Les Carabiniers de Billy-Montigny, association doyenne du sport français, possèdent une histoire riche et intimement liée à celle de la commune. Fondée le 17 novembre 1883, cette société a traversé les époques, s'adaptant aux évolutions sociales et sportives, tout en conservant un ancrage local fort. Des origines liées à la défaite de 1870 à la diversification des activités sportives proposées aujourd'hui, en passant par l'essor du stade Paul Guerre, découvrez les moments clés de l'histoire des Carabiniers de Billy-Montigny.
Les Origines : Une Société de Carabiniers Née de la Défaite de 1870
Le contexte de la fin du XIXe siècle est marqué par la défaite française de 1870 face à la Prusse. Un sentiment de revanche anime alors certains patriotes, qui souhaitent préparer la jeunesse au maniement des armes. C'est dans cet esprit que, le 17 novembre 1883, quelques amateurs de tir, principalement des officiers et des sous-officiers sans emploi, embauchés par les Houillères de Courrières qui manquaient de cadres, obtenaient par arrêté préfectoral l’autorisation de se constituer en société. Ces hommes ne rêvent que de la revanche à prendre sur les Prussiens maudits (défaite de 1870) qui ont fait main basse sur l’Alsace et la Lorraine. Il faut s’y préparer et préparer la jeunesse… au tir notamment. Le 4 décembre, au Café Delauffre Verin, un comité était constitué, et la société des Carabiniers était née.
Un premier stand de tir est créé près des bureaux de la Compagnie des Mines de Courrières. Cependant, en 1887, devant l’extension prise par la société, le stand de tir ne présentait plus les garanties de sécurité exigées pour l’emploi du fusil.
L'Impact des Guerres et l'Essor du Stade Paul Guerre
La catastrophe minière du 10 mars 1906, qui frappe durement la région, interrompt brutalement l’essor de la société. Parmi les ingénieurs des compagnies voisines venus contribuer aux travaux de sauvetage, puis à la remise en état des puits sinistrés, se trouvait Paul Guerre. Par ses affinités militaires (Colonel de réserve), celui-ci devait forcément se trouver intéressé par la société des Carabiniers et dès son installation à Billy-Montigny, il en fut nommé Président. Il conservera ce poste jusqu'à son décès le 8 septembre 1929.
La Première Guerre mondiale met la société des Carabiniers en sommeil. Malheureusement, elle tuera cinquante Carabiniers…
Lire aussi: Le stand de tir : un héritage local
En 1921, un événement allait donner à la société une activité supplémentaire : le Racing Club Billysien, club de football fondé en 1904, sollicite et obtient d’entrer aux Carabiniers comme section. Bien vite la section football dispose de la "pâture Briet" où se trouve l’actuel stade Gabriel Péri.
Le stade des mines de Courrières, actuel stade Paul Guerre, est inauguré à l’occasion de la 5ème fête fédérale de l’union des sociétés d’éducation physique, gymnastique, tir et préparation militaire de l’arrondissement de Béthune. Le défilé réunira 5000 personnes environ. Le stade est composé de deux terrains de football, d’une tribune et d’une salle de gymnastique.
Hommage à Paul Guerre et Développement des Installations Sportives
En 1931, inauguration du monument élevé en souvenir de M. Paul Guerre (décédé en 1929). Au fil du temps, le stade Paul Guerre va se transformer.
Durant plus de 100 ans, les tireurs des C.B.M se rendent dans ces installations qui se dégradent avec le temps et deviennent à leur tour obsolètes. Laissées en état de délabrement par les Houillères, la municipalité décide en 1986 la construction du centre sportif Lucien Delannoy. Il est inauguré le 1er mai 1987.
En 1950, une section tennis est officiellement créée. Deux courts de tennis en terre battue existent (ces courts sont occupés par quelques amateurs et par les dirigeants des HBNPC). Création de la section basket-ball au sein des C.B.M. Les rencontres se déroulaient sur un terrain près des tribunes. En 1956, elle évoluera avec les handballeurs dans la salle de sport. Cette section sera dissoute dans les années 1991/1992. Une section ski et montagne est également créée. Elle avait pour but initial : la pratique du ski, l’entretien et l’entraînement nécessaire à ce sport et projection de vues rapportées par ses membres lors de séjour à la montagne. La section ski et montagne a gardé son appellation jusqu’en 1981. Elle a dorénavant le titre de Sports et Loisirs et ses activités ne sont pas pour autant modifiées. Installation d’une perche horizontale au stade Paul Guerre pour les archers. Cette section très active, aura aussi ses heures de gloire. Malheureusement, elle disparaîtra dans les années 60.
Lire aussi: Billy-Montigny : L'évolution de son stand de tir
Construction d’une salle de sport, au Stade Paul Guerre en 1956. Elle va permettre à Billy de disputer régulièrement les épreuves de handball à 7 joueurs. (En 1959, la fédération de handball mettra fin à la pratique de ce sport à 11 joueurs). Centenaire des carabiniers en 1983. Un hommage est rendu à Paul Guerre. Inauguration d’un nouveau court de tennis couvert (2 en plein air et un couvert). Il portera le nom de Jean Paindavoine. Inauguration de la salle Gérard Philippe.
La salle de sport construite en 1956 devenu vieillissante est rénovée en 1988. Inauguration de la halle de tennis Jean Paindavoine en 1991. La salle de gymnastique (Gérard Philipe) construite en 1927 est remise à neuve en 1992. Inauguration d’un terrain de football en matière synthétique en 1995. Ce terrain est mis à disposition des équipes des C.B.M mais aussi des associations de jeunes et des tournois associatifs.
La tribune construite en 1927 devenue dangereuse est détruite en 2001. Une nouvelle tribune voit le jour. Elle est inauguré le 15 décembre 2001. Elle porte le nom de François Michalski. Inauguration du club house de football en 2004. Accolé à la nouvelle tribune, il porte le nom de Maurice Gosselin. Mise en chantier d’un nouveau complexe sportif en 2008. Inauguration la même année du complexe sportif Otello Troni en septembre 2008.
Aujourd’hui, le stade Paul Guerre est l’un des plus beaux de la région.
Les Activités Proposées au Sein du Club
Aujourd'hui présidé par Mr DUQUESNOY Philippe, le club compte plus de 340 licenciés et 46 dirigeants. Il propose diverses activités sportives et de loisirs, notamment :
Lire aussi: Stand de tir à Montigny-le-Bretonneux : guide complet
- Athlétisme en entraînement, loisir et compétition. Running, randonnée pédestre. Du lundi au samedi, horaires selon les catégories. Entraînements chaque jour selon catégorie. Horaires et tarifs selon la catégorie d’âge. à partir de 5 ans.
- Pratique du handball et compétitions. Entraînements du lundi au vendredi de 18h à 21h et de 14h30 à 21h le mercredi.
- Renforcement musculaire, fitness - LIA, stretching, relaxation, zumba. Lundi et mercredi de 18h30 à 19h30, vendredi de 17h30 à 18h30. Salle J. M.
- Pratique et enseignement du tennis en loisir et compétition. De 9h à 11h30 et de 14h à 21h. Dès 5ans.
- Tir de précision au pistolet, carabine, arbalète, 10 m, 25m et 50m. Tous les lundis, mercredis et samedis de 14h30 à 18h30, dimanches et jours fériés de 9h30 à 12h15.
- Cours d’obéissance, de sociabilité avec les autres chiens. Toutes races admises, LOF ou non LOF. À partir de 18 ans.
Des 63 amateurs de tir qui lui ont donné naissance du fin fond d’un café de la ville, les Carabiniers compteront dans leurs rangs plus de 3000 licenciés dans les années 50, soit plus du tiers de la population Billysienne. Pendant des décennies, la majorité de ces licenciés ont été des mineurs de fond, des employés des fosses environnantes. La société des « CBM » a été présidée par une succession de cadres appartenant aux Mines de Courrières. En l’hommage à l’un de ses plus fervents présidents, le stade des Mines de Billy-Montigny sera rebaptisé stade Paul GUERRE en 1931.
Le Handball aux Carabiniers de Billy-Montigny : Une Épopée Nationale
Le Handball, né en Allemagne vers 1919, a fait son apparition en France vers 1932, en Alsace plus précisément. Une première Fédération aurait été créée à Metz en octobre 1935, puis une autre à Paris en 1937. Mais c’est seulement le 21 septembre 1941, que par décret officiel, la Fédération Française de Handball était juridiquement reconnue.
Pour répondre aux sollicitations de cette jeune Fédération, une section pratiquant ce sport fut créée à Billy-Montigny, en 1942 au sein de la société des Carabiniers avec, pour ossature, des membres de la section d’athlétisme de l’époque. À ses origines, le « Hand » se pratiquait à onze joueurs, sur un terrain de football. Deux ans plus tard, en 1944, l’équipe de Billy-Montigny était déjà couronnée championne du Pas-de-Calais et participait l’année suivante à des matchs en championnat de France de la « zone Nord », contre l’E.S. Mézières et l’A.S. Police de Paris.
Les défaites enregistrées étaient rapidement oubliées au bénéfice de nouveaux titres régionaux. Les Carabiniers gagneront plusieurs fois les championnats départementaux et régionaux, mais les victoires engrangées en Championnat de France et Coupe de France donnaient une dimension nationale au club. Les adversaires de l'époque étaient les clubs de Mézières, Sotteville, Vernon, Villemonble, Amiens, Billancourt, le Racing Club de France. Billy-Montigny devenait progressivement un haut lieu du sport Français.
En 1950, le Handball à sept faisait son apparition. Les Carabiniers s'y mettaient et remportaient quelques tournois.
En 1952, l'équipe première composée entre autre des frères Radajewski (César et Stanis), faisait parler la poudre. Le Club se qualifiait pour les demi- finales du Championnat de France et les 16ièmes de finale de la Coupe de France.
L'année suivante, en match de « démonstration », Billy-Montigny battait le champion de Belgique, le Welta de Malines sur le score de 12 à 5.
Toujours en 1953, la route du titre suprême s'arrêtait en 16ième de finale contre Villemonble Sport, futur champion de France.
Tout le monde pensait que 1954 serait la bonne année : après avoir éliminé le Racing Club de France, Asnières Sport, Livry Gargan, Billy-Montigny échouait en demi finale de la Coupe de France, contre l'A.S. Police de Paris, vainqueur du titre cette même année.
En 1954, l'équipe fanion de la section de Handball des CBM se classait parmi les 16 meilleures équipes de France et était appelée à évoluer dans la nouvelle division Nationale. L'année suivante, en match amical, Billy-Montigny donnait la réplique à l'équipe Nationale de Belgique : la défaite de 5 buts faisait néanmoins figure d'exploit.
En 1959, La fédération Française de Handball décidait de supprimer le jeu à onze. Les Billysiens gardaient cependant leur place au niveau national pour disputer le championnat à sept joueurs.
Cette même année, de jeunes talents venaient renforcer l'équipe première : Francis Decarnin (international A de 1960 à 1961), André Nita (International A de 1966 à 1967), Jean Nita et Joseph RADAJEWSKI, le plus jeune des 3 frères.
Le titre officieux de champion d'automne était attribué à l'équipe fanion, qui ne termina « que » 3ème à l'issue du championnat national.
A cette même époque, le club récoltait également des titres régionaux et départementaux avec son équipe B et ses équipes de jeunes. Les années se succédaient et les Carabiniers continuaient à défendre fièrement leurs couleurs au niveau national et régional.
Les difficultés liées aux nombreux et longs déplacements générés par le championnat de France amenèrent des problèmes de présence au sein de l'équipe fanion. Les résultats allaient s'en ressentir. En 1965, Billy descendait en division d'Excellence. Mais deux ans après, le Club retrouvait l'élite et la division nationale. En 1969, La Fédération Française de Hand-ball innova avec le double arbitrage (mode d'arbitrage actuel) : Billy-Montigny - Le P.U.C (Paris Université Club) servit de match test
1970 : L’Année du Renouveau
Cette décennie commençait pourtant mal. Les Houillères du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais abandonnaient la gestion directe de la société des Carabiniers de Billy-Montigny, obligeant les responsables des différentes sections à penser à une restructuration. La commune de Billy-Montigny prenait le relais en soutenant du mieux possible la société des Carabiniers. Aujourd’hui encore, la municipalité est le premier partenaire de la section de handball. Son investissement et son soutien ont permis au club de se maintenir à un échelon national.
Les restructurations nécessaires ont également permis à Billy-Montigny de mieux se préparer pour de nouveaux défis. Même si les résultats de 1970 et 1971 étaient honorables, c’est lors du championnat de 1972-1973 que se concrétisèrent tous les efforts du club.
Les CBM gagnaient match sur match. La salle Paul Eluart devenait un véritable bastion. Le nom des Carabiniers était colporté à travers toute la France tant les performances de l'équipe première étaient brillantes. Plus de mille spectateurs à chaque match. Des supporters venant en car, du Nord et de Picardie, pour voir évoluer dans l'arène, l'une des plus belles équipes du Championnat National et ses joueurs « made in Ch'ti ».
La rencontre des demi-finales du championnat de France de N1 contre Dijon se joua à guichets fermés. Billy s'inclinait mais avait gagné une dimension nationale et sa place parmi les quatre meilleurs clubs français.
Les Nita, Decarnin, Klima et Radajewski ont véritablement transformé leur salle en un chaudron brûlant, tel celui de l'AS St Etienne, à la même époque. « A Billy, on ressentait encore plus la culture de cette région. On était dans le dur du pays Ch'ti. En novembre, on avait l'impression d'arriver sur la Lune. Même dans la salle, on se sentait au fond de la mine… c'était vraiment le club des gueules noires » commente Daniel Constantini, ancien joueur du SMUC et ancien sélectionneur national de 1985 à 2001. La saison 1973-1974 était tout aussi brillante. Billy se hissait également jusqu'en demi-finale mais était battu par Paris, futur champion de France. Cette deuxième défaite de rang affecta le groupe. Beaucoup de joueurs émigreront vers d'autres cieux. Les Carabiniers défendront fièrement leurs couleurs mais ne pourront empêcher en 1976 la descente de l'équipe première en nationale 2.
Le club devait une nouvelle fois se reconstruire. Les priorités étaient plus que jamais la formation, l'encadrement et l'intégration des jeunes.
En 1979 et 1980, les CBM manqueront de peu la remontée en N1. Malgré de bons résultats l'année suivante, les désillusions de la montée impacteront le groupe. De nombreux joueurs s'exileront à nouveau
1983 : La Société des Carabiniers de Billy-Montigny Fête Son Centenaire
Après une saison difficile marquée par le spectre de la descente, les CBM joueront l’année suivante le haut de tableau et accrocheront les barrages synonymes de montée en N1. Mais les Artésiens tomberont aux pieds des remparts de Carcassonne contre la formation de Trèbes. En 1986, les dirigeants décident d’étoffer leur effectif en intégrant des joueurs d’expérience. Deux recrues zaïroises arrivent au club. Ce petit plus permettra aux CBM de jouer le haut de tableau pendant plusieurs saisons, mais la montée n’était jamais au rendez-vous. Les Carabiniers finissent deux fois troisièmes derrière Dreux et Saint-Brice en 1987, Saint-Michel-sur-Orge et Thionville en 1988. Et l’histoire se répète. Les efforts du groupe ne sont pas récompensés et les meilleurs éléments quittent le club. Toutefois, l’âme billysienne persiste.
La FFHB lance les restructurations des poules nationales. Les Carabiniers se maintiendront en N2. En 1991, la stratégie de la formation des jeunes porte ses fruits. Les cadets échouent en phase finale du championnat de France, mais ils se rattrapent l’année suivante en remportant le titre suprême. Une nouvelle génération est née. Les CBM assurent l’essentiel durant les saisons suivantes. L’équipe première intègre progressivement ses jeunes pousses.
C'est en 1999 que tous les espoirs reviennent. Le nouveau groupe, taillé pour la victoire, effectue un magnifique parcours mais échoue aux pieds des marches de l’accession. Cette même année, les CBM accèdent aux huitièmes de finale de la Coupe de France. Les Artésiens sont éliminés devant leur public par Chambéry et sa myriade d'internationaux, dont Daniel Narcisse et son emblématique entraîneur et ancien barjot, Philippe Gardent.
Depuis 2000
Billy a reconstruit un groupe qui mêle à la fois joueurs du cru et cadres d’expérience. L’équipe première continue son périple en N2. La réserve évolue dans le championnat de pré-nationale, l’équipe 3 a son ticket pour les joutes régionales et l’équipe 4 évolue en départementale. De plus, les jeunes prouvent chaque semaine sur les parquets que la source des talents n’est pas encore tarie dans notre région.
La Saison 2023/2024
Restera à jamais gravée dans l'histoire des Carabiniers de Billy-Montigny comme celle de la consécration. L'équipe première, invaincue lors de la saison, a atteint son objectif en montant en Nationale 1. Couronnant cette performance exceptionnelle, l'équipe a joué les finalités sur l'île de la Réunion, représentant fièrement l’une des meilleures équipes de métropole. Les Carabiniers ont remporté la demi-finale contre la Cressonnière et, en finale, ont affronté Château Morange, champion de la Réunion avec d'anciens joueurs professionnels. Le handball a donné à Billy-Montigny, petite ville de 8300 âmes, une envergure nationale. L'histoire du handball à Billy-Montigny ne peut pas être évoquée sans celle de son club de supporters. Celui-ci a accompagné les équipes au travers des périodes les plus glorieuses et des plus difficiles de son histoire. Aujourd'hui encore, les supporters perpétuent la tradition en apportant leur soutien et leur aide dans le fonctionnement du Club.
Qui aurait pu croire que tant de notoriété et tant d'exploits pourraient se concrétiser sur le mythique et emblématique parquet de la salle Paul Eluard.
Les Compétitions de Tir à Travers l'Histoire
La capacité d'une personne à lancer un projectile, que ce soit une pierre, une flèche ou une balle sur une cible éloignée et de l'atteindre avec précision, fait partie de l'histoire humaine depuis son origine. Il est même des américains pour imaginer que c'est dans nos gènes. L'histoire relate de fantastiques tirs des premiers pionniers de l'ouest américain comme DAVID BOONE et DAVID CROCKETT. L'incroyable tir de BILLY DIXON pendant la bataille de ADOBE WALLS au TEXAS en juin 1874 est considéré comme l'un des plus fameux jamais réalisé. Se servant d'un fusil à bison SHARPS "Big 50", calibre 50, DIXON visa soigneusement, tira et atteint un indien "hostile" assis sur son cheval à une distance estimée de 1,538 yards!
Cela semble difficile à imaginer aujourd'hui mais dans les années 1800 jusqu'au début de 1900 avant que le baseball ne devienne sport national, l'organisation de concours de tirs était le sport le plus populaire aux Etats-Unis. Hommes et femmes se rassemblaient le samedi soir au club local ou sur les places de villes pour participer à des concours aux cibles situées à 200 yards et sans appui. Beaucoup d'images et de lithographies de cette époque montrent des hommes en habits pointant leur fusil et visant des cibles. L'adresse au fusil était considérée à l'époque comme une "bonne" chose dont on pouvait être fier.
Le plus célèbre concours long range de précision dont on se souvient aujourd'hui et qui a rendu le terme de "CREEDMOOR" fameux, fut le match Long Range Black Powder entre les Etats-Unis et l'Irlande sur les nouvelles installations de la NRA construites sur le site de "CREED" farm dans le nord de l'état de New-York en 1874. La campagne environnante rappelait à ceux qui l’avaient vue le "Moorland" en Grande-Bretagne… d'où le terme de "CREEDMOOR".
Les compétitions suivantes qui ont lieu à Creedmoor en 1876 et à Wimbledon (Angleterre) en 1877 focalisèrent l'attention sur ce sport et l’élevèrent grâce aux meilleurs tireurs du monde au niveau d'une compétition reconnue dans le tout le monde anglo-saxon.
Le Match de Creedmoor de 1874
Pour le match de 1874 entre les Américains et les Irlandais à CREEDMOOR les cibles étaient sensiblement différentes de celles utilisées aujourd'hui. La cible elle même faisait un rectangle de 12 pieds sur 6, à l'intérieur duquel on trouvait un rectangle de 6 pieds sur 6 au centre duquel était centré un rectangle de 3 pieds sur 3 peint en noir. Le tout délimitant du centre vers les extérieurs des zones à 4, 3 et 2 points. Elles étaient deux fois plus grandes que celles utilisées aujourd'hui.
Tout commence par la publication, dans le New York Herald du 22 novembre 1873, d'une lettre intitulée:"Challenge to the Riflemen of América from the riflemen of Ireland"
Les deux teams en compétition étaient composés chacun de six tireurs. Le team US était équipé d'un mélange de ROLLING BLOCKS et de SHARPS à chargement par la culasse alors que le team Irlandais utilisait des RIGBY à chargement par la bouche.
La raison pour laquelle on peut voir sur les images ou les lithographies de l'époque des tireurs allongés sur le dos avec le canon posé entre leurs pieds est due au règlement du jour imposant que "toutes les positions étaient autorisées mais sans aucun appui artificiel aussi bien pour le fusil que pour le tireur".
tags: #carabiniers #billy #montigny #histoire #tir
