Farid Tir : Entre banditisme, règlements de comptes et cavale

L'histoire de Farid Tir est une saga familiale complexe, marquée par le banditisme, les règlements de comptes et des évasions spectaculaires. Le nom de Farid Tir est familier aux services de police, non seulement en raison de ses propres activités criminelles, mais aussi à cause d'une série de décès violents qui ont frappé sa famille.

Une famille décimée par la guerre des clans

Depuis 2011, plusieurs membres de la famille Tir ont été victimes d'une guerre liée au trafic de stupéfiants. Le 27 avril 2011, Saïd Tir, le grand-père de Farid, surnommé "le Vieux" et considéré comme le "parrain de Font-Vert", est abattu en pleine journée dans les quartiers Nord de Marseille. Il devait comparaître prochainement pour trafic de cannabis et de cocaïne.

Deux mois plus tard, Akim Grabsi, le beau-frère de Saïd, est assassiné de plusieurs balles dans la tête. En avril 2012, Farid Tir (l'oncle de Farid Tir), est tué dans sa voiture. En juin 2014, Karim Tir, un autre oncle, est abattu à Asnières. Il était connu pour être le manager du rappeur Jul. D'autres membres du clan ont échappé à des tentatives d'assassinat, comme Eddy Tir, le frère de Farid, visé par des tirs en 2011.

La famille Tir, dont l'origine à Marseille remonte aux années 1950 avec l'arrivée de Mahboubi Tir, un Berbère algérien devenu commerçant, est loin d'être entièrement impliquée dans le banditisme. Selon L'Express en 2016, la majorité des 300 membres du clan Tir sont inconnus des services de police.

Farid Tir : Braquages, évasion et condamnations

Farid Tir, né à Roubaix, a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de braquage et de car-jacking commis dans le Nord de la France et en Belgique au début des années 2000.

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En mai 2005, il s'évade de l'hôpital d'Amiens, où il était hospitalisé pour une opération à la jambe fracturée lors de son interpellation en 2002. Un commando armé fait irruption dans l'établissement et le libère, après avoir maîtrisé les policiers chargés de sa surveillance. L'opération est rapide et bien préparée, laissant penser à une complicité interne. Deux des complices sont rapidement arrêtés, dont le frère aîné de Farid, Rabah Tir.

Cette évasion spectaculaire lui vaut une condamnation par défaut à 18 ans de réclusion criminelle en 2006. Après une cavale de plusieurs années, il est finalement arrêté à Lille en 2008.

En 2009, les jurés lui ont fait grâce de trois braquages. Farid Tir a tout de même été condamné, hier, à dix ans de réclusion criminelle pour cinq braquages et deux car-jackings commis en 2001 et 2002 dans le Nord et en Belgique

En 2015, la cour d'assises de la Somme le condamne à quinze ans de réclusion pour son évasion de l'hôpital d'Amiens. Ses complices, son frère Rabbah et son beau-frère Slimane Mejdoub, sont condamnés respectivement à douze et huit ans de réclusion pour complicité.

Rivalités et règlements de comptes

La famille Tir est soupçonnée d'être en rivalité avec un autre clan marseillais, les Remadnia, également impliqués dans le trafic de stupéfiants. En 2016, le parquet de Marseille évoque publiquement cette rivalité. Eddy Tir est soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de Zakary Remadnia en 2014 depuis sa prison. Des équipes de tueurs ont été identifiées autour des deux familles, mais de nombreux crimes restent irrésolus.

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Le 31 janvier 2019, Farid Tir, âgé de 29 ans, est abattu dans un hôtel à Marseille. Sa mort s'inscrit dans la longue liste des règlements de comptes qui ont frappé sa famille.

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