Manufrance, une entreprise emblématique de Saint-Étienne, a marqué l'histoire de l'armurerie française. Connue pour ses fusils de chasse et sa vente par correspondance, Manufrance a su allier savoir-faire artisanal et innovation. Cet article explore l'histoire de Manufrance, ses modèles emblématiques, et son impact sur l'industrie armurière française.
Les Origines de Manufrance
L'histoire de Manufrance débute en 1885, lorsqu'Étienne Mimard, un industriel stéphanois, décide de diversifier ses activités en créant une société spécialisée dans la fabrication d'armes de chasse. Rapidement, les célèbres catalogues Manufrance attirent l'attention des chasseurs de tous les horizons. En 1887, Étienne Mimard et Pierre Blachon rachètent la « Manufacture Française d’Armes et de Tir ». En 1892, la société prend le nom de « Manufacture Française d’Armes et de Cycles de Saint-Étienne ».
Pourquoi Choisir une Arme de Chasse Manufrance ?
Manufrance est un label renommé pour la performance et la fiabilité de ses produits. Ses armes de chasse sont conçues avec un savoir-faire artisanal et une expertise technique qui assurent une expérience de chasse optimale. Que vous soyez un chasseur expérimenté ou débutant, elles se présentent ainsi comme un choix judicieux.
Un Savoir-Faire Inégalé
Le savoir-faire de Manufrance repose sur une longue tradition de fabrication d'armes de chasse. L'entreprise a su préserver les gestes et les techniques de ses artisans pour proposer des produits d'exception.
Des Produits de Qualité
Réputées pour leur durabilité, les armes à feu Manufrance sont élaborées dans des matériaux haute qualité et soumises à des tests rigoureux avant d'être commercialisées. Les canons sont travaillés avec soin pour garantir une trajectoire parfaite des balles. Les systèmes de visée garantissent également une grande précision de tir. De plus, les modèles proposés sont variés, allant des fusils de chasse aux pistolets, en passant par les carabines pour s'adapter à tous les besoins.
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Des Modèles de Collection Très Prisés
Les armes à feu Manufrance sont très prisées par les collectionneurs du monde entier. Buffalo St-Étienne, Rafale 14 mm Take down, Buffalo Lebel, Velodog Manufrance, Buffalo Eurêka ou encore Flobert font partie des modèles les plus recherchés. Les passionnés de chasse sont nombreux à rechercher des pièces rares pour enrichir leur collection.
Comment Choisir son Arme à Feu ?
Le choix d'une arme à feu dépend de plusieurs facteurs, notamment votre profil de chasseur, le calibre et le modèle.
Votre Profil de Chasseur
Le choix du fusil de chasse dépendra du type de gibier que vous chassez et de l'environnement dans lequel vous chassez. Pour la chasse aux oiseaux en vol, vous aurez besoin d'un fusil léger et maniable avec une ouverture de choke appropriée pour une portée efficace. Pour la chasse au gros gibier, il faudra une arme plus puissante avec une portée plus longue. Si vous chassez dans des environnements boisés, un fusil à canon court est plus adapté pour une meilleure maniabilité. Il est également important de prendre en compte votre niveau d'expérience puisqu'un fusil complexe peut être difficile à utiliser pour les débutants.
Le Calibre
Le calibre est un élément clé à prendre en compte lors du choix d'une arme à feu de chasse. Il s'agit de la taille du projectile tiré par l'arme. Ainsi, il varie en fonction de la taille de l'animal ciblé. Pour les petits animaux comme les oiseaux, un calibre plus petit est généralement utilisé. Pour les gros animaux, comme les cerfs, un calibre plus grand est nécessaire.
Le Modèle
Il existe de nombreux modèles d'armes à feu de chasse sur le marché. Tout d'abord, vous devez prendre en compte le type de canon de l'arme à feu lors de votre choix. Les canons lisses sont les plus courants et sont utilisés pour la chasse aux oiseaux ainsi qu'aux petits gibiers. Les canons rayés, quant à eux, s'adressent aux chasseurs de gros gibiers tels que les cerfs et les sangliers. Ils présentent des rainures à l'intérieur pour stabiliser la balle ou la chevrotine lorsqu'elle est tirée. Ensuite, la taille et le poids de l'arme à feu sont également des facteurs importants à prendre en compte. Une arme à feu plus légère et plus maniable sera facile à transporter. Toutefois, elle est difficile à contrôler lors du tir.
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Armes Emblématiques de Manufrance
Outre la carabine Reina, Manufrance a produit une variété d'armes qui ont marqué leur époque :
- Le fusil « Idéal » à pontet à lunettes: Une arme raffinée et d’un fonctionnement sûr, qui participa au succès commercial fulgurant de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Étienne. Conçu pour une clientèle aisée, ce fusil se distinguait par sa finesse et son élégance. Sa commercialisation cessa en 1909. Les premiers fusils Idéal relèvent d’un brevet déposé le 27 novembre 1887 et accordé en février 1888. Le fusil « Idéal » à pontet à lunette fut abandonné en 1907 mais continua à être commercialisé jusqu’en 1909 pour écouler le stock, sans que son mécanisme bénéficie de la moindre transformation notable.
- Le fusil de chasse « Robust »: Ce fusil juxtaposé, est certes moins luxueux que l’Idéal, mais jouit d’une solidité qui justifie bien son nom. Sa « robustesse » et le prix très accessible des versions de base le rendirent extrêmement populaire dans notre pays. Son remarquable mécanisme fit l’objet d’un premier brevet accordé en 1905. Sa commercialisation ne commença toutefois qu’en 1913, après une longue phase d’évaluation et de perfectionnement. Le fusil juxtaposé Robust de Manufrance illustre à lui seul l’âge d’or de la chasse en France. Plus d’un siècle après sa sortie, ce fusil reste aujourd’hui très connu et ce malgré le manque d'intérêt des jeunes générations pour l'arme juxtaposée. Le fusil Robust conçu et commercialisé par la société Manufrance à Saint Étienne est certainement l'arme juxtaposée la plus populaire parmi les chasseurs de petit gibier des années 1960-1970 en France. Un fusil simple, solide, fiable, bref une arme à toute épreuve conçue pour durer. De type Anson, sa mécanique inusable intégrée au corps de la bascule ainsi que son triple verrouillage se révèle simple et solide. L'arme est munie de 2 détentes qui étaient le standard de cette époque et possède l'originalité d'avoir une bretelle qui s'enroule dans la crosse et ce dès 1949. Cette innovation est aussi considérée comme son seul point faible car parfois le ressort doit être changé si l'on souhaite conserver le fonctionnement automatique de l'accessoire. La crosse est une demi-pistolet faite en noyer vernis d'une longueur assez courte il faut le souligné mais adapté aux morphologies de cette époque. À sa sortie ce fusil représentait une révolution car à cette époque de nombreux chasseurs étaient équipés de fusil à chiens extérieurs qui tiraient des cartouches a broches et remplies de poudre noire. Son succès est très important en France principalement puisque près de 800.000 fusils de ce type seront vendus jusque dans les années 1970 dont certains sous la marque « Colt » aux États Unis. C'est son prix qui donnera à cette arme son volume important de vente car il était abordable pour les chasseurs dits « populaires » notamment dans le sud de la France. Le fusil équipa l'armée Française pour l'entraînement au tir mais également les résistants pendant la seconde guerre mondiale ainsi que les combattants des deux bords durant la guerre d'Algérie.
- Le fusil de chasse « Simplex »: Ce fusil de chasse à un coup fut utilisé par beaucoup de chasseurs à leurs débuts.
- Le fusil de chasse « Falcor »: Dernière tentative de Manufrance pour tenter de reconquérir une clientèle qui se tournait de plus en plus vers d’autres fournisseurs, ce fusil superposé apparut au catalogue en 1970.
- Le fusil de chasse semi-automatique « Perfex »: Étant doté d’origine d’un magasin de 3 cartouches sans possibilité d’allonger le tube magasin, ce modèle est en catégorie C1°§a).
- Le fusil de chasse à répétition commandée « Rapid »: Ce fusil est ce que nous appelons couramment un « fusil à pompe », ce qui lui vaut aujourd’hui d’être stupidement classé en catégorie B. Canon lisse en acier spécial bronzé, point de mire en aluminium. Il est marqué sur le côté gauche «Fusil Rapid breveté S.G.D.G. », « Made in France »,en dessous poinçons de l’épreuve, sur le côté droit « Manufrance -Saint -Etienne », « Acier Spécial », « Chambre 70 ». Monture en noyer en deux parties, crosse pistolet avec bretelle automatique et garde main. L’intérieur de celui-ci porte, à l’encre rouge les tampons « F » et « PB » dans un ovale.
La Carabine 22 Long Rifle Manufrance
La carabine 22 long rifle Manufrance évoque une véritable madeleine de Proust du monde cynégétique français. Après avoir manipulé des centaines d’armes au fil des années, je reste toujours aussi fasciné par ces modèles emblématiques qui ont façonné notre patrimoine de chasse. Manufrance proposait notamment le célèbre modèle REINA, une carabine semi-automatique en 22LR qui combinait élégance et fiabilité. Cette arme compacte et légère s’est imposée comme un incontournable pour la chasse au petit gibier dans les campagnes françaises. Les carabines 22LR de Manufrance se distinguaient par leurs caractéristiques techniques soignées. Le modèle REINA, particulièrement apprécié, offrait un équilibre parfait entre maniabilité et précision. La qualité des matériaux utilisés par Manufrance explique en partie la longévité exceptionnelle de ces armes. Côté balistique, le calibre 22 long rifle reste un choix judicieux pour l’initiation et la chasse aux nuisibles. Les carabines Manufrance occupent aujourd’hui une place de choix sur le marché des armes de collection. Leur cote ne cesse d’augmenter, particulièrement pour les exemplaires en parfait état avec leurs accessoires d’origine. Les modèles les plus prisés peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros, voire dépasser le millier pour des versions rares ou particulièrement bien conservées.
L'Expansion et les Difficultés de Manufrance
Elle connaît une expansion rapide puisqu’elle emploie 1000 salariés en 1898 et s’appelle depuis 1892, la « Manufacture Française d’Armes et de Cycles de Saint-Étienne ». A la mort de Pierre Blachon en 1914, il devient le seul maître à bord et entretient avec son personnel une relation très forte de type paternaliste qui le pousse à envisager de céder la moitié de ses parts à ses salariés à sa mort. Elle est amenée progressivement à prendre des décisions stratégiques qui, on ne le sait pas encore, vont provoquer inéluctablement la descente aux enfers d’un groupe qu’on croyait pourtant à l’abri des retournements de conjonctures. En effet, les années soixante continuent à être, au moins officiellement, florissante. Nous sommes dans les années 70. Le premier et second choc pétrolier ont frappé de plein fouet Manufrance confronté à une baisse de la consommation et au remboursement d’emprunts pour des investissements structurels colossaux décidés par la mairie propriétaire de l’entreprise. Elle doit en outre faire face à de nouveaux concurrents qui lui grignotent année après année des parts de marchés conséquentes dans ses métiers de prédilection. En effet, les différentes directions qui se sont succédés au chevet de l’entreprise de plus en plus malade ont toujours été imprégnées de cette vision paternaliste de leur encombrant ancêtre, Etienne Mimard. Un exemple parmi tant d’autres. Alors que l’informatique commence à s’implanter dans l’univers industriel, Manufrance s’y intéresse à reculons. Conséquence inévitable : la société ne peut plus faire face à ses échéances et demande l’aide des banques pour renflouer les caisses. Ces dernières reculent devant cette municipalité communiste qui fait peur. Résultat : en 1979, Manufrance, en tant que société anonyme, est mise en liquidation judiciaire. Bernard Tapie tente bien de proposer un plan de restructuration mais c’est surtout pour lui un formidable coup de publicité à moindre coût afin de se faire connaître du grand public en profitant d’une situation et d’une exposition médiatique sans commune valeur avec la solution qu’il préconise : ni plus ni moins que le démantèlement des différentes entités afin officiellement de se débarrasser des secteurs déficitaires pour repartir sur de bonnes bases mais officieusement, il s’agit purement et simplement de revendre avec profit les activités rentables et de fermer les autres. Après deux ans d’une lutte acharnée, la CGT, aidée des derniers irréductibles qui lui abandonnent leurs primes de licenciement pour un montant total de 9 millions de francs, crée en 1981 la Société de Coopérative Ouvrière de Production et Distribution (SOCPD) pour sauver ce qui peut l’être. Que s’est-il passé exactement pendant cette période trouble ? Difficile de le dire encore aujourd’hui. Tout juste peut-on croire que la CGT a fait de son mieux pour sauver l’entreprise et d’un autre côté, on sait également qu’elle a caché tout un stock, notamment des armes pour officiellement les substituer à la dilapidation inévitable du patrimoine de l’entreprise. Le mot fin peut alors être apposé sur un des plus beaux joyaux de l’industrie stéphanoise. Qui ne se souvient pas de Manufrance ? Fondée durant la seconde moitié du 19e siècle, cette entreprise appartient à notre patrimoine industriel au même titre que Michelin, Saint-Gobain, Le Creusot ou encore Schneider.
Chronologie des événements clés
Voici une chronologie des événements clés de l'histoire de Manufrance :
- 1873: Création de l'entreprise Martinier et Collin.
- 1885: Rachat par Étienne Mimard et Pierre Blachon.
- 1887: Achat de la « Manufacture Française d’Armes et de Tir ».
- 1889: Création du fusil IDEAL.
- 1892: Ouverture du premier magasin à Paris.
- 1911: La Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne prend le nom de Manufrance.
- 1913: Création du fusil ROBUST.
- 1914: Décès de Pierre Blachon.
- 1944: Décès d’Etienne Mimard.
- 1945: Début des ouvertures d’agences agréées MANUFRANCE.
- 1970: MANUFRANCE fabrique 65 % de la production française d’armes de chasse.
- 1979: La S.A. MANUFRANCE est mise en règlement judiciaire.
- 1980: Mise en liquidation de la Société Nouvelle Manufrance.
- 1981: La S.C.O.P.D. MANUFRANCE relance la fabrication.
- 1985: Mise en liquidation des biens de la S.C.O.P.D..
La Renaissance de Manufrance
En effet, la notoriété et l’image de marque de MANUFRANCE sont telles que la marque est une véritable institution liée à l’histoire et au savoir-faire local. Des industriels régionaux participent à l’élaboration de produits manufacturés avec le concours des techniciens du nouveau groupe MANUFRANCE reconstitué. En effet, le savoir-faire MANUFRANCE qui a fait sa réputation de qualité sera perpétuée. De nombreux clients communiquent leurs encouragements et leur soutien à la renaissance de MANUFRANCE. Ces encouragements viennent non seulement de France mais aussi des cinq continents. Six années de travail sont nécessaires pour implanter des structures industrielles et pour reconstituer les produits phares de la Manufacture.
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- 1990 - Commercialisation à nouveau des produits MANUFRANCE. Création du bureau d’études et des méthodes.
- 1991 - Premiers tests marketing en grande distribution avec des produits d’outillage à mains.
- 1999 - En Juin, édition d’un catalogue Chasse-Nature reprenant la gamme d’armes et de munitions.
- 2000 - En mai, sortie d’un catalogue général annuel MANUFRANCE 2000 de 40 pages tout en couleurs.
- 2007 - MANUFRANCE lance son propre site Internet, www.manufrance.fr qui permet une présentation en ligne de la société.
- 2010 - Le catalogue général annuel comporte 148 pages présentant de plus en plus de produits de la marque.
- 2011 - Le catalogue général annuel comporte 172 pages dont le suppl…
Saint-Étienne : Berceau de l'Armurerie Française
Dès le XVe siècle, sous l'impulsion de François Ier qui chargea ses ingénieurs d'organiser la fabrication d'armes à feu, Saint-Étienne s'est affirmée comme le cœur de l'armurerie française. La ville bénéficiait de la présence de toutes les matières premières nécessaires à la fabrication des armes : bois, charbon de bois, fer, acier et houille. En 1950, on recensait jusqu'à 250 fabricants locaux. Saint-Étienne conserve aujourd'hui les traces de cette histoire industrielle, notamment à travers ses anciens ateliers et les noms de ses rues.
Le Banc d'Épreuve de Saint-Étienne : Gardien de la Qualité
L'histoire du Banc d'Épreuve de Saint-Étienne remonte au XVIIe siècle, avec la fabrication des armes de guerre confiée par le pouvoir royal aux artisans stéphanois. En 1665, Louis XIV créa un magasin royal des armes à la Bastille, chargé d'assurer l'approvisionnement des armées royales. Les entrepreneurs stéphanois, accrédités pour livrer à ce magasin, devaient garantir la qualité des armes qu'ils expédiaient à Paris. L'épreuve des armes devint obligatoire au fil du temps, et en 1743, l'existence d'un Banc d'Épreuve installé par Pierre Girard est attestée. Aujourd'hui, le Banc d'Épreuve de Saint-Étienne est le seul en France.
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