L'histoire des armes à feu japonaises est riche et complexe, allant des premières introductions par les Portugais au XVIe siècle aux modèles plus récents utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet article explore l'histoire du fusil japonais ancien, en mettant en lumière son évolution, les modèles importants et son impact sur la guerre et la culture.
Collection et Histoire des Armes Anciennes
L'activité de collection est une pratique ancienne, remontant à l'homme de Néandertal, mais elle a pris de l'ampleur dans le monde antique grec et romain. Le collectionnisme a engendré un intérêt pour la restauration et la conservation, les collections artistiques étant conservées dans les temples, les bibliothèques et les palais princiers. Les objets de collection sont souvent des "sémiophores", porteurs de sens et empreints d'histoire, témoignant de notre passé et véhiculant l'histoire du monde à travers les siècles. La collection d'armes anciennes, en particulier, offre un aperçu fascinant de l'évolution technologique et des stratégies militaires à travers le temps. Les armes anciennes collection, collector firearms, garand M1, USM1, Sprinfirld 1903, Mas36, berthier poilu 14 18, grande guerre tranchée, WWII, WW1, colt45, Colt 1911, winchester, lebel 1886, colt cowboy, arme Far West, arme de l'ouest américain, arme ancienne américaine,, épée mousquetaire, sabre cavalerie napoléon bonaparte premier empire, fine antique arms, fusil de guerre, arme militaire, pistolet automatique, pistolet pirate, chien silex, MAS 1873 chamelot delvigne, fusil de chasse, Darne, Merkel, express, hunting, dagger, couteau pliant collection, old gun, antic arms, damascus blade, sabre de luxe récompense.
L'Introduction des Armes à Feu au Japon
L'apparition des mousquets ou des arquebuses au Japon reste difficile à dater précisément. Des illustrations de balles de fer brûlant des guerriers japonais apparaissent dès le XIIIe siècle dans le Rouleau de l’invasion mongole (Mōko shūrai ekotoba), peint en 1293. Ce rouleau contient également la première occurrence en kana du mot japonais désignant les armes à feu : teppō. Bien que des armes à feu aient existé au Japon avant l'arrivée des Portugais en 1543, l'historien Naganuma Kenkai suggère qu'elles n'étaient probablement pas utilisées à des fins militaires.
La version la plus répandue attribue l'introduction des premières arquebuses au 23 septembre 1543, lorsque des Portugais sont arrivés sur l'île de Tanegashima. Le seigneur de l'île, Tokitaka, aurait commandé une copie à son forgeron, qui aurait maîtrisé sa fabrication en quatre mois. La Chronique des armes à feu indique que des arquebuses étaient prêtes à l'emploi dès le 27 janvier 1544 et utilisées par Tanegashima Tokitaka pour envahir l'île de Yakushima. Cependant, la Chronique de la famille Tanegashima ne mentionne pas l'utilisation d'arquebuses lors de cet événement.
L'arquebuse s'est rapidement diffusée depuis Kyūshū, attirant l'attention des forgerons de l'île principale, qui ont établi des boutiques et des écoles à Sakai et Kunimoto. En 1549, des teppō ont été utilisés en combinaison avec des arcs par Shimazu Takahisa, seigneur du domaine de Satsuma. La même année, Oda Nobunaga, un daimyō important, a commandé 500 arquebuses au forgeron de Kunimoto.
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L'essor de l'Arquebuse et la Bataille de Nagashino
Dans les années 1550, l'utilisation des arquebuses comme arme auxiliaire s'est multipliée, l'importation et la production ont augmenté, les modèles se sont diversifiés et leur qualité s'est stabilisée. Oda Nobunaga aurait utilisé des arquebuses en 1553, Takeda Shingen en aurait commandé 300 en 1555, et Hōjō Ujiyasu aurait invité des forgerons dans son château d'Odawara pour lancer sa propre production. De 1560 à 1569, cette dynamique s'est renforcée, avec l'apparition des premières stratégies basées sur des formations armées d'arquebuses. Les années 1570 ont marqué un tournant, avec une accélération de la révolution militaire.
La bataille de Nagashino, en 1575, est souvent considérée comme un moment clé dans l'histoire militaire japonaise. L'armée coalisée d'Oda Nobunaga et de Tokugawa Ieyasu a vaincu la cavalerie de Takeda Katsuyori en utilisant des arquebuses. Bien que l'utilisation d'armes à feu ne soit pas nouvelle à cette époque, la bataille de Nagashino a mis en évidence l'importance stratégique de ces armes et a marqué un tournant dans la tactique militaire japonaise.
Oda Nobunaga a compris l'importance des armes à feu après avoir subi des revers militaires en 1570 contre les moines du mouvement Ikkō-ikki, qui utilisaient des arquebuses. En 1575, lors de la bataille de Nagashino, Oda Nobunaga a utilisé une formation d'arquebusiers pour vaincre la cavalerie de Takeda Katsuyori.
Modèles et Fabricants d'Armes à Feu Japonaises
Après la bataille de Nagashino, la production et l'utilisation d'armes à feu se sont répandues dans tout le Japon. Différents modèles d'arquebuses et de fusils ont été développés, et plusieurs fabricants ont émergé. Les arquebuses japonaises étaient souvent fabriquées avec une grande attention portée aux détails et à l'esthétique, avec des décorations élaborées et des finitions de haute qualité.
Le Fusil Japonais et les Conflits du XXe Siècle
Les armes à feu japonaises ont joué un rôle important dans les conflits du XXe siècle, notamment la guerre russo-japonaise, la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Première Guerre mondiale, le Japon a fourni des fusils Arisaka à la Russie, qui en avait un besoin urgent. Ces fusils ont été utilisés sur le front de l'Est et ont contribué à l'effort de guerre russe.
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Le Fusil Arisaka
Le fusil Arisaka est l'un des modèles les plus connus et les plus largement utilisés dans l'armée japonaise. Conçu par le colonel Arisaka Nariakira, il a été produit en plusieurs variantes, dont le Type 30, le Type 38 et le Type 99. Le Type 38 était chambré en 6,5 mm Arisaka, tandis que le Type 99 était chambré en 7,7 mm Arisaka. Le fusil Arisaka était réputé pour sa fiabilité et sa précision, et il a été utilisé dans de nombreux conflits.
Le Contrat Mexicain
En 1913, Victoriano Huerta, alors au pouvoir au Mexique, a souhaité acquérir une grande quantité d'armes auprès du Japon. Les contrats portaient sur 50 000 fusils, 25 000 carabines et 10 millions de cartouches, toutes chambrées en 7 x 57 mm Mauser. Malgré des tentatives de sabotage, le gouvernement mexicain a été rassuré quant à la qualité des armes et la production a commencé fin 1913. Cependant, la commande a été gelée par les Japonais en raison de doutes sur la capacité financière du Mexique, et le régime de Huerta a été renversé en 1914.
Le Japon s'est retrouvé avec des milliers d'armes chambrées en 7 x 57 mm Mauser, qu'il a ensuite vendues à la Russie en 1914/1915. Ces fusils et carabines, connus sous le nom de Type "M" ou "Model 1913", ont été utilisés en Europe pendant la Première Guerre mondiale et ont ensuite été dispersés dans divers pays. Les Arisaka en 7 x 57 mm Mauser sont aujourd'hui rares, car beaucoup ont été modifiés ou démantelés en raison de leur calibre exotique.
Miroku
Pour les anciens « teenagers » chasseurs, le souvenir de l’arrivée des armes Miroku coincide avec l’émotion des premiers ball-traps, où des armes pas vraiment étranges (puisque clones du fameux superposé inventé par J.M. Browning) étaient nimbées du même parfum d’exotisme que les motos Honda. Avant la période 1973-1976, c’est un véritable défi d’indentification que de retrouver des modèles qui, en fait n’étaient pas notifiés, et dont un typhon en 1971 balaya ce qui pouvait rester d’archives. On connaît les libertés que l’industrie extrême-orientale pouvait alors prendre avec les brevets, et on peut dater au début des années soixante (1) les premiers contrats signés avec les importateurs occidentaux, le plus connu étant, sur la période 1963-1972 l’américain Charles Daly (2). Même quand Browning réoutilla Miroku pour faire la ligne Citori, et dégommer par la même occasion, le concurrent Daly (eux-mêmes estampillés depuis toujours Miroku), on peut supposer que continuèrent de s’écouler des stocks d’armes et d’anciennes pièces. Dans les sixties, pas de lettrage ni de moyen de vraiment dater les modèles 600 (double détente), 650 (mono), 700 (luxe), qui peuvent correspondre aux modèles Daly Hunter, Venture, Field Grade et Diamond (luxe). A partir de 1973, Browning se rendant compte que Kochi pouvait faire aussi bien qu’Herstal, et mettre fin à la marée de superposés importés par Daly, finalisa un accord létal pour ce dernier. Mais cette période (1975-76) est intéressante dans la mesure où elle vit apparaître les premiers ressorts hélicoïdaux, en remplacements des ressorts plats, identifiés en rouge ci-dessous, seul tendon d’Achille de ces armes réputées solides. Dès 1966, la faille avait été repérée par un armurier californien Bill Nitter qui les convertissait pour ses clients…et dont Miroku s’empressa (1972) d’acheter les droits ! Pour les Etats-Unis devenus plus circonspects, la firme japonaise était bloquée par ses accords, mais pas ailleurs, et c’est ce qui explique sa forte présence ensuite en Europe (particulièrement en Grande-Bretagne), et en Australie avec sur la décennie 80-90 les 3800 Trap et Skeet, plus tard Mk 38 directement concurrents des meilleurs Browning sur les pas de tir (3), puis dans les années 90 les 6000 chasse et tir à chokes fixes ou Mk 60, et 7000 ou Mk 70 multichokes. Même arrêtés il y a seulement trente ans, ces modèles 6000 sont encore difficiles à modéliser car produits dans une grande variété de poids et de longueurs de canons différents. Les premiers modèles avaient des canons en acier forgés, percés et polis avant d’être soudés ensemble, les derniers selon la méthode moderne de monoblocs puis canons frettés. Les numéros étant sous la clef de bascule, les Mk 70 suivirent le lettrage Browning, de même que pour les chokes (4), et le statut actuel des deux sociétés, malgré leurs efforts louables de communication n’est pas plus clair. 4/ Lettres par années : Z=1, Y =2, X=3, W=4, V=5, T=6, R=7, P=8, N=9, M=0. Exemple : NV=95. Pour les chokes : + = full, ++- = trois quarts, +- = demi, ++ = quart, SS = skeet, parfois écrit en toutes lettres, Cyl = lisse.
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