Introduction
L'histoire des "Tireurs du Roc Noir" est un récit poignant de courage, de sacrifice et de résistance acharnée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Ces hommes, intégrés aux Forces Françaises de l'Intérieur (FFI), se sont illustrés par leur bravoure lors des combats du Roc Noir, un affrontement décisif dans la libération de la Tarentaise. Cet article explore les origines de ces combattants, leur engagement dans la Résistance, et leur rôle crucial dans les batailles alpines.
Le Contexte Historique : De la Déclaration de Guerre à l'Armistice
Le 3 septembre 1939, la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l'Allemagne. L'Italie, soucieuse de ne pas s'engager prématurément dans le conflit, affiche une position de non-belligérance. L'hiver qui s'ensuit écarte toute menace transalpine.
Cependant, le 10 juin 1940, alors que les troupes allemandes percent la ligne Weygand et s'apprêtent à entrer dans Paris, Mussolini déclare la guerre à la France. Du balcon du palais Venezia à Rome, il annonce la nouvelle à une foule enthousiaste scandant « A noi Savoia ». Son espoir est de récupérer les départements frontaliers, de la Haute-Savoie aux Alpes-Maritimes, ainsi que la Corse, sans que son armée n'ait à mener de grandes opérations militaires.
Le 17 juin, le gouvernement de Bordeaux demande un armistice à l'Allemagne et se trouve contraint d'en solliciter un auprès de Mussolini. Hitler refuse de fusionner les deux cessez-le-feu, concédant seulement une entrée en vigueur simultanée.
La déclaration de guerre de Mussolini révèle l'impréparation de l'état-major et de l'armée italienne. Les renseignements sur les troupes françaises, les fortifications et les positions d'artillerie sont inexistants. La neige, encore abondante en altitude, perturbe la montée en ligne de l'infanterie et empêche le déploiement de l'artillerie au plus près de la frontière.
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Au sein du peuple italien, la guerre est loin d'être populaire, en particulier dans les vallées alpines frontalières où l'idée de combattre des "cousins" est mal perçue. La France avait aidé l'Italie lors de son unification au XIXe siècle et l'avait secourue en 1917. De plus, une importante colonie transalpine réside en France. L'armée italienne, sortant d'une victoire difficile en Éthiopie et d'une aventure coûteuse en Espagne, n'est pas prête pour une guerre de grande envergure et son matériel est généralement médiocre.
Le plan de bataille italien est simple : progresser sur les grands axes de communication, infiltrer les sommets pour déborder les éléments français résistants. Les alpini et l'infanterie attaqueraient en première ligne, appuyés par l'artillerie, tandis que les divisions blindées et motorisées exploiteraient la percée. Le Groupe d'Armées Ouest, sous le commandement du prince du Piémont Umberto, est divisé en la 4e armée (entre la frontière suisse et le Mont Viso) et la 1ère armée (du Mont Viso à la mer). L'opération B est confiée à la 4e armée, visant à progresser vers Chambéry et Grenoble par les cols du Petit-Saint-Bernard, du Mont-Cenis et du Montgenèvre. L'opération M, prise en charge par le IIe corps d'armées (CA), doit pousser sur Marseille par la vallée de la Durance depuis le col de l'Arche.
Du côté français, le dispositif sur les Alpes a évolué depuis la mobilisation d'août 1939. La non-belligérance italienne et l'arrivée de la neige ont permis de transférer de nombreuses unités vers l'est de la France et de renforcer le Corps Expéditionnaire Français en Scandinavie. En avril 1940, l'Armée des Alpes ne compte plus que 176 000 hommes, dont 85 000 en première ligne. La défense repose sur une centaine de Sections d'Éclaireurs Skieurs (SES), unités d'une trentaine d'hommes, skieurs, montagnards et alpinistes, qui surveillent la frontière et les points culminants.
Le 10 juin, dès l'annonce de la déclaration de guerre, les populations frontalières et les troupeaux sont évacués vers le centre de la France. Le commandement interdit les actions offensives, mais certains cadres des SES passent à l'action sans attendre. Dans la nuit du 10 au 11 juin, en Haute-Tarentaise, les sergents Erny et Rivière d'une SES du 97e RIA attaquent les positions ennemies au col de la Galise.
À partir du 14 juin, malgré le mauvais temps, le front devient progressivement actif. En Beaufortain, un groupe de la SES du 80e BAF du lieutenant Bulle accroche des alpini au col de la Seigne. En Vésubie, la SES du 75e BAF rencontre l'ennemi sur les pentes du Crapelet. L'affrontement coûte à la section deux prisonniers, un blessé et un mort, l'alpin Rigot, premier tué de l'Armée des Alpes. Les Italiens tentent également d'occuper des positions clés sur la frontière et de faire des prisonniers.
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Le même jour, à midi, le maréchal Pétain annonce à la radio "qu'il faut cesser le combat" et qu'il va demander l'armistice à l'Allemagne. Dès que l'état-major italien prend connaissance de cette nouvelle, il ordonne de suspendre les hostilités contre la France. Le refus d'Hitler de relier les deux armistices contraint de nouveau Mussolini à passer à l'offensive. Le 19 juin, il donne l'ordre d'attaque pour le lendemain.
Le 21 juin, en Tarentaise, les divisions alpines Tridentina et Taurinense ainsi que le groupement autonome alpin Levanna passent à l'offensive avec pour objectif Bourg-Saint-Maurice. Dans le Beaufortain, débouchant du col de la Seigne, le Bataillon Edolo du 5e Alpini descend sur le Val des Glaciers où il est accueilli par l'artillerie française. Les éléments de pointe buttent sur l'ouvrage de Séloges qui barre la vallée. Le bataillon Duca degli Abbruzzi, qui est en fait l'École de haute montagne militaire italienne, s'engage sur le glacier des Glaciers à plus de 3 000 mètres d'altitude. Les obus français percutent au-dessus, provoquant des avalanches emportant plusieurs cordées.
Le 22 juin, la 52e compagnie du bataillon Edolo réussit néanmoins à s'emparer de la position de Bellegarde, tuant le sous-lieutenant de Castex et quatre alpins du 80e BAF, et capturant plusieurs hommes blessés. Au-dessus de cette position, la SES du 80e BAF, commandée par le lieutenant Bulle, tient la tête et le col d'Enclave. Des alpini du Duca Degli Abbruzzi débouchent sous celui-ci. Les éclaireurs arrivent sous une barre rocheuse formant un angle mort, Bulle n'hésite pas. À l'aide d'une corde, il descend le long de la paroi en rappel, avec un fusil-mitrailleur, jusqu'à une petite vire, puis cale l'arme à la hanche. Dès que les éclaireurs ennemis font mouvement, il lâche deux chargeurs dans le groupe, causant plusieurs tués et blessés.
L'axe principal de l'attaque est mené par le col du Petit-Saint-Bernard. La défense repose sur le fort de la Redoute Ruinée, occupé par une section du 70e BAF sous les ordres du sous-lieutenant Desserteaux, et sur une ligne d'avants postes occupés par le 215e RI. Le 164e RAP assure l'appui. Le 21 juin, après un bombardement aérien et d'artillerie, les alpini du bataillon Aosta débouchent des cols frontaliers secondaires. Rapidement, les différentes compagnies sont bloquées par la Redoute Ruinée et les fortifications de campagne. En fin de matinée, les Bersaglieri de la division Trieste franchissent le Petit-Saint-Bernard. Accueillis par l'artillerie française, ils doivent repasser la frontière en abandonnant leurs véhicules sur la route. Toute la journée, plusieurs attaques d'infanterie sont repoussées.
Le 22 juin, les Italiens réussissent à s'approcher de plusieurs points d'appui (PA) et lancent de violentes attaques. Au PA des Eucherts, les Français complètements encerclés se battent presque au corps à corps. Devant la menace de submersion des avants postes, le commandement ordonne leur repli sur la ligne principale de résistance, à l'exception de la Redoute Ruinée qui doit tenir coûte que coûte, même totalement encerclée.
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Un peu plus au sud, trois bataillons d'alpini franchissent le 21 juin le col du Mont et les environs. La SES du 70e BAF et deux sections de la 3e compagnie du 70e BAF réussissent à les contenir toute la journée. Devant le nombre, les Français décrochent sur la rive gauche de l'Isère.
Le 25 juin à 0h35, l'armistice avec l'Italie entre en vigueur. L'adversaire occupe la rive droite de l'Isère entre Sainte Foy et Séez. La Redoute Ruinée tient toujours, refusant l'accès aux Italiens qui demandent à l'occuper. Le sous-lieutenant Desserteaux invite plusieurs officiers transalpins à déjeuner, mais il refuse de livrer le fort sans y avoir été autorisé. Le 2 juillet, après sept jours de face à face, l'ordre arrive de livrer la position. Le drapeau français est abaissé puis en colonne par trois, le sous-lieutenant Desserteaux en tête, les alpins sortent de l'ouvrage passant devant une section de la GAF lui présentant les armes.
Le Ier CA italien, composé des divisions d'infanterie Superga, Cagliari et Brennero, doit s'emparer de Modane puis pousser sur Grenoble et Chambéry. Le 21 juin, la division Brennero tente de franchir le col du Mont-Cenis. Les deux pièces de 75 mm, les mitrailleuses et mortiers du fort de la Turra, dominant le col, ouvrent le feu, clouant les assaillants sur place. En contrebas, l'ouvrage des Revets repousse plusieurs tentatives ennemies. Sur les versants opposé du col, les SES des 11e et 15e BCA ralentissent fortement les infiltrations. Les pièces de 149 mm des batteries du Paradisio et de la Court déclenchent de nombreux tirs visant à museler les pièces françaises, sans résultat. En amont de la vallée de l'Arc, le bataillon alpini Susa, débouchant de la vallée du Ribon, investit Bessans. Un bataillon de chemises noires qui le suit pille le village.
Au sud du plateau du Mont-Cenis, la division Cagliari débouche sur le Val d'Ambin qui n'est défendu que par trois SES du 99e RIA et une demie compagnie du 343e RI. Les éclaireurs luttent pied à pied devant six bataillons ennemis. Les combats font rage au Mont-Froid et au Planay. L'irruption des Italiens dans la vallée de l'Arc force le général Boucher à replier les troupes défendant la Haute-Maurienne, à l'exception du fort de la Turra, des Revets et des trois blockhaus des Arcellins. À la faveur de la nuit, deux compagnies de la GAF s'emparent de la position des Arcellins, capturant une douzaine d'hommes.
La division Superga, renforcée du bataillon alpin Val Dora, doit déboucher des cols sud et s'emparer de Modane. Ces hommes vont devoir affronter des conditions atmosphériques extrêmes et surtout les plus gros ouvrages de la ligne Maginot en Savoie (Pas du Roc, Arrondaz et Lavoir). Toutes les attaques sont repoussées par l'artillerie avec de fortes pertes. Sur l'aile droite, le bataillon Val Dora réussi un véritable exploit alpin en franchissant deux cols en haute altitude avant de commencer à descendre sur la ville. Il se heurte à la SES du 28e BCA et aux tirs de l'ouvrage du Sapey. Les italiens sont bloqués, dépourvus de vivres et de médicaments. L'évacuation des blessés réclame plus de 15 heures de portage. Le 25 juin, l'armistice étant entré en vigueur, les Alpini, coupés de tout, reprennent leur progression. Les avants postes français les accueillent avec des drapeaux blancs, leur annonçant la fin des hostilités.
Les bataillons Val Fassa et Esille doivent déboucher du saillant de Bardonnèche et descendre sur la Maurienne, par la vallée de Valmeinier, pour s'emparer de Saint-Michel-de-Maurienne et prendre les défenses de Modane à revers. Dès que les Alpini pénètrent dans le fond de Valmeinier, les pièces du 164e RAP en position au fort du Télégraphe déclenchent un puissant feu. Les avants postes de Notre-Dame-des-Neiges, tenus par des éléments du 91e BAF, tirent aussi sur les éléments de tête.
Le 25 juin, les troupes italiennes ne sont parvenues à occuper que la Haute-Maurienne, à l'exception des ouvrages des Revets et de la Turra qui tiennent toujours. Plusieurs officiers italiens veulent visiter le fort et voir la puissante artillerie qui les a tenus en échec. Ils sont surpris en constatant que l'ouvrage ne possède que deux de 75 mm.
Le Secteur Fortifié du Dauphiné, commandé par le général Cyvoct, défend le Briançonnais. Le Queyras et de la vallée de l'Ubaye sont à la charge de la 64e DI. L'ensemble comprend six BAF, deux RAP, la 64e DI et dix-sept SES. Le Briançonnais, protégé par de nombreux forts anciens, renforcés d'ouvrages Maginot est dominé par le puissant fort italien du Chaberton, culminant à 3130 m d'altitude, armé de huit tourelles de 149 mm.
Le 21 juin, la division Sforzesca débouche du col du Montgenèvre mais elle est immédiatement bloquée par les PA du 91e BCA, les SES des III/159e RIA et 91e BCA, et les tirs du 154e RAP, notamment en provenance du fort du Janus. Le Chaberton, certain de sa supériorité, ouvre le feu sur les fortifications françaises. C'est sans compter sur le 154e RAP qui a préparé depuis longtemps la réplique. La 6e batterie, composée de deux sections de mortiers de 280 mm, commandées par le lieutenant Miguet est discrètement positionnée à Poët-Morand et à L'Eyrette, ouvre le feu. Les tirs sont bien réglés et en trois heures et trente minutes, cinquante sept obus de 280 mm détruisent six des huit tourelles ennemies. L'effet moral sur les Italiens est considérable. Le lendemain, l'infanterie ennemie tente d'attaquer une nouvelle fois depuis le col du Montgenèvre.
Le 23 juin, poussée par le général Mercalli, commandant le IVe corps d'armée, l'offensive reprend. L'avant-poste du Chenaillet, légèrement isolé est soumis à un intense bombardement. Deux compagnies du 30° Reggimento di Fanteria réussissent à s'en emparer, capturant dix-sept alpins du 72e BAF dont deux blessés graves. Dans la nuit, la division Legnano remplace la Sforzesca, fortement éprouvée.
Le Queyras, qui ne possède que quelques cols muletiers, ne constitue pas une zone d'attaque importante. Son contrôle permet néanmoins de déborder le Briançonnais par le col de L'Izoard et de pénétrer par les sommets sur les arrières de l'Ubaye. La défense de ce secteur repose sur des PA avancés et sur le bouchon formé par l'ancien fort de Château-Queyras. Le 21 juin, après avoir freiné l'avance du 3e Alpini, les SES des 87e et 107e BCA viennent avec celle du 92e BAF appuyer la défense du PA d'Abries, tenu par des éléments du 87e BCA. Dans l'après midi, le PA nord, submergé par des alpini et des Chemises Noires est dégagé.
Marcel Caldérini : Un Chef de la Résistance en Tarentaise
Parmi les figures marquantes de la Résistance en Tarentaise, Marcel Caldérini se distingue. Père d'une famille nombreuse à Saint-Paul-sur-Isère, il participe au Front populaire avant d'être démobilisé en juillet 1940 à Moûtiers.
Très vite, Caldérini cherche à rejoindre la Résistance et s'engage au sein des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) par l'intermédiaire de Joseph Blanc. Dès l'hiver 1943-1944, il se distingue en participant à plusieurs actions, notamment des sabotages à l'usine électro-chimique de La Bâthie où il est employé, et la destruction de nombreux pylônes dans le secteur.
Au cours des premiers mois de 1944, Caldérini, en excellents termes avec Louis Pivier, commandant le 3ème bataillon FTP du Beaufortain et de Tarentaise, est nommé à la tête de la compagnie FTP 92.07 de Savoie en qualité de lieutenant. Le 15 avril, il abandonne son activité professionnelle et rejoint le maquis. Il participe aux combats du 8 juin à Saint-Paul-sur-Isère puis à Rognaix.
Durant le mois de juin, Caldérini est nommé à la tête du 1er bataillon FTP de Savoie en qualité de capitaine. Son secteur s'étend désormais à toute la Tarentaise. Il entre en contact avec le lieutenant Louis Fouques de l'Armée secrète (AS) afin d'établir un plan d'action en Basse-Tarentaise. À partir du 1er août, il participe à la redistribution des armes issues du parachutage du col des Saisies.
Après la première libération de la Tarentaise au début août 1944, Louis Fouques est remplacé par le lieutenant André Boulet. Les engagements précédents sont annulés et les FTP doivent désormais assurer une position de défense dans le secteur de Tours-en-Savoie. Néanmoins, le 10 août, lorsqu'une forte colonne allemande se dirige sur la Tarentaise, les FTP se replient afin d'éviter les représailles sur la population civile.
Les Combats du Roc Noir
Par la suite, Marcel Caldérini continue de combattre les Allemands en Haute Tarentaise. Il s'engage en qualité de capitaine des Forces françaises de l'intérieur (FFI) le 10 octobre 1944 dans le bataillon Savoie puis le 1er janvier 1945 dans le 13ème bataillon de chasseurs alpins (BCA) où il commande la 1ère compagnie. Cette dernière unité se distingue particulièrement lors des combats du Roc Noir où elle attaque à trois reprises les positions ennemies entre le 21 et le 31 mars 1945.
Ces combats acharnés, menés dans des conditions extrêmes, témoignent de la détermination des FFI à libérer leur territoire. Les "Tireurs du Roc Noir", sous le commandement de Caldérini, ont joué un rôle essentiel dans la prise de positions stratégiques et la progression des forces alliées.
Héritage et Mémoire
Après la fin de la guerre, Marcel Caldérini prend part à l'occupation en Italie puis en Autriche. Il est titulaire de la Croix de Guerre 1939-1945 et reçoit deux citations, l'une pour son action dans la Résistance et l'autre pour son comportement lors des combats du Roc Noir en mars 1945.
L'histoire des "Tireurs du Roc Noir" et de leur chef, Marcel Caldérini, est un exemple de courage et d'engagement pour la liberté. Leur sacrifice et leur détermination ont contribué à la libération de la Tarentaise et à la victoire finale.
La mémoire de ces héros est honorée lors de cérémonies commémoratives, comme celles organisées à Albertville et dans les environs. Ces événements permettent de rappeler l'importance de la Résistance et de transmettre aux générations futures les valeurs de liberté, de justice et de solidarité.
Le monument à la Compagnie de lac, maquis dissimulé au sein du chantier de construction du barrage de la Girotte à Hauteluce, inauguré le 11 septembre 2020, témoigne de la volonté de ne pas oublier l'histoire de ces hommes et de leur engagement.
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