L'Histoire du Soccer Féminin des Carabins : Une Équipe d'Exception

L'équipe de soccer féminin des Carabins de Montréal est une force dominante dans le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). Leur histoire est jalonnée de succès, de joueuses exceptionnelles et d'un engagement constant envers l'excellence. Cet article explore les différentes facettes de cette équipe, en mettant en lumière les joueuses clés, les moments marquants et les défis rencontrés.

Performances Récentes et Joueuses en Vue

Récemment, les Bleues ont affiché de belles performances, avec une dizaine de joueuses se distinguant par au moins un but ou une assistance. Dans le cadre de la préparation pour la reprise des compétitions, les Carabins ont démontré leur potentiel lors de matchs amicaux.

RSEQ : Préparation et Joueuses Clés

La reprise approche pour les deux équipes du RSEQ, avec un retour à la compétition prévu le vendredi 17 octobre. En attendant, les Carabins de Montréal de Léa Berger et les Stingers de Concordia pour Emma Nonnenmacher continuent leur préparation. Chez les Warriors de Waterloo, le week-end a été fructueux pour les Carabins avec des succès 4-3 et 6-2 dont un but de Léa Berger, son deuxième dans cette préparation.

Le RSEQ rentre dans sa phase retour des matchs universitaires et au Kan Football Club l’idée est venue de dresser une liste de joueurs à suivre dans la seconde partie de saison. À l’inverse de celle des garçons cette sélection des filles à suivre a été difficile à évaluer.La cause, le fossé technique abyssal qui sépare les plus fortes universités des plus faibles.

Cassandra Fafalios : La Gardienne Impériale

Dans une équipe des Martlets orpheline de Audrey-Ann Coughlan et Alexandra Tinfow, Cassandra Fafalios s’évertue à frustrer les offensives adverses de son mieux. Sobre dans ses relances et dans son placement elle dispose par contre d’excellents réflexes sur sa ligne. Et même elle n’a pu éviter la défaite de son équipe face aux grosses écuries du RSEQ, elle reste la référence dans son jardin du stade Molson où son nombre impressionnant d’arrêts par match rattrape les errements défensifs de ses défenseures. Quand une place en série est en jeu, quand le temps joue contre vous et votre défense ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul : Cassandra Fafalios.

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Marie-Joëlle Vandal : La Muraille Défensive

Si le grand public résume Laval à sa seule force de frappe offensive et qu’avec une charnière Ujeneza-Gauthier, il ne reste plus à Marie-Joëlle qu’à compter les papillons qui volettent au Peps et attendre tranquillement que le Rouge et Or entame sa patiente, mais létale entreprise de démolition des défenses adverses. Vandal, ce sont de solides interventions hors de sa surface, une qualité de relance au pied qui décourage tout pressing adverse et surtout des prises de balles aériennes qui décourage toutes les attaquantes de venir s’aventurer un peu trop près. Pas un hasard si les Carabins de Montréal ont dû s’en remettre aux coups de pied arrêtés pour tromper sa vigilance.

Marie-Sandra Ujeneza : La Résilience Incarnée

Si le Rouge et Or était un gouvernement où Vandal serait chef de l’exécutif, le portefeuille de ministre de la Défense reviendrait à Marie-Sandra. Je l’imaginais mal revenir à son meilleur niveau après sa grave blessure qui l’avait éloignée des terrains. Mais c’est mal connaître la native de Butare qui en a écœuré plus d’une en cette première partie. La stat qui tue : 1 seule défaite en soccer extérieur depuis son arrivée en 2014 et 1 titre provincial à chacune de ses saisons.

Maude Leblanc : La Force de la Montagne

On joue la 45 ème minute au Cepsum ce jeudi 6 octobre entre Mc Gill et Udem.À l’ouverture du score de Leïla Boudjelal pour les Bleues, les Martlets ont répliqué par Daphnée Morency-Roussin.Coup franc pour UDEM.C’est le moment choisi par Maude Leblanc pour montrer à Cassandra Fafalios qu’il n ya qu’une “Force de la Montagne” sur le Mont-Royal, et elle se trouve du côté de la rue Édouard-Montpetit.

Dafné Roldan : L'Expérience au Service de la Défense

Il est loin le temps de la Dafné Roldan milieu de terrain récupérateur qui arpentait les prés verts à la recherche d’adversaires à qui distribuer des mandales, des taquets et faire sortir de leur match, récoltant au passage moult cartons. C’est désormais à une position plus reculée de défenseure centrale qu’elle fait profiter son équipe de son expérience. Plus ancienne médaillée au championnat canadien (finaliste en 2009 avec UdeM) encore en activité sur le circuit, elle guide pour l’instant la troupe d’Alexandre Da Rocha vers peut-être un des meilleurs résultats sur le RSEQ de son histoire.

Mona Ouirzane : Capitaine Courage

On joue la 49e minute de UDEM - LAVAL au ce 23 septembre au Cepsum quand la fusée Léa Chastenay-Joseph récupère un ballon donné en retrait par la défense de Montréal. La sentence ne se fait pas attendre. Passe pour Laurence Godbout et ouverture du score contre le cours du jeu. Le bouc émissaire est tout trouvé. La n5 des bleues se prend la tête, mais la redresse aussitôt. Pas de temps pour les consolations, le match n’est pas fini et il faut encourager les partenaires. Alors Mona tout comme Laura Chénard, sait mieux que personne ce que c’est qu’être blessée, elle qui est revenue d’une déchirure au genou fait fi de son orgueil personnel et harangue ses partenaires. Parce que l’échec n’admet pas de justification alors elle pousse, elle replace, elle crie, elle encourage et ça paie. À la 87e elle est l’une des plus rapides à venir féliciter Chloé Villeneuve après son égalisation. Il y a tout et rien à la fois dans ces 30 minutes qui ont décomplexé l’UDEM face au Rouge et OR. Et si l’UDEM remporte la bannière du RSEQ à la fin de la saison, elle pourra remercier Mona Ouirzane leur capitaine-courage.

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Julia Liguori : L'Arrière Latérale Offensive

La tendance est à l’offensive du côté des latéraux des Citadins. Du côté des dames, je demande Julia Liguori. Pour sa première année dans l’uniforme des Citadins la défenseure latérale qui peut également dépanner comme axiale, a montré dans la première partie de saison une grande propension à se projeter à l’attaque soutenir Émilie Carrier ou Marie-Pier Gougeon dès que l’occasion se présente.

Mélissa Gougeon : Le Couteau Suisse de la Défense

On ne peut pas parler du jeu défensif de l’UDEM sans citer l’ainée des Gougeon. Mélissa latérale? c’est bon,Mélissa au marquage?C’est bon? Mélissa milieu de terrain centre??? C’est encore bon. Taulier de la défense de l’UDEM, Mélissa Gougeon c’est cette joueuse indispensable à tout entraineur qui ne rechigne pas à s’occuper du sale boulot permettant à son équipe de respirer.Véritable couteau suisse , sa polyvalence est un atout non négligeable pour les Carabins qui vise une place au championnat canadien du SIC cette année. Championnat dont elle a atteint la finale en 2013 et est désormais l’une des rescapées avec Laura Chénard,Mona Ouirzane et Jacynthe Tessier.

Audrey Lagarde et Anne Gauthier-Dessureault : La Complémentarité au Milieu de Terrain

La référence à mes yeux au poste de latérale cette saison. Je n’avais plus revu une telle complémentarité dans le milieu du Vert et Or depuis la paire Andréanne Gagné-Laurence Dostie Paré. Mais force est de croire que la relève pointe le bout de son nez avec la paire Audrey Lagarde-Anne Gauthier-Dessureault. Placéee devant la défense du Vert et Or, elle intervient particulièrement dans le rôle ingrat de marquage des milieux de terrain adverses en phase défensive. Mais c’est vraiment dans l’animation offensive que son rôle de plaque tournante prend toute son ampleur. Bénéficiant de la liberté de mouvement offerte à Lagarde, elle n’hésite pas à se projeter vers l’avant et à faire profiter son équipe de son jeu court comme long. Femme de l’ombre, mais qui n’hésite pas à prendre ses responsabilités lorsque le jeu l’exige, Anne ne récolte pour l’instant aucun carton à son actif. Un rôle de vigie qui profite à ses coéquipières, mais qui n’empêche pour l’instant pas son équipe d’encaisser beaucoup de buts par le centre contre les grosses écuries.

Erika Pion : L'Infatigable Milieu Défensive

Si les Citadins de l’UQAM marquent beaucoup cette année, ont un style de jeu plus prononcé et surtout n’encaissent plus autant de buts que par le passé, une femme dans cet effectif coure beaucoup plus que les autres et met le pied sur le ballon quand il faut. Je ne prêtais pas spécialement attention à son jeu tant les qualités de percussions de Marie-Yasmine Alidou d’Anjou masquaient son travail de sape. Ne recherchez cependant pas chez elle ni élégance ni glamour dans son jeu : Erika Pion c’est cette coéquipière de devoir qui prend sur ses mollets la rude tâche d’éteindre les milieux adverses n’hésitant pas à abuser de tacles bien placés (parfois un peu trop) pour annihiler le départ des actions et qui permet aussi par sa couverture du terrain les envolées de Liguori - Gougeon ou Alidou D’Anjou.Peut-être dans la meilleure saison de sa carrière universitaire sous l’uniforme Citadins pour celle qui seule ou associée à Laurence Beaulieu devant la défense est l’une des raisons pour lesquelles la formation d’Alexandre Da Rocha affiche plus de caractère et de détermination chaque fois qu’elle est menée au score.

Arielle Roy-Peticlerc et Laurie Couture-Dallaire : Le Duo Dynamique au Milieu de Terrain

On aime ou on n’aime pas, mais je vois ni plus ni moins l’une meilleure paire au milieu de terrain à mi-saison que le tandem Arielle Roy-Peticlerc-Laurie Couture-Dallaire. Laurie c’est la créativité et une insolence dans le jeu que ce soit dans la protection de balle, les râteaux ou les changements de direction. Son jeu suinte la confiance et je n’ai pour l’instant pas vu beaucoup de déchets techniques dans son jeu (je ne dis pas qu’elle n’en a pas je dis juste que pour l’instant cela n’a pas paru). Ce qui force l’admiration c’est la zone dans laquelle elle vient chercher ses ballons. Profitant de la qualité de relance de ses arrières et de la confiance qui règne dans l’effectif elle n’hésite pas à décrocher chercher la balle pour orienter le jeu vers ses acolytes Lapointe et Roy-Peticlerc, pour l’avoir vu effacer deux adversaires simplement d’une feinte de corps suivi d’un râteau lors de la confrontation aller contre UDEM, j’ai entendu un « Ouhh la Verratti » émanant de la bouche de plusieurs spectateurs conquis à sa cause.

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Mélisane Lafrenaye et Audrey Lagarde : Les Meneuses de Jeu Créatives

Les Stingers de Concordia et les séries c’est un peu comme Coyote poursuivant Bip Bip: tu as toujours l’impression que cette fois c’est la bonne et que le Grand Géocoucou va se faire prendre par le Coyote… mais non.Les Stingers c’est un peu cela: des bonnes intentions chaque années mais toujours des raclées et des raclées qui les ramènent à la réalité.Par contre , poursuivant dans leur tradition des numéros 10 créatives, elles nous mettent toujours à l’honneur des pépites agréables à suivre. Après Kayla Myre, après Kaitlyn Fournier j’appelle à la barre Mélisane Lafrenaye. Dans une formation qui sauf cataclysme servira d’arbitre pour les équipes de tête jusqu’à la fin de la saison, la meneuse de jeu détonne par la qualité de ses passes et percussions balle au pied. Audrey ressuscite le mythe du numéro 10 à l’ancienne. La coéquipière qui oxygène le jeu par ses décrochages, sert de rampe de lancement aux attaques, se charge des coups de pieds arrêtés et même se retrouve à la conclusion des actions. Hybride de meneur de jeu et d’attaquante quand le jeu l’exige, n’attendez pas de roulettes ou autres attractions à la Robinho de sa part, Audrey Lagarde ne vit que pour le collectif. La complicité qu’elle entretient avec Anne Gauthier-Dessureault lui donne beaucoup de liberté pour jouer entre les lignes à la recherche de cette passe qui tue ou de cet appel dans le dos de la défense trop occupée à garder un œil sur Marie-Éve Jacques et Laura Veilleux. Elle a également perfectionné l’aspect défensif de son jeu et n’hésite pas à mettre la main à la pâte quand il s’agit de harceler les milieux défensifs adverses pendant leur relance. Ne lui reste plus qu’à confirmer ses bonnes performances de mi-saison en aidant sa formation à décrocher une bannière provinciale.

Arielle Roy-Peticlerc : L'Architecte Offensive

Nous sommes à la fin du match contre l’UDEM et au micro on ressent une Arielle Roy-Peticlerc fâchée d’avoir perdu des points contre les Bleues. Se rend-elle compte qu’elle vient de participer à une démonstration de football de plus d’une heure où le Rouge et Or a privé les Carabins du cuir ? Non, car la n10 du Rouge et Or n’en a cure des performances individuelles. Que ce soit avec Gabrielle Lapointe, Laurie Couture-Dallaire ou à l’occasion Joëlle Gosselin lorsque celle-ci décroche, Arielle joue entre les lignes reçoit le ballon, s’écarte sur l’aile, revient toucher le ballon, disparaît puis ressurgit et débloque la situation. Sa réalisation au Cepsum à la suite d’une succession de 11 passes consécutives illustre bien la chimie qui règne au sein de cette formation qui sera difficile à aller chercher en cette fin de saison.

Marie-Pier Gougeon : La Dribbleuse Explosive

Dribble : action de se déplacer le ballon sur le terrain pour éviter que le joueur ne s’en empare ce qui peut notamment supposer des accélérations rapides. Prenez la définition, rajoutez-y un zeste de malice et vous obtenez la cadette des Gougeon qui participe actuellement à la bonne santé des Citadins de l’UQAM. Le seul reproche qu’on pourrait faire à Marie-Pier serait son manque de réalisme devant les buts. Pour une joueuse qui casse autant de reins et est douée d’un démarrage aussi explosif, son ratio passe-buts est encore famélique. En revanche son abattage de la 1re à la 90e que ce soit en tant qu’ailier ou en milieu offensif axial est énorme et soulage grandement une formation dépourvue d’une attaquante axiale qui carbure dans des saisons à plus de 8 buts.

Catherine Proulx : L'Ailière en Progression

J’ai longtemps hésité avant d’inscrire Catherine Proulx tant j’attendais d’elle plus de réalisme devant les cages par rapport au nombre d’occasions qu’elle se crée par match. Dans un style crochet intérieur-extérieur sur son aile qui rappellera Kim Brûlé aux nostalgiques du côté de Édouard-Montpetit, Catherine est pour le moment sur une bonne lancée alors qu’elle totalise 4 buts et 2 passes à mi-saison. Moins de frou-frou et plus de travail et on sent la jumelle Proulx qui a bossé ses gammes devant les cages adverses. Également une bonne nouvelle, elle possède de nombreuses coéquipières de talent qui tendent à faire de l’UDEM une formation qui brille par son imprévisibilité offensive. Suppléée par une rapide Chloé Villeneuve sur son côté quand elle-même n’a plus de jus dans les jambes. La profondeur que donnent cette année les Carabins sur toutes les lignes est un atout de plus qui va lui permettre de se dépenser sans compter.

Marie-Yasmine Alidou d’Anjou : La Chef d'Orchestre Offensive

L’UQAM a pour l’instant un pied en séries et le doit pour l’essentiel à un système de jeu équilibré sublimé par sa chef d’orchestre Marie-Yasmine. Dans un système de jeu qui lui permet de mettre en avant ses qualités de contrôle de balle, de jeu entre les lignes et surtout de finition. Elle marque, provoque balle au pied, dispose d’une puissante frappe de balle, est impliquée dans la moitié des buts de son équipe et elle affiche des stats stratosphériques pour une joueuse de l’UQAM (déjà 10 buts à mi-saison). Elle peut parfois afficher des performances défensives en deçà des atteintes comme ses matchs en demi-teinte face au Rouge et Or ou contre l’UDEM, mais on le lui pardonne tant, jamais depuis Lora Lehr, une joueuse des Citadins n’avait eu autant d’impact sur le circuit. Jamais autant à l’aise que soutenue par deux milieux défensifs qui lui épargnent les tâches défensives, elle peut alors se concentrer sur ce qu’elle fait de mieux (même très bien) pour le moment : laisser libre cours à ses qualités offensives.

Autres Ligues et Performances Internationales

Outre le RSEQ, des joueuses québécoises évoluent dans d'autres ligues et championnats, démontrant la qualité et la diversité du soccer féminin au Québec.

PFWL (Ligue féminine de hockey sur glace suisse)

Estelle Duvin, Clara Rozier et Marie-Pierre Pélissou se sont illustrées en Suisse. Le SC Bern, avec Duvin et Rozier, a remporté une victoire importante. Marie-Pierre Pélissou a fait son retour avec le HC Davos, délivrant une assistance.

DFEL (Deutsche Fraueneishockey-Liga)

Léa Villiot et Lore Baudrit de l'ERC Ingolstadt ont connu un week-end fructueux, avec des buts et des assistances, contribuant à la prise de la première place de leur équipe.

EWHL (Elite Women's Hockey League)

Alice Philbert des Eagles Südtirol a réalisé 47 arrêts sur deux jours, contribuant à deux victoires en prolongation pour son équipe.

DamEttan Södra (Suède)

Margot Huot-Marchand et son équipe, Rögle, se préparent pour des rencontres importantes.

OWHA (Ontario Women's Hockey Association)

Aucune information spécifique n'est fournie pour cette ligue dans le texte.

PWHL (Professional Women's Hockey League)

Elina Zilliox et Lucie Quarto de l'Université de Lindenwood ont connu un début de saison difficile, mais Lucie Quarto s'est distinguée en marquant un but.

Autres Performances

Séhana Galbrun a marqué son premier but de la saison avec le HIFK, malgré la défaite de son équipe.

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