Les rivages d'Istanbul : Entre histoire, usages publics et performance olympique

Si les rivages donnent à l’aire urbaine d’Istanbul une configuration particulière, le contact avec la mer ne va pas de soi dans une ville qui s’étend sur quelque 1 000 km2 et qui compte plus de 10 millions d’habitants. Pourtant, du Bosphore à la mer de Marmara, les rivages sont de plus en plus fréquentés par les citadins, donnant lieu à de nouveaux usages publics. Au-delà des seules questions de forme, comment se construisent-ils, selon quelles pratiques et selon quelles valeurs ? Le regard du géographe peut contribuer à répondre à ces questions. Les rivages et les espaces publics en général sont au cœur des recompositions récentes de cette mégapole qu’est Istanbul, tout à la fois soumise à une croissance urbaine mal maîtrisée, à un accroissement de la mobilité, et dans une certaine mesure, à la métropolisation. Il s’agit de comprendre les espaces publics par leur inscription dans l’espace urbain : les usages d’un espace public varient en fonction de sa localisation, dans l’espace et dans le temps. L'histoire d'Istanbul est intimement liée à ses rivages, qui ont façonné son identité et influencé son développement urbain. Cet article explore l'évolution des rivages d'Istanbul, leurs usages publics changeants et leur importance dans la vie des Stambouliotes, tout en mettant en lumière la récente performance olympique du tireur turc Yusuf Dikeç et l'histoire de la participation de la Turquie aux Jeux.

Genèse des espaces publics sur les rivages d'Istanbul

Jusqu’aux années 1980, les espaces publics demeurent très ponctuels le long des rivages. Depuis, un retour s’est engagé, donnant lieu à des formes et à des pratiques multiples : promenades de la bourgeoisie et appropriations populaires. La tendance actuelle dessine de nouveaux espaces publics caractérisés par leurs ambiguïtés, entre marchandisation et urbanité. Avec la croissance urbaine, le rôle central des rivages s’est trouvé atténué, même si les points de passage sont restés jusqu’à nos jours des espaces publics animés. La Byzance antique est construite sur une péninsule, avec un port naturel, la Corne d’Or. Entre la ville et l’eau, il y a donc un contact ancien, même si les rivages sont alors loin d’être des espaces publics : les murailles maritimes ne laissent guère que quelques points de passage. La présence de l’eau et des rivages dans la ville s’est renforcée avec la croissance urbaine : la Corne d’Or entre la ville des sultans et Galata, la ville des Gênois, puis le Bosphore des catégories privilégiées au XIXe siècle. Autant de bras de mer à traverser pour relier les différents lieux de la ville. L’eau constitue une part de l’identité de la ville. Elle participe de cette image de marque qui inscrit Istanbul dans le cercle des villes sur l’eau. Istanbul, c’est alors le Bosphore mythique et ses promenades au clair de lune, les « Eaux douces » d’Europe ou d’Asie et leurs jardins. Les voyageurs et leurs récits, les écrivains et les peintres turcs, tous ont entretenu la légende qui prend son envol au XIXe siècle et devient, dans sa version nostalgique, le cœur de l’image que les vieux Stambouliotes et les privilégiés se font aujourd’hui de leur ville. Elle est relayée par les médias turcs et étrangers. Les modes de vie ancestraux, comme celui des pêcheurs du Bosphore, les héritages des minorités grecques ou juives, font partie de cette légende.

Les échelles : Des lieux de passage aux centralités urbaines

L’échelle associe en général aux jetées des lieux d’attente pour les usagers des vapur, des autobus ou des taxis collectifs, les dolmus. Ce sont avant tout des lieux où l’on passe, rythmés par les transports en commun : points de rupture de charge à l’intérieur de l’espace urbain, elles articulent les réseaux terrestre et maritime. Même quand on ne traverse pas le Bosphore, l’échelle reste d’ailleurs un nœud de communication incontournable. L’encombrement est maximum le matin et le soir. Les files d’attente s’allongent. Les flux de piétons sont considérables, tout comme le va-et-vient des véhicules. En semaine, le glissement s’opère rapidement de l’attente à la flânerie. Par extension, l’échelle est aussi devenue un lieu de détente, dans une ville qui en a longtemps manqué. Le dimanche, la fréquentation ne faiblit pas. À Besiktas, « prendre l’air, se promener rimait avec descendre à l’embarcadère » écrit Fürüsan dans les années 1970. On y vient aussi prendre un thé, jouer (football, stand de tir), pêcher à la ligne et même se baigner. Un rythme difficile à trouver ailleurs, qui côtoie étrangement celui, plus rapide, des gens pressés qui se déplacent. Les usagers d’un vapur viennent de débarquer. Un petit vendeur l’attend. D’autres individus se promènent déjà sur la jetée. À droite, le çay hahçesi sous les arbres. En définitive, de lieux où l’on passe, les échelles sont devenues des lieux où l’on vient, de véritables centralités. C’est le cas d’Eminönü, la plus importante et la plus centrale, où l’on trouve de nombreuses boutiques ainsi qu’un grand marché informel. Les autorités ont tenté d’organiser ces centralités : des places ont été aménagées, pour faciliter la circulation, mais aussi dans un but symbolique.

La reconquête des rivages : Politiques municipales et nouveaux usages

Au début des années 1960, la ville commence à s’étendre dans toutes les directions. « La relation historique entre les habitants et la mer disparaît ». Actuellement, non seulement la majorité des déplacements à l’intérieur de la mégapole se fait par la route, mais l’accès aux rivages s’avère souvent difficile. Il est vrai que les fonctions portuaires ou militaires occupaient déjà de longues portions de littoral ; mais dans les années 1960-1970, les rivages ont également été remblayés sur des dizaines de kilomètres et transformés en voies de transit. Ils ont perdu leur ancienne identité - naturelle, historique et sociale - sans pour autant s’en forger une nouvelle, devenant des « non-lieux » : des espaces fonctionnels aux paysages monotones. Les aménagements accentuent donc la coupure entre la ville et ses rivages. C’est le cas le long de la Marmara, avec l’infranchissable Sahil Yolu (voie littorale). On retrouve le même problème sur la Corne d’Or où, de surcroît, les quartiers adjacents ont presque entièrement été détruits. C’est la municipalité de B. Dalan (1984-1989) qui a entamé la reconversion des rivages, associant une politique d’assainissement à la création d’espaces publics. Suite au programme de régénération, la rive droite de la Corne d’Or est désormais occupée par des espaces verts ; les travaux se poursuivent vers l’amont. Le long du Bosphore, les dépôts et les usines ont laissé place à des jardins ; une voie sur pilotis a été construite entre Arnavutkiiy et Bebek. En ce qui concerne le littoral de la Marmara, les rivages remblayés étaient voués à la circulation. Si certains le sont toujours, la plupart sont devenus des espaces publics, associant une promenade, des espaces verts et des équipements commerciaux, comme les çay bahçesi (jardin pour le thé). Apparu localement, ce modèle tend à se généraliser depuis une décennie, sous l’impulsion de la Mairie métropolitaine, et de plus en plus, des mairies d’arrondissement : soucieuses de « servir » les habitants, elles s’investissent désormais beaucoup dans le cadre de vie. Des budgets importants sont consacrés à ces espaces publics, et la qualité des aménagements s’améliore. Le retour aux rivages s’est engagé dans les années 1980, pour prendre une ampleur considérable aujourd’hui, soutenu par les politiques municipales.

Diversité des appropriations : Bourgeoisie, classes populaires et pratiques de centralité

Les rivages d’Istanbul sont depuis longtemps appropriés par les populations favorisées : lieux de villégiature au XIXe siècle et stations balnéaires des années 1920-1930. Aujourd’hui encore, les banlieues aisées d’Istanbul bordent les rivages. Des promenades s’y sont développées, aussi bien sur la rive asiatique (Kadıköy-Caddebostan) que sur la rive européenne (Florya-Yeşilköy). C’est une (r)évolution pour Istanbul où la marche est traditionnellement perçue comme négative. La configuration des lieux est souvent la même : le littoral remblayé accueille des espaces verts et de détente, ainsi qu’une digue­ promenade, le tout étant dominé par des résidences de standing. Quant aux voies du Bosphore, construites dans les années 1980, elles sont bordées de larges trottoirs. Ces espaces publics sont le reflet du secteur dans lequel ils s’inscrivent, où résident en particulier les classes moyennes supérieures. À Istanbul, c’est un monde à part. Le public, relativement homogène socialement, comprend beaucoup de femmes : rarement voilées, elles sont seules ou en groupes. L’usage du, rivage est assez uniforme : c’est la promenade en famille qui domine. À la différence des autres espaces publics d’Istanbul, il n’est pas rare de voir plusieurs générations représentées, des petits-enfants en bas âge aux grands-parents ; c’est aussi un autre rythme. Enfin, ce qui tranche avec le reste de la ville, ce sont aussi les activités physiques qui s’y pratiquent : jogging, parcours sportif, vélo. Il y a affluence le dimanche, mais les lieux sont fréquentés toute la semaine. Les promenades apparaissent au premier abord comme un cas particulier parmi les lieux fréquentés par les catégories aisées. Mis à part quelques rares espaces publics, comme l’avenue de Bagdad à Kadikoy ou les malls situés en périphérie, ces lieux sont plutôt des intérieurs privés : maisons où l’on reçoit, clubs, cafés et restaurants. D’ailleurs, les riches stambouliotes habitent et vivent de plus en plus dans les « cités sécurisées » des périphéries. Force est de constater cependant que les promenades ne sont pas si éloignées de ces autres lieux. En se promenant ou en pratiquant un sport en public, on se rattache à une certaine modernité. On affiche aussi son appartenance sociale.

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L'appropriation populaire des rivages

Les autres - en particulier les catégories populaires - sont tenus à l’écart. Soit ils ne parviennent pas jusqu’aux promenades, à cause de la distance ou de l’accessibilité. Soit l’inhospitalité des lieux les en dissuade : à Bebek par exemple, sur le Bosphore, la fermeture de la bourgeoisie, installée là depuis des générations, est très sensible jusque dans l’espace public. Sur ces rivages, il arrive certes qu’une famille pique-nique, que quelques pêcheurs s’installent, ou qu’un groupe de jeunes gens profitent de la plage, mais c’est toujours à l’écart des promeneurs : il s’opère alors une sorte de micro-ségrégation, avec la promenade d’une part, les espaces verts et la plage d’autre part. L’appropriation populaire des rivages est une transformation radicale par rapport à la tradition de villégiature. Il y a d’abord les pêcheurs à la ligne, nombreux le long du Bosphore. Mais cette appropriation concerne surtout les espaces verts. Un peu partout, des çay bahçesi aux formes diverses - de la plus informelle à la plus aboutie - accueillent le public qui vient prendre un thé, jouer au backgammon ou fumer le narguilé. On vient aussi s’amuser sur les manèges des luna park. C’est dans le centre, et plus précisément sur la Corne d’Or, que les pratiques semblent les plus diverses. Elles oscillent entre activité, oisiveté et loisir, entre immobilité et mouvement. Le rivage est un espace où se retirer en marge du lieu de travail : les commerçants et artisans de Karaköy font une pause au bord de l’eau. C’est aussi un lieu de détente où les mères viennent avec leurs enfants (Fener, Balat), où les adolescents s’amusent après les cours. Non loin de là, des oisifs s’approprient l’espace, comme ces hommes seuls ou en groupe que l’on voit boire leur bière à Küçükpazar. Le dimanche, l’usage le plus marquant et le plus répandu est le pique-nique familial. Chaque famille s’installe sur une portion de rivage qu’elle s’approprie pendant tout un après-midi : un tapis, un réchaud pour le thé, un mangal, parfois de la musique, un hamac et des jeux pour les enfants. Les contacts ne sont pas rares entre elles. Tout micro-événement, comme le passage d’un bateau, permet de nouer la conversation ; les enfants jouent ensemble. Deux familles ont pris possession de cette petite portion de pelouse, le long de la Marmara (Fatih), pour pique-niquer. Elles se sont installées là depuis le début de l’après-midi, en retrait de la promenade. L’appropriation populaire des espaces publics est visible partout où les lieux la rendent possible. Elle est la plus lisible à proximité des quartiers défavorisés, où les familles modestes ne se déplacent pas facilement. C’est le cas au centre d’Istanbul, dont le bâti est très dégradé et habité en majorité par les catégories populaires. Ces quartiers sont d’ailleurs peu fréquentés par les autres classes sociales, qui en ont une image négative. Au bord de l’eau, les plus pauvres peuvent pratiquer à peu de frais leurs loisirs favoris. Contrairement à certains parcs ou forêts, les rivages sont en effet gratuitement accessibles.

Pratiques de proximité et de centralité

Ces pratiques de l’espace public sont donc avant tout des pratiques de proximité. La Corne d’Or en témoigne. À Ferrer et Balat, les observations ont permis de relever la présence de nombreux Kurdes - les femmes sont reconnaissables à leurs fichus colorés et à la manière de le nouer - ainsi que de groupes proches de l’islam radical : femmes couvertes de noir et hommes barbus, en costume traditionnel. Ces deux populations sont très présentes dans les arrondissements centraux d’Eminönu et de Fatih. Un peu plus loin, à Küçükpazar, le rivage est approprié par des hommes célibataires : ce sont des travailleurs immigrés qui peuplent en majorité ce quartier. Les rivages du centre donnent également lieu à des pratiques de la centralité. En effet, ils sont bien desservis et attirent donc des populations résidant en dehors du centre. Dans la mesure où celles-ci peuvent se le permettre : l’accès reste limité par le coût et le temps de parcours, pour les citadins les plus pauvres et pour ceux des banlieues éloignées. L’accès au rivage est donc inégal entre les publics. Mais dès que l’on possède une voiture, même en mauvais état, on fait le voyage. Et lors des grandes occasions, les rivages du centre sont parcourus par une population nombreuse, comme pendant les fêtes du Bayram, à la fin du Ramadan. Les pratiques de la centralité tendent à se développer le long des rivages. C’est une route surélevée par rapport à l’eau, construite dans les années 1980. Une large promenade borde le rivage, longeant une avenue où la vitesse est limitée. Des çay bahçesi, étagés jusqu’au bord de l’eau, ainsi que la tour de Léandre et son café-restaurant, offrent leurs services aux promeneurs. De nombreux marchands ambulants mettent à la disposition du public des produits divers : graines de tournesol, bijoux, jouets, etc. Les gens marchent, lentement. La fréquentation est constante, même si elle est plus intense en fin de semaine. Nombreux sont les usagers de cet espace à se promener en famille, en particulier en fin de semaine, mais on y vient aussi entre amis ou en…

Yusuf Dikeç : Un tireur turc atypique aux Jeux Olympiques de Paris 2024

Le tireur turc Yusuf Dikeç a captivé le monde avec sa pose décontractée devenue virale lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Tirant la main dans la poche, sans lunettes techniques ni casque, il a décroché une médaille d'argent au pistolet à 10 mètres mixte. Les images de Yusuf Dikeç et sa partenaire Şevval İlayda Tarhan remportant l’argent ont fait sensation.

Un style qui détonne

Lors des épreuves olympiques de tir, les athlètes utilisent des équipements tels qu’une protection auditive pour la concentration, un cache œil pour éviter les distractions, une lentille pour une meilleure précision… Ici, Yusuf n’a rien d’autre que son arme. Presque nonchalant, la main dans la poche, sans lunettes de protection ni de casque, Yusuf Dikeç avait détonné à l’épreuve de tir où tous ses concurrents sont largement équipés. Avant son look décontracté, c’est son équipement qui a interrogé. Ou plutôt son absence d’équipement. Vous avez forcément vu passer cette photo sur les réseaux sociaux : habillé d'un simple haut blanc sans aucune protection, cheveux poivre et sel, regard sans pitié derrière des lunettes de comptable, ce tireur turc ressemble au tueur à gages d'une série américaine. Pour un internaute, la fédération turque de tir a demandé à un « tueur à gages » de participer aux Jeux olympiques pour s’assurer une bonne place sur le podium. Et Yusuf Dikeç semble être quelqu’un « qui sait vraiment ce qu’il fait » au vu de sa posture avec sa main dans la poche. « Certains ont pensé que ma main dans la poche était un signe d’arrogance. Ceux-là ne connaissent rien sur moi, ni au tir sportif », raconte-t-il en riant. « Je le fais uniquement pour tenir mon corps plus stable, pour être en équilibre. Il ne faut pas chercher plus loin », ajoute-t-il.

Une absence d'équipement expliquée

Ancien officier de la gendarmerie à la retraite depuis un an, Yusuf Dikeç préfère tirer sans matériel de protection. « Comme je tire les deux yeux ouverts, je ne me sens pas à l’aise avec les lunettes de protection, les casques ou tout autre accessoire. Il n’y a pas d’obstacles de la part du ministère ou de notre fédération concernant l’équipement. « Les autres tireurs voient les choses d’un seul œil alors que je les vois des deux yeux. Même dans son tir, on a l'impression qu'il est en lévitation. C'est la force tranquille.

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Une pose qui symbolise l'esprit olympique

Pour Yusuf Dikeç, plus que la confiance en soi, sa pose symbolise l’esprit olympique. « Le fair-play, le refus du dopage et la mise à l’épreuve du talent et de l’anatomie humaine à l’état naturel font partie de l’esprit olympique. Il y a quelque chose de beau, de naturel dans ce mouvement. Les gens l’ont apprécié, ce qui me fait plaisir », affirme-t-il.

Un succès viral et imité

Rapidement, la vidéo de sa prestation devient virale. De nombreux sportifs des JO l’ont imité après avoir remporté une médaille, comme la star de la perche, le Suédois Armand Duplantis. Armand Duplantis, champion olympique et recordman du monde, a célébré son succès en reproduisant l’attitude du tireur médaillé d’argent Yusuf Dikec.

Un parcours riche et une longue expérience

Ce n’est pas un inconnu dans le milieu : le tireur détient plusieurs titres aux championnats du monde et d’Europe dans diverses épreuves de pistolet. Ancien sous-officier de la gendarmerie turque, l’athlète de 51 ans s’est lancé dans le tir professionnel courant 2008. Il participe dans la foulée aux Jeux de Pékin. Yusuf Dikeç représentera par la suite son pays à Londres, Rio, Tokyo puis Paris. Diplômé de l’École militaire de gendarmerie d’Ankara, il a gravi les échelons dans l’armée de son pays en devenant caporal dans la ville de Mardin, avant d’exercer en tant que sergent à Istanbul. Sa carrière sportive débutait alors dans les années 2000 au sein du club sportif de la gendarmerie turque de Jandarma Gücü à Ankara, où il était sous-officier.

La montre Nacar de Yusuf Dikeç

Malgré son style minimal, basique, ordinaire, normal, un détail a interpellé : la montre qu’il portait au poignet. Il s'agit d'une montre de plongée Nacar couleur vert militaire, très probablement la Nacar 07-290699-BNS6, une montre à quartz de 46 mm et étanche à 200 mètres. Le dernier prix connu était de 1 386 ₺ (lires turques), ce qui équivaut à environ 37 euros. La marque Nacar a été créée spécifiquement pour le marché de Turquie et semble être une pièce souvent cédée en héritage dans les familles turques. La marque a été fondée par les frères arméniens turcs Nacaroglu, Ohannes et Kevork.

Histoire de la participation de la Turquie aux Jeux Olympiques

Saviez-vous que la Turquie accumule les performances surprenantes aux Jeux Olympiques ? Saviez-vous que la Turquie a fait ses débuts olympiques dès 1908 à Londres ? Sous l’Empire ottoman, un gymnaste se présente… mais son passage reste mystérieux. Initialement prévus à Rome, les Jeux déménagent à Londres après l’éruption du Vésuve. Entre changements politiques et défis logistiques, cette participation ressemble à un marathon. La Turquie rate trois éditions des Jeux pour des raisons historiques. En 1920, l’exclusion sanctionne son alliance avec l’Allemagne. Comme le note une analyse géopolitique, l’Empire ottoman sera exclu en 1920 pour son alliance avec l’Allemagne. Ces blancs dans le palmarès ont un vrai coût sportif. L’absence de modèles olympiques pendant des décennies ralentit la détection des talents.

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La lutte: un pilier du sport turc

La lutte trône depuis toujours au panthéon sportif turc. Avec 94 médailles olympiques dont 39 en or, cette discipline historique a donné des légendes comme Mithat Bayrak ou Hamza Yerlikaya.

L'ascension du taekwondo, de l'haltérophilie et du tir sportif

Leur exploit ultime ? Depuis 20 ans, le taekwondo et l’haltérophilie montent en puissance. Le tir sportif rejoint le club des valeurs sûres après l’argent de Dikeç/Tarhan à Paris 2024. En 2024, Yusuf Dikeç transforme l’image du sportif turc. Son tir main dans la poche sans équipement sophistiqué fait le buzz mondial. Même le perchiste Duplantis imite sa pose ! Derrière ces résultats, une transformation technologique silencieuse. Le tir turc mise sur des pistolets équipés de canon Steelium Pro pour gagner en précision. En archerie, les capteurs vidéo dernière génération permettent un feedback instantané aux athlètes.

Autres figures olympiques turques

Halet Çambel brise le plafond de verre dès 1936. Cette escrimeuse et archéologue devient la première femme musulmane aux JO, refusant même de saluer Hitler. Son héritage ? Aujourd’hui, les « Sultanes du filet » enflamment les terrains. L’équipe de volley féminine, numéro 1 mondiale en 2024, transforme chaque match en symbole d’émancipation. En 2021 déjà, les « Sultanes du filet » défrayaient la chronique avec leurs tenues sportives jugées trop moulantes par des religieux. Les « Sultanes du filet », surnom de l’équipe féminine turque de volley-ball, ont un impact considérable. Leurs succès sportifs, comme leur victoire à l’Eurovolley 2023 et leur titre de championnes du monde, ont propulsé le volley-ball féminin sur le devant de la scène médiatique en Turquie.

Istanbul 2036: une ambition olympique

Istanbul relance sa candidature pour 2036 après cinq échecs depuis 2000. Ce serait une première pour une ville musulmane, symbole fort de dialogue interculturel par le sport. Le pays mise sur les Jeux européens 2027 comme test grandeur nature. Aucune construction nouvelle prévue : on utilise les infrastructures existantes comme le stade Atatürk rénové.

L'engagement de la Turquie pour la jeunesse et l'inclusion

La Turquie mise sur les écoles pour dénicher ses futurs champions. Des ateliers olympiques dans les collèges et un site dédié forment les jeunes aux valeurs du sport. Le Comité Olympique turc booste l’inclusion sociale par le sport. Son programme phare « Autonomiser les filles » a déjà formé 900 jeunes athlètes.

Tableau des médailles olympiques de la Turquie (principales disciplines)

DisciplineNombre de médailles d'orNombre total de médailles
Lutte3994
Autres disciplinesVariableVariable

Contrairement à certaines rumeurs, la Turquie n’a pas été bannie des Jeux Olympiques. Elle a même une longue histoire de participation, remontant à 1908. Les athlètes turcs continuent de participer et de se distinguer, comme on a pu le voir lors des Jeux de Paris 2024. Plusieurs pays ont été exclus des Jeux Olympiques pour diverses raisons, allant de la politique au dopage.

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