Jean Quiquampoix : La quête d'une nouvelle médaille aux Jeux Olympiques

Jean Quiquampoix, le champion olympique de tir au pistolet 25 m à Tokyo en 2021, se prépare pour les Jeux Olympiques de Paris. Trois ans après son triomphe à Tokyo, le tireur français est déterminé à retrouver les sommets.

Un titre olympique digéré

Le sacre olympique de Quiquampoix à Tokyo n'a pas été une énorme surprise pour lui, car il avait fait beaucoup d'efforts à l'entraînement. Il avait déjà fait ses preuves au haut niveau, notamment en remportant le titre de champion du monde juniors en 2014. La concurrence était féroce à Tokyo, avec la présence des deux derniers champions olympiques. En finale, Quiquampoix a fait preuve d'une grande maîtrise, ne laissant transparaître aucune émotion. À 25 ans, il a conquis son Everest, mais il n'a pas l'intention de s'arrêter là.

L'impact du titre olympique

Bien que le titre olympique ait apporté un coup de pouce financier et ait aidé à la réalisation de projets, Quiquampoix reste lucide sur le manque de médiatisation de son sport. Il confiait en 2022 que sa vie n'avait pas fondamentalement changé, car le tir reste un sport peu médiatisé avec peu de visibilité.

Une quête de quota olympique cahoteuse

De retour à son entraînement quotidien à Allauch, près de Marseille, Quiquampoix s'est immédiatement remotivé pour les championnats du monde 2022 et 2023. Cependant, les résultats n'ont pas été à la hauteur de ses attentes, avec une 10e place en Égypte et une 24e place l'année suivante. De plus, il a été devancé à chaque fois par son compatriote Clément Bessaguet.

Bessaguet, de huit ans son aîné, a connu une progression constante, remportant notamment le titre de champion d'Europe et deux médailles d'argent aux Mondiaux 2022 et 2023. Cette concurrence nouvelle a ajouté une pression supplémentaire sur Quiquampoix, qui a également dû composer avec le Chinois Li Yuehong, champion du monde en titre. Malgré quelques satisfactions, comme une 5e place aux Jeux Européens et une victoire à la Coupe du monde de Rio en 2023, Quiquampoix a enchaîné les désillusions.

Lire aussi: Plongez dans l'univers artistique de la Médaille du Concours de Tir

La délivrance à Rio

La délivrance est finalement arrivée en avril dernier, lors du tournoi qualificatif de Rio. En terminant troisième derrière son compatriote, Quiquampoix a obtenu le quota olympique tant désiré. Il a souligné l'importance de cette étape, car elle lui permet de s'entraîner et d'aborder les Jeux sereinement, après une période de pression croissante.

Les Jeux à domicile : un avantage

Quiquampoix reconnaît que les Jeux à domicile représentent un avantage, car il connaît l'installation et s'y entraîne depuis des années. Il espère que cette familiarité avec le terrain lui donnera un avantage sur ses adversaires. Il souligne également l'importance des Jeux pour les sports peu médiatisés comme le tir, car ils offrent une visibilité et une couverture médiatique exceptionnelles.

Le tir sportif aux Jeux Olympiques de Paris 2024

Le tournoi de tir sportif se déroule du 27 juillet au 5 août à Châteauroux, dans l’Indre. Discipline historique des Jeux olympiques, le tir sportif est au programme depuis 1896 et les premiers Jeux de l’ère moderne. En 2024, les épreuves olympiques sont organisées au centre national du tir sportif à Déols, près de Châteauroux.

Les épreuves

Plusieurs disciplines sont au programme olympique du tir sportif. Elles sont réparties en trois armes : la carabine, le pistolet et le fusil.

  • Carabine et pistolet : en intérieur, avec des cibles à 10, 25 et 50 mètres à atteindre.
  • Fusil : en extérieur, les tireurs doivent atteindre des plateaux (des cibles en argile) projetées en l’air.

Champion olympique en titre, Jean Quiquampoix remet son titre en jeu au pistolet à 25 m tir rapide.

Lire aussi: Médailles olympiques françaises en tir à l'arc

Le programme

Voici le programme des épreuves de tir sportif aux Jeux Olympiques de Paris 2024 :

  • Pistolet 10m

    • Hommes : du samedi 27 au dimanche 28 juillet. Finale le 28 juillet à 9H30.
    • Femmes : du samedi 27 au dimanche 28 juillet. Finale le 28 juillet à 12H00.
    • Mixte : du lundi 29 au mardi 30 juillet. Finale le 30 juillet à 10H00.
  • Carabine 10m

    • Hommes : du dimanche 28 au lundi 29 juillet. Finale à 12H00.
    • Femmes : du dimanche 28 au lundi 29 juillet. Finale à 9H30.
    • Mixte : Le samedi 27 juillet, finale à 11H00.
  • Fosse olympique

    • Hommes : du lundi 29 au mardi 30 juillet. Finale le 30 juillet à 15H30.
    • Femmes : du mardi 30 au mercredi 31 juillet. Finale le 31 juillet à 15H30.
  • Carabine 50m 3 positions

    Lire aussi: Victoire historique au tir à l'arc

    • Hommes : du mercredi 31 juillet au jeudi 1er août. Finale le 1er août à 9H30.
    • Femmes : du 1er au 2 août. Finale le 2 août à 9H30.
  • Skeet

    • Hommes : du vendredi 2 au samedi 3 août. Finale le 3 août à 15H30.
    • Femmes : du samedi 3 au dimanche 4 août. Finale le 4 août à 15H30.
    • Mixte : lundi 5 août. Finale à 15 heures.
  • Pistolet 25m

    • Hommes : du dimanche 4 au lundi 5 août. Finale le 5 août à 9H30.
    • Femmes : du vendredi 2 au samedi 3 août. Finale le 3 août à 9H30.

Le déroulement des épreuves

  • Pistolet et carabine à air comprimé 10m (femmes/hommes/par équipes mixtes)

    Les épreuves de pistolet et de carabine à 10 mètres sont disputées avec des armes à air comprimé sur des cibles de 17 X 17 cm. Plus le plomb est proche du centre, plus le tireur marque de points, le maximum étant 10,9. Après 60 tirs de qualifications, les compteurs sont remis à zéro pour les huit finalistes, qui pourront tirer jusqu’à 24 fois car, après le 12e, le finaliste classé 8e est éliminé, puis celui classé 7e après 14 tirs, le 6e après 16 tirs, etc…

  • Carabine 50 m (femmes/hommes)

    Le principe est sensiblement le même pour les carabines à 50 mètres, mais les munitions sont des 22 Long Rifle. Les tireurs effectuent trois séries de 20 tirs en qualification et de 15 en finale dans trois positions : à genoux, couchés puis debout.

  • Pistolet rapide 25m (femmes/hommes)

    Chez les hommes, il s’agit d’une épreuve de vitesse où il faut atteindre cinq cibles pivotantes, d’abord en 8 secondes, puis en 6 secondes et enfin en 4 secondes, le tireur marquant un point s’il touche la cible. Les six finalistes tireront huit séries de cinq tirs en quatre secondes, avec des éliminations progressives à partir de la quatrième série.

    Chez les femmes, il y a 30 tirs de précision sur cibles fixes puis 30 de vitesse sur des cibles pivotantes. Les huit finalistes tireront dix séries de cinq tirs, avec élimination progressive à partir de la quatrième série.

  • Skeet et fosse olympique (femmes/hommes/par équipes mixtes)

    Les épreuves au fusil sont disputées en plein air sur un plateau qui est le même pour la Fosse et le Skeet. Les tireurs doivent toucher des plateaux en argile avec des munitions de calibres 12 remplies de chevrotine.

    Dans le Skeet, le tireur tire successivement depuis 7 positions en arc de cercle. Il part fusil baissé et le lève quand il donne l’ordre de lancer les plateaux qui partent, toujours selon le même angle, de deux cabanes placées de part et d’autre de l’espace de tir. Pour la fosse, le tireur tient son fusil épaulé et donne aussi l’ordre du lancer, mais celui-ci est aléatoire.

    On tire 125 fois en qualification dans les deux épreuves et 50 fois en finale pour la Fosse, 60 fois pour le Skeet.

Les chances françaises

La délégation française espère faire aussi bien à domicile qu'à Tokyo en 2021, où Jean Quiquampoix a remporté la médaille d'or sur le tir de vitesse au pistolet à 25 mètres. Forcément, le champion olympique sortant sera attendu, tout comme Clément Bessaguet sur la même épreuve, lui qui a terminé l’année 2023 à la première place mondiale.

Du haut de ses 21 ans, Océanne Müller représente elle aussi des chances de médailles en individuel et par équipes mixtes sur les épreuves de carabine à 10m.Carole Cormenier est elle devenue championne du monde de fosse olympique en 2022 et pourra se mêler à la lutte.

Femmes : Océanne Muller (carabine 10 m indiv. et par éq. mixte), Manon Herbulot (carabine 10 m indiv. et par éq. mixte), Judith Gomez (carabine 50 m 3 positions), Camille Jedrzejewski (pistolet 10 m indiv et par éq. mixte, pistolet 25 m), Mathilde Lamolle (pistolet 25 m), Lucie Anastassiou (skeet indiv. et par éq. mixte), Carole Cormenier et Mélanie Couzy (fosse olympique).

Hommes : Jean Quiquampoix et Clément Bessaguet (vitesse olympique), Florian Fouquet (pistolet 10 m indiv. et par éq. mixte), Lucas Krys et Romain Aufrère (carabine 10 m indiv. et par éq. mixte, carabine 50 m 3 positions), Éric Delaunay (skeet indiv. et par éq.

Sébastien Guerrero : Un autre athlète français aux JO

Sébastien Guerrero, un poissonnier basque, s'est qualifié pour les épreuves de tir à la fosse olympique aux Jeux olympiques de Paris. Il s'entraîne sur le site de Saint-Martial d'Irun et au CREPS de Talence. Qualifié à la dernière minute, il vise le podium.

Premières médailles des JO décernées à Châteauroux

En fin de matinée, ce samedi 27 juillet 2024, les trois premières médailles des Jeux olympiques de Paris 2024 vont être décernées au centre national de tir sportif (CNTS) à Châteauroux. Deux duos français seront sur le pont via cette épreuve de carabine à 10 m par équipes mixtes : la prodige Océanne Muller, associée à Lucas Kryzs, qui peuvent rêver d’un podium, ainsi que la toute jeune Manon Herbelot avec Romain Aufrère.

La Fédération ambitionne trois médailles. Quatre des quinze Français sélectionnés pour Paris 2024 lanceront donc les hostilités dans un contexte concurrentiel infernal.

tags: #medaille #tireur #qualifie #JO

Articles populaires: