Fusillade à Cagnes-sur-Mer : Tentative de meurtre dans un kebab et ses suites

Dans la soirée du jeudi 26 septembre 2024, la paisible commune de Cagnes-sur-Mer, située sur la Côte d'Azur, a été le théâtre d'une violente fusillade dans un kebab, plongeant les habitants et les commerçants dans l'incompréhension. L'incident a fait deux blessés graves et a conduit à l'interpellation de plusieurs suspects. Cet article revient sur les faits, les victimes, l'enquête, les interpellations, les conséquences judiciaires et administratives, ainsi que sur un incident connexe concernant le contrôle d'hygiène et la préemption d'un kebab potentiel à Cagnes-sur-Mer.

Les faits : une attaque ciblée dans un kebab

Le jeudi 26 septembre 2024, aux alentours de 22h45, deux individus cagoulés se sont présentés devant un kebab situé au 3 rue Pasqualini, dans le centre de Cagnes-sur-Mer. Selon des témoignages, ils ont demandé à deux personnes se trouvant en terrasse de quitter les lieux avant d'entrer dans le commerce. Quelques minutes plus tard, des détonations ont été entendues.

Plusieurs voisins ont rapporté qu'une voiture grise s'était arrêtée à proximité de l'établissement et qu'un homme en était sorti avant d'ouvrir le feu. Des témoins ont décrit une scène de panique, avec des personnes criant et cherchant à se mettre à l'abri.

Les victimes : deux hommes grièvement blessés

La fusillade a fait deux victimes, toutes deux des hommes. Le premier, âgé de 34 ans, a été touché à l'abdomen et son pronostic vital a été engagé. Le second, âgé de 32 ans, a été blessé à la jambe. Les deux hommes ont été pris en charge par les pompiers et transportés médicalisés à l'hôpital Pasteur 2 de Nice. Selon des sources, les victimes seraient des employés du kebab.

L'enquête et les interpellations : une course contre la montre

Suite à la fusillade, une enquête a été immédiatement ouverte par le service interdépartemental de la police judiciaire. Les enquêteurs ont recueilli des témoignages et effectué des constatations sur les lieux de l'attaque.

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D'autres témoins ont évoqué aux enquêteurs la présence et le modèle d'une voiture de laquelle seraient sortis les hommes cagoulés. Une dizaine de minutes plus tard, ce type de véhicule a été retrouvé incendié dans la cité de la Zaïne, à Vallauris.

Peu après la fusillade, des hommes de la brigade anti-criminalité (BAC) sont tombés sur un autre véhicule, avec quatre personnes à son bord. Ils leur ont demandé de s'arrêter, mais ceux-ci ont refusé d'obtempérer. Ils sont parvenus à les arrêter. Les quatre suspects, âgés de 23, 24, 25 et 39 ans, sont tous connus défavorablement des services de police et de justice. Sur l'un d'entre eux, les policiers ont retrouvé la clé du véhicule incendié dans la cité de la Zaïne, ainsi qu'un briquet.

Selon un responsable syndical de la Police Nationale, ces interpellations pourraient avoir un lien direct avec la tentative d'homicide commise un peu plus tôt à Cagnes-sur-Mer. Les quatre individus ont été placés en garde à vue à la caserne Auvare à Nice.

Conséquences judiciaires : une information judiciaire ouverte

Ce lundi, les quatre hommes ont été déférés au parquet de Grasse en vue de l’ouverture d’une information judiciaire des chefs de "tentative de meurtre en bande organisée en récidive, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime en récidive, avec port prohibé de matériels de guerre, armes, munitions ou de leurs éléments de catégorie A par moins de deux personnes en récidive".

Les quatre hommes, interpellés à Vallauris après avoir abandonné le véhicule qui a, par la suite, été incendié, ont été présentés à un juge d’instruction et pourraient être mis en examen notamment pour « tentative de meurtre en bande organisée en récidive ».

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Conséquences administratives : fermeture du kebab

Suite à la fusillade, le kebab O'Royal de Cagnes-sur-Mer a été visé par une fermeture administrative ordonnée par la préfecture, pour une durée de trois mois. La préfecture précise que l’arrêté de fermeture administrative a été notifié au propriétaire du kebab. Cette décision prise par la sous-préfecture de Grasse est valable pendant une durée de trois mois. L'établissement est placé sous scellé et la grille demeure fermée. La fermeture administrative a été justifiée par des troubles à l'ordre public.

Contrôles d'hygiène et préemption d'un kebab potentiel : un incident connexe

Parallèlement à l'enquête sur la fusillade, un autre incident a concerné les kebabs à Cagnes-sur-Mer. Ce vendredi 20 juin 2025, les autorités ont mené une opération de contrôle dans plusieurs établissements de la Côte d'Azur. L’objectif était de vérifier le respect des règles d’hygiène, de sécurité, de travail et d’affichage. Les inspections ont permis de constater la présence de plusieurs kilos de viande avariée et d’autres denrées mal conservées, immédiatement détruites.

De plus, la Brasserie du Cros-de-Cagnes, en prise avec des problèmes d’hygiène, est à vendre. Un kebab s’était positionné. Pas du goût des riverains. La mairie a décidé de préempter. Le président de l’association Casa du Cros a interpellé Louis Nègre, craignant qu'un kebab ouvre à la place de La Brasserie et porte atteinte à l’esprit patrimonial du lieu. La mairie a donné un avis favorable à la préemption commerciale de cet établissement. La cuisine a été fermée par arrêté municipal, après un contrôle d’hygiène, mardi 22 juillet. Sur 12 points contrôlés, 12 ont été jugés non conformes.

Accusation d'extorsion ultra-violente et implication d'un ancien gérant de kebab

En juillet 2025, un habitant de Cagnes-sur-Mer, ancien gérant de kebab sur la commune du Trait (Seine-Maritime), a été accusé d’avoir commandité l’extorsion ultra-violente d’un couple à Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine) en décembre 2023.

Le 22 décembre 2023, dans cette commune de la côte bretonne située entre Saint-Malo et Cancale, le couple avait été « surpris » vers 22h30 par l’intrusion de deux individus « gantés », « visages dissimulés » et « armés » qui leur avaient réclamé « 400.000 euros » ou « une clé USB de cryptomonnaie » alors que leur enfant de 2 ans dormait à l’étage. Le père de famille avait eu « les mains attachées au Serflex » et avait reçu des coups au visage. Les malfaiteurs avaient « fouillé l’intégralité de la maison » et l’avaient « roué de coups », au point de lui « lacérer les jambes et les bras » avec un couteau. Ils lui avaient aussi mis « un canon [d’arme à feu, NDLR] dans la bouche », avaient menacé de « violer sa compagne » et de « jeter leur enfant par la fenêtre ».

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Les deux agresseurs étaient alors « en conversation téléphonique constante » avec « une ou deux personnes » qui leur « donnaient des instructions » et qui étaient « manifestement au courant de la configuration des lieux ». Le père de famille était finalement « parvenu à se défaire » et à s’emparer du fusil à pompe de l’un de ses deux agresseurs : une lutte s’était alors engagée et un « tir accidentel » était parti.

L’enquête avait permis par la suite d’établir que le père de famille visé par cette extorsion travaillait pour « une société de trading » immatriculée en Grande-Bretagne et située à Dubaï. Les enquêteurs ont identifié « deux lignes téléphoniques » au nom de la compagne d’Omar XXX, un ancien gérant de kebab sur la commune du Trait (Seine-Maritime) : cet habitant de Cagnes-sur-Mer détenait « 51 % des parts » de la société de trading où d’anciens salariés auraient « pris dans la caisse » avant de partir…

Cet actionnaire de 42 ans a été placé en détention provisoire le 8 juillet 2024 mais lui-même souffre d’un cancer. Son avocat a sollicité sa remise en liberté, mais l’avocat général a rappelé que la « dette » n’est pas encore remboursée et craint une « réitération » de ces faits d’une « sauvagerie caractérisée ». Le mis en examen a par ailleurs été condamné à « neuf reprises » pour des « menaces de mort », des « vols », des infractions à la législation sur les stupéfiants et des « violences sur personne vulnérable ».

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