Le monde du jeu vidéo a connu une évolution fulgurante, et les jeux de tir à la première personne (FPS) ont joué un rôle central dans cette transformation. Des graphismes rudimentaires aux expériences immersives d'aujourd'hui, les FPS ont captivé des générations de joueurs. Cet article se propose de plonger dans le passé pour explorer certains des jeux de tir anciens les plus populaires et influents, ceux qui ont posé les bases du genre tel que nous le connaissons. Posséder l'un de ces jeux, c'est comme posséder une recette de cuisine d'un excellent gâteau, un classique indémodable.
Les pionniers : poser les fondations
Les premiers FPS étaient bien différents des jeux modernes. Ils se caractérisaient par des graphismes simples, un gameplay rapide et une action intense. Malgré leurs limitations techniques, ces jeux ont introduit des concepts clés qui allaient définir le genre.
Wayout (1982) : Souvent considéré comme le premier jeu à la première personne permettant un mouvement libre grâce au ray casting.
Catacomb 3D (1991) : Un des premiers jeux à utiliser le ray-casting avec des murs texturés, accélérant ainsi l'affichage. Il est aussi le premier à montrer l'arme sélectionnée.
Ultima Underworld (1992) : Ce titre a introduit des éléments novateurs tels que la possibilité de regarder vers le haut et le bas, des murs à 45°, des niveaux sur plusieurs hauteurs, des surfaces inclinées, la possibilité de sauter, un inventaire, des niveaux ouverts et un moteur physique rudimentaire. Il est une véritable "immersive sim".
Lire aussi: L'évolution du pistolet à plomb ancien
Wolfenstein 3D (1992) : Inspiré par Ultima Underworld, Wolfenstein 3D a opté pour une action rapide et nerveuse, supprimant les éléments narratifs pour se concentrer sur le gameplay. Il est le premier jeu à se concentrer sur la représentation du personnage à travers le "head bob" en marchant.
Doom (1993) : Un titre phare qui a popularisé le genre FPS. Son moteur permettait un éclairage localisé et dynamique, des niveaux vastes et variés, une musique entraînante, un mode deathmatch populaire et une violence extrême pour l'époque. Doom a démocratisé le gameplay 3D réaliste et multijoueur en réseau ainsi que la création de mods. Les références au satanisme et certains passages gore en ont aussi fait un titre très critiqué.
L'âge d'or : innovation et popularisation
Les années 90 ont été une période d'innovation et de popularisation pour les FPS. Les avancées technologiques ont permis des graphismes plus réalistes, des gameplays plus complexes et des expériences multijoueurs plus immersives.
System Shock (1994) : Une "immersive sim" combinant FPS et RPG, avec de l'aventure, de l'exploration, des énigmes et un gameplay non linéaire. Il permettait de se pencher, se baisser et ramper, et disposait d'un inventaire et d'une mini-carte.
Quake (1996) : Un successeur spirituel de Doom en 3D polygonale complète. Il a introduit des cartes verticales, standardisé le mouselook et popularisé le multijoueur avec des serveurs dédiés, des jeux en ligne, des clans et des tournois sponsorisés.
Lire aussi: Fusil Winchester : histoire et évolution
Team Fortress (1996) : Un mod à succès qui a introduit le multijoueur avec plusieurs classes, se concentrant sur le jeu en équipe et étant à l'origine des FPS en équipe modernes.
GoldenEye 007 (1997) : Le premier FPS console à succès qui ne soit pas un portage. Il a adopté un style plus lent et méthodique, adapté au contrôle au pad, et a introduit des phases d'infiltration et la nécessité de recharger les armes. Avec son gameplay fluide, un scénario immersif et une bande sonore à l'image du film.
Rainbow Six (1998) : Un des premiers FPS tactiques multijoueurs "réalistes", avec une localisation avancée des dégâts, un système de permadeath et du multijoueur coopératif.
Thief (1998) : Une "immersive sim" basée sur l'infiltration, la navigation et l'exploration, avec une gestion avancée du son et de la lumière et une IA réagissant aux bruits et aux changements dans l'environnement.
Half-Life (1998) : Un jeu avec une technique de pointe, des niveaux variés, une IA avancée, une narration forte et des cinématiques à la première personne. Le succès d'Half Life a permis l'écriture de plusieurs suites, dont la dernière, Half Life Alyx, est taillée pour la VR ! De plus, ses différents mods, comme Team Fortress et Day of Defeat, ont été aussi célèbres que l'aventure solo originelle. Il est considéré comme l'un des meilleurs jeux de tous les temps. Il comporte énormément d'options de personnalisation côté "armes", et l'histoire est tout bonnement intrigante.
Lire aussi: Fusil à patate : invention surprenante
Medal of Honor (1999) : Le premier FPS avec un univers moderne réaliste et un scénario de type film d'action écrit par Spielberg, offrant un grand spectacle.
Quake III Arena (1999) et Unreal Tournament (1999) : Parmi les premiers FPS purement multijoueurs, se concentrant sur le jeu en ligne avec de nombreux modes de jeu et des possibilités de modding.
Counter-Strike (1999) : Le premier FPS multijoueur se concentrant sur le jeu tactique en équipe, avec une part de furtivité et sans respawn immédiat. Il est considéré comme l'un des jeux de tir en ligne les plus influents de tous les temps. Sa jouabilité est immersif (mais aussi exigeante), son contenu en ligne est riche et sa communauté est plus qu'active.
Le nouveau millénaire : diversification et réalisme
Au début des années 2000, les FPS ont continué à évoluer, se diversifiant en sous-genres et mettant l'accent sur le réalisme. Les jeux tactiques, les simulations de combat et les expériences multijoueurs massives ont gagné en popularité.
Operation Flashpoint (2001) : Le premier FPS cherchant à simuler le combat réel, avec des dégâts réalistes, une carte immense, de nombreux véhicules et une IA avancée.
Halo (2001) : Une révolution des FPS sur console, avec des contrôles adaptés au pad, un auto-aim généreux, un look lumineux, de multiples véhicules, des armes variées, un loadout limité, une IA évoluée et un univers travaillé. Halo est le FPS de référence sur Xbox. Il est facile à manier et son histoire est captivante. Les armes sont destinées à des situations précises, le protagoniste ne peut aussi en porter que deux à la fois, ce qui demande de bien définir son plan d’attaque.
Metroid Prime (2002) : A pris la formule Metroid avec exploration et puzzles, et l'a fait jouer en mode FPS, mais sans que le tir soit un aspect primordial.
Planetside (2003) : La première tentative de marier MMO et FPS.
Halo 2 (2004) : Un très bon jeu mais n’innove pas grand-chose côté solo. Halo 2 avait une bande sonore très réussie et un mode multijoueur optimisé.
Quelques exemples de jeux
Pour illustrer la diversité des FPS anciens, voici quelques exemples de jeux notables :
Doom 3: Un des plus célèbres FPS horreur et science-fiction. Il relança la série Doom en créant une nouvelle histoire et un gameplay nettement différent.
Duke Nukem 3D: Connu pour son personnage principal, Duke Nukem, devenu une icône du jeu vidéo. Univers : De ruelles sordides en cinémas érotiques, Duke Nukem 3D nous entraîne dans les bas-fonds de L.A.. L’arrivée de la voix sur PC dans les années 1990 a permis à un personnage comme Duke Nukem de sortir du lot, grâce à des saillies verbales bien senties. Ancien héros de jeu de plateforme, il devient dans la version « 3D » une véritable icône du jeu vidéo, à la fois macho, bourrin et brave.
Soldier of Fortune: Mettant l'accent sur la violence et les armes réalistes, avec la possibilité de démembrer les ennemis. Sa particularité est de pouvoir démembrer tous les adversaires en leur tirant dessus.
Deus Ex: Se déroulant dans un univers de science-fiction et mettant l'accent sur les choix et les conséquences. Il est considéré comme l'un des meilleurs jeux pour l'époque. Deus Ex se démarque par des niveaux ouverts qui peuvent être joués de nombreuses façons différentes (subtile, agressive, hacker…). Extrêmement populaire, il offre aussi un environnement graphique intéressant et une histoire complexe et crédible dans un univers neo-punk. C’est un titre qui peut être facilement joué plusieurs fois en ayant une expérience vraiment différente à chaque tour.
Jeux en bois : une alternative aux jeux vidéo
Avant l'essor des jeux vidéo, les jeux en bois étaient une source de divertissement populaire pour les enfants et les adultes. Ces jeux, souvent simples mais ingénieux, offraient une expérience tactile et sociale différente des jeux vidéo.
L'emblématique jeu de grenouille style 1900 : Un classique intemporel.
Jeu de quilles traditionnel : Pour jouer en plein air.
Jeu en bois de lancer d'anneaux : Lancez les anneaux en caoutchoucs vers le blason cible.
Billard Nicolas : Un jeu d'adresse qui réunit des participants de tous les âges.
Jeu de toupies et d'adresse : Un beau jeu traditionnel où le joueur défend ses 2 buts avec 1 seul marteau.
Backgammon : Un très beau coffret de qualité.
Dominos : Superbe boîte en bois avec larges dominos et marquage creusé.
Jeu de roulette en bois : Placez les billes au centre du plateau et faites tourner la toupie.
Jeu d'élastique : Le gagnant est le premier qui parvient à vider son camp de tous les palets à l'aide de l'élastique.
Ferme la boîte : Après avoir lancé les dés, le joueur ferme les clapets dont les chiffres correspondent au tirage.
Jeu de billes : Parvenir à glisser la bille jusqu'au sommet à l'aide de deux ficelles tout en évitant les obstacles.
Morpion : Alignez 3 ou 4 boules de votre couleur.
Mikado : Les joueurs retirent chacun leur tour 1, 2, ou 3 bâtonnets, il ne faut pas être celui qui retirera le dernier.
tags: #jeux #de #tir #anciens #populaires
