Les qualifications pour les Jeux Olympiques de tir en Turquie ont été marquées par des performances exceptionnelles et des moments mémorables. Cette étape à Antalya est l’occasion pour la fédération internationale (World Archery) de tester des formats de compétition remaniés. Du 13 au 19 juin, les archers ont disputé la troisième épreuve de Coupe du Monde et le Tournoi de Qualification Olympique (TQO) à Antalya (Turquie).
Nouvelle Formule de Compétition
World Archery a transformé le cercle « X », d’une valeur actuelle de 10 points, en 11 points, face à un niveau devenu très dense. De quoi diminuer les égalités devenues nombreuses ces dernières années. En complément, les archers ont tiré 60 flèches (10 volées de 6 flèches) au lieu de 72 flèches (2 fois 6 volées de 6 flèches).
Arc Classique : Les Français en Vue
À l’image de leurs premières étapes, Thomas Chirault (584 points) et Baptiste Addis (580) ont performé lors de ces qualifications derrière la domination du Brésilien Marcus d’Almeida (589). Les deux hommes ont signé de nouveau un Top 10 avec respectivement la 4e et 6e place. La 24e place de Jean-Charles Valladont permet à l’équipe de France arc classique de se placer en 3e position par équipe, derrière la Corée et l’Allemagne. Ils affronteront la Pologne ou les Pays-Bas en 8e de finale, jeudi à 9h30. Pour rappel, les trois archers avaient décroché l’argent par équipe sur la dernière étape, à Shanghai.
Quatrième Français en arc classique engagé sur cette étape, Jules Pedoux termine 70e et ne sera malheureusement pas sur les duels. Chez les femmes, les qualifications ont été dominées par les Coréennes qui s’octroient les trois 1ères places. Derrière la domination asiatique, Lisa Barbelin s’est emparée de la 15e place (555 points) juste devant sa coéquipière, Caroline Lopez (555 points également). Pas très loin derrière, Victoria Sébastian se positionne à la 21e place. Pour sa 1ère chez les grands, Siham Er’Rahmouni a terminé 45e de ces qualifications.
Comme les hommes, l’équipe féminine termine également 3e. Elle affrontera la Géorgie ou le Mexique en 8e de finale. En mixte, les Tricolores se hissent également en 3e position grâce aux performances de Lisa Barbelin et Thomas Chirault.
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Arc à Poulies : Découverte et Premières Expériences
Pour plusieurs archers, l’heure était à la découverte de leur toute première Coupe du Monde. Chez les femmes, si Clémence Fraigneau (44e des qualifications) avait l’avantage d’avoir déjà disputé la 2e étape à Shanghai, pour Alyssia Chambraud (17e) et Ambre Puiseux (45e), les débuts se faisaient ce mercredi à Antalya. Les trois Françaises auront rendez-vous dès vendredi pour les 32e de finale. Chez les hommes, seul François Dubois découvrait le circuit. Le jeune homme de 20 ans a été chercher la 33e place de ces qualifications. Nicolas Girard s’est hissé à la 28e position et Victor Bouleau à la 60e. Comme les filles, les Tricolores commenceront leurs éliminatoires vendredi matin à 8h10.
En tête du classement, cette fois, plusieurs nations se partagent les deux Top 3. Chez les femmes, la Corée a pris la tête avec Seungyen Han, devant le Mexique et la Grande-Bretagne. Chez les hommes, Mathias Fullerton était au rendez-vous pour le Danemark devant les Etats-Unis et la Slovénie.
Les équipes de France arc à poulies défendront leurs couleurs également ce jeudi. Cette nouvelle formule réussira-t-elle aux Bleus ?
Océanne Muller en Finale de Carabine à Air Comprimé
Les nouvelles sont bonnes du côté de Châteauroux. La Française Océanne Muller a assuré sa qualification pour la finale de l’épreuve de carabine à air comprimé 10 m. Avec un total de 631,3 points sur l’ensemble des six séries, soit une moyenne de 10,522 points par balle tirée, Muller prend la huitième place de ces qualifications. C’est la Coréenne Ban Hoyjin qui a terminé en tête des qualifications avec 634,5 en battant le record olympique de la spécialité. Elle a devancé la Norvégienne Jeanette Hegg Duestad (633,2) qui a, elle aussi, fait mieux que le précédent record qu’elle détenait avec (632,9).
Le Duo Serbe Triomphe au Pistolet à 10 mètres Mixte
Le duo serbe composé de Zorana Arunovic et Damir Mikec a remporté la médaille d’or du tir au pistolet à 10 mètres mixte aux Jeux olympiques. La Serbie a remporté l’épreuve mixte de tir au pistolet à 10 mètres devant la Turquie et l’Inde.
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La Turquie, arrivée en tête des qualifications, lundi, avait pris un meilleur départ dans la finale pour l’or, en menant 8-2, et a même eu deux chances de l’emporter en virant en tête à 14-12. Mais Tarhan et Dikec ont, tour à tour, raté leurs tirs dans les séries décisives et ont vu les Serbes, plus solides, les coiffer sur le fil.
Yusuf Dikec : Le Tireur Turc qui Fait Sensation
Médaillé d'argent en tir lors des Jeux olympiques de Paris avec sa partenaire turque Sevval Ilayda Tarhan lors de l'épreuve par équipe en pistolet à air comprimé à 10 mètres, Yusuf Dikec (51 ans) n'avait pas la même apparence que ses adversaires. Déjà conquis par l'aura de la tireuse sud-coréenne Yeji Kim, les réseaux sociaux ont trouvé une nouvelle coqueluche.
Le Turc avait seulement ses lunettes habituelles de vue et un bouchon d'oreille, tirant les mains dans les poches. Le perchiste suédois Armand Duplantis, champion olympique et recordman du monde, a célébré son succès en reproduisant l’attitude du tireur médaillé d’argent Yusuf Dikec. Armand Duplantis reprend la position du tireur turc Yusuf Dikeç après son record du monde, aux Jeux olympiques de Paris 2024. Les images de Yusuf Dikeç et sa partenaire Şevval İlayda Tarhan remportant l’argent ont fait sensation. Ou plutôt sa façon de gagner : il est apparu en tee-shirt et short, lunette de vue sur le nez, sans autre équipement que son arme. Une apparente nonchalance qui a fait le tour du globe, devenant une référence chez les athlètes olympiques.
Quinze jours peuvent changer une vie et se révéler bien lucratifs. Yusuf Dikec a été l'un des visages de Paris 2024 avec sa fameuse posture, main dans la poche au tir à 10 m, symbole de décontraction. Devenue un mème sur les réseaux sociaux, la dégaine a été reprise par le champion olympique du saut à la perche Armand Duplantis, notamment, ainsi que d'autres stars du sport. Côté performance, le tireur turc de 52 ans a remporté l'argent à Châteauroux, en duo avec Sevval Ilayda Tarhan.
Depuis, Dikec sait se faire rare et monnaye sa parole au prix fort. Pour espérer parler avec le médaillé, nous voilà dans les bureaux de son avocat, un certain Mehmet Ali Akgül, du cabinet MSE Law Firm. C'est un ami de longue date de Dikec et, depuis cet été, plus qu'un ami. Il reçoit dans un cabinet moderne d'un petit immeuble du quartier très occidental d'Osmanbey, sur la rive européenne d'Istanbul. L'homme aux tempes grisonnantes annonce d'entrée le prix de son client. Il a le sourire. « Un million ! » D'euros ? Non, de livres turques. Yusuf Dikec est aujourd'hui très populaire. Certes, la monnaie a beaucoup perdu en valeur depuis 2018 et le début de l'inflation en Turquie (de 44 % sur un an en décembre 2024), mais la somme reste importante : 27 300 euros.
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L'avocat précise par message, ensuite, que le tarif s'élève à 30 000 euros, soit un peu plus que le taux de change, tout en listant un nombre conséquent de conditions. Celles-ci défient une à une les règles de déontologie journalistique mais l'aplomb est remarquable. Akgül veut définir les sujets autorisés, uniquement du domaine sportif - pas question, ainsi, de retracer la vie de gendarme de son ami Yusuf ou de comprendre qui il est en dehors du sport -, souhaite relire l'interview avant la parution, exige que les photos prises soient la propriété de son client. En cas d'accord, il faudra définir les modalités de paiement, bien entendu, avant de se confronter 30 minutes, pas une de plus, au plus célèbre des tireurs au pistolet.
« Yusuf n'est pas un artiste, il n'a aucun intérêt à faire des interviews » « Merci, mais non merci », lui répondra-t-on. « C'est la norme en Turquie », assurera néanmoins l'avocat, ses zygomatiques toujours activés. Pourtant, l'AFP a obtenu, début août, une interview somme toute classique ; mais les règles semblent avoir changé depuis. Plusieurs journalistes locaux s'étonnent des conditions de l'avocat et doutent fortement que beIN Sports Turquie se soit acquitté d'une telle somme pour avoir le tireur en plateau le 26 décembre dernier. Contacté directement, le sportif n'a pas répondu à nos sollicitations. A-t-il au moins eu connaissance des exigences de son avocat ?
« Il est très occupé », souligne son représentant, « prépare déjà les Jeux de 2028 », où il visera l'or, bien sûr. « Yusuf n'est pas un artiste, il n'a aucun intérêt à faire des interviews », remarque-t-il. Élu sportif de l'année par GQ Turquie, Dikec disait cet été à l'AFP vouloir « rester le même », en promouvant le fair-play et les valeurs de l'olympisme. Sa parole est pourtant devenue très chère, loin de la simplicité et du détachement avec lesquels il a remporté sa médaille d'argent. Médaillé d'argent en tir lors des Jeux olympiques de Paris, le Turc Yusuf Dikec s'est affiché avec un look en opposition à tous ses adversaires. Déjà conquis par l'aura de la tireuse sud-coréenne Yeji Kim, les réseaux sociaux ont trouvé une nouvelle coqueluche.
Le look du tireur surprise fait sensation. Médaillé d'argent ce mercredi aux Jeux olympiques de Paris avec sa partenaire turque Sevval Ilayda Tarhan lors de l'épreuve par équipe en pistolet à air comprimé à 10 mètres, Yusuf Dikec (51 ans) n'avait pas la même apparence que ses adversaires. Là où ses rivaux avaient un casque sur les oreilles et des lunettes pour mieux cibler, Yusuf Dikec est apparu sans ces deux éléments. Le Turc avait seulement ses lunettes habituelles de vue et un bouchon d'oreille, tirant les mains dans les poches. Cela ne l'a donc pas empêché d'évoluer à un très haut niveau puisqu'il était arrivé en tête des qualifications avant d'échouer avec sa partenaire face à la Serbie en finale.
Les Jeux Olympiques de Paris 2024 : Un Événement Mondial
Les Jeux olympiques de Paris 2024 se déroulent dans la capitale française, Paris, et en Ile-de-France. Dans le reste de l’Ile-de-France, les lieux des compétitions sont le stade Yves-du-Manoir de Colombes (hockey sur gazon), la Paris la Défense arena de Nanterre (natation et water-polo), le centre aquatique de Saint-Denis (water-polo, plongeon et natation synchronisée), l’arena Paris Nord de Villepinte (boxe et pentathlon moderne), le site d’escalade du Bourget (escalade), le Stade de France de Saint-Denis (athlétisme et rugby à VII), le château de Versailles (équitation et pentathlon moderne), le golf national de Guyancourt (golf), le Vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines (BMX et cyclisme sur piste), la colline d’Elancourt, entre Elancourt et Trappes (VTT), et la base nautique de Vaires-sur-Marne (canoë-kayak et aviron).
En France, les JO de Paris 2024 sont diffusés en clair sur les chaînes de France télévisions (France 2, France 3 et France 4), ainsi que sur une chaîne numérique France.tv Paris 2024. Eurosport diffuse également toutes les compétitions des Jeux olympiques sur ses différentes chaînes (de Eurosport 1 à Eurosport 9) ainsi que sur sa plateforme numérique.
Symbole des Jeux olympiques, les cinq anneaux entrelacés sont exposés à chaque édition des JO sur un monument emblématique de la ville hôte - la tour Eiffel, pour Paris 2024. Si les anneaux représentent les cinq continents unis par l’olympisme, les six couleurs (bleu, noir, rouge, jaune, vert et le blanc de l’arrière-plan du drapeau olympique initial, ébauché par Pierre de Coubertin) représentent, elles, toutes les nations - car au moins une de ces couleurs était présente sur le drapeau de tous les pays participant aux JO lors de la création du drapeau.
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