Introduction
Le tireur de pousse-pousse, figure emblématique de certaines époques et régions du monde, incarne à la fois la force physique, la pauvreté et l'évolution des sociétés. Cet article explore l'histoire et la culture entourant ce métier, en s'appuyant sur des exemples littéraires, des témoignages et des observations sociologiques.
L'essor et le déclin du pousse-pousse
Le pousse-pousse, véhicule à deux roues tiré par un homme, a connu son apogée dans plusieurs pays d'Asie et dans les colonies européennes. Il est apparu comme une alternative au palanquin, devenant rapidement un moyen de transport populaire, notamment auprès des colons.
Au Vietnam, le pousse-pousse était une profession typique de l'époque coloniale. Associé à une charrette à bras, il offrait un moyen de subsistance stable pour de nombreuses personnes. Cependant, avec le développement des transports motorisés et l'évolution des sociétés, le métier de tireur de pousse-pousse a progressivement disparu. Au Vietnam, depuis 1945, ce type de véhicule a été supprimé et le métier de tireur de pousse-pousse n'existe plus.
À Durban, en Afrique du Sud, les pousse-pousse ont fait partie du paysage urbain depuis la fin du XIXe siècle. Ces voitures à deux roues, décorées avec des motifs zoulous, étaient un symbole de la ville. Malheureusement, le déclin du tourisme a entraîné une diminution du nombre de tireurs de pousse-pousse, menaçant de faire disparaître ce savoir-faire traditionnel.
Le tireur de pousse-pousse dans la littérature et les arts
Le tireur de pousse-pousse a souvent été représenté dans la littérature et les arts, devenant un symbole de la condition humaine, de la lutte pour la survie et des inégalités sociales.
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Dans la poésie chinoise moderne, le tireur de pousse-pousse apparaît comme une figure emblématique de la vie urbaine et de la modernité. Le poème "Le tireur de pousse-pousse", publié en 1917, est considéré comme l'un des premiers poèmes libres de la littérature chinoise moderne.
Le roman "Messieurs Ma père et fils" de Lao She, inspiré du séjour londonien de l'auteur, offre un aperçu de la vie des Chinois à l'étranger et des défis auxquels ils sont confrontés.
Le roman "La Forteresse Assiégée" de Gian Zhongshu, publié en 1946-1947, dépeint une société chinoise tiraillée entre tradition et modernité, où les personnages errent à la recherche d'un sens à leur existence. Le roman met en scène une Chine rurale et misérable, découverte par des universitaires occidentalisés.
Le quotidien du tireur de pousse-pousse
Le quotidien du tireur de pousse-pousse était souvent marqué par la pauvreté, la fatigue et les difficultés. À Madagascar, les tireurs de pousse-pousse étaient souvent des paysans venus en ville pendant la morte-saison des travaux des champs. Ils louaient leur pousse-pousse à des propriétaires et devaient travailler dur pour gagner leur vie.
À Antsirabe, la majorité des pousse-pousse appartiennent à une cinquantaine de propriétaires, dont certains en possèdent jusqu’à 200. Le tireur est censé être âgé d’au moins dix-huit ans, posséder un « permis de tirer » et faire l’objet d’une visite médicale une fois par an, tandis que le pousse-pousse doit satisfaire à un contrôle technique. Depuis 1999, la municipalité s’efforce de limiter le nombre de tireurs de pousse-pousse en refusant toute nouvelle immatriculation, ce qui n’empêche pas les clandestins de tenter leur chance.
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Le travail du tireur de pousse-pousse était physiquement exigeant, nécessitant une grande force et endurance. Ils étaient souvent exposés aux intempéries et aux dangers de la circulation. Malgré ces difficultés, ils étaient fiers de leur métier et de leur capacité à subvenir aux besoins de leur famille.
Le pousse-pousse : symbole de l'exploitation et de la colonisation
Le pousse-pousse est souvent associé à la colonisation et à l'exploitation des populations locales. Dans les colonies européennes, les tireurs de pousse-pousse étaient souvent considérés comme des travailleurs bon marché, exploités par les colons.
Le pousse-pousse est devenu, associé à la colonisation, l’un des symboles de l’exploitation des autochtones. L’indépendance de Madagascar n’a pas mis fin, bien au contraire, à l’utilisation des pousse-pousse.
La disparition progressive du métier
Le métier de tireur de pousse-pousse est en voie de disparition dans de nombreuses régions du monde. Le développement des transports motorisés, l'amélioration des conditions de vie et l'évolution des mentalités ont contribué à ce déclin.
À Durban, seuls 27 tireurs agréés sont encore en activité, et peu de jeunes recrues sont là pour prendre la relève. Les pousse-pousse occupent toujours une place de premier plan dans les brochures publicitaires, sur les cartes postales et lors des opérations de promotion touristique, alors même que les hommes qui les tirent sont de plus en plus marginalisés.
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Les métiers disparus de l'ancien Vietnam
Le tireur de pousse-pousse n'est pas le seul métier à avoir disparu avec le temps. Au Vietnam, plusieurs autres professions traditionnelles ont également été victimes du progrès et de l'évolution des sociétés.
- Le barbier-auricule: Ces professionnels parcouraient les rues avec des bagages légers, offrant leurs services de rasage et de nettoyage des oreilles à un prix abordable.
- Le porteur d'eau: À une époque où l'eau potable était rare, le porteur d'eau était un métier essentiel. Avec le développement du système du robinet, ce métier a presque disparu.
- La marchande d'écorces à chique de bétel: La marchande d’écorces à chique de bétel étaient présentes dans toutes les rues du Vietnam il y a plusieurs siècles. À l'aube du XXe siècle, avec la fin de l'habitude de mâcher de bétel de la population, ce métier appartient au passé.
- Les musiciens ambulants: Ces musiciens aveugles jouaient de la musique dans les rues, accompagnant leurs mélodies de récitatifs lents et monotones.
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