Calamity Jane, de son vrai nom Martha Canary, est une figure emblématique du Far West américain. Sa vie, entourée de mythes et de réalités, continue de fasciner. Démêler le vrai du faux dans son histoire est un défi, mais permet de comprendre l'impact de cette femme hors du commun.
Les Origines de Martha Canary
Née en 1850 dans une famille de fermiers, Martha Canary était l’aînée d’une fratrie de six enfants. Ses parents s’occupaient peu d’elle, Martha s’occupait de ses trois sœurs et deux frères et apprit à monter à cheval. Petite, elle participait souvent à la chasse avec les hommes. En 1865, la famille Canary quitte le Missouri pour l'Utah dans l'espoir de trouver de l'or. Une traversée périlleuse de cinq mois qui coûte la vie à l'épouse. Arrivé à Salt Lake City, Robert Canary abandonne ses enfants, contraints de mendier pour vivre. Martha se retrouve orpheline à l’âge de treize ans, suite au décès de sa mère et à la disparition de son père. Elle est séparée de ses frères et sœurs, adoptés par d’autres familles.
L'Émergence d'une Figure Légendaire
Dans les années 1850, à l’ouest des États-Unis, les paysages demeurent encore intacts et peuplés de tribus amérindiennes. Jusqu’à ce qu’on y découvre de l’or et que des centaines d’individus s’y précipitent dans l’espoir de s’enrichir. Parmi tous les candidats à la conquête de l’Ouest se trouve une femme : Calamity Jane, de son vrai nom, Martha Canary. Le surnom "Calamity Jane" symbolise sa facilité à semer le trouble à l’ordre public. À cette époque, les femmes de basse condition étaient surnommées « Jane ».
Calamity Jane, orpheline vouait un amour inconditionnel aux enfants, mais n’en a jamais élevé. Pourtant elle va être mère de deux chérubins : un fils mort-né et une fille, Jessie qu’elle confiera à une famille adoptive. Élever des enfants allait à l’encontre de son rythme de vie et de son amour pour la liberté.
Une Femme en Avance sur Son Temps
Vers 1873, elle rejoint l’armée pour plusieurs années. Le Général Custer l’engagea comme éclaireuse dans sa campagne militaire contre les Amérindiens. Dès lors, elle exécuta de dangereuses missions et réussit même à sauver la vie d’un capitaine. Elle s’habillait comme un homme, à une époque où les femmes portaient des corsets serrés et de lourdes robes. La jeune femme a même fait quelques séjours en prison pour le port du pantalon et son comportement jugé non féminin. En effet, Calamity Jane refusait les normes sociales et aimait se comporter comme un homme de l’époque. Elle crachait, buvait, tirait au pistolet, montait à cheval, jurait et n’avait peur de rien. Une seule chose lui importait, sa liberté. Elle vivait donc en tant que femme émancipée. Calamity Jane a eu plusieurs maris et enfants, qu’elle donna à l’adoption car elle ne pouvait pas bien s’en occuper.
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En 1875, elle participa à l’expédition des Black Hills, des montagnes situées dans un territoire contrôlé par les Sioux. Ces derniers les considéraient d’ailleurs comme étant sacrées. Calamity Jane fut la première femme blanche à y pénétrer.
Calamity Jane et la Notoriété
À la suite de ces expéditions, elle s’installa dans la ville de Deadwood. Elle y rencontra Wild Bill Hickok, une figure emblématique du Far West qui servit d’ailleurs d’inspiration pour le personnage de Lucky Luke. Les deux rebelles devinrent amis, voire amants selon les différentes versions des faits. Malheureusement, quelques mois seulement après leur rencontre, Wild Bill Hickok fut tué d’une balle dans la tête à la suite d’une partie de poker. Après cette perte, elle multiplia ses aventures et professions. Elle travailla notamment comme infirmière lors d’une épidémie de variole à Deadwood. Calamity Jane était toujours en mouvement. En quelques années, elle devint la femme la plus célèbre d’Amérique. Elle réalisa bien vite sa notoriété et nourrit elle-même tous les récits, rajoutant à sa propre légende et à ses exploits.
À Deadwood, elle rencontra Wild Bill Hickok, reconnu localement comme étant un tireur exceptionnel au pistolet. Ils feront un bout de chemin ensemble dans les Blacks Hills. Il sera assassiné en 1876 d’une balle derrière la tête à Deadwood, lors d’une partie de Poker. Plusieurs rumeurs affirment que Calamity et Wild Bill Hickok auraient eu une aventure et enfant ensemble, mais rien ne le confirme.
En 1893, Jane commença à apparaître dans le spectacle de Buffalo Bill, le Wild West Show, après avoir refusé une première fois en 1882. Au sein de ce spectacle très en vogue sur le mythe de l’Ouest américain, elle continua d’impressionner le public. Ainsi, la légende grandit autour du personnage.
Déclin et Fin de Vie
Malheureusement, depuis des années, Jane a un problème de boisson à cause duquel elle n’arrivait plus à garder un travail. Alcoolique et dépressive, elle dilapida l’argent de son succès dans l’alcool et ses proches l’abandonnèrent peu à peu. En 1901, elle est internée dans une maison de pauvre car l’alcool la rend ingérable. En 1903, elle mourut finalement d’une pneumonie à l’âge de 51 ans. Elle fut enterrée à Deadwood, aux côtés de Wild Bill Hickock comme elle le souhaitait.
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Calamity Jane est retrouvée morte le 1er août 1903 dans sa chambre d'hôtel près de Deadwood. Ses funérailles attirent énormément de monde. Certains arrachent même des morceaux de vêtements ou des cheveux pour garder un souvenir d'elle.
Héritage et Postérité
Comme la plupart des héros de l’ouest, elle appartient donc à une histoire relativement récente (1903). Après sa mort, Jean McCormick assure être sa fille avec comme simple mémoire les lettres écrites par Calamity pendant 25 ans. Lettres écrites en fait par Jean… Elle terminera sa vie comme Calamity en signant dans une dernière lettre « J’emporte de nombreux secrets avec moi. Ce que je suis et ce que j’aurai pu être.
Tout au long de sa vie, Calamity Jane a défié les conventions de son époque. Elle s’est imposée grâce à ses actes, le plus marquant reste qu’elle fut la première femme blanche à pénétrer dans les Black Hills : les terres sacrées des sioux.
Nous avons tous cette image de Calamity, un chapeau sur la tête et un super 22 long rifle à l’épaule. Pourtant elle ne portait pas que des tenues de cowboy : on peut l’apercevoir sur de nombreux clichés avec une robe, sans colt.
Calamity Jane, une légende du far-west qui a alimenté de nombreuses histoires, romans, films ! A n’en plus savoir démêler le vrai du faux. Son vrai nom était Martha Canary…. Celui de Calamity Jane lui allait beaucoup mieux ! Mais pourtant il symbolise la Calamity (calamité) qui fait écho à sa facilité pour “semer le trouble à l’ordre public”. A cette époque, les femmes de basse condition étaient surnommées « Jane ».
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Garçon manqué, et qualifiée par les sioux de « Chic type », Calamity avait un vice : l’alcool. A la fin de sa vie, elle participe à des shows sur le mythe de l’Ouest Américain. Mais en 1901, elle est internée dans une maison de pauvre car l’alcool la rend ingérable.
Elle mourut à 51 ans, l’année même où naquit une autre belle légende à Milwaukee dans le Wisconsin (naissance de la Harley-Davidson Company). Ce sont les « pionniers des Blacks Hills » qui organisèrent ses funérailles. Elle s'appelait de son vrai nom Martha Canary. Elle buvait comme un trou, elle jurait, elle fumait et elle chiquait du tabac à pleine bouche. Son histoire, c'est l'histoire d'une femme d'action, qui s'est engagée auprès de l'armée, qui a participé à des campagnes contre les Indiens, qui a fait de la prospection d'or, convoyé du bétail, tenu des hôtels, joué son propre rôle dans des spectacles…
S'il est difficile de dire que Calamity Jane était féministe, on peut en tout cas affirmer qu'elle a fait voler en éclats tous les tabous et toutes les règles voués à l'enfermer dans un rôle de femme au foyer. Elle a réussi à tout faire comme un homme, et à se faire accepter de ses pairs. Elle était par exemple la seule femme admise dans les bars ! Mais Calamity était bien plus qu'un pilier de comptoir : elle a été chercheuse d'or, conductrice de caravanes, justicière parfois.
Il est difficile pour les historiens de faire la part du mythe et celle de la réalité dans ce qui nous reste de la vie de Calamity Jane. Calamity Jane, héroïne légendaire du Far West, incarne liberté et audace ! Bravoure et détermination l’ont accompagnée à travers de nombreuses batailles marquantes de l’Ouest américain. Les récits du Far West glorifient souvent les exploits masculins, comme les cow-boys ou les chercheurs d’or. Mais Calamity Jane s’est imposée comme une figure féminine puissante au milieu de ces personnages mythiques.
À Deadwood, Calamity Jane reste une figure locale appréciée pour son courage et son altruisme. Démêler la vérité de la fiction dans la vie de Calamity Jane reste une tâche complexe. Malgré de nombreuses polémiques, son personnage continue de captiver et fasciner les générations d’aujourd’hui.
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