Causes et solutions pour un canon de fusil tordu

Un canon tordu peut être un problème frustrant pour les propriétaires d'armes à feu, affectant la précision et la performance de l'arme. Il est essentiel de comprendre les causes potentielles de ce problème afin de déterminer la meilleure approche pour le résoudre. Cet article explore les causes possibles d'un canon tordu, les méthodes de vérification de son alignement, les techniques de redressement et les alternatives telles que le remplacement du canon.

Causes potentielles d'un canon tordu

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la torsion d'un canon de fusil, notamment :

  • Défauts de fabrication : Un traitement thermique inadéquat ou omis lors de la fabrication peut rendre le canon plus susceptible de se tordre avec le temps. Un traitement thermique raté ou oublié lors de la fabrication peut rendre le canon plus susceptible de se tordre avec le temps.
  • Variations de température : Les changements de température peuvent affecter la structure du métal et contribuer à la déformation du canon.
  • Manipulation incorrecte : Refermer le canon trop fort, ou tirer le canon ouvert peut progressivement le plier.
  • Chocs : Des chocs ou des chutes peuvent également causer une déformation du canon.
  • Encrassement : Un mélange de graisse séchée, de calamine, de rouille, d'emplombage et d'encuivrage peut exercer une pression sur le canon et contribuer à sa déformation.

Méthodes de vérification de l'alignement d'un canon

Pour déterminer si un canon est tordu, plusieurs méthodes peuvent être utilisées :

  • Inspection visuelle : Examiner attentivement le canon à la recherche de courbures ou de déformations visibles.
  • Utilisation d'un vérificateur de dressage : Un vérificateur de dressage est un appareil optique qui permet de détecter les défauts d'alignement d'un canon en analysant l'image d'une bande noire réfléchie par l'intérieur du canon. En regardant l'image d'une bande noire réfléchie par l'intérieur d'un canon, qui forme miroir cylindrique, on aperçoit une ombre allongée, appelée cierge à cause de sa forme, et dont les altérations indiquent les défauts de dressage.
  • Test de la tige : Enfoncer une tige en bois du diamètre intérieur du canon (au sommet des rayures et non au fond) pour vérifier l'alignement du barillet. Si, une fois le chien armé la baguette entre jusqu'au fond de la chambre, l'alignement est bon.

Techniques de redressement d'un canon

Si un canon est jugé tordu, plusieurs techniques de redressement peuvent être envisagées :

  • Nettoyage approfondi : Un bon nettoyage est la première étape pour évaluer l'état du canon. Il semblerait toutefois que ce soit en bonne partie de l'encrassement, qui peut être un mélange de graisse séchée, calamine, rouille, emplombage et encuivrage, parfois très rétif ! La solution serait déjà un bon nettoyage, avec dissolvant du genre "Ed's Red" (mélange de solvants, acétone, pétrole, white spirit, plus huile hydraulique "rose"), à passer à l'écouvillon nylon. Laisser agir quelques heures, passer 2 ou 3 chiffons, remettre du Ed's Red à l'écouvillon nylon, laisser à nouveau agir…Toutes les 2 ou 3 séances, un coup d'écouvillon laiton pour fragmenter ce qui veut bien ; et re-belote…Après une dizaine de séances, augmenter l'intervalle à 24 heures. Tant que le premier chiffon ressort sale, continuer ; au bout d'une semaine à 10 jours ça devrait être mieux (faut pas se leurrer, même au bout d'un an à raison d'une séance par semaine, le chiffon ressortira toujours plus sale qu'il n'est rentré).
  • Redressement manuel : Le redressement du canon est une option, mais il est crucial de le faire correctement. Il est fortement déconseillé de souder quoi que ce soit sur le canon. La soudure, cela veut dire chauffer fortement très localement avec pour effet la création de concentration de contraintes qui, à mon avis, ne vont pas arranger les choses. Si vous choisissez de redresser le canon vous-même, il faut faire un revenu. Et c'est là que tout se joue. Un peu trop, et le canon peut se tordre avec les mouvements répétés. Si non de lui trouver un canon traité correctement en PO.
  • Utilisation d'une presse : Une presse peut être utilisée pour redresser un canon en appliquant une pression contrôlée. Cet outil s’appelle un balancier. Il sert à dresser des tubes neufs d’armes neuves ou pour redresser des canons qui ne tirent pas droit.cela se fait avec les ombres et les reflets sans en connaître les détails. Il faut savoir que les canons se “bandent” au tir. C’est à dire qu’ils se plient ( vers le bas pour les juxtaposés) et peut-être servir à réajuster le tir. Les fabricant sérieux l’utilisent pour vérifier et rectifier leurs canons. J’en avais vu en utilisation chez browning pour les canons rayés et on m’avait dit que ce travail ne pouvait être fait que par l’oeil et le savoir faire et ne pouvait pas être fait par une machine.
  • Renforcement du canon : Une autre approche consiste à transformer le canon en canon lourd en l'insérant dans un tube d'acier après l'avoir redressé. Cela renforcera le canon.

Alternatives au redressement d'un canon

Dans certains cas, le redressement d'un canon peut ne pas être possible ou souhaitable. Les alternatives suivantes peuvent être envisagées :

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  • Remplacement du canon : Si le canon est trop endommagé, le remplacement peut être la meilleure option. Changer le canon mais j ai la crainte de retomber sur le meme probleme. Il faut trouver un canon de rechange et voir pour le mien apres, le redresse meme apres soudure cela ne me fais pas peur mais je ne metrise pas les modifications de la matiere au niveau des soudures :la est le vrai probleme je ne le ferai qu en desepoir de cause.
  • Traitement thermique : Le traitement du canon a simplement été raté (ou oublié). Donc il faut que tu le redresse et fasse le traitement idoine. Et le problème sera définitivement résolu. Le gros soucis est que le traitement est normalement le suivant: trempe à l'huile, fin de trempe à l'eau. Ce qui rend l'acier cassant. Donc pour uniformiser le tout, il faut faire un revenu.

Considérations supplémentaires

  • Techniques de tir : La régularité de position de tir est primordiale, durant toute la série (si on n'arrive pas à s'y tenir, réduire la longueur de la série). Pour tester, la position de tir "de choix" c'est assis, avec appuis avant et arrière (et ce depuis … au moins la guerre de 70). En second vient la position à genou, le coude faible appuyé sur le genou ; en s'appuyant contre un poteau on élimine le balancement latéral (pas derrière, le poteau, à cause du recul !
  • Rayures hélicoïdales : Dans ce système, l'angle fait par la rayure avec la génératrice de l'âme est constant.Il offre un avantage au point de vue du centrage: le mouvement de rotation s'établit mieux dans l'âme. Mais le grand inconvénient est que les rayures sont trop inclinées au moment du départ du projectile, et il en résulte une grande fatigue des cloisons. En outre, les rayures ne sont pas assez inclinées à la bouche. L'angle final est au plus de 4°, et il est reconnu que, pour assurer une bonne stabilité d'axe, il faut une inclinaison final de 7°.
  • Rayure parabolique : Dans ce système, la rayure développée présente un arc de parabole tangent à la génératrice à la partie arrière, et faisant avec elle un angle qui va nécessairement en s'ouvrant de plus en plus. Ce tracés est justifié par l'emploi des poudres lentes. En effet la ceinture se trouve ainsi découpée graduellement, le projectile prend son mouvement d'une façon progressive; et il arrive à la bouche avec la vitesse nécessaire.Dans le principe, les rayures avaient une certaine inclinaison initiale sur la génératrice; on la supprima à cause de l'emploie des poudres progressives. Une petite inclinaison initiale de présente pas de grands inconvénients; etn si la pièce n'est pas très ongue, c'est autant de gagné pour l'inclinaison finale. Dans les canons de la marine Mle 1870, la parabole est tangente par son sommet à la génératrice de l'âme, et ce sommet se trouve souvent en arrière de l'origine des rayures. Si la pièce est assez longue, on arrive à l'inclinaison final de 7° avant d'avoir atteind la bouche. Alors on a songé à sauvegarder la vitesse nitiale, sans outrepasser une bonne rotation finale suffisante pour assurer la précision du tir, en terminant les rayures progressives par une partie hélicoïdale. La Guerre [comprendre l'armée de terre je suppose…] a adopté ce principe.Dans la marine, pour l'artillerie Mle 1881, qui a de grandes longueurs d'âmes, on a préféré employer une rayure qui est d'abord rectiligne suivant la génératrice, puis qui devient parabolique jusqu'à la bouche.Nombre des rayures. [voilà qui répond à la remarque de Geanphy…]L'effort exercé par le projectile sur le canon doit être réparti sur le plus grand nombre possible de points. Il y a donc avantage à multiplier les rayures, tout en diminuant leur profondeur jusqu'à la limite qui assure la rotation du projectile, et en conservant aux cloisons une largeur suffisante pour résister à l'effort d'arrachement que le projectile produit sur elles….A la suite de nouvelles expériences (1875)[donc avant la PSF], le nombre des rayures fut porté à une fois et demi le nombre de cm du calibre. Enfin, depuis le 2 janvier 1878, la largeur des cloisons a été pour les canons de tout calibre construits postérieurement à cette date, réduite à 4 mm et le nombre des rayures à deux fois le nombre de centimères du calibre.[je suppose qu'il faut comprendre le périmètre du calibre, et non le diamètre du calibre]
  • Profondeur des rayures : Dans certains fusils, la profondeur des rayures va en diminuant vers la bouche. Avec ces rayures progressives, on perd un peu de vitesse initiale, mais on obtient une grande justesse.

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