les batailles sont rapides, et les militaires ne restent pas longtemps dans l’attente du combat. Cette situation inédite donna naissance à un art populaire singulier : l’artisanat de tranchée. Pour passer le temps, certains poilus se mettent à fabriquer, avec des matériaux communs ou de rebut, des objets usuels, des bijoux ou des artefacts décoratifs qu’ils donnent à leur famille, à leurs amis ou vendent pour compléter leur solde.

Outre les matériaux à portée de main (bois, tissu), ces créations sont essentiellement réalisées à partir d’éléments récupérés sur le champ de bataille, aux risques et périls des soldats qui s’exposent alors aux balles ennemies. À l’image du cliché Soldats français affublés de casques allemands à Neufmontiers, où les militaires, coiffés du casque à pointe, posent devant leur butin, le produit de cette collecte constitue souvent une sorte de trésor de guerre, surtout lorsqu’il a été soustrait à l’ennemi. L’ingéniosité déployée dans l’artisanat de tranchée est en effet d’autant plus étonnante que les poilus n’ont que les « moyens du bord » pour fabriquer ces objets.

Au départ très spontané, l’artisanat de tranchée prit rapidement beaucoup d’ampleur. L’engouement qu’il suscite à l’arrière, parmi les civils, conduit à la création d’une véritable industrie. Des ateliers dédiés à la fabrication de ces objets sont mis en place dans les campements en seconde ligne, les centres de rééducation professionnels pour les mutilés de guerre produisent des artefacts similaires, des bijoutiers vendent des copies réalisées par des civils. Des expositions et des ventes sont également organisées pour montrer le travail des poilus et soutenir des actions caritatives.

Pour les civils de l’arrière, ces créations singulières représentent non seulement un souvenir des amis ou des membres de la famille partis au front, mais aussi un lien avec le cœur de la guerre. Avoir sous les yeux des artefacts réalisés avec les matériaux entourant les poilus, et surtout ceux directement liés au combat - munitions, projectiles, armes - leur donne l’impression de partager une partie de l’expérience des combattants.

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