Saint-Étienne, ville riche d'une histoire industrielle, est particulièrement reconnue pour la fabrication d'armes de chasse. La marque d'arme Bretton Gaucher, dont l'origine remonte à 1834, est un symbole de cette tradition. Cet article explore l'histoire de Gaucher, son évolution au fil des siècles, et son héritage dans le monde de l'armurerie française.
Les Origines de Gaucher (1834-1900)
Peu d'informations existent sur la période de 1834 à 1900. Cependant, un catalogue de 1902 témoigne de la richesse de la gamme des produits fabriqués par Gaucher. En le parcourant, on y découvre déjà des carabines double-express, mais aussi des armes américaines renommées que Gaucher représentait en France.
Elliot Alfieri, repreneur de la marque Bretton Gaucher, souligne l'importance de cette histoire industrielle locale. À 21 ans, fort de sa formation et de sa passion, son père lui a confié en 2015 les responsabilités du management de l'entreprise.
Modernisation et Industrialisation
Sous l'impulsion d'un dirigeant (probablement après 1900), la fabrication, initialement artisanale, a été modernisée et industrialisée. L'enseignement industriel prodigué par Antoine a permis à l'entreprise de prospérer et d'atteindre les générations suivantes.
L'Ère Chapuis-Gaucher
C’est à la fin du XIXe siècle que l’on retrouve la première génération de Chapuis travaillant dans l’armurerie. À cette époque, les armuriers de Saint-Étienne recherchent des artisans capables de fournir des composants mécaniques de haute précision. Jean-Louis Chapuis, né en juillet 1899, devient le premier du nom à créer son propre atelier. Ses fils le rejoignent à l’atelier et ensemble, ils commencent à fabriquer des armes complètes tout en continuant à basculer pour des fabricants stéphanois.
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En 1968, l’entreprise Chapuis rachète Chataing-Durand, spécialiste de la mécanisation des bascules, renforçant ainsi son autonomie. Les années 1980 sont marquées par le rachat de la société Gaucher, créant le groupe Chapuis-Gaucher. La première carabine à verrou voit le jour en 1980, il s’agit du « Centaure ».
Chapuis Armes a conduit un vaste programme d’investissement industriel pour moderniser en profondeur son outil de production entre 2019 et 2024. Ces investissements stratégiques ont permis de renforcer la précision des opérations, de gagner en réactivité, d’améliorer l’ergonomie des postes de travail et d’élargir les capacités de production. En 2024, Chapuis Armes franchit un nouveau cap avec le lancement de la ROLS.2, évolution naturelle de sa carabine à réarmement linéaire emblématique.
Focus sur Bergeron : Une Autre Dynastie de l'Armurerie Stéphanoise
Jean Bergeron naît à Saint-Étienne le 6 décembre 1850. Armurier, il travaille d’abord au côté de son demi-frère, Jean Gaucher, avant de s’associer en novembre 1877. Sous la raison sociale de Gaucher-Bergeron Frères, ils obtiennent un grand prix à l’Exposition universelle de Paris en 1889.
Son fils, Louis Bergeron, naît à Saint-Étienne le 30 avril 1881. Le 31 mars 1903, il s’associe à Vital Girodet, fabricants d’armes à Saint-Étienne. La société Bergeron L. et Girodet V. s’installe au 14 rue Chapelon à Saint-Étienne. Ils obtiennent une médaille d’argent à l’Exposition de Liège en 1905, une médaille d’or à Milan en 1906, deux diplômes d’honneur à Londres en 1908 et Bruxelles en 1910, un grand prix à Lyon en 1914.
Durant la Première Guerre mondiale, la société Bergeron-Girodet disparaît. Louis Bergeron est affecté spécial, au service des fabrications militaires à Saint-Étienne. Il sera fabricant d’armes, président de la Chambre syndicale, membre de la Chambre de commerce à partir de 1923 puis secrétaire en 1926, conseiller du commerce extérieur, conseiller municipal de Saint-Étienne en 1930. Enfin, il obtient un Grand prix à l’Exposition de Marseille en 1922.
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Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le tir étant devenu obligatoire dans les écoles, Bergeron développe la production de carabines. Elle représentera jusqu’à 50% de la production dans les années 1950-1970. La société Bergeron est dans les premières en France à employer des pièces en micro-fusion dans la production de série de son modèle de fusil de chasse Fédéral.
Dans les années 1950, Bergeron obtient plusieurs places de choix dans les championnats de tir avec ses carabines.
Louis Bergeron est décédé à la Burbanche (Ain, France) le 28 août 1955. Sa fille Lucienne Bergeron, née à Saint-Étienne le 19 décembre 1914, épouse Philippe Maret en 1936.
En 1966, la Ste Bergeron quitte l’ancien atelier de la rue Desflaches pour s’installer à l’Etrat, dans les dépendances du « château de la Bertrandière ». Bernard Maret naît le 12 août 1940 à Saint-Étienne (union entre Lucienne Bergeron et Philippe Maret). D’abord commercial et technicien de la Ste Bergeron, il en reprend la gérance au début de 1990.
La Manufacture d’Armes de Saint-Étienne (MAS)
La Manufacture d’Armes de Saint-Étienne (MAS) est un bâtiment chargé d’histoire. À la suite de la Révolution française (1789), la demande d’armes est en pleine expansion. En effet, la ville de Saint-Étienne hébergeait la Manufacture Royale d’Armes créée en 1765.
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Toutefois, avec l’arrivée du Second Empire (1852), les commandes d’armes explosent. C’est ainsi qu’en 1864 naît la Manufacture d’armes de Saint-Étienne qui devient un établissement d’État dès 1874. Elle est alors dirigée par le ministère de la Guerre et vise à alimenter l’armée française en matériel militaire.
La manufacture d’Arme de Saint-Étienne devient le fleuron de l’armement en France. C’est dans cette usine qu’est inventé le "fusil idéal" ou encore la carabine mono-coup "Buffalo".
En 1911, la Manufacture Française d’Armes et de Cycles" change de nom et devient "Manufrance". Il s’agit d’une société anonyme dirigée par Etienne Mimard. Manufrance continue la production de bicyclettes et crée un modèle grand tourisme à six vitesses rétro-directe et roue libre.
En 1988, Jacques Tavitian relance l’activité de la société via un magasin à Saint-Étienne et un catalogue de vente par correspondance.
Le rôle de l'entrepreneur est de coordonner la fabrication d'éléments d'armes par les armuriers du commerce locaux (Saint-Étienne et ses alentours), ainsi que la production de certaines pièces au sein même de la manufacture, via les ouvriers qui y travaillent et l'impression lot de machines dont elle dispose.
Pour la manufacture d'Armes de Saint Etienne, les plus connus sont Félix Escoffier, entrepreneur de de 1864 à 1873, Alexandre Sütterlin et Maurice Lippmann, entrepreneurs de 1874 à 1883 et Mr Henry, entrepreneur de 1884 à 1893.
Le catalogue général de Manufrance s’intitule Le chasseur français, divisé en quatre parties (la vie en plein air ; la maison ; les loisirs ; bricolage-jardinage). La société publie aussi un catalogue appelé Armes et munitions.
Le Famas est une arme emblématique fabriquée entre 1979 et 1992 dans les usines de Saint-Etienne. Il s'agit du fusil d'assaut français fabriqué à Saint-Étienne, en France. Le FAMAS est l'un des fusils d'assaut les plus anciens encore en service et est utilisé par les forces armées françaises depuis 1978.
Héritage et Perspectives
Bien que la MAS ait fermé, son héritage a perduré. Aujourd'hui, les anciens bâtiments d'administration de la Manufacture abritent la Cité du Design. Il faut dire que l'annexe des bâtiments de la MAS, situés dans le quartier créatif de Saint-Étienne, intègre le patrimoine de la ville.
Modèles Phares de la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne
La MAS a également produit d'autres armes aussi performantes les unes que les autres. En voici quelques-unes.
- Le fusil LEBEL modèle 1886 M93 : Avec un calibre d'origine 8x51R, il est doté d'un canon à rayures brillantes sans oxydation ni usure prononcée.
- Le fusil gras modèle 1874 : Il utilise des cartouches à poudre noire. Connu comme étant une arme fiable et robuste, il est adopté par l'armée française en tant qu'arme standard.
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La Carabine Gaucher Gazelle
La carabine Gaucher, modèle GAZELLE, en calibre 22LR, est réputée pour sa précision. Sa finition est remarquable, avec un usinage précis et l'absence de traces d'outils. Voici quelques observations d'utilisateurs :
- Très précise, quasiment "trou dans trou" à 50 mètres.
- La manœuvre de la culasse est souple.
- Fabriquée à la Manufacture d'Armes de St-Etienne (MAS) dans les années 70.
- Canon miroir.
- À 50 mètres, séries de 10 tirs dans une pièce de 20 centimes une fois la lunette réglée.
La carabine .22LR MSA Gaucher Gazelle est une arme qui suscite l'intérêt, notamment pour ceux qui en ont hérité ou qui souhaitent redonner une seconde vie à un modèle ancien. Cet article explore les avis et les conseils pour la restauration de cette carabine.
Histoire et Contexte
La carabine Gaucher Gazelle date probablement des années 80, avant que la fabrique J. Gaucher ne soit absorbée par Bretton. Ces armes étaient fabriquées à la Manufacture d'Armes de St-Étienne (MAS) dans les années 70 et sont souvent considérées comme des produits de qualité française de cette époque.
Il est intéressant de noter l'histoire de Jean Bergeron, né à Saint-Étienne le 6 décembre 1850. Armurier, il travaille d’abord au côté de son demi-frère, Jean Gaucher, avant de s’associer en novembre 1877. Sous la raison sociale de Gaucher-Bergeron Frères, ils obtiennent un grand prix à l’Exposition universelle de Paris en 1889.
État et Problèmes Courants
Plusieurs propriétaires de Gaucher Gazelle ont constaté des problèmes similaires :
- Canon piqué de rouille : C'est un problème courant sur les armes anciennes qui ont été stockées dans de mauvaises conditions.
- Mécanisme : Difficulté à armer complètement le levier.
- Coups à vide : Usure potentielle de l'entrée du canon dans la chambre.
- Détente dure : La détente peut être difficile à actionner et parfois non réglable sur certains modèles.
Restauration et Rénovation
La restauration d'une carabine Gaucher Gazelle est possible, même pour un bricoleur soigneux.
- Nettoyage du canon : Utiliser de la laine d'acier 000 et de l'huile pour arme. La vaseline peut également être utilisée pour enlever la rouille.
- Révision du mécanisme : Nettoyer la chambre et la culasse.
- Amélioration de la détente : Sur certains modèles, il est possible de diminuer la course de la détente.
Améliorations Possibles
Pour améliorer les performances de la carabine, plusieurs options peuvent être envisagées :
- Changement de lunette : Remplacer une lunette ancienne par un modèle plus récent et performant.
- Réglage de la détente : Si possible, ajuster la course de la détente pour la rendre plus légère.
- Choix des munitions : Tester différentes marques de munitions pour trouver celles qui conviennent le mieux à l'arme.
Informations Complémentaires
Il est important de noter que la carabine Gaucher Gazelle est une arme de catégorie C, soumise à déclaration. La Manufacture d'Armes de Saint-Étienne (MAS), était une entreprise française spécialisée dans la fabrication d'armes à feu. Au fil du temps, elle s'est bâti une réputation de qualité. Au cours de son existence, la MAS a produit une large variété d'armes à feu.
Diversité des Armes Gaucher et Systèmes de Fermeture
La marque Gaucher ne se limite pas à un seul type d'arme. On trouve des fusils juxtaposés artisanaux signés Jean Breuil, des carabines d'affût Zastava M70, des fusils semi-automatiques Benelli Montefeltro, et même des revolvers Pepperbox Stocking & Co.
Une discussion sur un forum de chasse met en lumière la complexité des systèmes de fermeture des fusils, notamment le système "Hélice". Ce système, souvent associé à Verney-Carron, était en réalité un système de fermeture d'arme basculante plus ancien, amélioré par Webley et Carron. Le terme "Hélice" désignait un verrou pivotant, et non une marque de fusil. De nombreux fabricants de Saint-Étienne utilisaient ce système, parfois en y apposant leurs initiales.
Exemples d'Armes Gaucher Mentionnées
- Fusil Hélice : Certains fusils lisses de marque Hélice étaient fabriqués par Gaucher. Il est important de ne pas confondre "Hélice" avec les modèles Helice 33, Helicobloc, et Heligrip de Verney-Carron.
- Carabine de jardin Gaucher Colibri : En calibre 14 mm, d'aspect moyen mais en bon état de fonctionnement.
- Fusil Juxtaposé Artisan Jean Breuil : Avec des bois légèrement impactés et des micros rayures sans gravité.
- Carabine Affut Zastava M70 : De fabrication Serbe, en calibre 300 WM, avec une crosse pistolet en bois noyer à joue.
- Fusil Juxtaposé Le Pointer : (Information succincte, nécessiterait plus de détails)
- Fusil Semi Auto Benelli Montefeltro : (Information succincte, nécessiterait plus de détails)
- Carabine Winchester 94AE : Rare modèle fabriqué aux USA, en calibre 30.30 W, réputée pour sa fiabilité et sa facilité d'utilisation.
- Revolver Pepperbox Stocking & Co : "Patent" 1848, calibre 30, 6 coups, fabriqué à Worcester.
- Pistolet Healthways Sharpshooper 175 air pistol : En calibre 4.5 bbs.
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